un film plutôt bien tourné ou l'on comprend tout de suite le besoin des protagonistes de commettre de vrais crimes pour eviter la suspicion des jaloux et surtout des incapables. Ambigu et surtout trop court en durée.
S'il fallait ne retenir qu'une seule œuvre du genre si vaste que fut le film noir, sans doute serait-se cette dénonciation flamboyante du grand banditisme que nous a réalisé Nicholas Ray et dont les acteurs, dont Robert Taylor, qui y est inoubliable, se déchainent au cœur d'une action magnifiquement filmée grâce à une parfaite maitrise de la palette de couleurs sombres. Ecrite tel un mélodrame poignant, cette plongée au cœur d’univers basé sur la violence urbaine est vertigineuse et nous promet des scènes inoubliables.
Sans doute l'un des meilleurs films de Nicholas Ray avec la "Maison dans l'ombre". En tous les cas, l'un des plus grands films noirs jamais tourné avec un scénario d'une limpidité ahurissante, une reconstitution aux petits oignons des années 30, des personnages secondaires à l'épaisseur peu commune et, pour ne rien gâcher, une interprétation magnifique. Cyd Charisse, Robert Taylor et l'extraordinaire Lee J. Coob forment un trio hors du commun. Placés sous la direction d'un Nicholas Ray visiblement inspiré, tous donnent le meilleur d'eux-mêmes. Et dire que cette production était un film de commande !! Un pur chef-d'oeuvre.
Quel merveilleux film noir.Ici tout est parfait:les acteurs(avec un Lee J Cobb impressionnant),l'histoire,l'ambiance.Voila un film très sombre en technicolor avec des numéros de danse chorégraphiés.Le mélange est exceptionnel et les relations troubles entre les personnages fascinants.
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4,0
Publiée le 22 juin 2014
L'une des plus belles rèussites de Nicholas Ray dans le film noir! Dans "Party Girl", où l'èblouissant Robert Taylor est un avocat marron d'une bande de gangsters, le rôle fèminin est tenu par une sublime Cyd Charisse, qui chante et danse très souvent pour le coeur des cinèphiles! La plus extraordinaire incarnation d'un èrotisme latent, inhèrent au cinèma musical! Ray ne dèdaigne pas de lui confier un rôle magnifique où elle incarne une danseuse aimèe de Robert Taylor! Les scènes de danse (d'anthologies) dignes de la comèdie musicale, viennent ponctuer l'action d'un très grand film amèricain des annèes 50! il est essentiel pour les gangsters de parvenir à corrompre un certain nombre de reprèsentants de la loi! Le hèros de "Party Girl" est donc cet avocat (Taylor) qui, pour prendre sa revanche sur l'infirmitè qui l'afflige (il est boiteux), n'a pas hèsitè à entrer au service d'un gang! La rencontre d'une Charisse belle à se pâmer, très sollicitèe par les hommes du gang, bouleverse sa vie sentimentale au point qu'il songe à divorcer officiellement (il vivait dèjà sèparè de sa femme) et surtout à quitter le gang pour pouvoir refaire sa vie avec cette femme! Pris entre la police et les bandes rivales, sa rèdemption sera douloureuse! Prècisions que l'action se dèroule dans les annèes 30 et non dans les annèes 50! Que rajoutez d'autre, que Lee J. Cobb est un gangster inoubliable pour lequel il exprime une intensitè peu commune dans cette romance violente et voluptueuse du film noir...
Traquenard, 1958, de Nicholas Ray, avec Cyd Charisse, Robert Taylor et Lee J. Cobb. Titre original Party Girl. Un avocat et ami d’un caïd de la pègre (années trente aux USA), atteint d’une claudication (dont il use et abuse lors de ses plaidoiries), tombe amoureux d’une danseuse de cabaret convoitée par un premier couteau. Leur amour, réciproque, est si sincère, que l’avocat décide de quitter le milieu, de subir des opérations de la hanche, de divorcer…bref, de se refaire une virginité pour vivre heureux et faire beaucoup d’enfants avec sa belle. De (trop) nombreux thèmes sont abordés (univers du crime organisé, divorce, suicide d’une amie, rédemption etc.), mais les acteurs sont formidables, la romance est tendre, Cyd Charisse danse à merveille, Robert Taylor boîte très bien, et les mafieux sont odieux. C’est très chouette. NB : Lee Cobb était un des jurés dans Douze Hommes en Colère (Sidney Lumet).
Tout est réussi dans "Traquenard" : une mise en scène efficace et élégante de Nicholas Ray, un scénario solide et 2 excellents acteurs qui se complètent merveilleusement bien. Très grand thriller psychologique doublé d'une belle histoire d'amour et pimenté de 2 grands numéris de danse de la belle Cyd Charisse.
Oeuvre où la rédemption se présente comme une alternative possible pour presque tous les personnages. Mais l'évolution de ces derniers est nuancée; elle traduit toute la fine complexité qui règne dans l'esprit du héros notamment. Les vrais rebondissements se situent en effet non pas au niveau de l'intrigue, assez classique, mais bien dans la capacité que possède l'avocat de s'arracher de sa condition d'homme publique respecté, pour suivre les traces d'un amour total. Dans ce contexte, les dialogues sont de vrais gifles qui ne font que mieux traduire l'état d'incertitude et de doute dans lequel se trouve cet avocat magnifique.
Dans la veine de tous ces films noirs américains tournés pendant les quinze premières années de l'après guerre, Traquenard décrit avec brio l'univers du crime organisé à Chicago dans les années 30. Un avocat sans scrupule tombe amoureux d'une danseuse et veut revenir dans le droit chemin, mais le "système parallèle" va tout faire pour l'en empêcher... Un seul regret, que ce film ne soit pas filmé en noir et blanc ! Très grande prestation de Cobb en maître incontesté de la pègre (on se souvient de lui en juré vindicatif dans Douze hommes en colère) !
Je reconnais avoir été décu par ce grand classique. MAlgré de très belles couleurs et une mise en scène solide de Nicholas Ray, je n'ai pas trouvé l'ensemble passionnant et aie été assez décu par la faible intensité que peut avoir ce film. Néanmoins, c'est un film mythique et il est vrai que certaines scènes sont superbes, tout comme l'interprétation des acteurs d'ailleurs. C'est tout de même bien.