Traquenard
Note moyenne
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40 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Avec Traquenard, Nicholas Ray revisite le film noir en lui insufflant une flamboyance visuelle inattendue, où les couleurs éclatantes contrastent constamment avec la noirceur morale du récit. Robert Taylor compose un personnage complexe, partagé entre loyauté, ambition et désir de rédemption, tandis que Cyd Charisse apporte une élégance mélancolique qui dépasse largement le simple rôle décoratif. Ray filme les milieux criminels avec une stylisation presque opératique, transformant certains affrontements en véritables scènes de tragédie moderne. Mais, derrière cette richesse esthétique et la sensibilité propre au cinéaste, le scénario paraît parfois trop conventionnel pour exploiter pleinement les tensions psychologiques qu’il met en place. Une œuvre singulière dans la carrière de Ray, fascinante par sa beauté formelle et ses personnages blessés, mais dont le classicisme narratif limite légèrement la portée émotionnelle.
gotein
gotein

11 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2025
Un film magnifique, baroque aux couleurs volontairement vives qui mêle polar, gangster, romantisme et violence inoui. Des le générique magnifique le ton est donné, filles superbes, costumes et décors somptueux, musique parfaite. Une réussite totale due à une réalisation énergique et inspirée et des acteurs au top, robert taylor vieillissant mais magnifique, cyd charisse au sommet de sa beauté et lee j cobb tour à tour violent et sympathique. Un film que l'on revoit toujours avec plaisir.
jeff2u12
jeff2u12

5 abonnés 40 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2023
Si le film se laisse regarder avec plaisir, on est très loin d'un grand Nicholas Ray. Le scénario, la mise en scène, les rôles de truands, d'avocat véreux sauvé par l'amour d'une belle danseuse de night club, tout ça est tellement classique qu'on en arrive à se demander querlle différence celà aurait-il fait si un autre grand du film de gangster avait signé le film. Cyd Charisse n'a aucune personbnalité, Lee J.Cobb est comme une caricature de son rôle éternel et Robert Taylor nous laisse un peu indifférent. Quant aux seconds rôles, on n'en saura rien de plus que leurs interventions ponctuelles. Oui, finalement, c'est surement la griffe de Nicholas Ray qui permet de voir le film sans s'ennuyer.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 824 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2021
Un film de gangsters d'un grand dynamisme grâce à son incursion dans le musical ainsi qu'à son scénario cohérent, centré autour de la difficulté à échapper à ses affiliations mafieuses et à retrouver le juste chemin personnel. Robert Taylor confère son élégance à cet avocat égaré dans des considérations viriles dont sa jambe boiteuse se veut un rappel constant et qui va réapprendre à marcher droit (aux deux sens du terme!) grâce à une femme au parcours tortueux tout aussi désabusé. Nous plongeant avec efficacité dans le milieu interlope du Chicago emblématique des années 30 où mafieux et inspecteurs jouent avec la barrière de la morale voire de la justice, Nicholas Ray parvient pleinement à nous intéresser au sort de ses personnages sans sombrer dans les travers génériques des multiples rebondissements ou des personnages monolithiques. Dommage cependant spoiler: que la mort du parrain soit aussi ridicule!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2020
Dans les premières minutes de Party Girl, nous assistons à un conflit entre trois danseuses. L’une d’entre elles nargue la colocataire de Vicki en plongeant les doigts dans son pot de crème, ce qui est interprété à juste titre comme un acte de provocation par ladite colocataire. Cette scène a priori anodine prend tout son sens – ou prend du sens – à mesure que la thématique principale traitée par Nicholas Ray s’affirme : la passion amoureuse menacée par un tiers, plus puissant que l’amant ou l’amante parce qu’il viole l’intimité et la détruit. La colocataire ne fera pas long feu, finissant sa vie dans une baignoire où son sang se mêle à l’eau qui coule encore ; on apprend qu’elle attendait un homme, l’homme qu’elle aime, et qui n’a pas donné signe de vie pendant un mois. D’entrée de jeu, donc, l’amour-passion est présenté comme voué à l’échec et au malheur. Cette programmation a pour intérêt dramatique de mettre en péril la relation qui unit Vicki à Thomas, puisque l’ensemble des personnages qui gravitent autour d’eux risquent, d’un moment à l’autre, de stopper la romance : l’épouse revenue d’entre ses fourrures et bijoux, Rico Angelo et ses sbires à petites têtes, les forces de police qui manipulent le couple afin d’en tirer des aveux. Cette mise en danger de l’intimité s’incarne à l’écran par l’importance des espaces privés et de leur transgression, à l’instar de la loge de Vicki dont la porte est forcée par l’épouse de Thomas puis par un malfrat, à l’instar des coups de téléphone qui ne cessent de déranger les amants, de celui qui annule le dîner en amoureux jusqu’à celui qui met fin à l’entrevue – le téléphone sonnera trois fois, nous dit-on. Le mal se tient là, sur le qui-vive, prêt à contaminer le corps aimant ; il est symbolisé par la boiterie de l’avocat, cause de son premier malheur sentimental qu’il a su convertir en atout pour persuader les jurés de l’innocence de son client, par ailleurs crapule suprême. Sa relation avec Vicky fait se rencontrer une boiterie et une souplesse, la disgrâce et la grâce comme les deux plateaux d’une balance qui enfin s’équilibrerait. Leur relation permet à Nicholas Ray de confronter deux microcosmes régis par l’artifice et la violence : de cette crème que l’on applique sur le corps pour en masquer les tares à la montre dont la charge affective prétendue n’est en fait qu’un leurre, notre couple principal circule parmi le faux pour mieux le transformer en véracité d’un sentiment pur constamment mis à l’épreuve. Party Girl investit donc le monde de la nuit pour le vider de sa substance humaine et y faire éclaire la passion impossible : nous sommes conviés à un bal de caricatures dans lequel dansent jusqu’à l’émancipation Vicki et Thomas, amants magnifiques qu’interprètent les excellents Cyd Charisse et Robert Taylor. Un grand film, mis en scène avec grâce par Nicholas Ray – les deux scènes de danse sont parmi les plus belles de l’histoire du cinéma.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2020
Trois ans après la mort de James Dean que Ray avait consacré, le cinéma de ce dernier est encore marqué d'une certaine fureur de vivre : situé dans les années 30 mais chorégraphié à la mode des fifties, Party Girl est un fantasme de la jeunesse perdue qu'on se convainc d'avoir toujours au fond de son cœur. Alors son cœur, on le donne à Cyd Charisse.

Ce désenchantement qui désaccorde, ça pourrait être un défaut si ce n'était pas toute la richesse du film, qui arrive à faire fonctionner drame et romance ensemble sans nous éblouir avec les feux de la rampe. Parfois trop plein de bonne volonté pour représenter tous les genres, les numéros de danse qu'il met en scène sont un peu tape-à-l'œil, mais l'écrémage est bien tout ce qu'il lui manque, avec peut-être un peu de modération en ce qui concerne les ellipses.

Party Girl fait vraiment partie d'une période d'or en ce qu'il ne prend pas son public pour un troupeau de têtes de linotte : certes, il sert à la classe moyenne américaine liseuse de journaux ce dont elle raffolait, mais en considérant son bagage comme authentiquement culturel et pas comme tenant seulement du divertissement. Le crime ou le tribunal n'y fait pas réfléchir comme n'importe quel autre thriller : c'est la façon-même dont on a conçu le film, que le réalisateur semble vouloir qu'on remette en cause.

Légèrement précipité et un peu imbu de ses bons acteurs, c'est un film qui sait prendre le spectateur dans le sens du poil sans condescendance.

→ https://septiemeartetdemi.com/
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2020
Un très beau film noir qui marie habilement les genres tout en étant remarquablement bien interprété.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2020
Un film noir très stylé aux couleurs et décors somptueux, magnifiés par le CinemaScope et la mise en scène virtuose de Nicholas Ray. Après niveau scenar, c'est moins transcendant.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2019
Un bon mélange des genres entre la romance très classe de deux acteurs sexys, une intrigue policière en sous main et du charme absolu dans les danses. C'est très bien
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2019
"Party Girl" est un polar à la fois direct, dont l'enjeu est très vite clarifié, et en même temps complexe. La dimension retorse du film n'est pas guidé par le scénario, bien que les rouages de ce dernier participent à la construction de personnages ambigus, mais bien par la nature même des principaux protagonistes. En jouant un avocat qui défend des mafieux, Robert Taylor endosse un rôle ambivalent puisqu'il doit incarner une certaine morale (il ne peut pas défendre n'importe qui et doit à un certain moment privilégier la relation qu'il entretient avec Vicki – sublime Cyd Charisse) mais se retrouve dans une impasse parce qu'il a longtemps manipulé cette même morale pour justifier son choix de défendre les pires ordures. Le regard de Nicholas Ray est lui-même tendu entre une volonté d'empathie pour le personnage – parce qu'une histoire d'amour est en jeu et peu à tout moment exploser – et une distance qui prend en compte le parcours de cet avocat qui voit se resserrer progressivement autour de lui un étau fatal parce qu'il en a formé les conditions d'apparition. En parvenant à incarner des personnages troubles et opaques dans une mise en scène et une ligne directrice superbement limpides, Nicholas Ray signe ainsi un grand film haletant et réflexif.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 209 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
Du Nicholas Ray haut de gamme comme je l'adore !! "Traquenard", réalisé en 1958, est un film de gangsters dont le récit se passe dans les années 30 avec d'abord une histoire d'amour entre un avocat qui boite d'une jambe depuis son enfance avec une danseuse de cabaret. L'homme travaille pour des mafieux en arrangeant les affaires et défendant des gangsters quand ils ont des problèmes juridiques mais une affaire avec un jeune loup du milieu tourne au drame faisant un bain de sang et voyant le personnage principal surveillé par la police va compliquer les choses. J'ai adoré ce long métrage très bien construit niveau scénario avec une mise en scène irréprochable, c'est l'un des sommets dans la filmographie du cinéaste Nicholas Ray. Robert Taylor livre une interprétation dans ses meilleurs jours avec, à ses cotés, la belle Cyd Charisse qui n'est pas que douée dans la danse montrant une excellente prestation, de Lee J. Cobb super en chef gangster et d'une flopée de seconds roles remarquables dont je ne sais leurs noms. Un chef d'oeuvre du polar .
que du cinéma
que du cinéma

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2019
Film noir des années 1950, avec Robert Taylor et Cyd Charisse. Histoire d'un avocat qui défend la mafia qui va s'éprendre d'une danseuse. Le rythme est bon, on ne s'ennuie pas. Très bonne musique
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2018
Un grand film noir datant de 1958 (même si il est tourne en couleur). Le scénario et la mise en scene sont remarquables mais comporte quelques incohérences qui aurait pu être évitées notamment la scène dans le train ou les inspecteurs laisse la témoin seul trop rapidement et la fin qui est un peu baclée . L interprétation est au sommet avec robert Taylor magnétique en avocat compromis, Cyd Charisse charmeuse et danseuse et Lee j Cobb impressionnant de vérité en chef de gang .
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2018
"Traquenard" est le vingtième film de Nicholas Ray en seulement neuf ans de carrière. Le cinéaste que l'on sait rebelle car mu par une vision très précise de son art qui l'éloigne du formatage imposé par les studios autour des "genres", a tout de même réussi avec un minimum de concessions à imposer ses vues. Il a donc régulièrement utilisé les genres (westerns, films de guerre, film noir, film de gangsters) pour les modeler selon ses thématiques. Ses héros qui n'en sont pas vraiment au sens commun du terme sont le plus souvent égarés dans un milieu dont ils cherchent à s'extirper pour donner un sens à leur vie. Mais le réalisateur a du puiser énormément dans ses réserves pour mener sa carrière comme il l'entendait parallèlement à une vie personnelle tout aussi compliquée. A seulement 49 ans quand il entame le tournage de "Traquenard", il est déjà presque en rupture de ban avec Hollywood qui n'a jamais eu une grande considération pour le rôle artistique du réalisateur. D'autres, bien avant lui comme D W. Griffith, Buster Keaton ou Erich Von Stroheim en ont fait les frais. Pour son dernier film très personnel, il visite le film de gangsters qu'il teinte légèrement de comédie musicale avec la présence de Cyd Charisse. Vaguement inspiré de l'histoire de Dixie Davis avocat du gangster Dutch Schultz qui devint informateur avant d'épouser une danseuse de cabaret, "Traquenard" est en réalité un mélodrame flamboyant ce qui le rapproche du légendaire "Johnny Guitare" sorti quatre ans plus tôt. Une question récurrente chez Ray scande tout le film : "Deux êtres blessés déjà largement engagés sur le chemin de la vie peuvent-ils s'extraire de leur condition et de leur milieu une fois qu'ils se sont trouvés ?". Ici un avocat boiteux (Robert Taylor) qui a tourné le dos à son serment pour défendre les pontes de la mafia en usant outrageusement de son handicap pour attendrir les jurés et une danseuse de cabaret (Cyd Charisse) qui monnaye à l'occasion ses charmes faute d'avoir pu réussir la carrière qu'elle espérait. Les gangsters à travers L Jee Cobb, John Ireland ou Ken Smith sont certes bien présents et hauts en couleurs autour de la problématique de ce couple qui s'apprivoise lentement en surmontant ses contradictions mais ils sont aussi souvent ridiculisés pour qu'on ne se méprenne pas sur les intentions du réalisateur. Superbe directeur d'acteurs (hormis peut-être quand il dirigea James Dean), Nicholas Ray nous montre Robert Taylor sous un jour moins lisse que dans ses emplois habituels de jeune premier à l'œil bovin et une Cyd Charisse qui démontre ici qu'outre son physique éblouissant et ses talents de danseuse déjà reconnus, elle peut être une actrice de premier rôle tout à fait crédible. Enfin, il faut signaler le technicolor flamboyant de Robert J Bronner qui donne un ton soyeux paradoxal à ce "film de gangsters" qui rappelle bien sûr fortement Vincente Minnelli ,autre grand artisan de la couleur dont plusieurs techniciens habituels (William A. Horling, Helen Rose) sont présents sur "Traquenard".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 février 2018
Quand un avocat boiteux rencontre la plus agile des danseuses ! Si ce n’était que ça. Lorsque le criminaliste en question se trouve à défendre le chef de la pègre propriétaire du cabaret où son amante se donne en spectacle, ça se complique. Tommy Farrell a beau être le plus réputé de sa profession, il a le malheur de la pratiquer pour le caïd le plus redoutable en ville. On ne prend pas nos distances d’un tel personnage quand bon nous semble lorsque l’on connaît tous ses secrets. C’est essentiellement autour de cette situation que se développe l’action. L’attente du dénouement rend le film captivant, mais dans l’ensemble il s’avère décevant. Le problème réside dans sa construction dramatique. Il y a un manque de gradation autant dans l’intrigue que dans la relation amoureuse entre les deux protagonistes. Robert Taylor est très juste en avocat de mafieux, mais il semble retenir l’expression de ses sentiments sous prétexte qu’il a de la classe. Cyd Charisse possède bien sûr les atouts de la danseuse de cabaret, mais elle semble tout aussi imperturbable devant les événements. Le manque de chimie amoureuse entre les deux protagonistes empêche la mayonnaise de prendre. Certaines scènes paraissent escamotées comme si le metteur en scène n’avait pas eu la patience ou le doigté pour en exploiter le potentiel émotionnel. On se contente d’avoir les éléments de l’histoire sur la pellicule et on passe à l’autre. La séquence finale est tout particulièrement bâclée et vous laisse sur une tiède impression. Comme un rendez-vous manqué.
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