Un film de cape et d’épée avec Jean Marais. Quand on a dit ça on a tout dit car c’est typiquement ça. Déjà, ce qui n’est pas un avantage au final, on retrouve des acteurs déjà vu dans d’autres productions du genre (le Capitan, le Bossu), notamment le méchant fourbe De Sénac. Du coup on devine tout de suite ce qu’il va faire, comment et pourquoi. C’est clair certes mais prévisible, et ça fait redondant avec les œuvres précédemment citées, surtout que l’histoire n’aide pas question diversité. Ah, quant au titre il vient d’une scénette de 2 minutes à peine, marquante peut être mais décevante aussi. Ce côté sans surprises se retrouve un peu partout : dans la trame, très simple au demeurant, dans l’actoring très sobre, le grain de la pellicule si typique de la pellicule d’alors, dans les dialogues théâtraux et (trop) emportés, une musique bien choisie, des combats bien orchestrés mais banals, dans un rythme qui ne s’emballe pas et qui reste à ce niveau constamment, même les longueurs inutiles sont attendues telles des caractéristiques des films des années 60. En gros ça cabotine et rien ne relève vraiment le niveau, sans toutefois le desservir si on apprécie le genre, car le cahier des charges des films de cape et d’épée est respecté. J’ai omis de dire que Jean Marais est dans son bain ici (oui facile celle-là), du coup il contraste trop avec un Roger Hanin qui ne colle pas du tout au contexte. Même sans loucher du côté de Navarro il a déjà ses tics de jeu et de langage, la voix mal placée, les expressions figées, les intonations qui dénotent surtout en tant que duc de Bourgogne, et le pire c’est que c’est incessant et grossier. A croire qu’il ne savait pas jouer autre chose que son registre. Pour ne pas finir sur cette mauvaise note je relève que les décors et les costumes (surtout les robes) étaient magnifiques. Au final je réserverai ce long métrage aux adeptes de Jean Marais ainsi qu’aux aficionados de films de cape et d’épée. Ils n’y trouveront rien de spécial mais seront dans un univers respecté sans fausse note.
Impossible de ne pas voir de films de cape et d'épée sans le grand et inoubliable Jean Marais. C'est un film plein de panache d'intrigue, d'action et d'amour. N'oublions pas de félicité aussi Roger Hannin et Guy Delorme : Le légendaire ennemi de Jean Marais dans tout ses films de cape et d'épée (ou presque). Et également la belle italienne Rosanna Schiaffino et tout les autres bien entendu. Du grand Hunnebelle du grand Marais !
Long-métrage évidemment phare de la mode cape et épée des années 50 et 60 en France. Les combats d'escrime sont les éléments importants, aux côtés d'un casting d'acteurs et d'actrices ( intérêt d'embaucher une actrice italienne ne parlant pas français et doubler sa voix après ? ) connus à l'époque. Divertissant mais pas percutant.
Les films d'André Hunebelle m'ont rarement déçu. C'est le cas avec "Le Miracle des Loups" avec la présence d'acteurs talentueux. On retrouve avec joie l'un de ses artistes fétiches en la personne de Jean Marais (le Capitan, Le Bossu, Les Mystères de Paris …). Le Comte de Neuville (Marais), bon bretteur et chevaleresque, se retrouve au cœur d'une intrigue manigancée par le duc de Bourgogne (Roger Hanin) contre son cousin, le roi de France Louis XI (Jean-Louis Barrault). Neuville va devoir dénouer la situation, pour sauver la belle Jeanne de Beauvais (Rosanna Schiaffino) des griffes du duc. Guy Delorme incarne à nouveau l'un des multiples rôles de comploteurs, le Comte de Sénac, un traître introduit à la cour du roi pour le compte du duc de Bougogne. Si le scénario est en partie basé sur des personnages historiques, le récit est entièrement fictif. La plupart des scènes ont été tournées en Languedoc et à Carcassonne, notamment. La scène où Jean Marais est jeté à l'eau a été filmée au pont de Rieux-en-Val. Les scènes extérieures ont été pour la plupart tournées dans des décors naturels magnifiques. Cet agréable film d'aventure vaut par le jeu des acteurs et par l'attrait du récit.
André Hunebelle choisit son camp : celui de Louis XI contre Charles le Téméraire. Ce dernier est incarné par un Roger Hanin comploteur et malfaisant, d'autant plus nuisible qu'il est assisté par le félon emblématique du cinéma de cape et d'épée, Guy Delorme, pour les connaisseurs. Hunebelle, tente de donner au récit une sorte de justification historique en traitant de la mésentente célèbre entre Louis XI (Jean-Louis Barrault, qui récite) et Charles le Téméraire (l'inattendu Roger Hanin dans une composition presque risible). Mais la présence de ces deux figures de l'Histoire de France ne garantit en rien un sujet historique. C'est même le contraire, et il est amusant de voir comment les auteurs transforment Louis et Charles en fantoches aux prises avec des personnages sous-romanesques dans un scénario sans vraisemblance ni finesse narrative. Hors la fameuse séquence du miracle des loups, tout y est commun et conventionnel. Ce qui frappe le plus lorsqu'on revoit le film d'Hunebelle, c'est sa puérilité. Le prosaïsme des dialogues et l'emphase de certaines envolées sont ridicules. Le clinquant des costumes et des châteaux, les scènes d'action et interminables duels d'homme à homme avec Jean Marais, l'incontournable bluette de série avec la transparente Rosanna Schiaffino constituent un spectacle superficiel. Jean Marais, visiblement peu concerné, partage volontiers la vedette dans un film qui est loin d'être sa meilleure prestation avec Hunebelle.
Ce spectacle a pris un bon coup de vieux. C'est un peu cucul sur les bords du scénario, mais ça devait plaire dans les années 60. Aujourd'hui, il se retrouve dans la zone des séries z, à juste titre. Carcassonne n'est pas Dijon.
Un bon petit divertissement pour toute la famille. On y retrouve tous les ingrédients des films de cape et d'épée (châteaux, félonie, bagarres) et des belles scènes de tournoi. Guy Delorme, une fois de plus en "méchant" est comme toujours impressionnant.
Seconde adaptation au cinéma du roman éponyme, "Le miracle des loups" tisse une histoire romanesque ayant pour fond historique la rivalité entre le roi de France Louis XI et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Il en résulte un bon petit film d'aventure, divertissant et plaisant mais bourré de clichés puisque l'on y retrouve tous les codes du film de cape et d'épée. Les petits "plus" viennent des costumes et des décors ainsi que du charisme naturel de Jean Marais. Sympathique donc mais ne vous attendez à rien d'exceptionnel.
Le miracle des loups est une bon film Historique d’André Hunebelle. La mise en scène du célèbre réalisateur est réussie, le scénario est recherché et travaillé, le film est intéressant tout le long et les acteurs comme Jean Marais, Rosanna Schiaffino ou encore Roger Hanin sont convaincants dans leurs rôles. En clair, on passe un bon moment avec du grand cinéma.
PAs mal, bien joué . Jean-Louis Barrault parfait en Louis XI. Jean Marais idem dans son comme Schiaffino (VF : Claire Guibert) : en Jeanne de Beauvais. Quelques niaiseries à passer rapidement, de belles prises de vue, des scènes de combat bonnes à regarder car à l'époque on ne remue pas la caméra tous les sens pour donner l'illusion stupide de combats. Là, de vrais combats pas mal faits que l'on regarde comme si on y était. Vive ce cinéma. Le vrai cinéma ! Par contre Roger Hanin, avec son accent pied noir en Charles le Téméraire, pas bon et surtout peu crédible. Quelle idée d'avoir choisi cet acteur?
Retrouvant Jean Marais après "Le bossu" et "Le Capitan", André Hunbelle tente de renouer avec la fougue de ses précédents succès mais s'essouffle. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer : il nous plonge au cœur de la France du XVème siècle et offre à Jean Marais un rôle comme seul lui peut les faire, aussi valeureux que charmeur. Malheureusement le charme n'opère pas. La faute à un scénario qui manque de rythme et à une mise en scène trop plate qui ne parvient pas à pimenter les scènes de combat. La psychologie des personnages se retrouve aussi un peu simplette, le pire étant tout de même Roger Hanin qui ne fait transparaître aucune émotion. Et il faut la présence de Jean-Louis Barrault, campant un savoureux Louis XI, pour remonter le niveau, l'acteur incarnant le seul personnage du film qui vaut le détour.
Un film médiéval vraiment trop convenu à tout les point de vue. Des dialogues et personnages niais, un scénario manquant d'originalité seul chose pas trop mal ce sont les différents combats.
Un film de cape et d’épée plutôt méconnu mais avec le héros magnifique qui porte le rôle à merveille. Tout est superbement reconstitué et on y trouve finalement autant de scènes d’intérieur dignes des rois maudits que de scènes d’action trépidantes. Pas mal du tout