Réalisé par Anthony Mann, "Le Cid" est une formidable fresque aussi spectaculaire qu'epique à l'image de cette impressionate bataille finale. Avant de perdre la "boule" Charlton Heston etait un immense acteur et il trouve là un de ses plus beaux rôles. Le film est, desormais, un classique à la beauté visuelle remarquable que l'on regarde avec une pointe de nostalgie en regrettant que ce type de cinéma ait quasiment disparu.
Un film de la grande époque du cinéma de studios. Réalisé tel un grand péplum à l'image de Ben Hur. Un film à voir pour les amoureux du Cid et de Corneille dans un premier temps, mais aussi pour ceux de Charlton Heston. Un grand film pour l'époque qui semble toujours bon aujourd'hui, même si bien sur la technique a évolué : ça se voit !
Un des plus beaux films du monde. Exceptionnelle production du producteur de films à grand spectacle : Samuel Bronston. Quelle distribution comme on en fait plus, avec des acteurs et actrices internationaux de premier plan. Et la musique de Miklos Rosza est splendide, plus musicale et plus riche à mon goût que celle de John Williams. Quelques scènes m'ont paru théâtrales, surtout au début, avant que l'action ne se mette en place, mais ça ne bloque pas la fluidité générale. Quelle merveille le duel dans l'immense lice ; et la bataille devant Valence, réglée comme du papier à musique. On ne voit plus maintenant ce genre de spectacle hélas, et dans le Cid tout est fait "à l'ancienne" : pas de trucage numérique à l'époque et pas de Steadycam ! La richesse de détail et de luxe des costumes et aussi des décors est incroyable. J'avais vu 2 ou 3 fois le Cid à l'époque de sa sortie en 1961, puis après en VHS, puis maintenant en DVD, je ne m'en lasse pas. Quels plaisirs de revoir l'élégante Geneviève Page, John Fraser avec ses yeux si intenses et lumineux, Sophia Loren avec un jeu discret, Charlton Heston avec un jeu riche de nuances, Massimo Serato, et Raf Vallone.
Du grand cinéma comme Hollywood savait en faire avec un message de tolérance étonnant vu l'époque du film. beau casting, décor grandiose mais on a vu Anthony Mann plus inspiré dans la mise en scène, notamment lors de la scène de la trahison d'Antoniès qui est fouillie et incompréhensible. Un film épique qui manque une pointe de souffle.
C'est la déception qui domine chez moi après le visionnage du Cid. Certes, cette fresque historique n'est pas dénuée d'intérêt, de gros efforts ont été faits pour les décors, les costumes, les scènes de combat, etc. Mais dès le début, la pesanteur, les nombreuses longueurs, et l'extrême théâtralisation de la mise en scène m'ont gêné. De plus, j'ai trouvé Sophia Loren assez peu convaincante, comme si elle se demandait ce qu'elle faisait là, elle qui est pourtant capable d'excellentes interprétations ("Une journée particulière", par exemple). Enfin, la musique est omniprésente (trompettes, cors...), et finit à force par lasser. J'ai un peu honte de l'écrire, mais j'ai stoppé la lecture après deux heures de film, ce qui d'ailleurs aurait pu être une durée correcte si au montage, on avait su couper les nombreuses longueurs qui n'apportent absolument rien à l'histoire. Deux étoiles quand même, pour le travail de reconstitution (qu'on devine énorme), mais pas plus !
Très beau casting pour ce film qui est dans un certain sens grandiose, j'aime ce style de film rempli de passion et de combats (la scène du tournoi est le meilleur moment du film) mais celui-ci est trop bavard et sa longueur (3 heures) n'aide pas la trame de l'histoire qui devient ennuyeuse. J'avoue avoir souvent utilisé la touche avance rapide du magnétoscope.