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dougray
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2,0
Publiée le 27 juillet 2010
Un casting excellent (Gérard Lanvin en San Antonio, Depardieu en Berurier mais aussi Michel Galabru, Jeremie Renier, Michele Bernier, Luis Rego, Robert Hossein, Barbara Shulz, Valeria Golino, Cyriele Claire...) et quelques bons moments mais une mise en scène trop clipesque, un scénario assez naze et beaucoup de maladresses et de vulgarité. On est pas loin de la grosse connerie quand même!
Film sorti durant l’été 2004 dans l’indifférence générale (seulement 205 281 spectateurs au Cinéma en deux semaines d’exploitation), j’ai profité d’une diffusion télévisée 12 ans après pour m’offrir une séance de rattrapage. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on touche vraiment le fond avec cette production française aux jeux de mots vaseux et au scénario sans queue (étonnamment) ni tête ! Une telle distribution cachetonnant pour payer ses impôts, c’est effarant…
San Antonio au cinéma c’est James Bond franchouillard obsédé du calbar qui ne pense qu’à tâter de la croupe et tirer au pistolet. Autant dire que c’est inerte. Galabru fait de la peine à voir, Lanvin ne convainc pas, seul Depardieu s’amuse… en même temps le rôle lui va comme un gant. Histoire invraisemblable et prévisible malgré un dénouement touchant – un président en fin de vie profitant du temps qu’il lui reste pour se retirer loin des médias et couler de beaux jours –, le film se voit et aussitôt s’oublie. Très mauvais voilà tout. On zappe.
Je connais pas la bande dessinée, par contre qu'est-ce que cette adaptation. J'ai trouvé aucun point positif, à part de voir Gérard Lanvin balancer des vannes non stop mais bon le film est affligeant, faut m'expliquer aussi un passage ou Lanvin tire en l'air avec un pistolet silencieux pour stopper un bateau qui se trouve à perpète les eaux, comme si les gars vont entendre le coup de feu, bref. J'en arrive à la musique, une musique fade qui ne colle absolument pas au film. Quand à Depardieu, c'est à croire qu'il est là que pour passer des vacances, à faire le couillon à peloter des femmes. Sinon petit délire de voir Michel Galabru chauve, bon tout ça ne change rien pour ce film imbuvable.
Et oui, la France aussi a son James Bond, au détail près qu'il n'est pas agent secret, mais commissaire. San Antonio, alias Sana, pour les intimes. Un personnage emblématique de la littérature française. Cette immense saga morcelée en 175 volets, et publiée par les éditions Fleuve Noir de 1949 à 2001, méritait bien une adaptation au grand écran. Celle-ci n'est pas le premier coup d'essai, mais c'est certainement le plus représentatif. Même si cela ne vaut pas l'original, on se projette tout de même aisément dans le contexte. Bien entendu, le succès d'un tel tableau reposait essentiellement sur la distribution des rôles. Choix au combien judicieux d'un tandem de Gérard. Lanvin et Depardieu sont à Sana et Bérurier ce que le vin rouge est aux bourguignons. Les deux acteurs collent plutôt bien aux personnages de part leurs attitudes et les répliques qui vont avec. Un étalage de scènes d'action tente de masquer le vide scénaristique, néanmoins, le divertissement opère. Non pas un chef d’œuvre cette adaptation de Frédéric Auburtin, mais plutôt un bel hommage au célèbre flic imaginé par Frédéric Dard, pour le plus grand plaisir des lecteurs à l'ancienne, amoureux du patois et des fellations spontanées. Aussi distingué qu'ordurier, tout à son image. 3,5/5
Cette adaptation fait de la peine à voir tant Frédéric Aubertin passe à côté de chacune des séquences qu’il propose. Il ne trouve jamais le ton juste et aucun des dialogues graveleux ne fait mouche. Le casting (pourtant prestigieux) est en roue libre et fait n’importe quoi. Un ratage complet dans lequel absolument rien ne fonctionne.
Le summum du thriller héroïque français est atteint chez Auburtin qui voulait tirer de ses influences américaines quelque chose de bien français, ce spécimen très véberesque où l’on retrouve Depardieu, l’étiquette incarnée annonçant ”franchouillard” au monde entier, même si je pense que le terme est inévitable à partir du moment où un artiste français donne dans l’autodérision.
San Antonio contient sa propre parodie – c’est le principe – mais la laisse déborder comme pour s’assurer que la présence du Gros (c’est le surnom du personnage de Gérard) dans des expérimentations néo-milléniales se poursuit (après Vidocq, Blanche et Les Clefs de bagnole). Expérience ratée : la succession rapide de scènes voulues denses précipite le scénario et le concentre dans une comédie pressée.
Heureusement, c’est bien écrit, et Berri coproducteur assure que tout garde une certaine consistance, à défaut d’une consistance certaine. On ne peut pas dire que l’histoire se disperse : elle rebondit même plutôt bien sur chaque cliché, et la fin sait se faire assez petite pour ne pas tout casser. Il s’en serait fallu de peu, car sans Lanvin qui james-bondise, Depardieu qui baffre et Galabru qui s’habille de rose pour incarner une nouvelle fois son charismatique, irascible et hilarant personnage de commissaire, on s’en serait tenu à un gros tas d’intermèdes comiques comptant sur les seconds rôles et leur libido pour faire perdurer un sourire fragile chez le spectateur.
L’œuvre ne se sauve pas dans une fin où Patachou vient jouer la grande méchante trop déjà-vu pour être dignement parodique, une sorte de Blofeld combinée à la M de Judi Dench qui se fait le parallèle de quelques mashups émaillant la bande son de leurs notes triturées. C’est ça, trituré : voilà le qualificatif qui convient à cette œuvre qui se cherche en se reposant sur le capital de ses grands noms.
Voilà le film où on ne comprend pas pourquoi un si beau casting ! Une pléthore d'acteurs renommés dans un film si mauvais ?! Jolie caisse, jolie fille, jolis paysages, une idée de départ pas si mauvaise mais dse acteurs qui surjouent et surtout des dialogues nuls, niais, parfois vulgaires, ridicules... On est à des années lumières de Audiard et Frédéric Dard doit se retourné dans sa tombe devant ce ratage complet. Je ne parle pas d'invraisemblance énorme comme un éboueur qui devient un flic hors norme en 2 secondes... Un des gros nanar du cinéma hexagonal...