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Stanley-le-begue
64 abonnés
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5,0
Publiée le 30 janvier 2008
Pas besoin d'être fan de Dylan pour reconnaître que ce film ne tape pas dans la bio facile avec prouesse d'acteur à la clé et premier degré omniprésent genre La Môme ou Ray. I'm not there est plus ambitieux en choisissant de représenter non pas Bob Dylan mais les différentes facettes qui le composent ou qui l'ont composé à un moment de sa vie. Avec des partis-pris vraiment audacieux et des performances d'acteurs à la hauteur, on a vraiment l'impression en sortant de ne pas avoir été pris pour des cons et d'avoir été élevé par un film, ce qui de nos jours n'arrive pas si souvent. Todd Haynes ne sert pas la soupe habituelle au public, il faut s'accrocher parfois, mais le jeu en vaut la chandelle.
Il faut le reconnaitre, I'm not there ne ressemble en rien aux autres biographies traditionnelles. Mais ce film a les défauts de ses qualités, à savoir qu'en voulant en faire trop, en voulant montrer les différentes personnalités de Bob Dylan, Todd Haynes se mélange les pinceaux et perd peu à peu l'attention des spectateurs. Et la différence d'esthétisme entre les différents période de sa vie n'arrange rien. A voir quand même, ne serait-ce que pour la bande son.
Pour les non initié à la bob dylan dépendance, les coupures entre les différents récit compléxifie la narration mais ce film est surtout utile dans sa compréhension de cette artiste de génie qui a su évoluer et se transformer au fil du temps pour créer une oeuvre global de haute volée. On sent les acteurs inspiré et passionné par le thème et j'adresse une mention spécial à Kate Blanchet.
Ce film sur Bob Dylan part du principe qu’un artiste est multiple, qu’il est un tout, une somme d’états contradictoires. Au lieu de faire un biopic classique sur la vie du compositeur Im ‘not here propose une vision kaléidoscopique du chanteur en chargeant 6 comédiens d’incarner à différents âges une des facettes du mythe. Par ce procédé original, le réalisateur fait découvrir les vies réelles ou imaginaires, possibles ou inventées de l’artiste tour à tour devenu poète, comédien, troubadour, insoumis, solitaire et évangéliste prosélyte. Ainsi, chaque acteur qui interprète un des tranches de vie de l’artiste apporte une touche de couleur à un tableau formant Dylan dans sa totalité. Néanmoins même si l’idée est originale et peut séduire au début, le problème est que le film en étant trop une sorte de puzzle, perd le spectateur et rend plus opaque la personnalité et la vie du chanteur.
Une "bio" de Dylan qui nous le montre enfant imposteur, artiste camé et décadent, mari peu fiable, et vieil homme misanthrope...un portrait peu flatteur. L'ascension de l'artiste, sa construction en tant que protest singer et symbole de la contre-culture, son génie créatif, sa jeunesse faite de rêves et de convictions... bref le pan le plus intéressant de sa vie a été zappé, c'est vraiment dommage. Reste la forme, à savoir un exercice de style original qui s'affranchit des codes du biopic, et porté par une bande originale forcément géniale.
Si la démarche artistique est louable, le propos passionant, c'est bien sur la forme que T.Haynes pêche. Un brouillon géant qu'un montage maladroit n'aide pas à cerner ; C.Blanchett s'en sort bien, il est vrai.
Un film très différent de ce qu'on nous propose habituellement, peut-être trop. Six histoires distinctes avec des acteurs hétéroclites pour représenter la vie du chanteur de légende, il y a de quoi se perdre (ou s'ennuyer si l'on arrête d'essayer de comprendre). Les histoires se suivent donc, sans transition aucune, et font penser qu'il s'agit d'un film à réserver aux connaisseurs et amateurs de Bob Dylan. Les autres pourront toujours apprécier les performances des acteurs qui sont très bonnes, des paysages bucoliques magnifiques et une BO qui fait du bien ! Mais ne cherchez pas la biographie authentique et dynamique style "Walk The Line " (de Johnny Cash)... Sinon il faut aller voir chez Scorsese ("Ni Direction Home")...
Le dernier film de Todd Haynes est une sorte de puzzle ultra chic composé de 6 pièces disctinctes qui tentent de nous dévoiler 6 aspects différents de la vie de l'artiste Bob Dylan. 6 comédiens (brillants) vont donc interpréter les différentes facettes du chanteur dont la véritable identité ne sera jamais dévoilée. Todd Haynes nous rappelle qu'il est un grand metteur en scène, son film est d'un esthétisme sublime, il est techniquement irréprochable et est plongé dans une excellente bande son (normal pour un film sur Dylan). Le casting est certainement l'un des plus "bandant" de l'année: de Christian Bale à Heath Ledger, en passant pas Julianne Moore, Charlotte Gainsbourg et la bluffante Cate Blanchett, il y avait longtemps que je n'avais pas autant été séduit par un tel casting. Malgré tout, j'avoue que sur son ensemble, l'entreprise m'a plutôt déçu... peut être est-ce à cause de mon ignorance concernant Dylan? Car j'avoue avoir été complètement largué à plusieurs moments, et donc à m'être un peu (beaucoup) ennuyé... Reste de magnifiques images, des chansons très belles et le plus beau couple (à l'écran) de l'année: Heath et Charlotte...
Trp confus pour moi, ces 6 dylan representent-ils sa vie ou juste une metaphore de sa vie??On le voit mort en moto jeune mais on le voit plsu tard vieux sous les traits de Richard Gere...moi pas trop comprendre, dommage c'est bien fait et incarné malgre tout.
I'm Not There est une sorte de mille-feuille cinématographique dans lequel chaque couche déborde d'inventivités. Un film finalement très universel : on a tous un Dylan en nous !
Variation musicale intéressante autour de Bob Dylan. Moins brillante que "Volvet Goldmine" mais sans doute plus riche et complexe, c'est une oeuvre insolite qui ne laissera pas indifférent. Troublante Cate Blanchett.
Il ne suffit pas d'être original pour faire un grand film. Avec ces six histoires entremmélées, inégales, sans unité, sans intérêt pour certaines, Todd Haynes (par ailleurs réalisateur de grande qualité) a voulu faire un kaléidoscope à l'image d'un homme aux multiples facettes. Mais où est Bob Dylan ici ? Nulle part. On aurait aimé un peu mieux comprendre ce génie, mais il semble n'être qu'un prétexte à faire de l'esprit... A la difficulté de compréhension d'un récit outrancièrement complexe s'ajoute le fait qu'il faille bien connaître Dylan et les multiples événements de sa vie pour saisir les diverses résonances (moi-même ne suis-je pas sûr d'avoir bien compris). Elitisme ? Certaines audaces payent cependant : les interprêtattions les plus casses gueules (Marcus Carl Franklin, Cate Blanchett) sont de loin les meilleures. Ben Whisshaw en "Arthur Rimbaud" est également intriguant. Pour le reste, c'est davantage banal, voire fumeux. Quelques scènes font mouche, certes, mais d'autres tombent complètement à plat. Une déception majeure pour ma part, pour ce film trop complexe pour vraiment toucher et faire sentir l'essence d'un homme. Le grand absent du film est bien Bob Dylan.
C'est vraiment une bonne idée. Ce biopic sort de l'ordinaire. Le problème, c'est la grande inconstance du film. Les différents schémas sont inégaux. En réalité, la seule partie aboutie est celle interprété par Heath Ledger. Blanchett en fait des caisses, Bale est trop en retrait, et Todd Hynes veut ajouter des perles de réalisation sans savoir comment les faire marcher ensemble.