Mourir d'aimer
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50 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2025
Inspiré d’un fait divers, le récit tragique à la mise en scène trop datée, d’une histoire d'amour interdite dans la France de 68, porté par l'interprétation digne et poignante d'Annie Girardot, a contrario du reste du casting assez décevant. 2,25
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2025
Quand il y a un travers de société, tu peux être sûr que tu vas trouver André Cayatte dans les environs. Seul lui pouvait faire un film comme celui-là. L'affaire Russier : une des grandes hypocrisies de l'époque. Que l'on désapprouve moralement parlant et en terme d'âge une relation entre une majeure et un mineur, cela peut s'entendre. Mais pénalement ? Comment ont-ils pu oublier que, par une ordonnance de Juillet 1945, la majorité sexuelle avait été fixée à 15 ans ? Ces mois d'asile et de détention préventive, ainsi que la condamnation pour détournement de mineurs (une hérésie, puisque dans le cas présent, la relation était consentie) n'avaient pas lieu d'être. C'est simplement ce que Cayatte dit. Qu'ils n'avaient pas à être traîtés comme des criminels pour l'une et comme un fou pour l'autre. "Vous représentez ce qu'ils détestent le plus, le mois de Mai". Là se trouve davantage la vérité. Et ça n'est même plus de l'hypocrisie, mais de la mesquinerie. Que les événements de Mai 1968, en haut lieu, furent considérés comme une insurrection communiste et comme le point de départ du délitement de notre pays est une chose (et personne ne pourra nier que la chute a commencé à ce moment là) mais s'être "vengé" de la sorte... Encore une fois, tout le film fut pensé pour Annie Girardot qui, cette fois-ci, avait totalement laissé sa truculence au placard. Le seul souci, et il est de taille, c'est que Pradal n'était pas du tout de taille à lui donner la réplique. Quelconque, aussi bien en tant qu'acteur qu'en tant que personnalité et physiquement peu crédible. D'autant plus dommageable que les autres seconds rôles ont tous fière allure.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2021
Un sujet de société de l'époque des années 60/70 qui nous bouleverse signé par le metteur en scène André Cayatte !! "Mourir d'aimer", tout est dit dans le titre, ou l'histoire d'amour entre une professeur de lycée et un jeune n'ayant pas encore la majorité, une relation passionnelle dont les parents de ce dernier vont diaboliser en essayant de les séparer. Cela ira plus loin avec la justice, elle ira en prison, lui sera interné dans un hopital psychiatrique mais l'amour les rassemblant avec l'aide des camarades de classe et les séparer par des épreuves absurdes. Ce long métrage, ça avait marqué ma mère qui a été voir le film au cinéma à sa sortie en 1971, on a acheté depuis le VHS. Parler et débattre était intéressant à cette époque là. L'histoire est porté par les deux acteurs principaux , Annie Girardot et Bruno Pradal bouleversants, qui portent le film sur leurs épaules. Dans les seconds roles, on reconnaitra Jean Bouise ou Marthe Villalonga. Une oeuvre qui remporta un très bon succès au Box-office Français qui fait réfléchir.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2022
Très beau film d'André Cayatte, à l'histoire formidablement soutenue par l’interprétation poignante de vérité d'Annie Girardot et Bruno Pradal. Cette passion interdite dans une France qui étouffe est dépeinte avec autant de pudeur que de doigté, appuyant là où ça fait mal, illustrant parfaitement et sans violence directe l'opposition de la mouvance libertaire avec les tenants de l'ordre et de la morale.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2021
L’histoire d’amour entre l’enseignante Gabrielle Russier et son étudiant Christian Rossi a causé un énorme scandale dans la France post-mai 68. Une telle affaire ne pouvait qu’intéresser l’ancien avocat devenu cinéaste qu’était André Cayatte. Avec Mourir d’aimer, il choisit d’adapter au cinéma cette affaire symbole de son époque.
D’un point de vue formel, le film est d’un grand classicisme qui pourrait parfois faire penser à un téléfilm. Pour ce qui est de l’interprétation, l’ensemble est de bon niveau mais on peut tout de même la trouver assez hétérogène puisque l’on peut estimer que Bruno Pradal adopte un jeu un peu trop exacerbé qui peut frôler parfois le ridicule alors qu’Annie Girardot fait preuve d’une assez grande sobriété qui atteint une grande force et qui prouve une fois de plus son immense talent d’actrice.
Mais ce qui compte avant tout, c’est l’histoire en elle-même. Si on peut regretter que la naissance de cet amour soit traitée trop succinctement au début, le film montre bien l’acharnement et le harcèlement qu’a subi ce couple dont le seul tort a été de s’aimer sincèrement alors que le jeune homme était encore mineur (rappelons que la majorité était alors à 21 ans).
Même si on peut regretter que le film ne soit pas d’un grand intérêt sur un aspect purement cinématographique, André Cayatte atteint donc son objectif qui était de donner son point de vue clairement favorable au couple sur cette affaire en signant un film important quand on veut comprendre un peu mieux la société française de la fin des années 60.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2025
"Toute ressemblance ...que fortuite". On connait la formule mais le fait divers fictif de Cayatte n'est pas sans rappeler un drame bien réel.
Une enseignante, mère de famille, et son élève de 17 ans sont épris l'un de l'autre et la société en est heurtée. A tel point que tout le monde s'acharne sur le couple: parents du jeune homme, parents d'élèves et hiérarchie de l'Education nationale, police et justice, et même le corps médical. Tout y passe! c'est un broyage en règle.
Eventée par le préambule de Cayatte, pour mieux introduire son postulat, la fin est courue d'avance. De toute façon, tout est dit au bout d'une demi-heure; le reste est redondant et démonstratif. Mais laissez-les donc s'aimer!

Cayatte part encore en croisade contre l'injustice. Dans ce domaine, certains de ses films ont été brillants ("Nous sommes tous des assassins", "Le dossier noir"). Ici tout est appuyé (déjà le titre du film...), manichéen, et la province, ses notables, ses institutions, qui ne comprennent rien, qui ne voient pas la belle histoire d'amour entre Gérard er Danièle, sont bêtes à pleurer. Cayatte a la dent dure.
Au début, Annie Girardot et Bruno Pradal font illusion. Il sont modernes, soixantehuitards, ils sont forts dans leur tête. Bruno Pradal, impétueux, fait quand même, physiquement et mentalement , assez peu lycéen...C'est lé péché originel du film. Annie Girardot embrassant un vrai lycéen, ça aurait été autrement plus courageux et dérangeant. Donc, cette distorsion fausse beaucoup les données concernant le détournement de mineur.
Le film traine en longueur et ses excès spoiler: -prison, hôpital psychiatrique
- le font sombrer dans le grotesque spoiler: (et la prison pour femmes tourne au fantasme de bonhomme!)
. Tous ceux qui incarnent la société corsetée et répressive sont caricaturés. Le comble, c'est que la passion irréductible entre Danièle et Gérard ne se ressent pas, pour la raison que Cayatte, tout à sa thèse, ne s'y intéresse pas en fait.
Un film bien maladroit.
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2024
un classique qui montre quand même que la différence d'âge en amour se pardonne bien plus facilement aujourd'hui quand la femme est plus âgée. dans l'autre sens, le scandale n'est pas loin.
la chanson d'Aznavour est magnifique.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 août 2012
Une bouse mélodramatique post soixante-huitarde, dans la lignée des âneries anti justice de Cayatte, au niveau zéro sur le plan cinématographique comme souvent chez ce Don Quichotte courant après un idéal conventionnel (et collectiviste ?). Actuellement, l'héroïne de l'histoire serait considérée comme une immonde pédophile et lapidée par ceux qui la défendaient alors au nom de "l'amour" et si c’était un homme avec une jeune fille, ils réclameraient sa tête !
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2018
Un film vraiment bien foutu. Sobriété extrême de la mise en scène renforçant la crédibilité et la tristesse de l'histoire, pas d'effet de style inutile. Le scénario ne s'éparpille pas et on monte crescendo en pression, la révolte aussi, l'esprit de mai 68 dans l'air en bonus. Annie Girardot au top tient presque a elle seule le film sur ses épaules, le gros point faible viendrait du physique de son amant, avec sa barbe et son mètre 95 il est aussi "mineur" que je suis ornithologue confirmé, n'ayant pas trouvé de photo du vrai gars, impossible de savoir si c'est un raté ou au contraire fidèle a l'histoire. Passé ce défaut il s'agit d'un très bon film dût au scénario sans concessions et à la justesse d'Annie Girardot.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2021
Mourir d'aimer est un film de société, genre dans lequel A. Cayatte s'était spécialisé d'une certaine manière.
Le film est d'ailleurs basé sur une histoire vraie, un fait de société encore très frais dans les esprits, une professeure de Marseille qui tombe amoureuse d'un élève et réciproquement. Après un plainte déposée par les parents, la machine à justice se met en route et va tout raser ou presque sur son passage. Ne connaissant pas l'histoire, le spectateur suppose néanmoins que l'issue sera fatale. Le film relate de façon sensible le combat mené par les deux protagonistes et on peut voir A. Girardot sous plusieurs angles, lorsqu'elle est au fond du trou ou au contraire lorsqu'elle a décidé de se battre.
Hervé Mercier
Hervé Mercier

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2023
L'acteur principal Bruno Pradal, est un colosse barbu de 21 ans au caractère bien trempé. Il est sensé incarner un mineur de 17 ans à protéger. On voit le parti prix du réalisateur. Aujourd'hui, le couple ne ferait pas deux lignes dans les journaux . Le scénario est trop dense, mais pauvre en sentiments. Belle plongée sociologique quand même dans une France qui n'existe plus.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2020
Dans Mourir d’aimer, André Cayatte s’inspire de l’affaire Gabrielle Russier, un fait divers réel intervenu dans la France post mai 68. L’encart en début de film « Toute ressemblance avec des personnages réels… » n’a pour valeur que de servir de protection pour le réalisateur vis-à-vis de possibles poursuites judiciaires. En cela, Mourir d’aimer est un film complexe dans son traitement car portant en 1971 sur un sujet très sensible et tabou. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/lumiere/lumiere2019/
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Tiré d’un fait divers qui avait ému la France des années 60, un mélodrame qui certainement ne pourrait prendre une telle ampleur aujourd’hui que la majorité a été ramenée à 18 ans, et c’est tant mieux ! Dans un ensemble qui ne brille pas par la subtilité, Annie Girardot toujours très professionnelle s’en sort mieux que Bruno Pradal peut-être un peu agé pour le rôle.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2021
Mourir d’aimer est un film qui convertit la révolte dont sont porteurs ses deux personnages principaux en une agilité de mise en scène, constamment tendue vers la réunion douloureuse et passionnée d’amants qui se déchaînent. Il s’alourdit certes de convictions idéologiques qui font de lui une œuvre engagée, militante et datée – en ce sens où il s’avère inséparable de son contexte politique – mais sait s’affranchir de tous ces passages obligés qui définissent le schéma actanciel du drame et banalisent tant d’intrigues de cinéma. Deux acteurs magnifiques donnent chair et crédibilité à ce couple maudit, directement inspiré du fait divers Gabrielle Russier dont le long métrage entend, de façon ironique et prudente, se dissocier par un carton en ouverture.
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 650 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2024
Mourir d'Aimer est un film d'André Cayatte sorti en 1971.
Ce drame shakespearien, inspiré par un fait divers réel, vaut surtout pour la puissance de jeu et d'interprétation d'Annie Girardot, absolument étourdissante dans le rôle de cette professeure qui tombe amoureuse de l'un de ses élèves (Bruno Pradal) et qui vivra cet amour jusqu'au bout. Ce film est intéressant en ce qu'il montre comment un tel fait de société pouvait être reçu à l'époque, là où aujourd'hui une telle affaire ne viendrait probablement plus défrayer la chronique. Ce film n'est pas exempt de défauts, souffrant d'une réalisation un peu trop classique pour une interprétation d'une telle ampleur, d'une voix off commentant l'action sans réel intérêt, et d'une fin qui part un peu dans tous les sens.
Ce drame est réussi jusqu'à un certain point, ayant surtout un intérêt en ce qu'il montre à quel point Annie Girardot était une immense actrice.
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