Il y a un côté loufoque et en même temps il y a un drame sous-jacent.... Les personnages s'entrecroisent et évoluent. Tout commence avec le départ des bonnes du couple.... Tout simplement!!!! Et l'histoire s'enchaîne avec des dialogues savoureux et des scènes formidables. Excellent film original et plein de quiproquos et des personnages multiples....
Un film gentiment délirant aux savoureux dialogues écrits par Prévert, dont la cultissime réplique "Moi j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre". L'ensemble est amusant sans être hilarant et laissera indifférent ceux qui s'attendent à une franche partie de rigolade.
Pour ma 1000ème critique (déjà, ça passe vite...), j'ai regardé un film de Marcel Carné pour me rappeller combien les dialogues de Prévert apportaient une dimension unique à ces vieux films français...rien à voir avec la médiocrité verbale d'aujourd'hui. Bien que ça ne soit pas pour moi le meilleur Carné, que je préfère dans le registre dramatique (Le jour se lève, Les enfants du paradis...), il faut constater qu'on s'amuse beaucoup à suivre les péripéties de ce petit village pendant une heure et demie. C'est bourré d'absurde de situation et les acteurs sont tous très bons : Louis Jouvet en Tartuffe, Michel Simon en écrivain et savant loufoque, Françoise Rosay qui veut se la jouer grande dame, Jean Pierre Aumont le laitier envahissant ou encore Jean Louis Barrault en tueur de tueurs.
Un film culte, signé du duo Carné/Prévert à qui l'on doit déjà de très grandes oeuvres tels que "les enfants du paradis" ou "le quai des brumes". Cette comédie fonctionne en particulier grâce à ses dialogues vraiment humouristiques comme le désormais culte dialogue entre Michel Simon et Louis Jouvet : (- C'est bizarre... - Qu'est-ce qui est bizarre ? - Pardon ? - Hé bien, vous regardiez votre couteau et vous avez dit "bizarre". - Moi j'ai dit "bizarre" ? - Oui vous avez dit "bizarre". - Comme c'est étrange... - Je vous assure que vous avez dit "bizarre" ! - J'ai dit "bizarre" ?... C'est bizarre... ) Et oui ! Prévert est un maître dialoguiste et ceci n'était qu'un petit exemple de rien du tout (et pourtant culte) de son talent. Dans drôle de drame, les personnages ont chacun une personnalité différente et farfelue, on peut se plaire à analyser le travail des comédiens qui les interprêtent, Louis Jouvet est en particulier bon à être écouté et regardé, on pourra alors mieux considérer ce film comme du théâtre filmé. Ce que je n'ai "pas trop" aimé dans le long métrage de Carné, c'est que le scénario est tellement grotesque (c'est le but en même temps) que je n'ai pas réussi à le cerner, à le pénétrer, à m'identifier ou me fixer à quelque chose ou quelqu'un, cela fait que je suis resté en spectateur ( Voyez vous ce que je veux dire ?). Cela est-il, je pense que j'ai trop pris le film dans les premiers degrés, vous serez avertis si vous le voyez prochainement! C'est un film que je reverrai bien, notamment pour la "partition" de Jacques Prévert. A voir.
"a force d'écrire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver". Il convient donc d'être prudent dans cette critique. Les films dont le ressort est le comique de situation se divisent en deux catégories: ceux que l'on revoit avec autant de plaisir à intervalle régulier, et ceux dont les effets sont épuisés en une vision. Drôle de drame appartient malheureusement à cette seconde catégorie. Au second passage, seul le talent de Jouvet et de Simon évite l'ennui.Les "gimmicks" perdent leur effet (bizarre, bizarre - Michel Simon et ses fleurs carnivores, etc.), et ce qui amusait paraît maintenant pesant. Reste un dialogue souvent brillant, un sens de l'absurde assez rare, dérivant sans doute du surréalisme, et l'absence de prétention de cet OVNI sans lendemain; commencera, après ce rodage du couple Carné-Prévert,la période du réalisme poétique. A consommer sans modération, mais une seule fois.
J'en suis le premier étonné, mais «Drôle de Drame» m'a conquis! L'ayant en effet partiellement visionné dans mon enfance je gardais le souvenir d'un humour poussiéreux, auto-satisfait et compassé. C'est tout le contraire! Carné et Prévert ne se prennent manifestement pas au sérieux (malgré le soin apporté à leur travail respectif) et confèrent aux situations absurdes et poétiques (la même poésie populaire qui fera la renommée du duo) une fraicheur étonnante! Ce film est tout simplement irrésistible... Bien sûr il n'est pas dit que «Drôle de Drame» résiste aux visionnages successifs, mais le nombre de ses qualités étant plus que conséquent il est aisé de comprendre son statut de classique du cinéma français d'avant-guerre et d'abonder dans ce sens. Les célèbres répliques font toujours mouche, les acteurs sont tous extraordinaires (même si certains cabotinent parfois trop), les décors sont marquants, les personnages attachants,... Et puis les séquences s'enchaînent à un rythme endiablé, la maîtrise de Carné est vraiment virtuose, tout comme les jeux de mots de Prévert! Il n'est pas étonnant que ce long métrage ait mis du temps à trouver son public, les dialogues ne sont pas seulement drôles, qui plus est d'un humour assez particulier, audacieux et élaboré, ils sont aussi caustiques et irrévérencieux (la morale petite-bourgeoise est gentiment épinglée, des institutions comme la police ou le clergé sont égratignés, des travers toujours d'actualité, comme la versatilité de la foule ou l'intérêt démesuré apporté à l'apparence sont mis en scène de façon amusante,...). Rien ne vieilli plus vite que l'humour : un film de plus de 70 ans toujours aussi drôle, c'est dire combien «Drôle de Drame» mérite ses lauriers! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Cette histoire rocambolesque tient de la comédie anglaise au charme un peu démodé. C’est très théâtral, avec des répliques célèbres (Moi j'ai dit "bizarre" ? - Oui vous avez dit "bizarre". - Comme c'est étrange...). Le film a vraiment vieilli et frôle parfois l'ennui dont on est sauvé par le seul talent de Jouvet et de Simon, même si parfois trop cabotins.
Le film de Carné a vraiment vieilli. Et si on se plaît toujours à écouter et voir le talent de Jouvet ("bizarre... vous avez dit bizarre"...), l'ensemble semble quelque peu daté. La comédie de boulevard tarde à se mettre en place et, à force d'hésiter entre absurde, farce, comédie policière, ne parvient pas à captiver l'attention et frôle parfois l'ennui.
Impossible pour moi de choisir un Carné ! Celui ci à son charme particulier: humour décalé, parfois incompris. Acteurs époustouflants. Il ne manque que mon idole, Arletty…… Je suis fan de tous les acteurs.
Trop daté, scénario trop alambiqué. Jeu d'acteurs trop théâtral. Le film m'a ennuyé et perdu. J'en attendais un film aux jeux et dialogues savoureux, n'en est resté dans ma tête qu'un film d'un autre temps qui n'a pas supporté les années.
Je sais que ce film est considéré comme un classique mais c'est vraiment du théâtre absurde, du grand n'importe quoi. On comprend son manque de succès à l'époque. Carné ou Prévert ont quand même fait beaucoup mieux que cette grosse farce. Culte ? "Bizarre, bizarre" en effet....
Une merveilleuse comédie de Marcel Carné, avec un scénario signé Jacques Prévert. En plus d'une réalisation irréprochable, le casting quant à lui, a été aussi exceptionnel avec le merveilleux" Louis Jouvet ", l'excellente" Françoise Rosay" l'inoubliable" Michel Simon " et l'extraordinaire" Jean-Louis Barrault ", l'ensemble est génialissime. PS: Adaptation de Jacques Prévert (scénario et des dialogues) du roman His First Offence de l'auteur britannique Joseph Storer Clouston, c'est dans cette comédie que l'on peut entendre la réplique culte de Louis Jouvet : « —Moi, j’ai dit bizarre… bizarre . Comme c’est étrange... Pourquoi aurais-je dit bizarre… bizarre… —Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit bizarre. —Moi, j’ai dit bizarre . Comme c'est bizarre... »
Le film évoque une comédie de boulevard assaisonnée à la sauce polar: les personnages sont soit ridicules, soit franchement dépassés par les événements, et la moindre tentative pour enrayer l'engrenage fatal ne fait qu'accélérer encore celui-ci. Quelques dialogues savoureux (et pas seulement le fameux... vous m'avez compris). Le style est vieillot et ampoulé, mais après tout, on n'est qu'aux prémices d'un cinéma parlant qui n'échappera pas tout de suite au théâtre. A voir.