Invraisemblable et pas bien drôle. Le scénario est tiré par les cheveux, les acteurs gesticulent et font des grimaces jusqu'à en être ridicules, l'humour est trop timoré (le moment le plus "drôle", quand le vieux revient dans sa maison squattée par la police), les dialogues n'ont rien d'exceptionnels et sont souvent impossible à comprendre du fait de la mauvaise qualité de la bande son.
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4,0
Publiée le 22 janvier 2025
Du canard à l'orange, du mimosas et une imagination dèbordante! D.D.D dit "Drôle de drame" (1937). Oui, c'est comme ça qu'on l'appelait le film de Marcel Carnè à l'èpoque, grand classique du cinèma français que l'on ne prèsente plus aujourd'hui! L'humour de Jacques Prèvert y fait merveille combinè avec l'absurde, consciencieusement èlaborè du roman anglais de Clouston qu'il adapte! Une sorte de comèdie policière qui se dèroule au pays du rosbif! Une loufoquerie d'avant guerre où Louis Jouvet en archevêque de Bedford, Michel Simon en botaniste très portè sur les mimosas, Françoise Rosay en èpouse Molyneux et Jean-Louis Barrault en terreur des abattoirs se donnent admirablement la rèplique! Et en parlant de rèplique, il y en a une de fameuse entre Jouvet et Simon : « Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c'est bizarre... » . Très insolite et surtout inoubliable...
Alors là, on tiens la description totale de la pure comédie irrévérencieuse, d'ailleurs tout le monde en prend pour son matricule ! Très vite, touts ce qui est " sacrée " est tailler en pièce et rendu cocasse à grand coup de dialogues et de bon mots comme Prévert et Carné raffolent et consacre dans ce Drôle de Drame, une quintessence de leur gout prononcé pour éreinter les conditions sociales et convenances hypocrites de façade ...
La distribution géniale œuvre également dans ce sens, Michel Simon, Françoise Rosay, Louis Jouvet, Jean-Louis Barrault et les autres s'en donnent à cœur joie !
Drôle de Drame porte son nom à ravir, il est mon second films de mon programme consacré à Marcel Carné, j'en suis à écrire ceci avec un petit sourire tant je sollicite de pareilles moments pour les trois autres étapes prévus.
Jacques Prévert au scénario, Drôle de drame est le second long-métrage de Marcel Carné. Irwin Molyneux est professeur de botanique mais aussi auteur de romans policiers sous le pseudo de Felix Chapel. Son cousin l’évêque de Bedford n’en apprécie pas le genre et surpris par l’absence de la femme d’Irwin lors d’un dîner, va accumuler les quiproquos jusqu’à s’imaginer que Chapel est derrière tout ça. Pleinement originale, Drôle de drame est une comédie à l’humour franchouillard français et à la délicatesse britannique. L’équipe du film se joue des mots pour créer des situations loufoques et inattendues. Véritable critique de la société, le film impose les faux-semblants et les mensonges dans chacun de ses personnages qui sont loin d’être innocents. Devenu culte avec le temps, le public de 1937 n’en appréciera pas cette vision d’eux-mêmes. Bizarre, bizarre, comme dirait Louis Jouvet devant Michel Simon D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
A l'origine, le scénario est celui d'un vaudeville classique tirant sans doute sur l'humour noir. Mais, au fur et à mesure que se développe l'intrigue, les rebondissements et les quiproquos hasardeux, typiquement théatraux, du vaudeville paraissent moins utiles à imprimer le rythme du récit qu'à exprimer l'anticonformisme de Prévert. Maître de l'absurde et proche du surréalisme, Prévert brode des péripéties abracadabrantes autour du meurtre présumé d'une épouse bourgeoise et de la clandestinité de son mari (Michel Simon), spécialiste de botanique mais surtout écrivain scandaleux de romans policiers. L'histoire progresse, de plus en plus loufoque et toujours plus improbable! Au passage, Jacques Prévert ridiculise comme il se doit la bourgeoisie, la police et le clergé, lequel est représenté par un évêque protestant chargé de famille, un puritain qui n'hésite pas cependant à se travestir en écossais (kilt et lunettes noires!) pour éliminer les traces de ses escapades coquines. Louis Jouvet compose ce personnage irrésistible avec la raideur et la dignité qu'on imagine. Chacun des comédiens, d'ailleurs, trouve dans cet effectivement drôle de drame - et c'est la qualité principale du film de Carné- un emploi tout en dérision et cabotinage.
Drôle de drame est un comédie des années 30 qui est plutôt sympathique. L'humour de situation marche plutôt bien, porté par des acteurs qui s'amusent et ça se voit. Le film bénéficie d'un casting parfait pour les années 30 : Louis Jouvet, Michel Simon, Jean-Louis Barrault, …. Après, il faut le reconnaître, la notoriété de ce film est essentiellement dû à la réplique culte prononcée par Louis Jouvet « Moi, j'ai dit bizarre ? Comme c'est bizarre ! », mais bon, ça se regarde avec plaisir.
Au repas :"Vous avez dit bizarre, bizarre... Comme c'est étrange !" Un peu plus loin, le repas continuant : "Vous avez dit bizarre, bizarre... Comme c'est bizarre !" Excellentissime Jouvet en pasteur qui va semer la zizanie chez son cousin en le rendant responsable d'un meurtre qui n'a jamais été commis ! Jouvet, le pasteur, inquisiteur en puissance, en kilt écossais et lunettes de soleil, un monument ! Simon, le botaniste, féru de mimosas, écrivain sous pseudo de romans policiers, un autre momument ! Les dialogues de Prévert au service de ces deux monstres font mouche ! Un très grand film de Carné, avec un Jean-Louis Barrault naissant ! A voir et à revoir !
Des situations drôles mais on sourit plus qu'on ne rit pendant le film. Cela ressemble a un vaudeville assez noir avec de belles répliques, la dernière partie est beaucoup plus délirante (les scènes ou Michel Simon est ivre sont marrantes). Tout le monde est manipulé la police, la foule et aussi les protagonistes principaux.
Porté par une ribambelle d’acteurs magistraux, avec en tête les géniaux Michel Simon et Louis Jouvet, Drôle de drame est une comédie loufoque endiablée, au scénario dense et aux rebondissements (très) nombreux. Originale dans son style, cette adaptation d’un roman britannique censée se dérouler intégralement en Angleterre fut tournée en français, en France, et avec des comédiens français. À sa sortie en 1937, le ton pince-sans-rire et british dérouta quelque peu le public. Aujourd’hui, ce classique de Marcel Carné, célèbre pour sa réplique « Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre » frappe par sa grande liberté de mise en scène, ses délicieux dialogues signés Jacques Prévert, et se laisse suivre avec un plaisir de chaque instant.
Un film dont j'attendais beaucoup et qui finalement est assez mou et peu drôle. Hormis quelques dialogues bien sentis on s'ennuit et l'interprétation laisse à désirer.
Une comédie très théâtrale, très écrite. On est dans de la comédie de boulevard qui enchaîne les punchlines et les bons mots sans temps morts. Les dialogues sont savoureux et les acteurs s’amusent autant que le spectateur.
Un peu à l’image de "Hôtel du Nord"," Drôle de drame" (autre film de Marcel Carné) est resté dans les mémoires de cinéphiles pour la fameuse réplique du "Bizarre, bizarre"… Et, comme pour "Hôtel du Nord", c’est faire bien peu de cas du film en lui-même qui a bien plus à offrir que cette seule réplique. Car, on oubli un peu vite que "Drôle de drame" est un film d’une incroyable modernité pour l’époque (il est sorti en 1937) qui manie l’humour le plus absurde avec un talent très anglo-saxon (il est vrai qu’il s’agit d’une adaptation d’un livre anglais, "His first offence"). Un ton très déconcertant pour un vieux film, qui explique, sûrement, le relatif échec du film lors de sa sortie en salles. Car, si les spectateurs de l’époque attendaient une sorte d’enquête policière, ils ont dû être surpris, "Drôle de drame" étant, avant tout, une grosse farce qui se moque des puissants (à commencer par l’Eglise) avec une pertinence aussi acerbe qu’avant-gardiste. Le film fourmille d’idées formidablement absurdes, telles que cette invraisemblable traduction des textes anglais en français sans passer par les sous-titres (un effet à découvrir !), les malheurs successifs du pauvre archevêque de Bedford (qui se voit bien puni de sa bigoterie hypocrite) ou encore le personnage génialement décalé du tueur. Le réalisateur Marcel Carné peut, également, compter sur les dialogues très réussis de Jacques Prévert, qui brillent par leur drôlerie, malgré un sens du gag parfois un peu trop vaudevillesque. L’influence théâtrale se ressent, également, au niveau de l’interprétation, parfois un peu surjoué… mais ce ton atypique participe au charme du film. Et puis, quel casting, de Michel Simon, monstrueux en romancier honteux aspirant à une vie de paisible épicurien à Françoise Rosnay, formidable en épouse loin des standards habituels de la femme soumise, en passant par Louis Jouvet qui campe un savoureux ecclésiastique inquisiteur (un rôle inhabituel pour l’acteur qui, pour une fois, est peu à son avantage), Jean-Pierre Aumont en amusant laitier amoureux ou encore l’extraordinaire Jean-Louis Barrault en tueur de bouchers atypique ! Les acteurs ont su se mettre au diapason du film et participe pleinement à l’originalité ambiante de l’entreprise… même s’ils n’évitent pas toujours les dérapages grandguignolesques (qu’on pardonne aisément). Plus gênants par contre, les quelques trous d’airs de la réalisation de Marcel Carné (qui aurait pu être plu efficace) ou encore le manque de renouvellement du scénario qui, par moment, tourne un peu en rond. Mais, une fois, encore, le ton résolument absurde de ce "Drôle de drame", à une époque où cela ne se faisait pas, et la qualité de l’interprétation suffit amplement à justifier la place du film au Panthéon des grands classiques de l’entre deux guerres. A redécouvrir… pour peu que les vieux films ne vous rebutent pas, bien évidemment !
Usant à l'envi des comiques théâtraux et d'humour noir, cette comédie loufoque conserve un rythme trépidant grâce à un récit où s'enchevêtrent péripéties, quiproquos, folles coïncidences sans cesser de railler ceux qu'il met en scène, tour à tour ridicules, pathétiques, hilarants. Finement écrits (voire cultes) les dialogues sont servis par de dynamiques comédiens menés par un inénarrable Louis Jouvet. S'appuyant sur la thématique du masque ou du déguisement, ce vaudeville grinçant oscille entre comédie de moeurs, parodie de film noir et enquête absurde dans une atmosphère sautillante refusant tout temps mort. Une folle dinguerie, une fort intelligente réflexion, un moment de rires savoureux!