Le Bal des maudits
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this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2019
Régulièrement cité par E. Dmytryck comme un de ses films préférés parmi ceux qu'il a réalisé, ce film survit encore aujourd'hui grâce à son affiche de rêve réunissant D. Martin, M. Clift et M. Brando, au sein d'un film choral retraçant le destin de trois jeunes garçons au coeur de la 2nde Guerre Mondiale. Pour autant, le film vaut-il un peu plus que ça ? Et bien de manière surprenante, oui. Dmytryck signe un film assez prenant, bien rythmé, ce qui fait que les plus de 2h40 de récit filent relativement vite, et on se prend presque à regretter qu'il ne soit pas un peu plus long (le réalisateur dû couper 1/2 heure, à la demande de la Fox). Le trio d'acteurs n'est jamais réuni au sein d'un même plan, et si Clift et Martin partagent quelques scènes, on alterne entre leurs péripéties. Le point de vue est intéressant, cette adaptation d'un best-seller se révèle plutôt pertinente, malgré quelques facilités dans les dialogues, et des situations pas toujours très originales. Pour autant, on passe un bon moment, les trois acteurs sont fabuleux, il y a quelques scènes remarquables, quelques scènes d'action qui ne lésinent pas sur les moyens non plus, et ça reste tendu d'un bout à l'autre, avec un vrai propos. Du bon cinéma classique en somme. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2015
Un film qui a pris un beau coup de vieux. Malgré les quelques images d'archives, cela manque d'action et la guerre est survolée côté allemand et américain. J'ai juste aimé la scène du capitaine qui demande une baïonnette. Le reste est lent, même si bien joué avec quelques images de Paris et quelques romances de l'époque, pas mal mais rien d'inoubliable. A voir pour les images d'archives et les véhicules de l'époque en noir et blanc, il ne faut rien attendre de plus.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2013
Edward Dmytryk adapte le roman d'Irwin Shaw et livre avec "Le Bal des maudits" une vision de la Seconde Guerre Mondiale assez réaliste et non manichéenne où le nazi peut avoir aussi bon fond que le juif engagé dans l'armée américaine. Les poltrons comme les courageux ont leur place dans le film où tous les moyens sont bons pour échapper (ou non) à l'horreur de la guerre et à ses atrocités. Le scénario n'épargne aucun côté et même si les nazis sont montrés comme plus cruels, l'armée américaine paraît loin d'être reluisante. Les personnages sont d'ailleurs très bien écrits et leur évolution est la plus grande qualité du film. Marlon Brando campe avec conviction (même si le blond lui va très mal) un lieutenant nazi aux idéaux que la guerre change et Dean Martin joue très bien le poltron qui finit par prendre son courage à deux mains mais c'est surtout Montgomery Clift qui marque par son interprétation d'un frêle engagé juif qui se bat avec l'armée avant même de se battre sur le terrain pour s'imposer.
Mosse.
Mosse.

109 abonnés 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2010
Elle aurait pu être intéressante, cette vision de la guerre des deux côtés avec un trio d'acteurs talentueux ( Brando, Clift, Martin ), mais là... ça passe mal ! Trop long, trop lent, manque de structure et d'explications, on ne comprend pas bien le but du film... Oui il y a la prise de conscience de Brando et le final qui est assez excellent, mais le film dans son entierté est dur à supporter...
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2007
Superproduction portant la marque de la Fox, "Le Bal Des Maudits" ("The Young Lions") est aujourd'hui devenu un grand classique. Il faut dire qu'avec un trio d'interprètes tels que Marlon Brando, Montgomery Clift et Dean Martin (ajoutez Lee Van Cleef en second rôles parmi d'autres) ainsi que l'ambition marquée dès le départ et avouez que ce film avait tout pour plaire. Technicien estimé, Dmytryk se collait à la mise en scène de l'adaptation du célèbre roman, ici immense fresque historico-dramatique couvrant l'ensemble de la seconde guerre mondiale. Tout est parfaitement structuré : le scénario (notamment au niveau du développement et de la progression de l'intrigue) est absolument remarquable, équilibrant parfaitement les rôles de ces protagonistes meurtris par l'apocalypse s'élevant sur le monde. La réalisation est propre, s'appuyant sur des cadrages efficaces et un découpage des actions maîtrisé. Brando est excellent, impose sa présence animale pour donner un certain relief à son rôle, plus ambigü et intéressant qu'il ne semble au premier abord (d'ailleurs le seul dans ce cas). Maintenant, demandons-nous ce que l'oeuvre apporte ou tout simplement, de quelle originalité fait-elle preuve ? Pas grand-chose tant les lieux communs s'avèrent nombreux et que le sentimentalisme mélo-tire-larmes occupe une place importante. L'aspect psychologique est trop souvent désuet et l'on en vient à penser que "Le Bal Des Maudits" manque cruellement de relief, ne parvient pas à décoller, s'enfonce dans le terne. Ajoutez à cela une qualité technique douteuse (attention les raccords !) ou une faible crédibilité des situations (la faute notamment à la langue employée) et vous obtenez un résultat qui, aussi plaisant qu'il soit ne parvient ni à sortir du calibré, ni à donner une quelconque épaisseur à l'ensemble. Parfois excitant, trop souvent laborieux, voici un film ne justifiant pas ses attentes initiales.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
J'ai beaucoup aimé ce film. Bien plus qu'un banal film de guerre, il dépeint avec beaucoup d'intelligence et de puissance trois destins durant la seconde guerre mondiale, trois destions qui ne se croiseront que lors du dénouement. Avec une habileté sans pareil, Dmytrik donne une force et une intensité incroyable à ses personnages, sans nn plus oublier le coté spectaculaire de certaines scènes, ni de dénoncer de nombreuses horreurs provoquées par la guerre. A noter enfin la brillante interprétation de Marlon Brando, Montgomery Clift et Dean Martin. Un film important.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 juin 2009
Oulala, que c'est beau ! Que je suis ému par tous ces personnages ! Un Allemand blond, baraqué et avec des principes solides, alias Marlon Brando, qui se rend compte que le nazisme, qu'est-ce que c'est mal finalement, bouh ! A côté, le juif timide, limite asocial, qui devient un mec, un vrai, avec de grosses couilles, au point de donner des ordres et de mettre des corrections à des mecs qui ont une tête de plus que lui. Pour compléter, l'artiste, une sorte de planqué qui comprend que, quand même, faut se battre pour sa nation, et qu'en plus, s'il le fait, sa femme lui fera peut-être une petite gâterie pour le récompenser. C'est quoi ces conneries ? C'est quoi cette vision enjolivée des relations humaines ? C'est quoi tout ce gnangnan abjecte ? Et il faut supporter cette merde pendant 2h20 ? Cette vision hollywoodienne grand-public de la guerre me fait doucement marrer. Tout sonne faux. Et pourtant force est de reconnaître la bonne volonté de ceux qui ont pondu ce caca, notamment de montrer l'adhésion incomplète des soldats allemands à l'idéologie nazie (en fait c'était même parfois de la méconnaisse, comme avec Rommel qui s'en souciait nullement). Heureusement que les bons films sur la Seconde Guerre mondiale sont légion, à commencer par "Le pianiste".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2007
Ce film est très beau. Pour les jeunes comme moi et qui aiment l'action je leur dirai ceci: voici un film où même sans trop d'action on s'immerge à fond, il devient alors parfait sans aucune carence en quoi que ce soit! Vraiment on ne s'ennuie pas . Sincèrement!
Marlon Brando est vraiment génial dans son rôle de victime où il se rend compte de la bêtise humaine ( à rapprocher pour cela de la poursuite impitoyable).
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2016
Un goût d'ancien mais quel brio de retrouver Dean Martin, Monty et Marlon. Sans effet spectaculaire tout est dit, dans la nuance et c'est très très bien réalisé.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2012
Il est toujours délicat d'évoquer Edward Dmytryk dont certains films dénoncent pourtant clairement l'oppression de l'homme sur ses congénères par le biais des régimes politiques autoritaires. D'obédience communiste et compagnon de route du parti pendant un an (de 1944 à 1945), Dmytryk comme Kazan choisira l'infamie pour retrouver le droit de travailler à Hollywood en dénonçant certains de ses amis du métier. Cette tâche indélébile ternira forcément l'image de l'homme et la crédibilité de son propos. Il faut malgré tout faire l'effort d'analyser l'œuvre pour ce qu'elle est réellement et non à travers le seul prisme du parcours chaotique de son créateur.
Par le destin de trois "Jeunes lions" comme est intitulé le roman d'Irwin Shaw dont est inspiré le film, Dmytryk montre toute l'absurdité de la guerre et son impact sur les âmes humaines, même celle les plus rompues à l'esprit du combat ou convaincues de la justesse de leur engagement
S'il se veut une charge contre la guerre, le film tente plus ou moins adroitement de mélanger romance et messages politiques et sociaux comme de coutume à Hollywood où il est de bon ton d'édulcorer le propos des scénarios dans le but de s'adresser au plus grand nombre. S'il se plie aux canons imposés, Dmytryk n'en balaie pas moins tous les comportements humains rencontrés en période de conflit, la fraternité possible entre civils et occupants, l'abus de pouvoir des sous-officiers, l'héroïsme des sans-grades, les tentatives des puissants pour échapper à la conscription, l'amour qui parvient à se frayer un chemin par-delà les horreurs de la guerre ou encore le cynisme des édiles retournant leur veste à la fin des hostilités. Mais au sein de cette évocation multiple, le réalisateur a surtout à cœur de démontrer que la guerre est un formidable révélateur pour l'être humain qui quoiqu'il arrive se trouve transformé par cette terrible épreuve. Pour illustrer son ambitieuse évocation, Dmytryk a la chance d'avoir à sa disposition un trio de choc avec à sa tête un Marlon Brando magistral. Dean Martin de son côté assure dans le rôle du crooner cherchant à échapper à cette pénible corvée qui finit par découvrir sa part d'humanité. De son côté Montgomery Clift encore sous le choc de son accident du 12 mai 1956 en plein tournage de "L'arbre de vie" déjà avec Dmytryk retrouve le réalisateur qui semble vouloir lui remettre le pied à l'étrier. Comme pour conjurer le sort, Dmytryk offre au comédien presque désincarné une scène d'anthologie quasi remake de son fait d'armes dans "Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zinneman (1953) où jeune boxeur prometteur il rossait l'affreux sergent "Fatso" (Ernest Borgnine) archétype du sous-off sadique et violent. Cet enchaînement de combats peu crédible tant Clift paraît chétif, permet à Dmytryk de dénoncer au passage l'antisémitisme qui gangrène son propre pays et pas seulement l'Allemagne nazie. Il faut se rappeler que le 19 juin 1953 soit seulement cinq ans avant la sortie du film , Julius et Ethel Rosenberg étaient électrocutés à la prison de Sing Sing. Mais la véritable trouvaille du film est la prestation de Maximilien Schell en officier nazi rempli de certitudes jusqu'à l'absurde à qui Dmytryk offrira une fin pour le moins troublante. Cloué sur un lit d'hôpital, le visage défiguré, complètement enturbanné comme l'homme invisible, l'officier dupera son lieutenant pour obtenir une baïonnette destinée à abréger les souffrances de son voisin d'hôpital qu'il se destine en réalité à lui-même, se refusant aux épreuves qui l'attendent après la chute d'Hitler. Si le film accumule les enchaînements téléphonés ou les scènes un peu convenues, il est toujours parfaitement sincère et jamais manichéen, qualités plutôt rares à l'époque. En sus de son quatuor majeur , Dmytryk nous régale de la présence de la très accorte Britt May dont la sensualité féline déborde de l'écran et qui apporte un peu de réconfort à la gent masculine dans ce sombre tableau. Au final , le film qui avait été vilipendé à l'époque par la critique, mérite sans doute d'être réhabilité.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2014
Fresque autour de la seconde guerre mondiale où l'on va suivre le destin de trois hommes, un Allemand et deux Américains. C'est surtout leurs évolution et leurs idéologie que l'on va suivre, on est transporté entre USA, Afrique, Allemagne ou encore France. C'est vraiment bien fait, la narration est toujours fluide et le récit se suit très bien. Le film est long mais jamais lent, c'est surtout captivant grâce entre autre à un scénario très bien écrit et assez complexe. Comme c'est parfois le cas avec les films de guerres (surtout à l'époque de celui ci et particulièrement aux États-Unis), on évite ici d'être manichéen et de montrer les Américains en grand héros sans failles. Les personnages sont bien écrits et sont tous intéréssant. Ce n'est pas la guerre en elle-même que nous montre le Bal Des Maudits, il n'y aura pas de scènes chocs, mais comment trois hommes d'apparence quelconque vont la vivre. Les décors sont souvent bien fait et le film tient aussi grâce à l'interprétation des ces 3 acteurs principaux et plus particulièrement Montgomery Clift au jeu très intériorisé. Marlon Brando exagère parfois mais arrive à être crédible dans le rôle d'un Allemand. Un bonne surprise, un bon film de guerre intéréssant et captivant.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2015
Certes ce film est ancien et s'il dénonce un certain nombre de choses, il n'en demeure pas moins lent, décousu et ponctué de facilités de mise en scène et de clichés.
Antn D
Antn D

13 abonnés 67 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mars 2011
On ne passe pas loin de la catastrophe cinématographique absolue avec The young lions. Que ce soit par la piètre qualité du jeu des acteurs, les absurdités historiques qui parsèment le film, la lenteur du rythme, la nullité totale des dialogues, la lourdeur de l'approche morale, la faiblesse du scénario, les faux raccords, ou le montage hasardeux, le travail de Dmytryk se distingue comme l'un des plus médiocres dans le genre. Autre raison (et oui, il y en a toujours une autre) de haïr ce film sans réserve: The young lions donne au genre du film choral ses lettres de noblesse, en en révélant immédiatement tous les travers, notamment la paresse dans l'écriture. Même la présence parfois fascinante de Brando ne parvient pas à sortir Dmytryk du bourbier. Et que dire de Dean Martin, et surtout de Montgomery Clift, habituellement si inspiré! Mais c'est surtout la volonté du réalisateur de traiter exhaustivement tous les aspects de la Seconde Guerre Mondiale qui rend le film totalement étouffant, voire monstrueux: nationalisme allemand, opérations commandos, motivations psychologiques des soldats et des officiers, mutilations, bombardements des grandes villes allemandes, implication de l'arrière, importance des paras, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, justification de Eischmann, collaboration horizontale... N'en jetez plus, la coupe est pleine.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 octobre 2018
Le jeu affecté et contorsionné de Marlon Brando qui prétendait à chaque scène nous faire croire qu'il se mettait dans la peau du personnage ne passe plus aujourd’hui. Dans le film d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits 1958) c'est encore pire que dans Sur les quais (Kazan 54) : on ne croit pas une seconde à son rôle de soldat allemand de 1938 plus ou moins pro-nazi et plus où moins tourmenté par une sorte de pacifisme immature. Entièrement dans le plus-ou-moins, Brando n'est jamais net : il fait les yeux doux à tout le monde, fait suinter sa voix douceureuse ( voix catastrophique comme on le voit maintenant VO, indispensable) et croit qu'avec ses insignes de lieutenants de taille trois fois supérieurs aux insignes réels de la Wehrmacht (comme il les a demandés), il va séduire tout le monde : touriste américaine, officiers, soldats, Françaises qui se mettent très complaisamment à la disposition de l'ennemi. Mais cette drague générale répugne au spectateur.
C'est une petite critique par rapport aux suivantes : Dean Martin "joue" ridiculement un chanteur couard qui refuse de s'engager. Quand Minnelli cadrait Dean Martin au maximum comme partenaire de jeu de Sinatra dans Some Came Running (58 aussi), ça passait. Ici, laissé à lui-même, il est dérisoire : on rit à peine de ses mimiques ; on est gêné par son incompétence.
C'est encore plus grave avec Montgomery Clift; il a toujours été le pire élève de l'Actor's Studio. Ses œillades exagérées, ses contorsions, sa démarche voûtée veulent imiter l'emplyé puis le soldat en proie à l'antisémitisme. C'est totalement caricatural.
Ajoutons à ces terribles performances un scénario sans queue ni tête de trois heures (!!) comportant deux histoires indépendantes (du côté américain et du côté allemand), des séquences sans rapport les unes avec les autres, coupées et montée au hasard, une musique lourdingue, un filmage éléphantesque, des erreurs techniques et historiques nombreuses (des résistants français arrêtent les Allemands en 1940 !!, le bocage normand traversé de canaux, juin 44 comme une promenade) et surtout l'usage aberrant de la langue anglaise (les Allemands et les Français parlent un anglais parfait entre eux), vous aurez un des pires navets d'Hollywood version années 50. A éviter s'il passe à la Télévision.
(NB : on peut sauver de justesse Hope Lange, comédienne parfaite célèbre aux USA pour sa beauté émouvante son rôle dans Peyton Place)
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2024
On constate surtout les similarités du film avec un chef d'oeuvre, et pas des moindres, "Tant qu'il y aura des Hommes" (1952) de Fred Zinnemann dans lequel était d'ailleurs Monty Clift dans un rôle tout aussi proche. Le film de Dmytryk souffre un peu de la comparaison, le fait qu'il soit le suivant, le personnage joué pat Monty Clift, et forcément l'effet Histoire Vraie de Pearl Harbor notamment. Les deux personnages américains montrent deux facettes de l'Amérique, Noah jeune juif frêle ans le sou qui s'engage sans doute plus par besoin matériel que par idéologie, et Michael showman flambeur et séducteur qui va finalement s'engager par amitié. Le plus intéressant reste de loin l'allemand Christian, plein d'empathie malgré ses sympathies nazies, qui semble aveugle aux horreurs commises au nom de son idéologie et qui se réveille très doucement comme après un mauvais sommeil. Le film pêche surtout par un manque de rythme qui est dû avant tout à un récit qui s'intéresse plus aux romances qu'au fond contextuel. On aurait aimé moins de romance et plus d'une guerre où les hommes changent et se métamorphosent.
Site : Selenie.fr
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