La Rue rouge
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Theo
Theo

43 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
"La Rue rouge" (Scarlet Street), réalisé par Fritz Lang en 1945, est un film noir américain qui plonge le spectateur dans une histoire de tromperie, de passion et de désillusion. Le film, une adaptation du roman de Georges de La Fouchardière et un remake du film "La Chienne" de Jean Renoir, se démarque par sa narration complexe et son exploration des thèmes de l'obsession et de la trahison.

spoiler: L'intrigue tourne autour de Christopher Cross (Edward G. Robinson), un caissier et peintre amateur, pris dans un triangle amoureux toxique avec Kitty (Joan Bennett) et son amant Johnny (Dan Duryea).
Le film brille par ses performances, en particulier celle de Robinson, qui incarne avec brio la vulnérabilité et la naïveté de Chris. Bennett, quant à elle, est captivante dans son rôle de femme fatale.

Le scénario de Dudley Nichols, bien que captivant, présente certaines longueurs qui auraient pu être écourtées pour maintenir un rythme plus soutenu. Cependant, le film compense par sa direction artistique impeccable. La photographie en noir et blanc de Milton Krasner ajoute une profondeur émotionnelle, soulignant les thèmes de l'ombre et de la lumière tant au sens littéral que figuré.

La musique de Hans J. Salter enveloppe l'histoire d'une atmosphère mélancolique, renforçant l'impact émotionnel des scènes clés. En outre, les éléments de décor et les costumes, supervisés par Travis Banton, sont remarquablement fidèles à l'époque, contribuant à l'authenticité du film.

Comparé à "La Chienne" de Renoir, "La Rue rouge" se distingue par son approche plus sombre et plus nuancée de la psychologie de ses personnages. Lang, fidèle à son style, intègre des thèmes de culpabilité et de fatalité, explorant les abysses de l'âme humaine.

En conclusion, "La Rue rouge" est un film qui mérite d'être regardé pour ses qualités cinématographiques et ses performances, bien qu'il présente quelques faiblesses dans sa structure narrative. C'est une œuvre emblématique du film noir, qui reste pertinente par sa représentation de l'illusion et de la désillusion, un thème universel et intemporel.
jerome s.
jerome s.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2023
Malgré un scénario très présent, ce dernier reste très prenant. Le couple antagoniste en devient extrêmement détestable et tout se joue sur la chute tragique d'un homme qui pouvait tout réussir grâce à ses peintures. Cette homme se voue un amour auprès d'une femme qui le manipule pour ses peintures. Fou de rage après avoir vue un amant auprès d'elle il l'a tue. Ce seul meurtre le dévastera et le poussera a errer dans une ville qui l'ignore. Il devient "l'homme seul" de ses peintures.
Bien que l'âge du film peut en rebuter, il reste néanmoins très prenant dans son histoire. Son genre de film noir tragique l'aide pas mal à créer chez le spectateur un coté divertissant qui permet une plus grande facilité à rentré dans l'histoire.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2023
Je vais vous dire deux choses les mecs, deux. Lesquelles donneront envie à qui les lira de m'arracher les poils du cul jusqu'au dernier pour en faire un pagne : j'ai d'abord nettement préféré cette "Rue rouge" au film dont il est le remake (à savoir, "La chienne" de Renoir") et je l'ai surtout nettement préféré à "La femme au portrait". Et ouais, hein que ça vous la coupe ? Oui, j'ai clairement eu un intérêt, extrêmement voyeur j'en conviens, à suivre la déchéance de cet homme qui, mort d'amour pour une femme vénale et sans scrupules (et soutenue par un petit ami méprisable), se fait manipuler jusqu'à l'os, ainsi que maltraîter (à l'image de la courte scène du spoiler: vernissage des ongles de pied
, on a toujours peine à croire qu'un être humain puisse tomber aussi bas par amour) par cette dernière. A tel point que, même lorsque qu'il sera débarassé de ceux qui lui ont voulu et fait tant de mal, Lang ne manquera pas l'occasion de lui coller sur le dos une culpabilité insupportable qui le rongera jusqu'à son dernier souffle. Cette fois-ci, tout fonctonne. L'histoire ne perd jamais de son intérêt. Il y a des seconds rôles forts et le duo Robinson/Benett plus complémentaire. Cette dernière étant beaucoup plus crédible dans ce rôle même si, il faut bien le dire, on reste quand même un net cran en-dessous de ce que Gloria Graheme avait été capable d'offrir dans "Règlements de comptes".
Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2022
Chris est un petit caissier en banque, qui peint à ses heures perdues. Prisonnier d'un mariage infect, il tombe sous le charme d'une jeune demoiselle qu'il vient de sauver d'une agression. Mais évidemment, rien n'est aussi rose que prévu ! Fritz Lang reprend le trio d'acteur de "The Woman in the Window". Avec en tête Edward G. Robinson, excellent dans ce protagoniste dépressif, trop gentil, et écrasé par tous. Alors qu'il aurait pu facilement être une tête à claque ou une andouille, l'acteur injecte dans le personnage une certaine bonhommie qui le rend attachant. Il faut voir Robinson faire la vaisselle et porter un tablier à fleurs ! Une séquence qui fait sourire aujourd'hui, mais qui était assez osée en 1945... A côté, la mise en scène est efficace, s'appuyant sur un scénario riche en rebondissements. En effet, celui-ci ne prend pas son spectateur pour une truffe. La manipulation initiale, repérable à trois kilomètres, n'est que le début d'un jeu de dupes où tout le monde cherche à s'entuber. Un ensemble assez noir, et qui sera d'ailleurs interdit par plusieurs censures locales aux USA. spoiler: Il faut dire que le film se termine par une étrange fin, mêlant cynisme relatif sur le système judiciaire, et grande morale.
Xolla
Xolla

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2022
La Rue rouge est une histoire de manipulation et de mensonges.
Succédant à La Femme au portrait, le même pessimisme et les thématiques de la morale et du meurtre s'y retrouve ; mais La Rue rouge accentue ici sur le thème de la culpabilité et en est encore plus sombre.
On le ressent d'autant plus à la fin du film, qui plonge le spectateur dans un pessimisme profond, typique de Fritz Lang. Cette conclusion, tirant sur l'expressionnisme, était d'autant plus intéressante et créative que son prédécesseur.

Le thème de l'art est aussi abordé, et en tant qu'amateur, j'ai été touché par les difficultés traversées par le protagoniste vis-à-vis de ses peintures.

Malgré une histoire intéressante, le talent des acteurs et une écriture et une mise en scène que j'aime chez Lang, j'ai tout de même préféré son précédent long-métrage, La Rue rouge m'ayant paru moins rythmé, éparpillé par moments et aux personnages moins convaincants, malgré leur immoralité faisant le nœud de l'intrigue.

En bref, La Rue rouge est un film noir pessimiste qui aborde des thèmes intéressants, mais qui m'a moins marqué que son prédécesseur.
Apleupleu
Apleupleu

10 abonnés 54 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2021
Sur la même histoire de la belle abusant du pigeon ,il y a beaucoup mieux, ici c'est beaucoup trop facile et on a du mal y croire .la relation amoureuse du profiteur et de la belle n'est pas credible idem pour le pigeon et la belle.Tres decevant .
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2019
Film noir qui entretient une certaine filiation avec "la Femme au portrait" du même réalisateur car il possède également les trois principaux interprètes que sont les excellents Edward G.Robinson, Dan Duryea et Joan Bennett, "la rue rouge" est une oeuvre bien passionnante à suivre grâce aussi à la qualité de réalisation de Fritz Lang qui aura su créer une atmosphère onirique et aussi pour son scénario qui est particulièrement bien ciseler. Un oeuvre vraiment très marquante et qui n'est d'ailleurs pas loin d'être un chef-d'oeuvre du genre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2019
C'est très bien comme ça, il n'y pas plus film classique basé sur une histoire de humble caissier peintre sans histoire rencontrant une rencontre quelconque de femme fatale sur le trottoir défini par le hasard d'une intrigue intéressante. Attirant l'attention par sa condition, la manipulation s'amuse avec un engrenage infernal jusqu'au dépouillement de sa pauvre pathétique personne, c'est ahurissant. Les amants terribles escrocs font pas ménage dans la dentelle, entre en scène le mac, la prostitutué et le pigeon, ce sera plus bête qui s'en tira en condamnant l'innocent bad boy. Un scénario finalement immoral et une conscience dans l'âme tourmentée laissant la rue désignée marquée noir sur blanc au rouge.
Cinéphiles 44

1 692 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2019
« La Rue Rouge » est un remake du film « La Chienne » réalisé par Jean Renoir en 1931. Bien que le cinéaste n’en apprécie pas le résultat, ce long-métrage de Fritz Lang réalisé en 1947 se veut plus expressionniste que l’œuvre française. Nous sommes dans les rues de Greenwich Village et Christopher, un caissier et peintre amateur d’un certain âge, tombe amoureux de la belle Kitty. Pensant qu’il est riche, elle décide de le séduire pour lui soutirer de l’argent avec son amant Johnny. L’endetté va alors payer un appartement à la belle, en cachant cette relation à sa propre femme. Si le film devait initialement s’intituler « The Bitch », il n’en reste pas moins très noir. Fritz Lang nous dévoile la cruauté des sentiments et les tragédies qui peuvent en découler. Entre manipulations et fausses passions, « La Rue Rouge » donne une vision peu chaleureuse de l’être humain et ce, jusqu’à sa malheureuse conclusion. Le pessimisme et le mensonge ont rarement été aussi bien montrés.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
P.  de Melun
P. de Melun

81 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2018
Mise à part une image pas toujours très nette, une version en VO et un registre scénaristique ultra-classique, « La rue Rouge » est un bon film à la mise en scène efficace. Edward G. Robinson est pathétique en amoureux transi qui va être entraîné jusqu’à la folie par cette belle manipulatrice appâtée par l’argent. L’histoire est donc plutôt ordinaire mais suscite de la compassion pour cet homme qui descend progressivement en enfer par amour. L’argent, la culpabilité sont les thèmes centraux, chers à Fritz Lang qui profitent de l’occasion pour égratigner le milieu des arts et des cotations forcément subjectives.
Eselce

1 627 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2018
Le scénario est déjà très bon, le final est grandiose ! J'aime beaucoup le jeu de tous les acteurs, surtout Johnny sur le final. La mise en scène est remarquable, l'idée du pic à glace, ça ne vous rappellerait pas un film avec Sharon Stone ? Excellent en tout point !
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2017
Folle amoureuse et pathétiquement servile de son séduisant souteneur, macho et brutal, une jeune et belle actrice au chômage suit ses conseils et séduit un caissier d’entreprise, quinquagénaire, en demande d’affection, timide et tyrannisé par une épouse imbuvable. La jeune fille le prend pour un riche artiste tandis que lui, juste peintre du dimanche, confirme le mensonge pour pitoyablement espérer lui plaire un peu. Il lui peint plein de toiles que lui dérobe le couple infernal pour les revendre à un célèbre galeriste très intéressé, tandis qu’il commence à voler dans la caisse de la boite qu’il est censé gérer pour entretenir son illusoire Circé.
Tel est le décor de départ de ce sombre et dramatique vaudeville de 1945, remake américain de La chienne, de Jean Renoir de 1931. Le basculement dans la schizophrénie et la totale immoralité, chers à Fritz Lang, bien que choquant il y a 70 ans, rajoutera sa marque dans ce thriller passionnel, poignant, où les personnages et les enjeux perpétuellement évolutifs se noient inexorablement au pays des larmes et des amours traitres, cruels et illusoires.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2017
Quelle fin cynique et tragique. Quel retournement de situation. On dirait du Chaplin cette dernière scène.... pour le reste j'avais commencé ma critique en comparant avec Hitchcock pour le suspense que l'on voit grandir où l'art du cinéaste est de préparer chaque scène comme un coup de massue supplémentaire qui va achever la victime, mais en se dirigeant vers la fin, le film devient cruel et la machination qu'on croyait du fait du voyou change de camp.
Le film gagne alors son rang de film noir exceptionnel. Superbe.
Vincent D
Vincent D

7 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2016
la rue rouge est un remake mois bon que la chienne véritable chef d'œuvre de Renoir et fritz Lang a fait des films à la mise en scène beaucoup beaucoup plus marquante
Néanmoins sans être un chef d'œuvre, cela reste un bon film grâce au casting réussi et au scénario s'inscrivant dans une veine réaliste et assez noire
Yetcha

1 093 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2016
Un remake de "La chienne" de Renoir, Land nous donne là une leçon de cinéma, des plans dingues, un jeu d'éclairages comme il sait si bien le faire, une histoire dramatique. Seuls bémol, du studio, que du studio, contrairement au Renoir de 1931, et un manque d'ambition quant au remake qui reprend quasiment scène par scène l'original. Mais tellement maîtrisé, que c'est un bonheur à regarder.
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