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Guillaume M.
3 abonnés
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4,0
Publiée le 22 juillet 2025
Fan de la première heure de Lino, je n’avais jamais vu ce film. Il est très plaisant et l’histoire se regarde avec plaisir. C’est vivant, drôle parfois et mélancolique. L’actrice canadienne est formidable . Foncez si vous aimez les films français d’époque
encore pas mal pour un film de cet age là. la barbe va très bien a Alain Delon. par contre il traine un peu en longueur au point que je commençais à me demander quand ca allait bien finir.
Du film d'aventures, on a plutôt l'image du film type Indiana Jones, avec son MacGuffin, son exotisme, un soupçon de machisme décomplexé, et une bonne dose d'action donnant la sensation d'un grand huit où l'on ressort sur les rotules et dépaysé.
Les Aventuriers, ce n'est pas ce type d'aventure. Certes, il y a le dépaysement, notamment la partie qui se déroule en Afrique, et le Fort Boyard est un décor fabuleux pour le cinéma. Mais c'est surtout de l'aventure à l'ancienne, c'est-à-dire que les personnages comptent plus que l'action et les péripéties.
Les Aventuriers, c'est une belle histoire de poésie et de romantisme tragique typiquement ancrée dans les années 60. On y suit trois amis marginaux et rêveurs voir leurs aspirations profondes s'effondrer, partir à la recherche d'un trésor dans les mers du Congo. Mais, encore une fois, le rêve ne tournera pas en leur faveur. À travers ce pitch, c'est toute une époque qui est évoquée : celle de l'utopie des années 60, où tout est insouciant et où tout est possible, mais qui finit par se briser.
C'est la sensibilité de ce trouple d'amis dans ce contexte qui rend le film touchant. Nous sommes bien sûr dans un film d'aventures, et il offre ce qu'il faut de dépaysement et d'action. Que ce soit dans l'univers de la ferraille et du véhicule à sensations, ou dans les mers africaines, en passant par le sud de la France et le Fort Boyard laissé à l'abandon, le film est un pur spectacle en Cinémascope. Les Aventuriers ose les ruptures de ton pour se diriger vers le mélancolique, la légèreté et le drame, pour s'achever avec une superbe fusillade dans le Fort Boyard laissé à son triste sort, où la nature reprend ses droits.
Difficile de ne pas mentionner la musique du grand François de Roubaix. Le thème sifflé est parfaitement en adéquation avec les personnages : fragiles, sensibles et rêveurs.
Quant à la mise en scène, elle est typique des années 60. À la fois classique et moderne, mêlant les influences de la Nouvelle Vague avec ses trips visuels, son montage elliptique émotionnel, et son grand spectacle inspiré du cinéma hollywoodien. Un film-somme qui cherche à toucher autant qu'à divertir.
Pour le résumer rapidement : c'est un film d'aventures touchant et sensible.
Emballée ! d'abord c'est la fin des années 60, ce sont mes années, ma nostalgie d'enfance, on sent que la période était plus sereine, tellement de problèmes actuels qui n'existaient pas , c'est incroyable ! Ensuite il y a mes deux chouchous : Delon et Ventura, quelles merveilles ! quel plaisir de les regarder ! et la belle et solaire Johana Shimkus (que je ne connaissais pas), magnifique de liberté et d'aisance, je ne savais d'ailleurs pas qu'en 1967 les femmes étaient aussi libres !!! et pas de scène de sexe à la con avec le passage obligé de la fille qui enlève son pull ou ces léchouilles en gros plan avec le bruit qui va avec...en ces années-là, on savait filmer correctement, avec pudeur... histoire très sympa et rocambolesque, personnages attachants comme on les aime... un voyage au pays des illusions "perdues"
Ce film paraît super ennuyant au début, avec aucun fil conducteur, des scènes entrecoupées, des personnages heureux de vivre, etc. Mais il devient plus intéressant vers le milieu et jusqu'à la fin car il se passe beaucoup de choses. Et après coup, on peut se rendre compte que le début sans histoire est certainement voulu car les personnages étaient heureux mais la quête de la richesse a tout chamboulé et les a conduit de plus en plus dans le malheur ! Ce n'est pas le film du siècle, mais il vaut quand-même la peine d'être vu et vous rappellera que l'argent ne fait pas le bonheur !
Un film mauvais, l’histoire est aléatoire, la compréhension est difficile un bon film pour les années 70 mais un mauvais pour 2024.Le seul point positif du film c’est la fin qui se termine surspoiler: fort boyard avec un combat d’arme à feu .Les acteurs sont bien mais le scénario est ennuyeux
Une BO magistrale signée François de Roubaix qui vient servir un film mené par un duo d'acteurs Delon-Ventura au sommet ! Une vraie ambiance singulière, assez mystérieuse, qui soulève plusieurs questions morales et existentielles
Avec cette pleiade d'acteurs de premier plan,aucune video existante,c'est inadmissible. Musique,photos sensass et talent,tout pour faire pression pour que sorte enfin un DVD
Trois adultes qui refusent de grandir, prolongeant leur enfance dans des jouets à moteur, ratés magnifiques échappés d'un monde qui ne veut plus d'eux. J'ai été agréablement surpris pas l'absence de rivalité amoureuse dans ce trio, chose plutôt rare pour l'époque, et Delon, Ventura et Shimkus dégagent une tendresse presque fraternelle, une utopie de liberté totale. L'aventure n'est jamais une conquête gratuite mais une fuite en avant, une manière de continuer à rêver quand le monde ordinaire a déjà dit non. Le trésor congolais n'est finalement qu'un alibi pour échapper à une société de consommation naissante. Dès l'ouverture, les tours HLM grignotent la casse automobile où tout commence. On le devine tout de suite, ces rêveurs-là ne trouveront jamais leur place sur cette planète.
Le récit prend son temps avant de laisser entrer le drame. Quelques transitions un peu abruptes, mais la complicité qui s'installe vaut largement qu'on lui pardonne ça. La chasse au trésor, en vérité, ne pèse pas lourd. Elle sert de fil rouge au vrai moteur du film : le tandem Delon-Ventura. Et quel tandem ! Delon y est bouleversant de naturel, barbu, relâché, à mille lieues de la froideur qu'on lui connaît en flic ou en tueur. Ventura incarne l'ami plus âgé, celui qui protège sans jamais étouffer. Leur alchimie ne tient jamais aux grandes tirades, elle se joue dans les regards, dans les silences. Deux hommes paumés et pourtant si libres. Je crois que c'est exactement là que loge la beauté du film.
Visuellement, le film respire le soleil et le sel. Les paysages donnent au voyage toute sa texture, et le sommet reste sans doute ce final tourné sur un Fort Boyard à l'abandon, encore inconnu du grand public avant que la télévision ne s'en empare vingt ans plus tard. Enrico filme cette ruine avec une poésie mélancolique assez rare, comme un lieu que le temps aurait rendu presque irréel. Sa mise en scène reste celle d'un bon artisan, appliquée, sincère, plus soucieuse d'accompagner ses acteurs que d'imposer une signature d'auteur. Impossible en revanche de passer à côté de François de Roubaix. Sa musique est la respiration émotionnelle du film, et le thème sifflé de Laetitia me serre le cœur à chaque écoute. Un chant funèbre joyeux, celui de rêveurs qui préfèrent se noyer que vieillir.