Innocence
Note moyenne
2,7
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62 critiques spectateurs

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rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2018
Passé totalement inaperçu à sa sortie confidentielle sur Paris, Innocence est pourtant un premier film très intéressant par l’univers décalé et poétique qu’il propose. Si le rythme est globalement lent, le film passe relativement vite vu le peu de choses qui s’y passe. On reste intrigué par cette narration elliptique qui ne cherche pas à prendre le spectateur par la main. Le métrage peut donc se lire comme une vaste métaphore du passage de l’enfance vers l’adolescence. Il s’agit ni plus ni moins qu’une description à hauteur d’enfant – et en l’occurrence ici de petite fille. Lorsque l’on est enfant, le monde nous apparaît souvent inquiétant, mystérieux et fréquemment incompréhensible. L’adolescence constitue ainsi une réelle ouverture vers l’autre, tout en étant un éveil à la sensualité. C’est ni plus ni moins ce que cherche à développer la réalisatrice à travers cette histoire finalement assez simple, pour peu qu’on se laisse glisser dedans. A noter une réalisation superbe à base de plans fixes et de cadrages savamment étudiés. De la belle ouvrage en somme.
Carne
Carne

109 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Innocence de Lucile Hadzihalilovic, la compagne du grand Gaspar Noé, est une oeuvre troublante comme on en a jamais vu (Et je ne rigole pas) mise en scène avec un talent monstrueux et un visuel d'une qualité rarement atteinte (l'affiche du film en donne déjà un avant goût) où la caméra aime filmer des arbres, couler au fond de l'eau, montrer des couloirs glaques ou encore se plonger au coeur même d'une fontaine pour un des plans les plus beaux que je n'ai jamais vu. Pour le scénario qualifié de pervers (allez savoir pourquoi), il n'en est rien. Innocence parle de la vie, de l'innocence, de l'évolution corporelle à travers plusieurs jeunes filles talentueuses au point d'en devenir parfois inquiétantes. L'oeuvre de Lucile Hadzihalilovic est marquante et inoubliable...
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Etrange et beau film français créée par un femme. Dans un domaine étrange, entouré de hauts murs, peuplé d'arbres, des fillettes vivent pratiquement seules et apprennent quelques leçons, dont la danse. Peu d'adulte, les fillettes vivent entre elles dans une grande demeure.
Filmé d'une façon très professionnelle, des images poétiques ici et là qui n'apportent rien à une intrigue qui reste bien mystérieuse. La forêt et les arbres sont très bien filmés (dominance du vert), les fillettes en blanc. On ne s'ennuie pas, on attend que quelque chose se passe et le film prend un aspect fantastique. La fin est bien venue avec la scène du train sous-terrain et des paysages urbains.
Mais quel est la symbolique du film ? Peut-être la fin de l'enfance ?
Marc H
Marc H

74 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2007
une histoire simple, intelligente et universelle sur l'enfance, une réalisation maitrisée et envoutante, une interprétation de haute tenue, même si tout n'est pas audible, le film en dit long sans pour autant imposer une interprétation plutot qu'une autre...un premier long prometteur, vivement le prochain!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Innocence est un coffre vide. Un de ces vieux coffres mystérieux, poussiéreux, qui ont un jour trainés en chacun de nos greniers.
Tout dans le film suscite le mystère et l'inquiétude : une mise en scène toute en retenue, des bribes de scénario dévoilées au compte-goutte et des actrices (car d'acteur il n'y a pas, ou presque pas...)jouant à merveille des rôles apparemment équivoques.Toute cette mécanique suggestive aiguise notre curiosité et laisse à notre imagination le soin d'anticiper l'indicible mais tant attendue perversion qui, infailliblement, doit s'insinuer dans cette univers ambigu.
Pourtant le coffre restera vide, voire clos. Et la seule perversité du film ne sera que cette forme de contrôle par la crainte de l'inconnu, exercé par l'encadrement du pensionnat sur les jeunes filles et par la réalisatrice sur les spectateurs, les incitant à redouter plus que savourer cette troublante rêverie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Film nul à chiez... mais vraiment !!!
J'en suis encore perplexe : il ne se passe rien et manisfestement il n'y avait rien à comprendre !
Hallucinant que certaines personnes puissent mettre ne serait-ce qu'une étoile ???!!!
Grosse déception pour Marion Cotillard qui jusqu'ici avait fait de bons films...
Acidus

877 abonnés 3 958 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2024
"Innocence" est une oeuvre cinématographique difficile à saisir et est, dans tous les cas, complètement atypique.
J'ai d'ailleurs eu du mal à rentrer dedans mais son ambiance hypnotique et ce jeu d'équilibre entre réalité et surnaturel m'ont progressivement séduit. Lucile Hadzihalilovic tisse tout au long de son film une intrigue mystérieuse, génératrice de questions et d'interprétations. Un long métrage qui ne plaira pas à tout le monde d'autant que le rythme y est lent et le scénario peu compréhensible.
Gros bémol du côté de la direction d'actrices. Les jeunes filles récitent plus qu'elle ne jouent et manquent de naturel.
Film inclassable et non dénué de charme. On se laisse emporté par sa poésie, ses mystères et son ambiance assez sombre.
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2025
Un film lunaire, complément original, comme on n’en voit pas souvent . Une sorte d’ Ovni surréaliste, border-line qui arrive à créer une sorte de climat d’angoisse, qui nous entraîne sur des pistes de film néo-fantastique, voir même d’horreur .
Mais assez vite on comprend qu’il s’agit d’une allégorie sur le passage du statut de fillette à celui de jeune fille. Un pensionnat de jeunes filles , très jeunes, avant 13 ans , pré-pubère , les filles vont être formées, puis devront quitter le pensionnat avant la puberté . Il y a un système de ruban de couleur pour signifier les âges, et des rites d’initiation, d’intronisations étranges et surtout des séances énigmatiques de sorties de nuit, pour les plus grandes, vers un mystérieux théâtre . Là aussi probablement allégorie pour un passage vers la représentation en société , par une présentation de danse classique mimant le passage de la chrysalide au papillon. Cette même image de la chrysalide sera utilisée par la professeure de danse Marion Cotillard pour expliquer l’arrivée des règles chez les fillettes qui les transformeront en jeune fille puis femme.
Bien sûr on reconnaît toute la technicité de Lucile Hadzihalilvic ,grande professionnelle du cinéma à divers titres : des images superbes, des cadrages au cordeau et puis bien sûr cette manière de filmer ces fillettes , très belles, grâcieuses mais pas seulement angéliques, mais déjà rempli de cette féminité pré-adolescente, troublante si difficile à caractériser et qui prête parfois à confusion, filmées au plus juste au plus près aussi, comme l’a si bien peint le maître « Balthus » . Avec ces tenues d ’écolières bien sages ou de ballerines en tutu, qui bien sûr créent un trouble.
Hadzihalilovic trouve un vrai style, sur un sujet extrêmement délicat. Toutes les jeunes filles sont formidables et jouent remarquablement bien, avec le ton juste.
Le final est superbe, libération des êtres, explosion des sens qui nous donne la clef de lecture de cette allégorie sur le passage à la vie adulte , d’une manière parfaitement imagée et très claire , qui nous annonce une scène culte ,et qui choquera 10 ans plus tard, du film de son compagnon Gaspard Noé « LOVE » .
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Sorti en 2004, le premier long-métrage de Lucile Hadzihalilović fait preuve d’un maîtrise impressionnante. Il nous plonge au cœur d’un mystérieux pensionnat pour jeunes filles, qui y font leur éducation jusqu’à leur puberté. Distillant une atmosphère inquiétante, ce conte qui égrène des symboliques nombreuses autour de l’enfance et du passage à l’âge adulte bénéficie d’une photographie superbe et de décors solides. Si l’on peut s’interroger sur la sexualisation du corps de très jeunes filles – parfois un peu perturbant, disons-le – ce film dont il n’est pas possible de comprendre tous les tenants et les aboutissants préfigurait de l’œuvre à venir de Lucile Hadzihalilović, cinéaste rare mais au regard très singulier. Avec les envoûtantes Hélène de Fougerolles et Marion Cotillard, et un petit rôle clin d’œil de Corinne Marchand (Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda).
SB88
SB88

37 abonnés 1 614 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2025
Innocence- on voit des jeunes filles encore enfant faire leur petite vie dans une forêt retirée. L’atmosphère pourquoi pas mais ça n’a aucun intérêt. Ça méritait plus un format court-métrage
2,1/5
Shawn777

814 abonnés 3 966 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2023
Lucile Hadzihalilovic nous plonge ici dans un monde bien étrange, pratiquement onirique, parfois cauchemardesque, dont on peinera à avoir les réponses laissées en suspend par les nombreuses questions que peut poser le film. Sorti en 2005, le film est beaucoup comparé à "Pique-Nique à Hanging Rock" et à raison puisque nous sommes confronter plus ou moins à la même chose dans la construction du film, c'est-à-dire un film avec des personnages que l'on arrivera pas à cerner totalement et dont on ne sait d'où ils viennent et dont on ne sera pas non plus ce qu'ils deviennent. Mais malheureusement, tout le monde n'a pas la même poésie que Peter Weir. Car si la mise en scène nous transportait littéralement dans l'univers de ce dernier, ici, on est un peu circonspect face à ce que l'on a sous les yeux même si la fascination opère quand même. Enfin, si on rentre dedans évidemment, ce pourquoi le film a autant divisé la critique. Eh oui, ce n'est pas un film vraiment accessible, c'est même très intello par moment mais jamais prétentieux. C'est-à-dire que la réalisatrice n'a jamais la prétention de dire "eh regardez mon chef-d’œuvre que vous n'arriverez pas à comprendre". Au contraire, même si de nombreuses questions restent en suspend, elle donne plusieurs clefs, clefs qui sont quelques fois produites par le spectateur lui-même. Car nous sommes assez simplement dans une parabole de l'adolescence ou plutôt de l'enfance vers l'âge adulte ; je crois que les nombreuses métaphores avec le papillon qui sort de sa chrysalide sont assez évidentes là-dessus. Mais pas que, la réalisatrice laisse en effet de nombreuses autres pistes avec des éléments très étranges (notamment les petites filles qui arrivent dans des cercueils, cette représentation théâtrale aussi belle que dérangeante, l'histoire du train, ces deux professeures marquées par quelque-chose etc.). Et, encore une fois, le film peut être très frustrant sur ce point, comparé encore une fois à "Hanging Rock" où le réalisateur palliait cette frustration avec une excellente mise en scène et une poésie palpable. Alors, je ne dis pas qu'ici, ce n'est pas bien réalisé, nous avons au contraire de très belles scènes mais le côté poétique ne prend jamais vraiment car on est dans un univers bien trop glauque. Ce qui nous fait nous poser des questions quant à la véritable nature de cette école d'ailleurs. Mais paradoxalement, ce n'est pas plus mal de ne pas avoir de réponse claire car cela aurait forcément été décevant. Effectivement, libre au spectateur de se faire son propre film dans sa tête et ce n'est quelques-fois pas plus mal. "Innocence" est donc un film mystérieux, de par son scénario mais également de par son ambiance dans lequel il ne faut pas s’efforcer à y trouver une logique.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 644 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2021
Un film monotone qui laisse beaucoup trop de place à l'imagination. Et l'absence d'un personnage principal n'aide pas à capter l'attention.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2018
Le premier long-métrage de Lucile Hadzihalilovic ne manque pas d’originalité notamment par son style articulé autour de la mise en scène de non-dits. Cependant, le peu de variance des décors filmés (un mystérieux institut de jeunes filles au milieu d’une forêt), l’absence de variation de tonalité (film monocorde et monotone) et un mystère étiré synonyme de surplace sur une intrigue rapidement pressentie creuse finissent par désintéresser. Certes il y a quelques belles images mais, trop rares, elles ne suffisent pas à réveiller durablement notre intérêt pour ce film métaphorique. En haut de l’affiche, Marion Cotillard et Hélène de Fougerolles n’apportent pas le relief attendu ce qui est en partie dû à leurs personnages trop voisins.
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2009
Une bonne histoire, une réalisation nickel et des actrices excellentes. Un très bon premier film, très intelligent.
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Pari gonflé que celui de la réalisatrice (par ailleurs compagne de Gaspar Noé) en s'aventurant dans un domaine casse-gueule : le film métaphorique. Après son excellent drame social intitulé "la bouche de Jean-Pierre", elle explore une toute autre direction artistique. Effectivement, son film ne ressemble à rien de connu (et c'est bien sûr une grande qualité) et elle s'ingénie à nous perdre dans un univers dont nous n'avons aucune clé pour pouvoir l'appréhender. Ainsi, on ne comprend rien de ce qui se passe à l'écran, jusqu'à ce que l'on comprenne qu'il faut tout prendre de manière métaphorique. Elle pousse le bouchon encore plus loin en ne donnant absolument aucun élément d'explication au spectateur. Et le pire est qu'il ne se passe rien pendant 2 heures ! Malgré tout cela, on ne peut que saluer le courage d'une telle entreprise : l'atmosphère étrange du film nous permet d'adhérer à cette histoire, finalement très belle. La photographie est également très soignée et on a vraiment le sentiment de vivre une expérience cinématographique hors norme. C'est quand même un peu rude.
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