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1,0
Publiée le 1 septembre 2021
Honnêtement j'ai été complètement déconcerté par l'approche du réalisateur du film René Manzor. Je veux dire au moins pour moi il semble que chaque fois qu'il a eu l'occasion de faire monter l'action dans cette histoire il a fait presque tout ce qui était en son possible pour la dégonfler. 3615 code Père Noël est juste un film très bizarre et peut-être même trop bizarre pour moi. Le principe est génial la mise en scène et les décors sont agréables mais à mon humble avis tout suspense ou toute excitation véritable est complètement et totalement gâché par la façon dont la deuxième moitié du film a été faite...
En voilà un film de Noël qui semble être tombé dans un relatif oubli collectif. La faute à une distribution timide ? Ou peut-être car le film est très ancré dans son époque ? Car il faut dire qu'entre la coupe mulet de notre jeune héros, les références à "Rocky III" et "Commando", ou son titre rigoureusement incompréhensible pour ceux nés après 2000, on tient un pur produit de 1990. Et oui les jeunes, le Minitel et ses codes 3615, c'était l'internet made in France avant internet, qui émerveillait tout le monde à l'époque. Une autre raison de cet oubli pourrait aussi être le népotisme qui entoure l'oeuvre. Le producteur du film n'est autre que le chanteur Francis Lalanne (si si !). C'est d'ailleurs son nom qui arrive en premier au générique, de quoi faire poiler n'importe qui normalement constitué. Le compositeur et le réalisateur sont ses frangins. L'acteur principal, Alain Musy, de son vrai nom Alain Lalanne, est le fils du réalisateur. Une affaire de famille... Mais à titre personnel, je pense que le film s'est surtout fait complètement éclipsé par le ras-de-marée "Home Alone", sorti un an plus tard, au pitch similaire. A savoir, un enfant très ingénieux devant défendre seul sa maison devant une intrusion. Pour l'anecdote, René Mazor/Lalanne prétend que les Américains ont plagié son film. John Hugues aurait eu vent de ce projet au marché du film de Cannes, et s'en serait inspiré pour "Home Alone". Coïncidence ou plagiat ? Toujours est-il que rétrospectivement, c'est justement ce qui fait le sel de "3615 Code Père Noël". Car ça démarre plus ou moins comme un film familial de Noël, pour vriller vers quelque chose de sombre ! Rapidement, il y a des morts au compteur, dont au moins une qu'un film US grand public ne se serait jamais permis. Et il faut dire que cette désacralisation en avance sur son temps est très amusante. Tandis que l'on n'est pas du tout dans des pièges cartoonesques à la "Home Alone" : ici, on piège pour tuer ! Sur la forme, l'ensemble a parfois un aspect carton pâte et image vidéoclip qui trahit un budget limité. Mais René Manzor offre de bonnes idées de mises en scènes, parfois même surprenantes. Dans la gestion de l'éclairage, les décors, ou l'utilisation de certains pièges. Côté acteur, Alain Musy / Lalanne n'est pas toujours bon (voire carrément mauvais par moments). Mais ça tient la route. Et je soulignerai que Patrick Floersheim (habitué des petits rôles et du doublage) est bien flippant en psychopathe qui a revêtu les habits du Père Noël pour approcher sa proie. Ainsi, "3615 Code Père Noël" est une vraie bizarrerie à la française, idéale à découvrir en cette période de fête si vous saturez de films familiaux et romantiques.
"3615 code Père Noël" se distingue comme un film d'horreur français singulier, plongeant le spectateur dans une atmosphère de terreur imprégnée de l'esprit de Noël. Réalisé par René Manzor en 1989, le film explore avec succès le potentiel effrayant qui peut découler de la célébration joyeuse de la saison des fêtes.
L'intrigue, bien que relativement simple, révèle des couches de complexité à mesure que l'histoire progresse. Thomas, interprété de manière convaincante par l'acteur jeune et talentueux Alain Lalanne, devient le catalyseur de l'horreur lorsqu'il se retrouve confronté à un tueur déguisé en Père Noël. La tension est habilement tissée tout au long du récit, et le choix d'un huis clos renforce l'effet oppressant, plaçant le spectateur dans une situation angoissante aux côtés du personnage principal.
Le Père Noël en tant qu'antagoniste offre une métaphore puissante de la perversion des symboles familiers. Le costume festif devient une menace déguisée, transformant la bienveillance associée à Noël en une source de terreur. L'identité du tueur reste soigneusement dissimulée, alimentant le mystère et l'anticipation tout au long du film.
René Manzor excelle dans la création d'une esthétique visuelle distinctive, jouant avec la lumière pour intensifier l'atmosphère claustrophobe. La bande sonore, composée par Jean-Félix Lalanne, contribue également à l'expérience immersive, accentuant les moments de suspense et soulignant la folie grandissante.
Malgré quelques critiques pour des incohérences mineures, "3615 code Père Noël" mérite sa place parmi les classiques du cinéma d'horreur français. Il réussit à transcender les conventions du genre en intégrant habilement des éléments psychologiques et une réflexion subtile sur la nature du mal, tout en exploitant efficacement la familiarité festive pour créer une expérience mémorable et dérangeante. Pour les amateurs de films d'horreur à la recherche d'une exploration novatrice du genre, ce film offre une échappée inoubliable dans l'obscurité dissimulée derrière les lumières scintillantes de Noël.
Je suis extrêment étonné de voir de bonnes critiques et aucunes mauvaises pour ce "film". Alors peut-être n'avons nou spas vu le même film mais sérieusement qu'est ce que c'est chiant... acteurs à la rue, mise en scène ignoble, j'ai passé plusieurs scènes tellement c'était ennuyeux. Un film avec certes du potentiel mais tellement mal foutu moi qui pensait passer une bonne soirée en regardant un bon nanard ... et ben je me suis retrouvé avec une nullité ... déçu.
Dès le générique on voit apparaître la mention « Francis Lalanne présente », du coup naturellement on prend peur. Et on a raison. Car si l idée qui a visiblement inspiré « Maman j ai raté l avion » (pour ne pas dire plus) est bonne, toute l exécution est une catastrophe. Les acteurs jouent tous faux, en particulier l enfant qui n aurait même pas sa place dans un spectacle de fin d année d école primaire; Rene Manzor qui comme idée de mise en scène utilise la technique du trépied pété, la musique lénifiante, les effets spéciaux que l on pourrait qualifier d amateur. A part les lumières qui sont pour le coup assez chouettes tout vire à la catastrophe. Un nanar de Noël improbable, involontairement drôle.
Thriller horrifique écrit et réalisé par René Manzor, 36-15 Code Père Noël est un très bon film de genre français. L'histoire nous fait suivre Thomas de Frémont, un jeune garçon de neuf ans amateur de héros de films d'action qui a aménagé sa maison en terrain de jeu avec des pièges et installations. Croyant toujours au père Noël, il va, pour prouver son existence à lui-même ainsi qu'à son meilleur ami, installer un système de caméra très élaboré dans le manoir familial pour la veille du vingt-cinq décembre, afin de filmer son arrivée. Seulement, sa maman doit travailler plus longtemps ce soir-là et Thomas se retrouve seul avec son chien et son grand-père partiellement aveugle et diabétique dans leur demeure, alors qu'un père Noël malintentionné pénètre chez eux. Le jeune homme va alors devoir protéger les siens et son habitat contre cet homme déguisé malveillant. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un tout petit peu moins d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue puisant ses inspirations dans d'autres œuvres cinématographiques. Des références bien digérées qui accouchent de scènes aussi distrayantes que prenantes lors de cette confrontation atypique. L'ambiance se veut sombre et ludique et le ton tragique, le métrage abordant la mort. Mais il sait également distiller quelques moments amusants, notamment à la faveur des pièges tendus. L'ensemble est porté par des personnages appréciables, à commencer par le rôle joué par le jeune garçon, interprété par Alain Lalanne. L'antagoniste est lui incarné par un Patrick Floersheim qui ne fait aucun cadeau à ses victimes, alors que Louis Ducreux joue le papy et Brigitte Fossey la mère. La distribution comprend d'autres comédiens comme François-Éric Gendron et Stéphane Legros, l'ami de Thomas. Dommage d'ailleurs que cet ami ne soit pas d'avantage présent à l'écran car il aurait pu former un bon binôme avec Thomas. Tous ces individus entretiennent des rapports procurant quelques émotions, notamment à travers la relation entre le grand-père et son petit-fils. Des échanges soutenus par très peu de dialogues. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère particulièrement qualitative. Il possède un vrai sens de la mise en scène qui se veut soignée et dont chaque plan est véritablement pensé afin de la stylisée. De plus, la période des fêtes de fin d'année apporte un univers et le manoir dans lequel se déroule ce quasi-huis-clos est vaste et bien exploité. Ce visuel remarquable est accompagné par une . de bonne facture très présente signée Jean-Félix Lalanne, dont les compositions pourraient dénoter aux premiers abords avec l'atmosphère, mais qui au final, collent très bien avec l'action. En effet, elles sont bruyantes et impactantes et loin des mélodies légères habituelles de cette période de l'année, cependant, elles fonctionnent très bien dans ces circonstances guerrières. Reste une fin réussie venant mettre un terme à cette production familiale puisque le jeune Alain Lalanne n'est autre que le fils du réalisateur dont la véritable identité est René Lalanne, qui lui-même est le frère du compositeur Jean-Félix Lalanne, qui sont tous deux les frères du chanteur Francis Lalanne qui produit le métrage. En conclusion, 36-15 Code Père Noël est un film méritant grandement d'être découvert tant sa proposition est aussi originale que réussie.
Le Maman j'ai raté l'avion en mode survivor et Français. Un film totalement inconnu qui a extrêmement mal vieilli. Les idées des pièges sont originales pour l'époque et notre petit héros qui est un geek, fait ce qu'il peut pour nous divertir. Ce qui m'a le plus surpris : les noms au générique... 1 étoile. ----Décembre 2025----
Vous connaissez Francis Lalanne, chanteur ayant connu ses heures de gloires dans les années 1980-1990 ? Et bien, saviez-vous qu’il avait participé à la production d’un film réalisée par son frère ? « 3615 Code Père Noël » est un film familial où plusieurs noms de la famille Lalanne ont participé. L’idée du film est plutôt originale : un enfant vivant dans un grand manoir est seul avec son grand-père le soir de Noël. Il va se confronter à un psychopathe déguisé en Père Noël et protéger son grand-père et sa maison. Cela vous rappelle quelque chose ? On pense, bien sur, à un certain « Home Alone » et l’inspiration est plus qu’évidente. Mais malheureusement pour le film Français, « 3615 Code Père Noël » est bien moins marquant. Contrairement à Macauley Culkin, le jeune acteur principal est assez peu charismatique et son jeu assez médiocre. Même constat concernant la réalisation qui manque d’impact. La volonté de marquer la menace de ce Père Noël est visible mais les scènes d’action sont assez peu efficaces. Le renfort de ralentis ne suffit pas à combler des scènes trop peu trépidantes. Les différents pièges ne marquent pas car on ne ressent pas les effets sur cette menace qui apparait et disparait selon le bon vouloir du scénario. Je me suis également fait la remarque sur le public visé par le film. On débute sur le film familial tout public mais les accès de violence, une fois la menace dévoilée, détourne le genre du film vers un thriller à la limite horrifique qui le rend inadapté au jeune public. Le film oscille donc entre les deux genres sans jamais s’équilibrer et donne au final une sensation de maladresse sur le ton général. « 3615 Code Père Noël » est donc original dans son concept, qui sera repris dans « Home Alone » mais très imparfait dans son éxécution. Note : 11/20
Du haut de mes 34 printemps, je découvre cette oeuvre française près de 30 ans après sa sortie. A ce titre, merci à la réédition signée 'Le chat qui fume' qui permet de découvrir ce film méconnu, mais aux qualités indéniables. Un vrai film de genre, soigné, haletant et doté d'une belle réalisation artistique.
On pourra reprocher beaucoup de choses à René Manzor, notamment son ultra faiblard Passage avec Delon mais au moins il aura essayé, il se sera essayé au film de genre à une époque où le cinéma français en proposait si peu..; Et rien que pour ça, 3615 Père Noêl peut encore valoir le détour malgré ses innombrables défauts. Il y a avait de l'idée... Sorte de "Maman j'ai raté l'avion" mais sans l'humour et avec a touche de terreur qui va bien. Rien de génial mais une curiosité.
film tiré de l'époque ou on osait faire des films de genre en france ! la on a un conte terrifiant etonnant que les americain n'en ai pas fait un remake aceptisé( y a bien maman j'ai rater l'avion mais bon! je suis pas trop sur... que ...bref un chouette film)
un peu le meme style que "maman j'ai raté l'avion", mais francais... et moins drole. ceci est une sorte de film d'horreur avec une touche d'intrigue, de suspense. C'est pas mal pour un vieux film ;) mais pour ma part, pas non plus excellent
Il faut reconnaitre que , même si c'était une belle initiative de thriller français, ça vieillit un peu mal. L'enfant est assez bon, et la relation avec son grand père bien développé. Mais le méchant est fade et un peu caricatural. On ne sait peu de choses sur lui. Le film risque une curiosité pour se rappeler du minitel, de l'atari,...
Ouch que tout ça a mal vieilli, la volonté du film de faire rencontrer l'horreur et l'enfance était plutôt intéressante, ça aurait pu faire un espèce de conte un peu comme Wes Craven le fera un an plus tard avec le génial People under the stairs, mais le scénario oscille entre le film d'horreur et le pur film pour enfant (on pense irrémédiablement à Maman j'ai raté l'avion dans les décors de Braindead), tout du long le cul entre deux chaises et du coup c'est tout sauf crédible. Musique envahissante, mise en scène ratée, décors sympas, vraiment oubliable.
Trop enfantin pour être horrifique (le gamin, déguisé en Rambo, et doté d'une intelligence remarquable), et tout de même assez sérieux pour ne pas être comique (le méchant est inquiétant, il est bien différent de ceux que l'on trouve dans des films comme "Maman, j'ai raté l'avion". Il semble vraiment imprévisible et malade mentalement)... On se demande continuellement quel genre de film on regarde... et quel genre de public est ici ciblé.