Le Sang à la tête
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Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2021
Société portuaire de 1956, jalousies, médisances et passions à la Simenon, et Gabin à nouveau dans un rôle d'armateur, mais cette fois cocu et content. Du social solide et les dialogues vachards d'Audiard.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2024
Jean Gabin aura tourné douze films avec Gilles Grangier qui lui doit une très grande partie de sa renommée. « Le sang à la tête » est leur troisième collaboration, tourné dans la foulée de « Gas-oil » qui permit à Gabin de retrouver les rôles de prolétaires qu’il affectionnait avant-guerre. L’association avec Grangier va de pair avec celle qui unit Gabin à Michel Audiard depuis « Gas-oil ». C’est une adaptation d’un roman de Georges Simenon, « Le fils Cardinaud », montrant un Gabin, enfant issu de la classe populaire qui s’est élevé à la « force des crocs » jusqu’au poste d’armateur principal du port de La Rochelle.
Une ascension qui lui a certes apporté le respect en partie par la crainte qu’il inspire désormais mais aussi les inimitiés, les rancœurs et bien sûr la jalousie. Dans le milieu très fermé d’un port de pêche où tout se sait, François Cardinaud semble n’avoir qu’une faiblesse, sa vie sentimentale. Sa jeune femme (Monique Mélinaud) issue du même milieu populaire, ne joue pas le jeu de la notabilité et s’ennuyant, lui fait quelquefois des infidélités. Quand un amour de jeunesse revient d’Afrique, elle disparaît.
La belle mécanique qui anime Cardinaud jusque-là, tourne certes encore mais semble avoir des ratés que tout le monde remarque, se gaussant de voir celui qui fait la pluie et le beau temps sur les prix pratiqués aux halles pour asseoir sa domination, déambuler dans tout le port en quête d’informations. Le film est bien sûr un excellent véhicule pour un Gabin toujours parfait quand il s’agit de pétrir la pâte humaine dans tous ses recoins pour en extraire les paradoxes de la personnalité de ses personnages. Michel Audiard qui aura beaucoup adapté Simenon tout au long de sa carrière, saisit très justement et avec une certaine finesse l’esprit du romancier belge qui n’avait pas son pareil pour capter l’ambiance et les vices cachés d’une petite communauté.
Les ronchons se plaisent à trouver dans la deuxième partie de carrière de Gabin une tendance coupable à la facilité dont Gilles Grangier avec Denys de La Patellière, Jean Paul Le Chanois, Jean Delannoy et bien sûr Michel Audiard aurait été l’un des principaux complices. Ils ne manqueront pas de voir dans ce film une entreprise destinée à aligner des rails sur lesquels l’acteur devenu paresseux n’avait plus qu’à se laisser conduire. Si « Le sang à la tête » n’est pas à ranger parmi les chefs d’œuvre de la carrière de Gabin, il serait injuste de ne voir aucune qualité dans cette peinture provinciale qui si elle n’échappe pas à quelques poncifs fait souvent mouche. Grâce à Jean Gabin justement ! « C’est chouette, c’est bath les acteurs ! » comme disait Gabin en 1970, lors d’une interview. Il avait bien raison.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2021
Voilà un film au scénario d'une grande banalité, qui n'est pas un drame qui fait pleurer dans les chaumières, qui finit plutôt très bien, et qui vous capte l'attention comme un aimant attrape un vieux clou. Et c'est bien la force de ce film!
Les acteurs, et surtout des dialogues ciselés aux petits oignons sont un régal pour les oreilles et les yeux.
A cela vous rajouter le décor : le port de pêche de la Rochelle et tout son petit monde de fin des années 50, tout cela m'amène à conclure...
Film à voir par tous, ceux qui aiment le cinéma, le vrai!
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2019
Un des Grangier /Audiard à ne pas rater, sans doute le meilleur d’entre eux question dialogues. Ils sont parfaits de bout en bout, passant par toutes les nuances du français des années 50 quelque soit le milieu culturel. Le scénario est simple, son déroulement se comprend parfaitement ce qui permet de s’imprégner de la mentalité des personnes travaillant sur l’ensemble du port de La Rochelle. Le coté documentaire, bien qu’exagéré, est une des forces de ce film. L’autre plus grande force, c’est Gabin qui demeure excellent dans toutes les situations pourtant très variées (il se bat comme un voyou contre un de ses copains de jeunesse). Deux petites faiblesses : le jeu de Monique Melinand peu convaincant et l’escapade des amants passagers. Elle se produit brutalement entre deux personnes sans caractères juste liés par des souvenirs lointains ; c’est gênant dans un film réaliste. Renée Faure se démarque des autres personnages. Le jeune public actuel aurait beaucoup à découvrir en voyant un tel film, projeté au Lycée par exemple avec des commentaires indispensables. Pour les retraités, c’est un plaisir de retrouver les vrais extérieurs de ces années. Aucun décors fabriqué ne valant le naturel.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2016
Gilles Grangier à la réalisation, Michel Audiard aux dialogues et Jean Gabin au jeu. Voilà, la critique est faite. Quoiqu'en plus de la réussite assurée par ce trio, il y a aussi le mérite d'une innovation légère, avec un déroulement dramatique et pessimiste de l'histoire spoiler: qui finit pourtant bien
.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2014
Une histoire de Simenon sans macchabée, sans crime, sans flic..... Malgré tout, une belle intrigue remarquablement mise en scène..... Gabin, impeccable dans le rôle du cocu empreint de dignité, contraste avec ses interprétations habituelles de mâle dominant......bon film passionnel, belle histoire. A voir !!!!!
Frederic Koster
Frederic Koster

90 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2013
Gabin, Audiard, Grangier, Simenon..... une belle équipe au service d'une intrigue solide.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mars 2013
L’ascension sociale comme le mariage, c’est une histoire de compromis et surtout de concessions. Jean Gabin, alias Cardinaux dans le film, le découvre au fur et à mesure qu’il recherche sa femme partie du foyer conjugal. Parvenu à la force du poignet à devenir un riche et puissant notable de La Rochelle, il ne lui procure pas le bonheur simple qu’elle attend. On s’attend au pire dans cette histoire ou les cloisons entre milieux sociaux de cette petite société de province, peuvent exploser à tout moment. Les jalousies, les rancœurs et les manipulations tentent de faire bouger les lignes et tout l’attrait du scénario réside dans le fait qu’il n’est jamais dramatique et que tout rentre même dans l’ordre à la fin. Pas de sang versé ni de grande truanderie, mais plutôt un « Plus belle la vie » façon années cinquante.
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2013
Un film totalement atypique ! A voir absolument pour l'audace du sujet -nous sommes au milieu des années 50 pendant le tournage: l'adultère...
Michel Audiard et Gilles Grangier ont réussis cette adaptation de Simenon, pas seulement à cause des dialogues incisifs d'Audiard, mais en retranscrivant merveilleusement le contexte et le milieu social de cette histoire d'adultère qui paraît banale, mais qui ne l'ai pas... Cependant, l'histoire peine à démarrer, la fin est trop abrupte ou a été expédiée, ce qui empêche que le film soit vraiment une vrai réussite, malgré les qualités de l'adaptation. Puis Gilles Grangier n'est pas un grand metteur en scène (il se hisserait aujourd'hui au niveau d'un honnête réalisateur de téléfilm) même si on peut louer des scènes d'extérieur très réalistes et réussies techniquement (photo notamment).

Il faut voir Jean Gabin (François Cardinaux) en self made men, patron de pêcheries à La Rochelle, méprisé de tous à cause de sa réussite et pouvoir social fulgurant, à la recherche de sa femme qui s'est envolée on ne sait où;;; En fait si, on sait car tout le monde sait, tout le monde l'avait prédit, la majorité ne dit rien à l'intéressé mais se frotte bien les mains de la voir ainsi souffrir... Sauf que Gabin reste digne, ne flanche pas, il sait qu'autour de lui il n'y a que des vautours qui guettent sa chute... Peu à peu, en cherchant sa femme et son amant (fade Monique Mélinand), et en faisant face à la nurse de son fils, calculatrice et véritable mante religieuse en quête de pouvoir (étonnante Renée Faure), il prend conscience du pourquoi de la situation et de sa responsabilité dans cet état de fait... Ici la femme adultère prend un tout autre relief: c'est celle qu'on délaisse, à qui on ne dit pas qu'on l'aime, qui finalement n'a pas besoin de toute cette vie faste de bourgeoise surfaite et qui a besoin d'être avec son mari... Cardinaux comprend, Cardinaux aime sa femme, peu importe les moqueries... Un rôle inédit dans la carrière de Gabin, qui fait le job avec sensibilité et sobriété. Comme quoi, il pouvait absolument tout jouer et avec sa manière d'être...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2013
Premier tiers en or, deuxième et troisième tiers en toc pour cette adaptation de Simenon. Premier tiers en or, on retrouve bien l'univers de Simenon avec une Province où la mesquinerie, l'hypocrisie et la jalousie règnent dans toutes les couches de la Société ; l'ensemble est sous l'égide d'une réalisation, d'un Gabin et d'un Audiard tout en sobriété. Après ça dérive complètement, Audiard en fait des tonnes, Gabin suit évidemment, la réalisation aussi. Rien n'y est convaincant, en particulier les séquences avec Paul Frankeur,...bref adieu la finesse et le réalisme de la description, on sort les gros sabots et la fin où tout s'arrange à la vitesse de la lumière achève de laisser sur une impression de gâchis.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2013
Un gabin mineur qui contient malgré tout une bonne demi-heure et une partie de fin faiblarde. On peut l'apprécier avec ses faiblesses. Au final histoire simpliste tenu par de bons acteurs sans que le sang monte dans notre tête comme nous l'aurions souhaité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 février 2013
Des compositions d'acteurs trés justes, des dialogues ficelés, une mise en scene trés propre (hormis les scenes de baston trés lourdingue) pour mettre en image le génie de l'écriture de Simenon. Alors faut pas attendre des twists, des rebondissement et du suspense, mais une fresque sociale extraordinairement juste et crédible.
Des relations familiales "a la pialat", de l'ethnographie de l'activité portuaire, des enjeux interne parmi les domestiques, de la part d'égoisme dans le désir... On à l'impression qu'il tombe toujours juste.
Quand au thème général du film il est plus complexe que la haine de la réussite, c'est la haine de l'ascension sociale; aussi bien de la part de pauvres qui ressentent le cardinaud comme un traître que de la part des riches le considérant comme un parvenu.
Ainsi on peut remarquer dans nos sociétés aujourd'hui que les riches les plus détestés sont Depardieu, les footballeurs, et Tapie et jamais les héritiers.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2013
Adapté d'un roman de Georges Simenon, Gilles Grangier aidé au scénario par Michel Audiard ont l'air trés inspiré !! Un père de famille consacre pas mal de temps à son travail qui lui rapporte pas mal d'argents. Sa femme rencontre un amour de jeunesse et laisse son mari inquiet qui va à tout les horizons voir si quelqu'un a vu sa belle et se pose des questions sur leur couple. Un film qui m'a bien plu et auquel on regarde dans les rétros quand on voit ces vieilles bagnoles roulées et les gens parlaient ancien franc. Ce long métrage vieillit bien avec le temps avec une histoire intriguante. Et puis, il y a Jean Gabin une fois de plus excellent, rares acteurs ont la mème présence de jeu fascinante. Les acteurs secondaires, hommes, femmes et enfants sont impeccables. Un cinéma d'autrefois de qualité à découvrir.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2011
" Le Sang à la tête " est un long métrage de Gilles Grangier qui a vraiment très peu de qualité à son actif. Si Jean Gabin s'en sort plutôt honorablement au niveau de sa prestation ( mais bon les dialogues d'Audiard y sont aussi pour quelque chose ), on ne peut pas en dire autant de l'ensemble des autres comédiens qui s'avèrent bien peu inspirés - mention spéciale pour Monique Mélinand dans le rôle de la femme de Jean Gabin, qui paraît bien fade dans on interprétation. De plus, l'histoire n'est guère passionnante à suivre, ce qui est bien regrettable car la réalisation de Grangier est tout à fait honorable, comme à son habitude d'ailleurs. En bref, l'ensemble est bien inégal et il s'agit donc d'une belle petite déception.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2009
Nouvelle collaboration Grangier/Gabin avec Audiard en prime. Une réussite totale quant aux scénario (tiré d'un bouquin d'un bon auteur),décors et personnages. Avec un Gabin en pleine forme évidemment.
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