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3h10 pour Yuma aura réussit à me faire supporter au moins un western dans ma vie, et cet exploit mérite ma reconnaissance éternelle.
Remake qui conserve uniquement de l'original sa structure narrative, à savoir un groupe d'hommes chargés d'escorter un hors-la-loi et qui vont disparaître un à un, soit par mort violente soit en fuyant, jusqu'à la confrontation finale, essentiellement psychologique, entre l'ultime et inflexible gardien et son redoutable prisonnier.
Si Mangold a déjà prouvé par le passé sa capacité à filmer ces conflits humains, il s'avère moins à l'aise avec le spectaculaire (l'attaque de la diligence est plate, le gunfight final bien mieux). Le scénario passe par tous les passages obligés du genre (attaque de diligence donc, mais aussi attaque d'indiens, chemin et fer et ville en construction, ect) et il ressort du film le plaisir évident de faire un vrai western, plaisir que partage le spectateur tant le genre est devenu rare sur grand écran.
Deux idées intéressantes dans le scénario. D'abord la relation visiblement ambigüe entre le bandit et son bras droit (dans le rôle, Ben Foster est remarquable), et ensuite le choix de donner plus d'importance au personnage du fils du héros, qui ressent une forme d'admiration pour le tueur. Lorsque celui-ci rejoint son père il devient alors le véritable enjeu de l'affrontement entre les deux hommes.
Dans les rôles principaux, on pouvait légitimement craindre que le ticket Bale-Crowe ne tourne au concours de froncements de sourcils mais les deux acteurs font le boulot et donnent à leurs personnages respectifs une vraie présence et une réelle épaisseur, en particulier Crowe dont le personnage d'assassin reste jusqu'au bout impétrable, manipulateur et imprévisible.
Le film se fend enfin d'une réflexion sur l'héroïsme à travers le regard du fils qui voit évoluer la perception qu'il en a au fur et à mesure du périple.
Si Mangold a déjà prouvé par le passé sa capacité à filmer ces conflits humains, il s'avère moins à l'aise avec le spectaculaire (l'attaque de la diligence est plate, le gunfight final bien mieux). Le scénario passe par tous les passages obligés du genre (attaque de diligence donc, mais aussi attaque d'indiens, chemin et fer et ville en construction, ect) et il ressort du film le plaisir évident de faire un vrai western, plaisir que partage le spectateur tant le genre est devenu rare sur grand écran.
Deux idées intéressantes dans le scénario. D'abord la relation visiblement ambigüe entre le bandit et son bras droit (dans le rôle, Ben Foster est remarquable), et ensuite le choix de donner plus d'importance au personnage du fils du héros, qui ressent une forme d'admiration pour le tueur. Lorsque celui-ci rejoint son père il devient alors le véritable enjeu de l'affrontement entre les deux hommes.
Dans les rôles principaux, on pouvait légitimement craindre que le ticket Bale-Crowe ne tourne au concours de froncements de sourcils mais les deux acteurs font le boulot et donnent à leurs personnages respectifs une vraie présence et une réelle épaisseur, en particulier Crowe dont le personnage d'assassin reste jusqu'au bout impétrable, manipulateur et imprévisible.
Le film se fend enfin d'une réflexion sur l'héroïsme à travers le regard du fils qui voit évoluer la perception qu'il en a au fur et à mesure du périple.
Il est des films dont on attend beaucoup, mais qui finissent par décevoir. 3h10 pour Yuma est de ceux-là. Un western au casting pourtant alléchant, un scénario laissant entrevoir de très bonnes choses, il n'en fallait pas plus pour apater l'amateur à la recherche d'une perle d'un genre en berne depuis bien longtemps... Or nous avons finalement affaire à un vulgaire film d'action, sans intensité, au suspense quasi-absent, et à la composition peu convaincante. Ceci dit, si l'on regarde ce film pour ce qu'il est vraiment, c'est-à-dire un pur divertissement, on n'est pas déçu du voyage.
Un bon western avec un excellent casting et une réalisation parfaite. La fin peut prêter à sourire mais l'ensemble reste superbe: rythmé, bien filmé et avec un Christian Bale épatant dans un rôle plutôt surprenant. N'égalera jamais un Sergio Leone, mais c'est le meilleur western que j'ai vu après ceux du grand maître du spaghetti.
En 2008, James Mangold ("Copland", "Identity") s'essaye au genre western en proposant le remake de Delmer Daves, "3:10 to Yuma" (avec Van Heflin (vu dans "Les trois mousquetaires" de George Sidney) et Glenn Ford ("Règlements de compte" de maître Lang) dans les rôles titres).
S'inspirant librement de l'original, et donc forcément d'Elmore Leonard (écrivain de "Hombre" (repris par Martin Ritt et Paul Newman) et de "Rum puch" (repris par Tarantino et Pam Grier), scénariste de "Joe Kidd"), James s'approprie le western en rechargeant son scénario implacable comme son six coups : le tristement célèbre bandit Ben Wade est arrêté par Dan Evans, un éleveur qui a tout perdu. Afin de recevoir une aide financière pour reconstruire son ranch, il est chargé de mettre Wade à l'ombre... .
Le duo Christian Bale ("L'empire du soleil", "The dark knight")/Russell Crowe ("Gladiator", "Révélations", et retrouvant le western 12 ans après "Mort ou vif" !) tient toutes ses promesses et l'on reste bouche bée devant de tels talents. Ici, c'est plus Monsieur Crowe qui vole la vedette à Christian Bale, pourtant très bien. Son rôle de bandit lui sied à merveille, tout comme le genre western. On sent de l'impertinence de la part de notre bon vieux Russell Crowe, mais seul le long (et vieux) couteau arrive à lui fermer son clapet : l'incorrigible Peter Fonda, le fils de Henry et le frère de Jane, vu dans "Easy rider", "L'homme sans frontière" de lui-même, et "L'anglais" de Soderbergh notamment. Avec aussi Logan Lerman qui montre déjà beaucoup. Logique : on l'a déjà vu dans "The patriot".
La musique est anodine et paraît sortie d'une pétoire mal calibrée ! Pourtant, il y avait moyen d'avoir du lourd. Force est de constater qu'Ennio visait plus juste et plus rapidement.
Les séquences de fusillades, d'explosions et de courses-poursuites sont bien maîtrisées dans l'ensemble et permet à ce western de haute volée de mériter plusieurs étoiles de shérifs.
J'ai caractérisé la trilogie des dollars de Leone par trois étoiles de shérif, de même pour ce "Yuma". Sergio faisait du spaghetti alors que James honore et glorifie ("Le train sifflera trois fois", Gary Cooper, Delmer Daves). N'ayant jamais vu les originaux (Daves et Zinneman), James remet au goût du jour le très bon western (qui se compte sur les doigts d'une main depuis son arrêt vers 1970-1975. A l'esprit, il me vient "Danse avec les loups", "Open range", "Impitoyable" et "Tombstone".) où la morale triomphe au détour d'une balle perdue.
Spectateurs en manque de western, "pour qui sonne le glas" ?
S'inspirant librement de l'original, et donc forcément d'Elmore Leonard (écrivain de "Hombre" (repris par Martin Ritt et Paul Newman) et de "Rum puch" (repris par Tarantino et Pam Grier), scénariste de "Joe Kidd"), James s'approprie le western en rechargeant son scénario implacable comme son six coups : le tristement célèbre bandit Ben Wade est arrêté par Dan Evans, un éleveur qui a tout perdu. Afin de recevoir une aide financière pour reconstruire son ranch, il est chargé de mettre Wade à l'ombre... .
Le duo Christian Bale ("L'empire du soleil", "The dark knight")/Russell Crowe ("Gladiator", "Révélations", et retrouvant le western 12 ans après "Mort ou vif" !) tient toutes ses promesses et l'on reste bouche bée devant de tels talents. Ici, c'est plus Monsieur Crowe qui vole la vedette à Christian Bale, pourtant très bien. Son rôle de bandit lui sied à merveille, tout comme le genre western. On sent de l'impertinence de la part de notre bon vieux Russell Crowe, mais seul le long (et vieux) couteau arrive à lui fermer son clapet : l'incorrigible Peter Fonda, le fils de Henry et le frère de Jane, vu dans "Easy rider", "L'homme sans frontière" de lui-même, et "L'anglais" de Soderbergh notamment. Avec aussi Logan Lerman qui montre déjà beaucoup. Logique : on l'a déjà vu dans "The patriot".
La musique est anodine et paraît sortie d'une pétoire mal calibrée ! Pourtant, il y avait moyen d'avoir du lourd. Force est de constater qu'Ennio visait plus juste et plus rapidement.
Les séquences de fusillades, d'explosions et de courses-poursuites sont bien maîtrisées dans l'ensemble et permet à ce western de haute volée de mériter plusieurs étoiles de shérifs.
J'ai caractérisé la trilogie des dollars de Leone par trois étoiles de shérif, de même pour ce "Yuma". Sergio faisait du spaghetti alors que James honore et glorifie ("Le train sifflera trois fois", Gary Cooper, Delmer Daves). N'ayant jamais vu les originaux (Daves et Zinneman), James remet au goût du jour le très bon western (qui se compte sur les doigts d'une main depuis son arrêt vers 1970-1975. A l'esprit, il me vient "Danse avec les loups", "Open range", "Impitoyable" et "Tombstone".) où la morale triomphe au détour d'une balle perdue.
Spectateurs en manque de western, "pour qui sonne le glas" ?
Excellent western moderne! Le "combat" Crowe Bale est haletant! L'histoire est très bien ficelée, l'intrigue est bonne, on est complètement dans le film du début à la fin. Un bel effort a été fait sur les costumes et les décors! Un bijou!
Une grande hésitation pour ma lancée
a lassault de 3h10 pour Yuma .. Et je ne regrette rien ! Jeux d'acteur formidable, casting prodige, senario qui tient la route et une mise en scene plus que sérieuse accompagné Dun décor magique ! A voir absolument ! Faites tourner !!
a lassault de 3h10 pour Yuma .. Et je ne regrette rien ! Jeux d'acteur formidable, casting prodige, senario qui tient la route et une mise en scene plus que sérieuse accompagné Dun décor magique ! A voir absolument ! Faites tourner !!
Superbe. Personnages fins, subtils et travaillés, situations biens vues. Dialogues efficaces. Talent, simplicité et émotion. Du grand art. Moi qui ne suis pourtant pas fan des westerns, je dis banco.
Un film avec beaucoup de longueurs... Russell Crowe toujours avec son jeu d'acteur qui n'arrive pas a me toucher. Heureusement Christian Bale sauve le coup. Une fin explosive et vraiment bien. Mention spéciale Pour Ben Foster qui se surpasse ici !
Un bon western, il est vrai qu on n en fait plus beaucoup mise a part de l excellent True Grit. Les acteurs sont geniaux ( Bale, Crowe et Foster). Le film n aurait rien perdu si on avait coupe 15 a 20 min vers le milieu du film . Le debut et la fin sont tres bien realises. Bref un tres bon film a voir pour les amateurs de westerns qui ne seront pas decus.
Un remake plutôt réussi porté par deux acteurs géniaux, bon la fin n'est pas crédible une seule seconde mais admettons on passe l'éponge.
s'il ne révolutionne pas le genre, ce western s'en sort honorablement grâce au face à face Christian Bale/Russel Crowe.
Un film très agréable à regarder. Un western moderne et de qualité. Une rivalité qui se transforme presque en une amitié entre Crowe et Bale. Les deux personnages principaux sont crédibles dans leur rôle qui les habite d'une manière incroyable. Russell Crowe m'a vraiment impressionné et nous livre une prestation de haute volée.
Un film à voir!
Un film à voir!
le western a le vent en poulpe (paul?) et ce n'est pas pour me deplaire 3h10 pour Yuma est une réussite sur tous les plans:
christian bale est habité par son personnage du debut a la fin et prouve une nouvelle fois sa grande qualité d'acteur
russel crowe est coherent (cest deja bien)
une veritable epopée du debut du siecle dernier qui tient toutes ses promesses, vous ne serez pas decu...
christian bale est habité par son personnage du debut a la fin et prouve une nouvelle fois sa grande qualité d'acteur
russel crowe est coherent (cest deja bien)
une veritable epopée du debut du siecle dernier qui tient toutes ses promesses, vous ne serez pas decu...
3sur5 Parmi les récents néo-westerns, le film de James Mangold tire largement son épingle du jeu. Remake d'un petit classique éponyme du genre (1957), 3h10 pour Yuma est d'un classicisme certain (il ne rate pas les passages obligés) et accompli, revisitant sans nostalgie comme pour dépoussiérer, voir ''rebooter'' (sans pour autant viser le chef-d'oeuvre) toute l'imagerie du western. Mangold filme l'Arizona, les duels et les attaques comme si c'était la première fois. Il se soustrait ainsi, dans le traitement au moins, à toutes références. C'est surtout une oeuvre morale, sans facilité ni hypocrisie. La conduite de Ben Wayd (Russel Crowe, génial) au fameux train est l'occasion d'une conversation sur le Bien & le Mal, sur l'honneur et la tentation. On devine assez facilement ou cette approche de deux êtres antagoniques mènera, mais Mangold réussit à maintenir la tension jusqu'au bout. La richesse et la beauté du film, pour le néophyte comme pour les habitués des paysages de l'Ouest Sauvage (l'Arizona par Mangold est enchanteresse), viendront d'abord du scénario et de la profondeur accordée à des figures pourtant anodines sur le papier.
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