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Un bon film, la dernière marche de soldats abandonnés, réaliste et touchant.
La guerre traitée sans complaisance, sans héroïsme, dans ce qu'elle a de plus inhumain et destructeur. On pourrait craindre que la distanciation avec les personnages soit trop grande pour que le film puisse créer de l'émotion. Il n'en est rien, car les différents protagonistes sont très complets et magistralement interprétés, ce qui installe tout de suite de l'empathie chez le spectateur. La musique et la mise en scène, qui fait la part belle au réalisme, ne rendent le film que plus dur et parlant. Poignant.
Solide film de guerre filmé de façon réaliste (c'est vrai qu'on se croiraient en pleine guerre). Le noir et blanc rend très bien le bourbier de la jungle. Les scènes de combats sont percutantes malgré le fait qu'on ne voit pas grand chose.
3 étoiles - la 317ème section
Un film pas mal. L'attention est maintenue jusqu'à la fin. Les images en noir et blanc réussissent à nous transmettre une atmosphère oppressante (la jungle apparaît notamment dans sa dimension étouffante) ; et la bande son est très bien maîtrisée. La mise en scène est aussi bien pensée, mais elle est un peu trop classique. Ce qui a un effet négatif sur le tempo du film : l'aventure racontée manque d'une pulsation et d'une nervosité humaine. Certes, on nous présente des baroudeurs ; mais un peu plus de stress dans le jeu des acteurs aurait été souhaitable (une exception : la psychologie évolutive du lieutenant : elle a une dimension dramatique touchante). Bref, rien d'extraordinaire. Mais un film qui tient simplement la route.
Un film pas mal. L'attention est maintenue jusqu'à la fin. Les images en noir et blanc réussissent à nous transmettre une atmosphère oppressante (la jungle apparaît notamment dans sa dimension étouffante) ; et la bande son est très bien maîtrisée. La mise en scène est aussi bien pensée, mais elle est un peu trop classique. Ce qui a un effet négatif sur le tempo du film : l'aventure racontée manque d'une pulsation et d'une nervosité humaine. Certes, on nous présente des baroudeurs ; mais un peu plus de stress dans le jeu des acteurs aurait été souhaitable (une exception : la psychologie évolutive du lieutenant : elle a une dimension dramatique touchante). Bref, rien d'extraordinaire. Mais un film qui tient simplement la route.
Vision sèche et réaliste de la guerre d'Indochine. La 317e section est un bon film, sans faute et mis en scène de manière solide. Il était de plus courageux de faire un film sur une défaite francaise, ce genre de sujets étant soigneusement pas les francais ou les américains. Le film est de plus porté par deux bons acteurs, Jacques Perrin et Bruno Cremer. Si ce film n'emballe pas, il n'en reste pas moins un film très honorable et courageux.
Je viens il n'y a pas 4 jours de découvrir ce que je ne m'attendais pas à être une aussi belle oeuvre : La 317ème section, film de guerre français de 1964, témoignage direct d'un homme qui a vécu cette guerre (celle d'indochine) et connu la captivité, cet homme rentré en France a écrit un roman de cette guerre éprouvante qu'il a vécu, le roman a évidemment été refusé (comme Johnny s'en va en guerre de Dalton Trombo), il a alors l'idée génial de retracer cette guerre à travers un film (comme Dalton Trombo) adapté de son livre, cet homme s'appelle Pierre Schoendoerffer et nous livre un film : La 317ème section, un chef d'oeuvre du film de guerre tant il est poignant par la lucidité et le réalisme des relations des personnages, du scénario et des dialogues, en même tant c'est un vétéran qui l'a écrit et réalisé ! Le livre a tout de suite été publié après le film, celui ci reste pour moi LE plus grand film de guerre français de tout les temps et un des meilleurs en général. C'est aussi le film qui a lancé les carrières de Bruno Cremer (Paris Brûle t'il ; et qui deviendra aussi le futur inspecteur Maigret à partir de 1993) ainsi que la carrière du tout jeune Jacques Perrin (Cinéma Paradiso) qui livre ici une interprétation pleine de talent et de sympathie. L'utilisation du Noir et Blanc est très justifié par la qualité des images qui en ressortent, un film authentique et sans conscession sur la Guerre d'Indochine. Vraiment unique.
Belle fable sur l'anéantissement de l'armée coloniale française. Les deux camarades, le jeune officier fringant tout juste sorti de Saint Cyr, et le vieux sous-of qui a tout vu, représentent les deux extrêmes de l'armée française. Ensemble, ils font des prouesses pour sauver cette 317e section, en vain bien sûr. C'est beau comme un requiem.
Indochine, mai 1954 : Arrêt sur image. Invitation à vivre comme si on y était, sans guirlande ni éclat hollywoodien, la dernière petite tranche de vie d’un groupe de soldats « Français », dont beaucoup de Laotiens, fuyant comme ils peuvent vers le sud un Vietminh triomphant, légitime mais assassin. Avec en sus la traversée de la jungle, la résistance aux intempéries, l’ignorance des insectes et des sangsues, le port des blessés que l’on voit crever un par un sans spectacle ni larmoiement inutile, la faim et la maladie, la méfiance réciproque envers les villages traversés, la bêtise humaine rencontrée de part et d’autre comme une banale normalité, le pragmatisme froid et vital, et la désespérance de la conscience d’une situation humaine et politique sans avenir.
Et pourtant, sous l’apparente défaite, une grande victoire humaine de ceux qui ne connaissent pas le découragement ni la résignation, jamais, parce qu’ils n’ont pas le choix, et parce que c’est leur manière de vivre. Filmé de l’intérieur par un authentique vétéran, ce film est à la fois un reportage affligeant sur cette ancienne guerre de décolonisation, sur la vie concrète des soldats Français en perdition sur un territoire ennemi, et une leçon véridique de courage et presque de désinvolture.
Et pourtant, sous l’apparente défaite, une grande victoire humaine de ceux qui ne connaissent pas le découragement ni la résignation, jamais, parce qu’ils n’ont pas le choix, et parce que c’est leur manière de vivre. Filmé de l’intérieur par un authentique vétéran, ce film est à la fois un reportage affligeant sur cette ancienne guerre de décolonisation, sur la vie concrète des soldats Français en perdition sur un territoire ennemi, et une leçon véridique de courage et presque de désinvolture.
L'aspect documentaire est un parti pris : le spectateur ne trouvera pas de grands effets. Schoendorffer réussit à rythmer son film comme il avait rythmé le livre et livre une adaptation fidèle. Willsdorf notamment est conforme à l'image qu'on s'en était fait, l'accent en moins. La réalité de la guerre est présente, l'image noir et blanc réussit à transcrire la chaleur et l'humidité. Les deux comédiens principaux sont vraiment excellents. A voir et à lire.
Un film français en noir et blanc consacré à la guerre d'Indochine très immersif et réaliste (en raison de son réalisateur qui a connu cette guerre) porté par un excellent duo d'acteurs (Jacques Perrin et Bruno Kremer). Une réussite qui n'a rien à envier aux meilleurs films du genre.
Excellent film de guerre, si ce n'est le meilleur. Les acteurs sont parfaits (mention spéciale à Bruno Cremer dans son rôle d'ancien "malgré nous" ). Ce film est hélas trop méconnu mais il est extrêmement réaliste, on a une vraie vision de la tactique militaire de la guerre moderne. On a vraiment l'impression d'évoluer au milieu de la section. A noter qu'il surpasse de loin les autres films de la série de Schoendoerffer. Le Crabe-tambour étant trop lyrique et l'Honneur d'un capitaine, pas trop mal dans son genre mais peu axé sur l'action.
Spécialiste du conflit indochinois (il a notamment réalisé Diên Biên Phu et Le crabe tambour), Pierre Schoendoerffer nous livre ici un récit solidement ancré dans l'épilogue de cette guerre. Suivant un groupe d'hommes qui reçoit l'ordre de repli pendant la bataille décisive de Diên Biên Phu, le film se concentre sur les difficultés du terrain et les relations entre les différents membres de l'unité. Avec des acteurs parfaits et une mise en scène minimaliste mais réaliste, le cinéaste présentait ce conflit singulier où les soldats français n'avaient pas l'avantage.
Film ayant peut-être un peu mal vieilli mais qui reste intéressant à découvrir, ne serait-ce que pour son aspect presque documentaire sur la guerre d'Indochine, tragique. Je crois que j'ai rarement vu un film avec autant de cigarettes allumées, presque une ou deux à chaque scène.
On marche, on se replie, on est traqué par un ennemi qu'on ne voit jamais, et on n'en sait jamais plus que les hommes de la 317e section. Schoendoerffer ne donne ni leçon ni morale. La guerre est là, point. Pas de victoire ni de défaite qui aurait un sens, on avance parce que s'arrêter, ce serait mourir. Sa caméra à l'épaule ne devance jamais le regard des soldats, les dialogues sont laconiques, et ça donne une sorte de documentaire de fiction. Le tout baigne dans un noir et blanc crépusculaire, comme englouti par l'eau, et c'est pour moi le vrai cœur du film. Il m'a happé et tenu à distance en même temps. Mais malgré les combats qui s'enchaînent, je me suis ennuyé. Quelque chose n'a pas pris, et ce vide de sens, je n'arrive pas à passer outre.
Reste le duo : Perrin, jeune Saint-Cyrien persuadé qu'on n'abandonne pas ses blessés, face à Cremer, l'Alsacien qui enchaîne les guerres sans idéal. Lequel a raison ? L'abandon pèse sur toute la marche, celui des blessés qu'on ne peut plus porter comme celui des supplétifs qui restent quand les Blancs s'en vont. Difficile aussi de ne pas penser aux Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens livrés à eux-mêmes après avoir servi sous le drapeau français. Bruno Cremer est criant de vérité, aussi crédible en plein combat qu'un verre de cognac à la main, avec le corps, la lassitude et l'humour d'un homme qui a déjà tout vu. Jacques Perrin, coincé dans le rôle ingrat du bleu, évite la caricature mais reste effacé, parfois agaçant. Un drôle de film, qui me laisse paumé. Je le reverrai pour savoir si la faute vient de lui ou de moi.
Reste le duo : Perrin, jeune Saint-Cyrien persuadé qu'on n'abandonne pas ses blessés, face à Cremer, l'Alsacien qui enchaîne les guerres sans idéal. Lequel a raison ? L'abandon pèse sur toute la marche, celui des blessés qu'on ne peut plus porter comme celui des supplétifs qui restent quand les Blancs s'en vont. Difficile aussi de ne pas penser aux Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens livrés à eux-mêmes après avoir servi sous le drapeau français. Bruno Cremer est criant de vérité, aussi crédible en plein combat qu'un verre de cognac à la main, avec le corps, la lassitude et l'humour d'un homme qui a déjà tout vu. Jacques Perrin, coincé dans le rôle ingrat du bleu, évite la caricature mais reste effacé, parfois agaçant. Un drôle de film, qui me laisse paumé. Je le reverrai pour savoir si la faute vient de lui ou de moi.
Un film sur la guerre d’Indochine qui révéla les talents d'acteur de Cremer. Il a quand même bien vieilli et souffre aujourd'hui de la comparaison avec d'autres films plus aboutis dans le genre.
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