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Antarès
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5,0
Publiée le 23 octobre 2020
Schoendoerffer ancien caméraman au service cinématographique des armées livre là le plus beau film sur la guerre d'Indochine. Parce que Schoendoeffer a fait cette guerre, parce qu'il a été fait prisonnier, il est le plus a même de retranscrire cette guerre. Guerre ? Ou plutôt escarmouches interminables. Une histoire simple: un avant poste qui doit se replier. Une traversée infinie de la jungle indochinoise, un repli qui n'en fini plus. Et puis des combats lointains (jamais l'ennemi n'est visible), une succession de combats de jungle avec leurs lots de blessés qui condamnent un peu plus la réussite du repli.... Dans cette guerre, aucun parti n'est beau, pas les français qui ravages un village en guise de vengeance, ni même les soldats viet-minh qui n'hésitent pas a utiliser a grand frais des éducateur communistes qui passent "prêcher" dans les villages pour y inculquer la haine de l'Occidental ou simplement a tendre des embuscades meurtrières a coup d'artillerie...
Ce film est un témoin précieux parce que réalisé par un homme qui a fait cette guerre, qui l'a vu et sais la filmer, mais aussi par la rigueur quasiment documentaire du film, tourné dans la jungle thaïlandaise dans des conditions volontairement déplorables. Ce film constitue l'antécédant du "Crabe-Tambour" (où les personnages de l'indochine sont repris).
L'un des meilleurs films de guerre ! 41 rombiers commandés par un lieutenant, un adjudant et deux sergents français, les autres supplétifs de l'armée française. Soldats vêtus d'un simple treillis, équipés d'un fusil, d'une mitraillette, dans le plus strict dénuement. On suit leur retraite à la fin de Dien Bien Phu, dans un environnement humide, hostile, sans aucun pathos ni réflexion inutile. La mort est leur quotidien, vécue comme un simple événement ; seule la mission compte, "la fin justifiant les pertes" selon l'adjudant Willsdorff . Opposition de forme et de fond entre le lieutenant Torrens (Jacques Perrin) jeune officier tout juste sorti de St Cyr, et l'adjudant Willsdorff, baroudeur ayant fait toutes les guerres (Bruno Crémer), ayant tout appris sur le terrain (langues, médecine.... il sait tout faire !), entre la conception militaire théorique (on n'abandonne pas les blessés) et la froide réalité de la survie. On n'est pas loin des relations entre le sergent Croft et le lieutenant Hearn des "Nus et des morts" de Mailer. Ces hommes n'ont que leur peau à défendre, qu'ils exposent à tous les instants. Musique dissonante et lugubre, la guerre dans sa réalité quotidienne, sans effets spéciaux, avec son humanité, sa stupidité masculine,(l'attaque de 10 viets dans le village presque pour le plaisir), ses rivalités, mais aussi sa fraternité et sa solidarité.... Un grand film. Sans doute le meilleur rôle de Bruno Crémer, qui impose sa stature imposante, et son regard clair, dur, froid, impitoyable et métallique... Vive la mort !
Voilà un véritable film de guerre, " La 317ème Section " de Pierre Schoendoerffer. Un chef-d'oeuvre de 1965 bien plus réaliste que des films du même genre des années 1990 ou 2000.
Le genre du film de guerre est l’un des genres les plus fournis du cinéma. Ce film est plus qu’un film de guerre, il se rapproche plus du reportage. Magnifique poésie de l’image et justesse du dialogue. Schoendoerffer ayant été reporter de guerre, il l’a vue de ses yeux. Pas d’effusions de sang, pas de gros barrages d’artilleries, pas d’échanges de tirs durant 2h. C’est la guerre avec ses petit enjeux et ses grands sacrifices. Le salut réside dans une cartouche de cigarettes et une boite de munitions larguées depuis un avion. « C’est dégueulasse Wilsdorff… C’est la guerre. »
Ce film est une très bonne réalisation sur la guerre d'Indochine, on retrouve avec plaisir Bruno Cremer et Jacques Perrin, l'épopée de cette section a travers la jungle est passionnante, mais la réalisation est un peu datée, et assez creuse du au manque de musique. Il mérite 3 étoiles.
Rare film ,voire l'un des seuls films traitant la guerre d'indochine avec une approche réaliste, ça n'est pas du Spielberg et c'est tant mieux. Ce film vous entraîne dans la moiteur de la jungle nord vietnamienne où le personnage de Cremer , vieux guerrier , malgré-nous qui traîne sa carcassse de conflit en conflit et perrin en jeune sous-lieutenant encore tout frais sans tomber dans la caricature du bleu, forme un couple extremement bien ficelé. Si vous vous attendez à des scènes de 30 minutes de rafales avec sang et tripailles qui coulent à flot , vous serez déçu. Les combats sont de brefs accrochages qui collent plus à la réalité du contexte. A noter l'hommage à ces auxiliaires vietnamiens qu'on oublie trop!
Un Film d'un réalisme presque gênent pour les gars de TV5 Monde: Un jour la chaîne français "TV5 Monde" à voulu diffuser ce film au VietNam. mais au dernier moment il se sont dit que cela risqué de choquer les vietnamien, qui sont très fier de leurs victoire et sont resté très communiste( croyez moi) , que dans ce film ils montre des camarade vietnamien se battre aux côtés des français.
La guerre, la vraie ! Des acteurs formidables au service d'une guerre absurde... Réalisé avec peu de moyens ce film honore les militaires comme le crabe tambour, autre grand film de schaendorfer.
J'en avais lu des critiques très élogieuses ici et là, mais j'ai trouvé ce film daté, raté, ennuyeux et donc, tout bien pesé, largement surestimé.
Tout d'abord, un énorme défaut technique : le film a été (mal) doublé en post-production, ce qui fait que ce qu'on entend ne correspond jamais vraiment au mouvement des lèvres et durant une grande partie du film, on a à l'esprit l'image des acteurs en train de parler en studio devant des micros. C'est très pénible. De façon générale, les bruitages sont médiocres : à un moment, on voit une énorme cascade située à quelques dizaines de mètres des acteurs et il n'y a pas un seul bruit correspondant.
Ensuite, la bande-son, une espèce de musique pseudo-intellectuelle et prétentieuse typique des années 1960, également très pénible. À plusieurs moments, elle casse carrément les oreilles (j'ai été obligé de baisser le volume).
Ensuite, les dialogues : certains sont réalistes, mais d'autres ne le sont pas du tout, bien au contraire : on a l'impression de lire les réflexions d'un écrivain qui raconte sa guerre après coup en pontifiant sur la vie et la mort. Pitié…
Enfin, et j'ai gardé le "meilleur" pour la fin, la façon de parler de la plupart des acteurs, et en particulier de Jacques Perrin, est tout sauf réaliste, ce qui fait que les échanges entre les uns et les autres sont complètement en décalage avec de véritables discussions entre soldats. En particulier, j'insiste, la façon de parler de Jacques Perrin n'est en aucun cas celle d'un militaire, il s'exprime — son accent et son ton — durant tout le film comme un étudiant en philosophie ou en littérature à la Sorbonne qui va dans les cafés du Quartier latin après les cours pour refaire le monde, c'est proprement ridicule et insupportable ! Aucun officier français n'a jamais parlé comme ça, à quelque époque que ce soit.
Donc, ce qu'il y a de bien dans le film est complètement gâché par tous ces élements formels. Pour résumer, c'est très décevant par rapport à ce que j'avais imaginé à partir de ce qu'en j'avais lu, à savoir un film de guerre sérieux, dur, prenant et réaliste. Non, du tout.