La 317ème section
Note moyenne
4,2
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70 critiques spectateurs

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Shapoukito
Shapoukito

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2026
J'en avais lu des critiques très élogieuses ici et là, mais j'ai trouvé ce film daté, raté, ennuyeux et donc, tout bien pesé, largement surestimé.

Tout d'abord, un énorme défaut technique : le film a été (mal) doublé en post-production, ce qui fait que ce qu'on entend ne correspond jamais vraiment au mouvement des lèvres et durant une grande partie du film, on a à l'esprit l'image des acteurs en train de parler en studio devant des micros. C'est très pénible. De façon générale, les bruitages sont médiocres : à un moment, on voit une énorme cascade située à quelques dizaines de mètres des acteurs et il n'y a pas un seul bruit correspondant.

Ensuite, la bande-son, une espèce de musique pseudo-intellectuelle et prétentieuse typique des années 1960, également très pénible. À plusieurs moments, elle casse carrément les oreilles (j'ai été obligé de baisser le volume).

Ensuite, les dialogues : certains sont réalistes, mais d'autres ne le sont pas du tout, bien au contraire : on a l'impression de lire les réflexions d'un écrivain qui raconte sa guerre après coup en pontifiant sur la vie et la mort. Pitié…

Enfin, et j'ai gardé le "meilleur" pour la fin, la façon de parler de la plupart des acteurs, et en particulier de Jacques Perrin, est tout sauf réaliste, ce qui fait que les échanges entre les uns et les autres sont complètement en décalage avec de véritables discussions entre soldats. En particulier, j'insiste, la façon de parler de Jacques Perrin n'est en aucun cas celle d'un militaire, il s'exprime — son accent et son ton — durant tout le film comme un étudiant en philosophie ou en littérature à la Sorbonne qui va dans les cafés du Quartier latin après les cours pour refaire le monde, c'est proprement ridicule et insupportable ! Aucun officier français n'a jamais parlé comme ça, à quelque époque que ce soit.

Donc, ce qu'il y a de bien dans le film est complètement gâché par tous ces élements formels. Pour résumer, c'est très décevant par rapport à ce que j'avais imaginé à partir de ce qu'en j'avais lu, à savoir un film de guerre sérieux, dur, prenant et réaliste. Non, du tout.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2026
Le récit est très direct : il s’agit, pour un groupe de soldats, d’aller d’un point A à un point B en milieu hostile. Le situant dans le contexte de la guerre d’Indochine, Pierre Schoendoerffer signe un film âpre, dur, réaliste.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2025
"La 317ème section" est le seul film que je connaisse sur la guerre d'Indochine avec "Diên Biên Phu" du même réalisateur. Pierre Schoendoerffer a fait une œuvre très efficace et extrêmement réaliste, et pour cause, il connaissait très bien son sujet en tant qu'ancien cameraman du service des armées. Il n'y a pas de critique du colonialisme ou de réflexion sur cette terrible guerre, ce n'est pas le but, il nous montre juste ce qu'étaient ces escarmouches sanglantes qu'on reverra par la suite dans de nombreux films américains sur la guerre du Vietnam. On y suit au plus près une petite troupe d'hommes qui luttent pour leur survie au cœur d'une forêt vierge hostile magnifiquement filmée, "La 317ème section" est un modèle de réalisation à la foi proche du documentaire et formellement très cinématographique.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2025
L'Indochine comme nous ne l'avions jamais vue. En marge de la décisive bataille de Dien-Bien-Phû, nous suivions la 317e section (semblant ne pas exister autrement que par elle-même, puisque jamais en contact direct ou indirect avec les état-majors français), composée de 41 hommes, traversant la jungle au Nord-ouest du Vietnam. Cette "317e section" n'a rien du film de guerre comme il se fait depuis une trentaine d'années. Il est purgé de tout héroisme, de tout discours lénifiant et ne croule pas sous des partitions musicales pompeuses. Il ne vend pas la guerre comme une aventure humaine. Il est du genre brut de décoffrage. Schoenderffer ne s'intéresse pas aux raisons ayant conduit au déclenchement du conflit en Indochine, tout comme il ne revient pas sur l'aberration stratégique que fut la cuvette de Dien-Bien-Phû. Ses objectifs sont ailleurs. Ce qui l'intéresse, c'est de filmer en immersion, à hauteur d'hommes des 41 soldats composant la section. Ayant lui-même été envoyé en Indochine en qualité de cinéaste de guerre, en ressort donc un film aux allures de documentaire, ce qui, même à cette époque, n'existait pas dans le cinéma de guerre. S'il y a parfois une certaine rigidité et une certaine froideur dans la forme (ce qui est surprenant venant de quelqu'un qui a été le témoin direct des événements), celles-ci sont compensées par la présence de Bruno Crémer, pas inconnu dans la profession, mais qui se révélait aux yeux du grand public.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2025
Dans un noir et blanc renforçant l'âpreté de cette marche en Indochine, la mise en scène caméra à l'épaule se concentre sur les corps meurtris, sur les visages éprouvés, sur les regards blasés auxquels Jacques Perrin et Bruno Crémer confèrent avec justesse (à l'inverse du casting vietnamien...) respectivement froideur et incertitude. Illustrant la nécessaire conviction militaire que chaque tué, chaque sacrifice, chaque souffrance, se justifie par le dessein final, le scénario la déconstruit avec cynisme, tant par le sort dévolu à la colonne que par le rappel à la radio de la célébration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale... Sans emphase (souffle?) ni héroïsme, le récit montre des hommes confrontés à l'ineptie, aux dilemmes, à la mort. Comme un ultime sarcasme, celui qui vivra trois guerres commente: "Qu'est-ce que ça veut dire dégueulasse? C'est la guerre! Ils savent la faire, les fumiers...chapeau!"...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2024
En marge de Diên Biên Phu, qui vient de tomber, la 317ème section du lieutenant Torrens (Jacques Perrin) et de l'adjudant Willsdorf (Bruno Cremer) reçoit l'ordre de se replier. La fuite, au coeur de la jungle, sous la menace de l'ennemi, est périlleuse.
Pierre Schoendoerffer, à travers le cas anecdotique de la 317ème section, réalise un brillant film de guerre, non pas porté par des thèmes généraux sur la guerre mais par la spécificité des combats en Indochine. Humble, le film s'attache à l'authenticité, complètement éloigné d'une quelconque intention romanesque. De fait, la jungle cambodgienne et les escarmouches qui réduisent progressivement spoiler: la section à une peau de chagrin
, sont les éléments très réalistes qui déterminent, sans surenchère spectaculaire, un drame militaire autant qu'humain captivant.
Evitant, au contraire de la plupart des films de guerre américains, les considérations conventionnelles au coeur de la bataille, le réalisateur s'en remet à des personnages sobres, à des mots justes. En témoigne la relation intéressante entre le jeune officier Torrens et son subordonné expérimenté Willsdorf qui, ailleurs, aurait probablement donné lieu à quantité de clichés. Jacques Perrin et Bruno Cremer sont remarquables à cet égard.
La rigueur de la mise en scène et du scénario est exemplaire et, dans le décor tout à la fois somptueux et hostile du Cambodge, il n'est pas jusqu'aux bruits des armes et de la faune qui ne soient réalistes.
Spero
Spero

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2024
Le genre du film de guerre est l’un des genres les plus fournis du cinéma. Ce film est plus qu’un film de guerre, il se rapproche plus du reportage. Magnifique poésie de l’image et justesse du dialogue.
Schoendoerffer ayant été reporter de guerre, il l’a vue de ses yeux. Pas d’effusions de sang, pas de gros barrages d’artilleries, pas d’échanges de tirs durant 2h.
C’est la guerre avec ses petit enjeux et ses grands sacrifices. Le salut réside dans une cartouche de cigarettes et une boite de munitions larguées depuis un avion.
« C’est dégueulasse Wilsdorff…
C’est la guerre. »
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2024
Je ne suis en général pas fan du cinéma de Pierre Schoendoerffer que je trouve trop froid, trop naturaliste. La 317e section est une exception. Plongée brillante dans la guerre d Indochine alors qu elle est déjà quasiment perdue par l armée française, le film décrit avec brio le quotidien de soldats qui meurent loin de chez eux. Pour le coup le côté froid et sans fard de son auteur donne au film un côté sec et réaliste qui en font un excellent film.
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2023
"Marche ou crève !"

Jamais le spectateur n'aura senti la guerre d'aussi près qu'à travers la caméra immersive de SCHOENDOERFFER. Nous suivons la 317ème section obligée de battre en retraite jusqu'à un poste avancé plus au sud. En ce 4 mai 1954, la guerre prend une tournure dramatique, l'ombre noire de «Diên Biên Bhu» plane sur l'armée française. Plutôt que de traiter de la grande Histoire, Pierre Schoendoerffer saisit le quotidien d'une section de l'armée française composée en majorité de soldats laotiens sous le commandement du jeune sous-lieutenant Torrens (juvénile Jacques Perrin) et l'adjudant Willsdorff (Massif Bruno Kremer). Ces hommes acculés par les assauts incessants du Viêt-Minh s'enfoncent inexorablement dans la jungle. Les accrochages avec l'ennemi sont légions, la tension est palpable, les hommes sont épuisés mais l'expérience militaire de Willsdorff et la ténacité de Torrens forcent le respect. A travers les informations glanées par la radio de la section, les hommes savent que la défaite est proche, mais il faut avancer !! Le film tourné en noir et blanc donne cette patine quasi-documentaire et par là même permet à Pierre Schoendoerffer de rendre hommage au courage de ces soldats par le biais d'une fiction mais aussi dans la réalité, car il fut lui-même prisonnier à «Diên Biên Phu» en 1954.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2023
Il est vraiment dommage que dès le début du film on soit surpris par la mauvaise qualité de la post-synchronisation. Une belle photo mais qu'on arrête de nous casser les pieds avec des formules toutes faites genre. "L'image noir et blanc réussit à transcrire la chaleur et l'humidité." Car on ne peut s'empêcher de penser que la couleur aurait ajouter quelque chose. Film de guerre mais c'est quasiment un survival avant l'heure, la guerre dans toute la banalité de sa cruauté. Rien à dire sur l'interprétation, Perrin est un peu lisse mais c'est le rôle qui veut ça, quant à Cramer, il crève l'écran. Un bon film mais sans doute surestimé, n'étant pas exempt de défauts, la scène des éléphants invisibles est par exemple ratée, et puis je n'ai pas senti la tension inhérente à cette catégorie de film.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2023
Considéré, souvent, et pas qu'en France, comme le plus grand film de guerre réalisé. Je ne sais pas si c'est bel et bien le cas, mais c'est un immense film de guerre, ça, c'est évident, réalisé par quelqu'un qui y a été, qui a vu le combat, Pierre Schoendoerffer, aussi auteur du roman initial. Acteurs parfaits, aussi bien Cremer que Perrin, et réalisation solide pour cette histoire d'une petite unité française paumée en pleine jungle au cours de la guerre d'Indochine. Les horreurs de la guerre avec peu de moyens, en noir & blanc, façon documentaire tourné sur le vif, c'est brut de décoffrage, sans lyrisme, sans chichis, c'est diablement efficace. Un monument qui inspirera probablement Kubrick, Cimino, Coppola, Spielberg.
Barth
Barth

6 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2023
Film ayant peut-être un peu mal vieilli mais qui reste intéressant à découvrir, ne serait-ce que pour son aspect presque documentaire sur la guerre d'Indochine, tragique. Je crois que j'ai rarement vu un film avec autant de cigarettes allumées, presque une ou deux à chaque scène.
matthieu d.
matthieu d.

11 abonnés 123 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 octobre 2022
Il y a des films anciens qui vieillissent bien et des films qui vieillissent mal. Celui-ci a particulièrement mal vieilli. Il y a eut tellement mieux depuis dans le même genre que le regarder aujourd'hui en 2022 n'a vraiment plus aucun intérêt...
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2022
Un film français en noir et blanc consacré à la guerre d'Indochine très immersif et réaliste (en raison de son réalisateur qui a connu cette guerre) porté par un excellent duo d'acteurs (Jacques Perrin et Bruno Kremer). Une réussite qui n'a rien à envier aux meilleurs films du genre.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2022
Un très grand film , chef d'oeuvre du film de genre , master piece qui inspirera tous les autres films de guerre : Apocalypse Now, et autres. Le sujet intemporel de la fraternité, de l'humanité qui subsiste dans ces moments très durs, la vraie vie , la chaleur ,l' épuisement tout y est . Le film n'a absolument pas vieillit et garde toute sa puissance . Une beauté d'image apurée en Noir et Blanc , des acteurs formidables . La caméra à l’épaule quand il le faut ,et aussi un scénario solide , bien écrit , bien découpé. Un film culte .
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