Mark Dixon, détective
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gimliamideselfes

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4,5
Publiée le 14 septembre 2012
Je trouve dommage que ce film soit si peu connu. C'est le film noir à son paroxysme, un peu comme Laura (par exemple). D'ailleurs je dois avouer que je me retrouver à plus aimer les films noirs de Preminger (enfin ceux que j'ai vu) que ceux de Huston par exemple (même si je les aime aussi) (ou bien Lang ou Hitchcock) (bon peut-être pas Welles, faut pas exagérer non plus). Parce que Laura et Where the sidewalk ends sont des petits bijoux. Alors j'ai une préférence pour Laura, mais ce Where the sidewalk ends n'est pas en reste, loin de là.
C'est un film brillant. Déjà il se paye le luxe d'avoir un titre magnifique, un très beau noir et blanc, une actrice formidable : Gene Tierney, une mise en scène très réussie, mais surtout une grande histoire. On est dans le film noir de chez noir, c'est à se demander si ça peut bien se finir. Le film est réellement étouffant, on est comme son personnage principal, on est à la fois enivré par Gene Tierney, mais on sent aussi l'atmosphère pesante de la ville, des policiers, et ses propres démons intérieurs.
Aussi chose à noter la psychologie du héros est très bien développée, intéressante, l’alourdi jamais le récit. Et son cheminement est des plus intéressants.
On a là j'ai l'impression l’essence de ce que devrait être le cinéma. Il n'y a rien à reprocher à ce film.
Et puis filmer la beauté de Tierney… c'est déjà quelque chose. C'était vraiment une femme magnifique, immortalisée par des grands noms du cinéma ça donne quelque chose d'incontournable.
C'est vraiment un film à voir car il semble presque dépourvu d'espoir du fait de ce héros violent, mais très attachant.
Voilà du cinéma, un vrai film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2012
L'histoire de Mark Dixon, c'est l'histoire d'un énième flic fils de gangster. Il aura beau faire tout ce qu'il peut, il restera toujours le fils de son père et ses collègues, comme ses ennemis, ne manquent pas de le lui rappeler. Un jour arrive où, à cause d'une bévue, Dixon va devoir se déguiser en gangster, endosser les vêtements de l'ennemi, ses blessures aussi (Dixon finira par porter un pansement, tout comme sa « victime »). Avec « Where the walkside ends », titre bien plus poétique que sa médiocre traduction française, Preminger reprend les codes traditionnels du film noir et ne raconte pas tant une histoire policière (assez téléphonée) que le dilemme moral d'un homme partagé entre sa morale et ses actes. La fin prend paradoxalement des allures de happy end : le pouvoir de la rédemption, la victoire de la morale. Le film est un classique du genre, la photographie est magnifique, les dialogues sont extraordinaires et les acteurs sont excellents (seconds rôles compris : Ruth Donelly, très drôle en patrone de bistrot) : de quoi bien commencer la rétrospective Preminger.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 mars 2012
Détective attachant, à la fois bandit et policier. C'est sa nature même qui donne au film son statut de film noir. Car Mark Dixon fait parti de ces enquêteurs désabusé pour qui les valeurs morales sont toutes relatives. Notons la présence d'une femme fatale qui sera le leitmotiv du film.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2011
On va commencer par le seul point négatif du film, c'est le titre, encore une fois "Mark Dixon,détective" traduction française de "Where The Sidewalks Ends" traduit littéralement par "Là où le trottoir se termine" , preuve irréfutable une fois de plus que les français ne sont vraiment pas bon en termes de traduction de titres de film. Et donc voilà , c'est le seul défaut que je reprocherais ,ce qui n'est pas en rapport direct avec ce chef d'oeuvre , car on peut bien le dire ici , si certains ne seront pas convaincu du perfectionnisme de l'oeuvre , on y touche très fortement les côtés. Tout est absolument au niveau ici, le scénario (un détective se retrouve face à face en quelques sortes avec ses démons au beau milieu d'une sale enquête) , intrépide doublé d'un rythme ultra efficace qui accroche le spectateur, laissent percer une mise en scène majestueuse d'Otto Preminger(que je ne connaisssais pas du tout) avec ses plans séquences d'une beauté sombre ainsi que ses plans jamais laissés au hasard. Une enquête subtile et originale emmenée par un très solide Dana Andrews(il a un petit air Cagneyéen en plus) mais aussi des seconds rôles très bien distribués tels un Karl Marlden de premier choix en chef détective ou Gary Merrill totalement crédible en gros bonnet du crime. Il est remarquable aussi que Joseph LaShelle , grand maître de la photographie en noir et blanc de l'époque, a contribué au film. Avec "The White Heat" , en plus d'être un divertissement de premier ordre, "Where The Sidewalks Ends" est incontestablement un chef d'oeuvre du film noir.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2011
Un scénario passionnant servi par une superbe réalisation. Le film noir est souvent lourdement stéréotypé, « Mark Dixon détective » est lui un film de genre qui transcende les conventions. Le personnage central appartient à une lignée souvent illustrée : celle du flic perdu, aux procédés en marge de la loi, sinon totalement corrompu (l’exemple moderne le plus flamboyant est celui du « Bad lieutenant » de Ferrara). Preminger d’en empare avec une intelligence psychologique rare. Dixon n’est pas seulement prédéterminé par une filiation écrasante, c’est surtout un personnage sur le fil, à la limite, en réaction aux circonstances, imprévisible. Il en prend toute une profondeur psychanalytique, et le film y gagne en tension dramatique. Il y a aussi un travail de studio remarquable, dans la reconstitution des décors urbains et l’utilisation de la lumière, et la mise en scène de Preminger ne laisse rien au hasard. Un film modèle du genre.
TTNOUGAT

706 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2010
Polar aux frontières du réel dit la pochette? C'est exactement cela ,ne serais ce que pour l'irradiante beauté, de Gene Tiernay éclatante de classe et de raffinement, complètement invraisemblable dans ce monde pourri et vulgaire. Mais cet ange rédempteur, dont seuls quelques baisers effleureront les lèvres? ne nous apportera que du bonheur dans ce cinéma signé Preminger au style particulièrement reconnaissable. Le mélange des gros plans et de l'action étant comme toujours chez lui,particulièrement réussi.
Polar particulièrement psychologique où les rapports entre le policier et le voyou sont portés à un niveau que je n'avais encore jamais rencontré. La scène qui montre l'affrontement final est incroyable tant elle est osée sur le plan intellectuel et moral .Le changement d'attitude de Scalise est vraiment d'une grande originalité.
Polar noir et blanc aux superbes images avec le couple Tiernay/Andrews qui fonctionne parfaitement. Tout semble totalement maîtrisé et bien montré ,seule étant escamoté la prise de conscience de Morgan à laquelle la mort de son mari n'est pas explicitement annoncée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2010
Ne pas faire attention au titre en VF (digne d'un téléfilm de M6).
"Where the sidewalk ends" est un bijou du film noir et de cinema: suspense, meurtre, culpabilité, amour, jazz.
Dana Andrews est formidable, Otto Preminger est un génie, bref, génial !
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2025
Très beau film noir de Preminger, peu connu, comme malheureusement l'ensemble de la carrière de ce maitre. Preminger décrit, avec un mélange inimitable d'objectivité lucide et de discrète compassion, le dilemme et la culpabilité qui ronge ce flic torturé. L'intelligence du scénario le dispute ici à l'élégance (on pourrait dire la classe) de la mise en scène, et à l'alchimie du duo Gene Tierney-Dana Andrews. A noter que le naturalisme de la photo (beaucoup moins contrastée et expressionniste que dans de précédents films noirs), l'omniprésence d'un cadre urbain réaliste, où se confondent le bien et le mal, et l'ambiguïté générale des personnages signale l'arrivée des années 50. Au delà, ce film me paraît annoncer certains polars modernes (je pense aux polars new-yorkais des films de Sidney Lumet dans les années 70)
Plume231

4 416 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2010
La collaboration Gene Tierney-Dana Andrews-Otto Preminger avait été déjà à l'origine du film "Laura" qui a le privilège rare de faire du club très très fermé des chefs d'oeuvre absolus du film noir, ce que l'on sait moins hélàs c'est que ce trio est aussi à l'origine d'un autre petit bijou du genre : "Mark Dixon, détective". Ce film non content de présenter une intrigue des plus passionnantes et des plus roublardes bénéfie d'une réalisation hors-pair d'un Otto Preminger au sommet de son art, qui avec l'aide de la photographie aux teintes douces de Joseph LaShelle, arrive à capter l'essence même de chaque décor de la ville de New York, admirable toile de fond. Mais surtout ce qui fait la grande originalité de ce film, c'est que dès le premier plan, on est dans l'esprit complexe et imprévisible du personnage de Dana Andrews, dont le jeu tout en intériorité est d'une subtilité exemplaire, et en plus il est encore une fois accompagné de la sublime Gene Tierney. Une fois de plus, l'alchimie entre les deux comédiens est parfaite et le couple Gene Tierney-Dana Andrews mériterait de figurer en bonne place dans les duos légendaires du cinéma entre les Olivia de Havilland-Errol Flynn et les Lauren Bacall-Humphrey Bogart. De plus on appréciera la fin qui n'est peut-être étonnante en elle-même mais qu'il l'est dans la manière où elle est présentée. Chef d'oeuvre ? En tous les cas, on en est vraiment pas loin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2009
Bon polar, avec preminger la qualité d'image est là et le scénario se tient, enfin surtout l'entame après cela devient plus banal.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2009
Otto Preminger signe un super polar avec de très bon acteurs
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 août 2008
Film noir par excellence, trés bonne interpretation, rôle boulversant de Gene Tierney qui veut sauver son père et Dana Andrews tiraillé entre son amour pour la belle, son honneur et la crainte d'être condamné à la prison!!!
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2007
Mark Dixon detective de Otto Preminger est un polar noir, trés noir qui conte une banal histoire de meurtres mais qui tient une qualité trés forte : l'attachement aux ressentie du detective Mark Dixon.
Dixon n'est pas seulement la forme, le héro a qui il arrive milles choses comme à un Bogart par exemple. Dixon est violent comme beaucoup d'autres inspecteurs avant lui mais la différence est qu'il a de la culpabilité, des remords aprés ces actes de violences. Il a toujours voulu se différencier de son père qui était un malfrat et pense pouvoir se démarquer définitivement en devenant flic. Sa réputation d'homme dur, il la traine sans trops de problèmes jusqu'au jour où tout s'en mèle et tout ce qu'il avait fait auparavant lui revient dans la geule tel un boomrang. La culpabilité du policier violent, voilà le thème principal du film. Et c'est un sujet qui est traité avec la profondeur nécéssaire, ce n'est pas un polar qui s'attache au suspense et à l'intrigue, car intrigue il y a mais une intrigue facile qui sert de base au récit des aggissements et sensations personnels du détèctive Mark Dixon. Enfin de compte, on voit qu'il agit comme un bandit, qu'il a les mêmes réflèxes malgré lui. Cela voudrait dire que quel que soit le milieu d'où l'on vient on en garde les racines et l'esprit. Un constat trés noir. Cela dit, Mark Dixon est au fond quelqu'un de bien et ca nous est montré sur la fin dans un finish où il a le choix et j'insiste sur le choix de se sauver ou bien de dire la vérité et ainsi mourir. Un polar en forme de tragédie.
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