Che - 1ère partie : L'Argentin
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411 critiques spectateurs

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defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2009
Biopic qui tient la route mais qui manque d'élévation par instant dans la réalisation.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2018
Je méconnais la filmographie de Steven Soderbergh pour émettre quelconque " jugement " vis à vis de son travail et je concède encore plus volontiers qu'il y'a bien quelques années ( 4 ou 5 au moins ) que je n'ai point revu une de ces créations. J'ai de vagues souvenirs de Traffic et d'Erin Brockovitch tout comme de la trilogie Ocean's bien inégal dans mes souvenirs. Je me souviens par contre un peu mieux d'Effets Secondaires qui m'avais totalement laissé sur le bas coté à l'époque mais comme je l'écris plus haut les années étant passés mon ressentit n'est plus tellement d'actualité et potentiellement altéré ... J'étais donc un peu timorée à l'idée de découvrir le Ché, j'ai très vite été recadré et recentré par l’intelligence et le regard de Soderbergh sur son sujet et je n'en suis plus ressortit. Les deux heures sont extrêmement intéressantes et m'ont emballé, l'immersion est très prenante et le partit prit esthétique assez remarquable notamment de part ces décors et son sens de la narration. Les acteurs sont en réussite eux aussi, Benicio del Toro plus précisément, il prend de l'ampleur à mesure et incarne la figure iconique du Ché avec beaucoup de magnanime et de sobriété. Les seconds rôles sont plus discret mais ils servent le film avec force et discernement. Je mise beaucoup sur la suite l’espérant du même acabit. J'envisage également de voir et revoir les films de Steven Soderbergh par la même occasion.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2012
J'ai vu un film... ultra-passionnant sur une personnalité mythique du XXème siècle révolutionnaire... Autant dire la préhistoire... Mais c'est vraiment important de revenir sur une face aussi importante -en tout cas pour l'époque- de la situation dans les pays sud-américains... On suit les avancées de la révolution cubaine avec beaucoup de curiosité et d'attention... Les scènes de combat dans la jungle sont incroyablement bien réalisées... et on entre également dans la dimension psychologique du personnage qui n'apparaît en rien comme un ultra-héros, mais au contraire, comme un personnage qui est parfois dans le doute et la réflexion... Benicio Del Toro livre une prestation tout en retenue intérieure, alors que le personnage aurait pu le pousser à sublimer la légende... Le film est rythmé, haletant, prenant, puissant... et la réalisation est vraiment incroyable.
JeremGar
JeremGar

131 abonnés 1 581 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 avril 2011
L'Histoire (avec un grand H) en vaut la peine! Le combat de ces hommes face à un gouvernement est courageux et historique mais en ce qui concerne le film, celui-ci ne met pas du tout en valeur cette Histoire. On s'ennuie fermement!
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Steven Soderbergh a le grand privilège (même s'il ne le sait pas) d'être le premier réalisateur à avoir eu quatre fois les honneurs des Critiques Clunysiennes, et il y a de fortes chances qu'il porte le record à cinq d'ici trois semaines. C'est dire que c'est un cinéaste prolixe, et le rappel des quatre titres ("Bubble", "Ocean Thirteen", "The good German" et "Che") suffit à illustrer son éclectisme.

Devant la première partie de son diptyque consacré au Che, la critique est assez partagée, notamment celle de gauche : L'Humanité trouve qu'il "n’en finit pas de nous ennuyer", Libé pense qu"on n'en sait guère plus sur le héros que si le cinéaste avait filmé une statue en plan fixe", alors que Jacques Morice dans Télérama estime que " Le film pourrait durer des jours, on ne le sentirait pas, heureux d'être ainsi enrôlés." La plupart des critiques défavorables insistent sur la fragmentation de la narration qui rend l'histoire incompréhensible, sur l'absence de dimension idéologique qui réduit le récit à une suite d'affrontements, et sur la perfection "ripolinée" et "kitscho-sovietique" (dixit René Solis dans Libé) de la reconstitution.

Ces remarques ne sont pas complétement fausses, mais elles ne suffisent pas à mes yeux à justifier un rejet du film de Soderbergh. Au contraire, elles expliquent l'intérêt de sa démarche, si loin du biopic hollywoodien à la mode : la principale source d'inspiration du scénario a été le récit du Che lui-même. J'ai donc exhumé du fin fond de ma bibliothèque "Souvenirs de la guerre révolutionnaire", Maspéro, 1967, préface de Robert Merle. Même si Soberbergh a forcément fait de nombreuses coupes, il a puisé dans les écrits de Guevara de nombreux détails : la mort d'Eligio Mendoza, traversé par une balle à El Uvero, juste après avoir proclamé que son image sainte le protégeait, les dernières volontés d'El Chino demandant un prêtre avant d'être fusillé par les guerilleros ou la photo devant le drapeau du M-26-9 souhaitant la bonne année 1958.

Oui, la narration est complexe, basée sur un montage parallèle entre les images en noir et blanc de la visite du Che à New York en décembre 1964 pour y prononcer un discours à l'ONU, des images d'archives sur les années qui ont précédé le débarquement de Las Coloradas et le récit chronologique, mais ponctué d'ellipses, depuis le débarquement jusqu'à la victoire de Las Villas. Elle insiste plus sur des personnages (Camillo Cienfuegos, Roberto Rodriguez "el Vaqueirito" ou Ciro Redondo), sur la quotidienneté de la guérilla, faite de marches épuisantes, de coups de gueules et de crises de rire, des contraintes de l'intendance et du recrutement, que sur une volonté didactique d'expliquer les enjeux politiques et tactiques.

Ce souci de partir du détail pour illustrer un tout se manifeste dans la façon de filmer ; Soderbergh part souvent du très gros plan (un cendrier plein pour annoncer une réunion politique, des rangers au ras du sol pour illustrer la difficulté de la progression) avant de le situer dans un plan d'ensemble. Quand le Che passe un savon à son lieutenant Joël Iglesias coupable d'avoir oublié de relever ses hommes, la caméra ne montre que ce dernier, coupant la tête du Commandante.

Certaines scènes ne se trouvent pas dans les écrits du Che, comme la prise d'un poste batistain où on le voit tirer un coup au but avec son bazooka, alors que quand il évoque cette arme, c'est pour souligner qu'ils n'avaient pas de munitions, ou la rencontre, réelle celle-là, avec celle qui allait devenir sa femme, Aleida March jouée ici par Catalina Sandino Moreno ("Maria, pleine de grâce"). A l'inverse, Soderbergh a choisi de faire des ellipses dans un récit déjà long : ainsi, on retrouve Guevara en train de se faire plâtrer le coude, et on apprend quelques instants plus tard que c'est parce qu'il a voulu faire "le malin sur les toits". Ce choix du morcellement et de l'élasticité de la narration empêche l'ennui qu'aurait suscité une linéarité chronologique.

De ce puzzle émerge un Che Guevara assez proche de ce qu'en ont rapporté les témoins : perpétuellement soucieux de la valeur de l'exemple jusqu'à en devenir injuste et méprisant, convaincu de la force de l'action politique conjointe à l'action militaire (deux conditions pour rejoindre ses troupes : amener son fusil et savoir lire et écrire ; quand un de ses hommes s'effondre après une marche forcée, la seule injonction du Che suffit à le relever pour faire ses devois de maths), son mélange d'humanité et d'intransigeance. Benicio Del Toro, couronné à Cannes pour ce rôle, donne vie avec subtilité à la complexité de celui qui n'était pour beaucoup qu'un poster dans une chambre d'ado ou une icone sur un t-shirt.
http://www.critiquesclunysiennes.com
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2012
Il est des personnalités historiques que l’on aimerait connaître, du moins le côté humain plutôt que l’image que l’on voit d’elle sans arrêt. C’est le du Che, révolutionnaire argentin ayant combattu pour la révolution cubaine dans les années 50. Figure emblématique des mouvements révolutionnaires du monde entier, encore connu de nos jours pour sa célèbre photo. Il s’agit bien d’un personnage dont ont aimerait beaucoup découvrir l’humain qui se cache derrière cette icône. Et ces entre les mains que le réalisateur Steven Soderbergh que ce projet divisé en deux parties a atterri. Que vaut donc cette première partie ?


Cuba, 1952. Un jeune avocat, Fidel Castro, candidat du Parti du Peuple, veut stopper le général Fulgencio Batista qui prépare un putsch. Mais l'opération échoue malgré l'aide de jeunes soldats et Castro est condamné à 2 ans de prison. Amnistié, il s'exile à Mexico en 1955. À ce moment, un certain Ernesto Guevara, jeune Argentin idéaliste, débute sa carrière politique au Guatemala. Après un complot militaire soutenu par la CIA, Guevara est obligé de se réfugier lui aussi au Mexique. Il rejoint un groupe de révolutionnaires cubains. Le 13 juillet 1955 dans un petit appartement de Mexico, Raúl Castro le présente à son frère ainé, Fidel.
Ce qui est très difficile avec le biopic, c’est d’apporter de l’intérêt à l’œuvre, de savoir raconter quelque chose que l’on ignore sur la personne que l’on ignore. Si cette première partie de Che nous fait découvrir le visage du révolutionnaire telle une personne encore bien vivante, le film n’en fait qu’un portrait quelconque. Il nous le montre comme l’internationaliste qu’il a toujours été, sans jamais vraiment creuser au plus profond de sa personne et nous faire découvrir qui était-il réellement. En somme, on ne fait qu’assister à ces décisions et actions sans jamais être étonné. Et le pire, c’est que tout cela nous est montré dans un enchaînement de séquences qui ne semblent avoir aucun lien entre elles, le tout marqué par des ellipses aussi grosses que les ambitions de cet homme. Ce qui met aussitôt le spectateur dans l’embarras, ne savant plus quoi penser de cette histoire qui, finalement, ne parait plus qu’un simple foutoir composé de scènes choisies à la va-vite pour faire un film. Sans oublier que ce dernier jongle entre la révolution menée par Castro et des périodes plus récentes du Che, assistant à des soirées américaines et autres, faisant perdre littéralement toute logique au scénario et de l’intérêt au projet. On n’y comprend plus rien, on a bien du mal à s’y retrouver et on lâche l’affaire bien trop rapidement.

Une déception de très grosse envergure, qui se rattrape fort heureusement par quelques points. A commencer par la réalisation et la photographie de Steven Soderbergh (se faisant appelé Peter Andrews pour la photographie), qui, même si elle ne se montre pas spectaculaire et énergique, augmentant le pouvoir soporifique du scénario, n’est pas à jeter. Elle est même un exemple, surtout dans son utilisation du CinemaScope, offrant aux séquences dans la jungle cubaine toutes ces couleurs vives (vert, jaune lumineux…) pour bien insister sur l’enfer que vive ces révolutionnaires, ainsi qu’un réalisme documentaire assez bluffant. Et malgré ce montage anarchique (qui ne suit aucunement un ordre chronologique), le passage des couleurs aux images en noir et blanc se fait sans problèmes, ces dernières se montrant de toute beauté, avec l’ajout d’un filtre vieillissant pour donner un air d’images d’archives. Sans oublier l’efficacité avec laquelle le réalisateur est arrivé à mettre sur pied l’assaut final, seul moment du film qui arrive à nous réveiller, nous tenir quelques temps en haleine.

Autre point sur lequel le film peut compter : Benicio Del Toro ! L’acteur portoricain qui avait déjà été dirigé par le réalisateur dans Traffic, avec l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle à la clé, est sans conteste la personne idéale pour interpréter le Che. Déjà du point de vue physique, le comédien ayant une ressemblance assez confondante avec le véritable Guevara. Mais aussi, Del Toro possède un talent indiscutable à s’insurger dans la peau de ses personnages. Il n’y a rien d’autre à dire que Del Toro est Che Guevara, ça crève l’écran ! Effaçant de l’image chaque interprète pourtant présent dans le film, méritant sans l’ombre d’un doute son Prix d’interprétation masculine lors du 61e festival de Cannes.

Malheureusement, le constat reste assez décevant pour cette première partie. Car si la mise en scène est bonne et l’interprète excellent, Che – 1ère Partie : l’Argentin n’en reste pas moins un puissant somnifère qui n’apporte rien à la grande figure révolutionnaire argentine/cubaine, à cause d’un scénario et montage brouillons au possible, un manque de musiques qui titillent nos sens, d’intérêt et de punch flagrant ! Vu comment est lancée cette histoire, il ne faut pas attendre grand chose de la seconde partie, à moins d’un miracle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2023
Que connait-on finalement de Che Guevara? Le long film, découpé en deux parties, de Steven Soderbergh a, au-delà de sa valeur, le mérite d'évoquer le Che sans la légende. C'est l'authenticité, semble-t-il, qui détermine ici le style du film, en dépit de la sympathie évidente qu'inspire Guevara aux auteurs.
Faisant l'impasse sur la jeunesse de Che Guevara (Benicio Del Toro, brillant) et sur sa formation intellectuelle et politique, le film ne porte que sur l'action du guérillero. Ainsi, ce premier épisode commence lorsque le médecin argentin Guevara se joint à Fidel Castro, débarque à Cuba avec lui et en devient un des premiers officiers combattants. A travers la lente conquête de Cuba, d'escarmouches en assauts, Soderbergh brosse le portrait d'un homme généreux et intègre, avec ses soldats comme avec la population, à la fois théoricien et homme d'action, un personnage qui, dans son credo révolutionnaire, est assurément séduisant. Certes, Soderbergh ne prend pas partie ouvertement mais on ne peut qu'avoir envie de suivre Guevara, de déboulonner Batista et de faire la nique aux Américains! Soderbergh s'efface derrière son sujet. Sa mise en scène est sobre sans être austère et témoigne d'une vraie ambition didactique, notamment pour ce qui concerne l'existence dans le maquis.
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2012
Le Che Ernesto Guevara méritait-il un autre traitement que celui que lui a offert le touche à tout Steven Soderbergh. Pour cette première partie, ma réponse est oui tant on touche ici à une mise en scène désincarnée à la limite du documentaire avec la froide distance que l'on connaît au cinéma de Soderbergh. On voit directement le contraste entre ce traitement général chronologique de la révolution Cubaine et le séjour Américain du Che entre interviews, diners mondains et interventions à l'ONU. Benicio Del Toro, grand acteur qu'il est, mange littéralement la caméra par son charisme. Cela donne une impression finale mitigée car Che est un film nécessaire et abouti avec un discours fort, mais la distance mise entre Soderbergh et le spectateur est un sérieux frein à l'empathie que pourrait créer un tel monstre didactique.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 janvier 2009
Mais pourquoi faire un film sur un tel sujet si l'on n'a rien à dire?? C'est d'un ennui absolu, et le montage qui hache menu une interview réalisée plus tard (en noir et blanc bien granuleux, c'est d'un chic, ma chère!) avec des intermèdes dans la forêt cubaine n'est qu'un procédé pour masquer le vide du propos. Vers la fin de cette 1ère partie, il se passe enfin quelque chose, trop tard, on jure que l'on ne nous y reprendra plus !
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2010
Quoi que fort d'un réalisme dans la mise en scène et d'une véritable incarnation du Che par Benecio Del Toro, cette première partie nous laisse un goût un peu fade par son manque d'originalité. On aurait aimer quelque chose de "nouveau" de la part de Soderbergh.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2009
Premier opus du diptyque biographique consacré à la lutte au pouvoir de Ernesto Guevara, dit « Che ». Steven Soderbergh retrace ici la vie du jeune médecin argentin aux côtés de Fidel Castro et des rebelles cubains de 1952 à 1959, de la conquête au renversement du pouvoir en passant par son allocution aux Nations Unies. Soderbergh ne nous facilite pas la tâche avec sa mise en scène déstructurée et sans chronologie, on passe de l’un à l’autre ajoutant en plus de cela, des interviews filmées en noir & blanc. Si le film accuse quelques longueurs disgracieuses et pour le moins gênantes, le cinéaste nous offre tout de même de beaux moments que ce soit dans la jungle où à Santa Clara, de superbes plans, une belle qualité photo et bien évidemment, d’excellentes interprétations tant au premier qu’au second plan, dont bien sur : Benicio Del Toro, alias Che, qui reçut lors du 61ème Festival de Cannes, le Prix de la Meilleure Interprétation Masculine, une récompense amplement méritée tant celui-ci incarne à la perfection son personnage !
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2009
J'aime le Che et ce qu'il représente, bien que je ne sois pas un inconditionnel, j'attendais ce film et surtout l'interprétation de Del Toro, qui est la seule chose qui peut permettre au film d'oser prétendre plus qu'à une première partie d'un TV film… En effet, le film se veut neutre… neutre… il n'y a aucune considération politique, ses idées ne sont mêmes pas énoncées, comment se faire une idée du personnage emblématique de la révolution cubaine si on ne peut même pas connaître ses idées, ici il n'y a qu'une successions de scènes parfois très discontinuent qui perturbent le récit entrecoupée de fausses images d'archives (elles très réussies).
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2010
Avec Mesrine, puis Guevara, le biopic devient dyptique.
On espère que cela ne deviendra pas une habitude visant à doubler les recettes tout en délayant le propos.
Car autant le film de Richer était comme un TGV fonçant vers son point de fuite (connu dès les premières images) autant celui de Soderbergh est un tortillard qui tourne en rond sans qu'on sache exactement d'où il part et où il se dirige.
Les entrelacements d'époques, particulièrement confus au début du film, sont à ce titre exemplaires : leur sens profond reste caché. Toute la campagne cubaine du Che est montrée sans âme, sans envergure.
La mise en scène est paresseuse, la narration approximative, le montage paraît avoir été fait sur un coin de table. Les scènes sensées être spectaculaires (des exécutions, des viols, des trahisons, des combats) sont filmées sans conviction, sans relief.
Finalement c'est comme si toute l'énergie de Soderbergh et de Del Toro s'était épuisé avant que le film commence, dans le travail qu'ils ont du réaliser pour convaincre les studios du bien fondé de leur projet. Le résultat est bizarrement plat et sans émotion.
D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2009
Les deux parties n'ont pas la même unité stylistique, en dépit de la cohérence du projet et de l'équipe technique similaire. Le premier volet est davantage lyrique, et sa construction l'apparente à un biopic à la Oliver Stone, mais avec davantage d'épure et sans les surlignements narratifs propres aux productions hollywoodiennes. Le deuxième récit a une allure plus documentaire, certaines rixes étant même filmées caméra à l'épaule. Sans doute le film décevra-t-il ceux qui s'attendaient à un grand spectacle historique ou une allégorie politique, Soderbergh restant relativement neutre face à cette légende d'Amérique latine. Mais par ses ruptures de ton et sa construction déroutante, le film s'apparente davantage aux expérimentations du réalisateur (« Bubble ») qu'à ses blockbusters médiatisés (« Ocean's Eleven »).
lucyinthesky4
lucyinthesky4

283 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2010
Sans être fascinant, un bon film sur ce qu'est la Révolution (à savoir : c'est beaucoup d'ennui pour un petit peu d'exaltation). Soderbergh se place à bonne distance d'avec son personnage. On peut regretter la neutralité du ton adopté par le cinéaste - reconstitution historique presque académique - mais en même temps, pouvait-il pencher davantage d'un côté ou de l'autre (hagiographie ou condamnation totale) ? Je ne le pense pas. Le scénario est correct, mais je n'ai pas vu la nécessité de la construction en flash back qui génère une voix off parfois redondante. En outre, on n'échappe pas à quelques longueurs. Mais le rythme, le grand intérêt du sujet, la mise en scène solide et l'interprétation convaincante de Benicio del Toro assurent un bon spectacle non dénué de profondeur.
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