Che - 1ère partie : L'Argentin
Note moyenne
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411 critiques spectateurs

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Cinephilegirl
Cinephilegirl

136 abonnés 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2009
Je dois bien avouer que ce premier volet sur la vie du "Che" ne m'a pas particulièrement emballé...
Le début du film annonce d'ailleurs la couleur: un méli-mélo d'images et de faits qui abhorre toute idée de chronologie. Passées les vingt premières minutes qui se complaisent dans ce système, l'intrigue est déjà plus fluide. Jusqu'à l'apparition d'une nouvelle ellipse, puis d'une autre, qui démontrent vraiment, si besoin en était encore, que l'ensemble est très fouillis.
Les considérations politiques qui emplissent le métrage m'ont laissées un peu perplexe (et pourtant, ce n'était pas faute d'essayer de comprendre) puisque bien qu'ayant étudié cette page de l'Histoire qu'est la coexistence pacifique (et tout le tralala)au lycée, les divers points de vue des personnages er toutes les contradictions qui fleurissent dans "Che" à ce sujet étaient un peu assommantes.
Néanmoins, ayant vu le film en VOST, j'ai pu apprécier à leur juste valeur le jeu des comédiens (tous plus excellents les uns que les autres) et il convient de reconnaître que le prix d'interprétation obtenu à Cannes par Benicio Del Torro est pleinement justifié.
Malheureusement, malgré ces bons points et quelques scènes bien sympathiques qui parsèment le film, la sauce ne prend pas et l'ensemble demeure vraiment confus.
Cependant, cette petite déception ne m'empêchera guère de courir en salles découvrir le second volet du diptyque... Car, après tout, le film m'a suffisamment intrigué pour me donner envie de voir la suite.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2012
N'étant pas révolutionnaire pour un sou et n'ayant pas de poster du Che punaisé au-dessus de mon écran plasma, je ne connais pas grand chose à la vie et à l'oeuvre du grand Che Guevarra. Je ne m'attarderais donc pas sur la véracité des faits énnoncés ici, d'autres le feront mieux que moi. Un temps sous le viseur de Terrence Malick, ce biopic peu conventionnel a finalement attérit dans les bras de Steven Soderbergh, cinéaste prolifique capable du meilleur ("Traffic") comme du pire ("Ocean's thirteen"). Grandement aidé par le scénariste Peter Buchman, dont l'immense travail de recherche est à saluer, le cinéaste va proposer deux films, le premier nous narrant l'ascension de Guevarra quand le second s'attardera sur sa chute, le tout formant une immense fresque de plus de quatre heures. On saluera le bon goût de Buchman et de Soderbergh de ne pas verser dans les pièges de la biographie facile, les deux compères proposant un récit non-linéaire, alternant entre la visite du Che aux Nations-Unies en 1964 et son parcours, débutant non pas dès sa naissance ou sa jeunesse mais au moment où il décide de rejoindre l'armée de Fidel Castro, évacuant également toute histoire d'amour stérile qui aurait ralentit un rythme déjà bien lent. Car s'il y a un reproche que l'on peut faire à cette première partie, c'est bien son rythme neurasthénique, le film montrant principalement des guerilleros crapahuter dans la jungle pendant plus de deux heures. Heureusement, la mise en scène de Soderbergh est solide, proposant de superbes images et ne répondant pas aux sirènes de la caméra tremblotante illisible lors des quelques séquences d'action. On ne peut que saluer également la prestation de Benicio Del Toro qui en impose sérieusement en Che tout en composant un personnage humain, avec ses doutes et ses failles. Cette première partie est donc intéressante dans ce qu'elle montre du Che, son fonctionnement, sa façon de mener des troupes, même si l'on reprochera son extrême lenteur et la froideur qui émane de l'ensemble, en espérant que la seconde partie soit un peu plus prenante.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2009
J'eus un profond regret quand Terrence Mallick abandonna ce film pour tourner le sublime Le Nouveau Monde, car sa vision de ce personnage intrigant et controversé qu'est le Che aurait été intéressante. Pourtant, à voir le film de Steven Soderbergh, on peut tout de même en avoir une vague idée, tant sa réalisation fait penser à celle de Mallick. Plutôt que de privilégier le spectaculaire et la reconstitution, Soderbergh livre un film étrange, lent et contemplatif. Il ne tourne pas une biographie du Che mais propose plutôt une analyse pour comprendre comment ce personnage est-il devenu un symbole. Les paysages cubains sont très beaux, valorisés par le format Scope, et participent au charme du film, l'usage de la caméra à l'épaule permet de renforcer la proximité avec les personnages. Soderbergh propose plus au spectateur de vivre une expérience plutôt que de montrer le quotidien de ces révolutionnaires cachés dans une jungle, défendant une cause qu'ils jugent justes. La partie historique est effacée pour ne laisser que le personnage évoluant vers un but qu'il s'impose. En parallèle de la campagne cubaine, Soderbergh présente un séjour du Che à New York en 1964 avec reconstitution d'interviews et du discours à l'ONU. Le choix du noir et blanc et d'une image granuleuse renforce le côté images d'archives reconstituées. Benicio Del Toro, quant à lui, livre une performance formidable comme à son habitude, et son prix d'interprétation remporté à Cannes est, à mon avis, moins une reconnaissance de sa performance en Che qu'une récompense pour son travail depuis de nombreuses années. Che est donc un film intrigant, bien que souffrant de longueurs certaines, qui mérite le coup d'oeil et laisse présager une seconde partie intéressante.
Themistocle_480
Themistocle_480

87 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2012
Bon petit film sur un mythe moderne, symbole de Révolution et de justice sociale, admiré à juste titre, mais aussi détourné, idéalisé, incompris...j'ai nommé Che Guevara, icône aussi populaire qu'utilisée à tort et à travers. Cette oeuvre revient sur cet épisode captivant qu'est la Révolution cubaine de 1956, évoque ses causes, son déroulement, avec quelques prolepses (ou "flash forward" si vous préférez) à l'ONU en parallèle avec l'intrigue principale; autant le dire, le point le plus fort du film est certainement son aspect historique: on y apprend beaucoup sur un sujet dense et complexe, à propos des personnages, des événements, des rapports de force...D'emblée, le spectateur est plongé dans l'ambiance qui régnait dans la Cuba des années 50, ou dans les Etats Unis des années 60; il côtoie le Che, Fidel Castro, les révolutionnaires cubains; à travers des anecdotes plus ou moins véridiques, des citations tirées tout droit de leur auteur, il parvient à s'immiscer dans leur complexe psychologie, à saisir leur philosophie, leur idéologie; il observe les inégalités sociales qui frappent durement les couches précaires de la société, s'identifie au sentiment d'injustice et de révolte qui les habite, (re)découvre le communisme, espoir de progrès vers une société plus humaine pour ces victimes de la mondialisation libérale; il assiste à cette épopée d'autant plus stupéfiante qu'elle s'est déroulée il y a un demi siècle seulement; et parvient enfin à avoir un aperçu de la situation géopolitique de Cuba, cet îlot révolutionnaire résistant encore et toujours à l'envahisseur nord-américain. Bref, rien que pour la leçon d'histoire, ça vaut le coup. Steven Soderbergh doit également être loué pour le réalisme visuel de son film: costumes, décors, détails: tout sonne vrai (les acteurs offrent une ressemblance frappante avec les Che Guevara et Fidel historiques!). Pour ce qui est du style visuel, en revanche, on ne peut qu'avoir un jugement plus mitigé. Soderbergh nous livre certes des flash-forward en noirs et blanc avec des effets de contrastes absolument sublimes; certes, les plans sur les paysages cubains ne sont pas laids non plus; certes, les quelques scènes de guérilla ne peuvent qu'être louées pour leur réalisme. Mais le réalisateur prend le parti de filmer ses prises de vue de manière absolument statiques, en changeant de plan le moins souvent possible: d'un côté, ça donne un aspect réaliste indéniable; de l'autre, cette photographie très molle plombe complètement le dynamisme de l'histoire. C'est un des autres défauts que l'on pourrait reprocher au film: malgré la chronologie non linéaire, malgré l'intérêt que le spectateur porte au récit, aux personnages, le film est lent. La quasi absence de musique, la qualité médiocre de celle-ci, n'arrange pas les choses. On ne s'ennuie pas, mais une certaine impression de lourdeur demeure au final. C'était sans doute un but de la part du réalisateur: coller au plus près de la réalité historique avec la plus grande sobriété possible. Ne vous attendez donc surtout pas à une épopée hollywoodienne avec des explosions à tous bouts de champ, des rebondissements incessants et une musique épique pour couvrir le tout: ni scènes d'actions gratuites, ni efforts pour rendre le rythme soutenu, ni musique digne d'être retenue, ni clichés habituels (une fille pour le héros...). Et cette sobriété fonctionne: on y croit. Pour aller dans ce sens, la partialité du réalisateur est néanmoins critiquable: du Che, nous retenons le révolutionnaire romantique. De Fidel, l'ami du peuple. Et ces aspects des personnages existent. Mais on a quasiment rien sur les exécutions sommaires et les répressions exercées par le régime cubain; ,certes, ces événements ont eu lieu juste après la fin du film: le réalisateur ne filme donc rien qui n'ait eu sa réalité, et ne masque aucun événements majeur dans sa logique chronologique. Néanmoins, dans le seul choix des épisodes filmés, à savoir la Révolution et les sommets à l'ONU, Soderbergh met en avant les aspects les plus favorables au régime cubain. Ne nous en plaignions pas: ce parti pris courageux pour un réalisateur américain vaut mille fois mieux que la propagande impérialiste que vomissent sans arrêt la presse étatsunienne et européenne pour justifier l'embargo que subit Cuba depuis maintenant plus d'un demi siècle. Et puis, ce film a le mérite de prendre parti: il parle de socialisme, de Révolution, d'impérialisme et de dictature, contrairement à Carnets de Voyage de W. Salles, qui effleurait à peine ces aspects. Un parfum de réalisme, des citations, des plans, des scènes, des personnages, et une histoire moderne que l'on est pas prêt d'oublier, malgré des lenteurs, des lourdeurs. Une oeuvre qui marque, en somme. Et qui nous pousse à remettre en question un certain nombre de préjugés. Par exemple, à nous demander pourquoi Cuba, contre toutes les règles de droit international et humain, subit toujours le blocus économique maintenu par les Etats-Unis...
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mai 2011
J'ai beau adoré Soderbergh et Benicio Del Toro, ce biopic traîne vraiment trop en longueur et possède tellement de scènes inutiles et soporifiques que j'ai préféré me passer de visionner la 2eme partie. Dommage, parce que Benicio Del Toro interprète Le Che de façon habité et boulverse de justesse.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2009
"La révolution n'est pas un échec, mais beaucoup reste à faire" déclarait benoîtement Raul Castro peu avant la sortie de ce dyptique. Le frère de l'autre portait ainsi un regard un peu gêné sur les résultats de la révolution cubaine à l'occasion du cinquantenaire de celle-ci. Dans ce premier volet, Steven Soderbergh nous montre pourtant le fol espoir qui habitait le peuple de cette île des Caraïbes en portant au pouvoir Fidel Castro. D'ailleurs, plutôt que de nous montrer les visages habituels de la guerre qui se déroule normalement dans le bruit et la fureur des armes et qui charrie son lot d'horreurs absolues, le réalisateur préfère nous dépeindre une révolution tranquille, presque en pantoufles, courtoise, que celui qui est devenu plus qu'une icône mêne à bien avec un bras dans le plâtre. Tranquille, ce film l'est peut-être un peu trop, ce qui peut déstabliser celui qui est venu chercher une épopée grandiose. Qu'importe, Soderbergh a voulu faire ça à sa sauce et cela m'a plutôt touché. Il est vrai que cette oeuvre n'est pas aussi hollywoodienne que certains de ses plus grands succès ou que le très beau "Adieu Cuba" qui montrait ces mêmes évènements de manière plus mélodramatique et romantique. Au contraire, les Etats-Unis s'en prennent plein la gueule ici par nos deux chefs cubains. N'empêche qu'au moins on y vit libre et de manière prospère contrairement à La Havane. "L'histoire m'acquittera" écrivit naguère Fidel Castro. Non Monsieur, vous vous êtes royalement planté et il y a déjà bien longtemps que le monde entier vous a déclaré coupable.
David GEORGES
David GEORGES

60 abonnés 113 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2009
Avec cet ambitieux et complexe projet d’adapter à l’écran l’itinéraire du légendaire Che Guevara Soderbergh souhaitait mettre en avant l’abnégation sans failles d’un Che au service de la révolution dans sa lutte contre l’impérialisme nord-américain. De ce point de vue, le pari est plutôt réussi. On découvre ainsi un Che aux multiples talents et vocations, à la fois médecin et précepteur auprès des paysans et villageois ayant rallié la cause révolutionnaire. Diplomate et désintéressé, il gère avec flegme et intelligence les litiges et la formation des recrues, ce qui en fait un meneur d’hommes plus que fiable. Soderbergh prend également soin de rappeler le détail qu’était l’asthme chronique dont le Che souffrait. Guerrier et stratège militaire sur le terrain, il était également un orateur véhément comme l’atteste son intervention à la tribune de l’ONU que l’on voit en filigrane dans un noir et blanc très habilement filmé. Voici donc les bases intéressantes mais pas inconnues de la personnalité de cet icône intergénérationnel. Une description en apparence avantageuse cependant insuffisante pour permettre au spectateur de cerner plus globalement la nature même de son esprit de sacrifice, qui lui sera fatal, pour une cause exclusivement commune. Il aurait été en l’occurrence pertinent d’aborder la jeunesse et l’adolescence de cet Argentin et faire un focus sur les événements et le déclic qui ont pu l’amener à des engagements aussi radicaux. Che L’Argentin, amputé brutalement de sa moitié n’est en fait pas un biopic traditionnel. Il place son sujet au second plan, l’instrumentalisant au cœur d’une guerre civile où les héros n’existent pas. C’est une guerre de clans, de quartiers presque, où les embuscades se substituent aux grandes batailles. Une guerre à la dimension de Cuba, une île sauvage. Une guerre toutefois schématisée et réduite à quelques coups d’éclats facilités par la couardise d’une armée gouvernementale peu stimulée. Tout cela à un petit côté amateur fâcheux
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2010
Si le film est visuellement superbe, il n'en reste pas moins mortellement ennuyeux. Lent et creux, il résonne pendant deux heures du son lassant des mitraillettes et des slogans révolutionnaires. On a le sentiment frustrant que Soderbergh s'est attaqué à un sujet monumental et s'est finalement refusé à le traiter. Car en faisant de Che Guevara un héros idéaliste quasi-christique, il offre sur son personnage un point de vue bourgeois, très éloigné de sa réalité historique et sans le moindre intérêt. Ce que nous voyons à l'écran, ce n'est pas le guérillero cruel, le mercenaire de la révolution finalement assez médiocre qu'il fut réellement, c'est l'effigie qu'on placarde sur les t-shirts, l'icône qu'en a fait (comble d'ironie) la société de consommation. En résulte une profonde indifférence. Il reste la réalisation et nul doute que Steven Soderbergh en est un maître. Il le prouve à nouveau en filmant la jungle avec brio. Cela dit, en matière de film contemplatif dans une jungle hostile, Werner Herzog avec "Aguirre" et même Francis F. Coppola avec "Apocalypse Now" avaient déjà fait beaucoup mieux. En un mot comme en cent, épargnez-vous ce bel objet vide.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 janvier 2009
Intéressante biographie d'Ernesto Guevara, servis par de bons acteurs, en particulier Benicio Del Toro (Ché) qui interprète parfaitement bien son rôle ! Mais seulement le scénario est un peu flou, on a parfois un peu de mal à suivre... La réalisation comprend quelques longueurs et les flashback (en noir & blanc en plus, personnellement j'aime pas, c'est assez désagréable!!), même s'ils sont relativement intéressants, surplombent un peu le film et le rendent moins captivant...dommage !! Il aurait peut-être mieux fallut qu'ils soient réalisés autrement...ou sinon comme tel mais pas en noir & blanc ?! En revanche, la performance de Benicio Del Toro est pour moi le plus gros point fort de ce biopic, mais cela ne fait pas oublier la lenteur et le manque de rythme de ce film ! Les scènes d'action/de guerre sont très bien tournées mais le réalisateur a en quelque sorte banni (ou presque!) toutes émotions (pourtant je suis quelqu'un de très sensible!), et les personnages ne sont pas très attachants...ce qui est assez décevant pour un film historique basé sur des faits réels. Pour résumer, malgré ses défauts "Che - 1ère partie : L'Argentin" est tout de même un biopic assez intéressant...faut espérer que la seconde partie le soit davantage...!?!! Mais cela reste un film (partie 1 & 2 compris) qui peut très bien se voir en dvd uniquement !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 mai 2011
D’un point de vue technique, ce biopic fait un sans faute, plans léchés, photographie magnifique, filmé avec style. Le problème ne vient pas du fond mais de la forme. C’est lent, ennuyeux. De plus le personnage du Che est présenter comme un Saint alors que l’on sait très bien qu’il n’en ai pas un. C’est donc très long, voir soporifique malgré le jeu impeccable de Del Toro. Une énorme déception …
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 décembre 2010
Ernesto Che Guevara, un personnage qui a marqué l'histoire. Révolutionnaire dans l'âme, prêt à tout pour sauver son pays de la dictature, cet homme n'en reste pas moins quelqu'un de très gentil, accueillant, bourré de principes et qui est prêt à aider son prochain. Tous ces sentiments, états d'âme sont parfaitement retranscrits dans le film grâce à la puissance de la performance de Benicio Del Toro. L'acteur semble être né pour le rôle puisqu'il incarne à la perfection le "Che". La ressemblance étant même frappante. Au niveau du film lui-même, Soderbergh a fait du beau boulot. La mise en scène est brillante, les décors, les costumes reconstituant très bien Cuba. La photographie est aussi très belle. Le scénario, lui, est très intéressant à suivre et alterne souvent entre deux thèmes majeurs: la guerre et les idées politiques.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2010
Avec une maîtrise technique hallucinante(rien que les sons!),Steven Soderbergh s'empare de l'icône Ernesto "Che" Guevara.Plus qu'un biopic,l'entreprise du réalisateur de "Traffic" ressemble à un western christique,quasi naturaliste.Sa mise en scène sert le sujet et non l'inverse,avec un sens de l'ellipse stupéfiant.Benicio Del Toro est tout bonnement impérial,dans le costume du révolutionnaire cubain.D'un regard animal et d'un charisme foudroyant,il imprègne "Che",jusqu'à faire passer tous ses collègues pour des faire-valoir.En revanche,si l'on est convaincu par la forme,le fond laisse plus à désirer.Le Che est présenté sous un jour qui oublie ses côtés les plus sombres.De quoi le rendre encore plus sympathique,auprès des partisans du symbole Che...Un parti pris gênant,rendant commun un personnage qui ne l'est pas.A l'image de Mesrine,on attend la 2ème partie pour fin janvier,en l'espérant moins mystérieuse.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Un biopic lourd et longuet qui ne construit aucun récit et se contente de montrer des scènes de la vie du Che sans la moindre narration. C'est complètement décousu et impossible à suivre sans connaissances préalables.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2020
C est avec rapidité, c est à dire sans blabla inutiles, sans longueurs, sans séquences embarrassantes ou qui s imposent dans un style soit comique, dramatique ou encore horrifique de manière ratée et peu crédible. Dès qu on est sensé rire, on rit, des qu on est sensé avoir peur on a peut avoir peur. Film plaisant de Soderbergh qui a toujours l habitude de manière habile le documentaire et le blockbuster, nous sort la première partie l histoire de Che guevera et l histoire de la résistance cubaine. Culte, c est vrai, on en fait un peu trop mais voit ce long métrage en cours d histoire n est pas inutile, la représentation st certes fictive mais totalement adaptée aux faits réels. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2009
Constitué en diptyque, le film de Steven Soderbergh sur la légende communiste Ernesto «Che» Guevara s'articule en deux temps, en deux mouvements. Le premier, celui qui nous concerne en l'occurrence, «Che Part One» (USA, 2008) décrit la révolution cubaine en glorifiant le Che comme un agent principal de la révolution marxiste. Elle-même fondée de façon duale, la première partie alterne scènes de lutte dans la jungle cubaine et entretiens au siège de l'ONU. Les séquences de guerre, par leur couleur, se manifestent comme l'actualité du film, en sont le présent. Les entretiens, en noir et blanc, correspondent à une résurgence (alors que historiquement, les interventions du Che à l'ONU succèdent la révolution castriste). En composant ainsi son récit, Soderbergh privilégie la progression des troupes du Che de la jungle jusqu'à Cuba et éclaire ces instants des propos que Guevara a tenu auprès de la communauté mondiale. Ainsi, il définit la figure du Che comme un grand combattant et un casuiste implacable. Réalisé comme un film d'action, «Che Part One» ne s'embourbe pas dans la profusion des effets techniques mais n'exalte pas le récit et, part la plus décevante de l'oeuvre, ne témoigne d'aucun regard critique sur les actions du Che. A vrai dire, le point de vue de Soderbergh sur le révolutionnaire ne se comprend qu'après avoir vu les deux parties. Pour le seul premier film, Guevara reste une figure de justice et de conviction. L'interprétation d'«El Che» par Benicio Del Toro reproduit ses gestes de façon suffisante pour réussir l'illusion de l'analogie.. Sous le regard de Soderbergh, Guevara est un exemple de complétude. Or le cinéaste, face à ce personnage idéel n'exalte pas ni ne critique la démarche marxiste accomplie à Cuba. Oeuvre insuffisante, elle ne se rachète et ne se comprend que complétée par sa seconde partie. «Che Part One» devient alors la base d'un récit en deux temps dont il annonce la gloire avant que ne surgisse l'échec.
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