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annereporter94
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2,5
Publiée le 13 janvier 2009
Autant le dire d'emblée: je n'ai pas été emballée... il faut vraiment bien connaître l'histoire de Cuba (enfin surtout cette période-là) pour y comprendre quelque chose. Soderberg bannit toute émotion. Un mort et hop on passe à la suite... décevant et malgré tout on attend la suite...
À la fois intimiste et spectaculaire, la réalisation de Steven Soderbergh fait preuve d’une maîtrise narrative exemplaire. Du quotidien des guérilleros dans la jungle humide et poisseuse de Cuba, aux combats de rue qui précèdent l’entrée triomphale dans La Havane, la caméra se fait discrète et génère un réalisme accentué par l’absence de truquages numériques. Benicio Del Toro campe un Che Guevara plus vrai que nature, avec un charisme qui doit tout à la sobriété de son interprétation. Personnage ambigu, révolutionnaire convaincu et iconique, le Che est dépeint avec un recul qui sous-entend l’objectivité, bien que sa face sombre et parfois meurtrière soit un peu occultée. Attendons toutefois la deuxième partie avant de porter un jugement définitif sur un œuvre qui va sans doute marquer les esprits.
Dès la première minute, on comprend le ton du film. Ernesto Guevera (magnifiquement interprété par Benecio Del Toro qui illumine le film par son charisme) raconte son histoire. L’éclipse est donc faite sur les mauvais moments de sa vie et seuls ses exploits restent. Le récit est constitué de cette interview et d’un de ses discours avec la première partie des événements de sa vie. L’enchaînement se fait dès que le Che semble plus sensible. Son humanisme est donc passé sous silence comme si il en avait honte pour le montrer en politicien. Le film aborde aussi la démarcation de ce personnage par rapport aux autres et donc surtout par ses origines : il est l’argentin. Mais surtout, comme tout est raconté par Ernesto Guevara, il semble très démagogique. Dommage. Cela dit, le réalisme et le brio de la scène d’action (ainsi que la merveilleuse fin) laisse attendre le second volet : la guerilla.
Une reconstitution soignée de la vie du Che et des évènements politico-militaires à Cuba durant cette période.
Benicio Del Toro est frappant de ressemblance et de crédibilité, tout comme Demian Bichir (Fidel Castro).
Certes, le Che y est présenté sous son meilleur jour uniquement, mais le film étant inspiré de son autobiographie...
On pourra juste regretter les aller retour du montage entre New York en 1964 et les évènements de la Révolution cubaine.Mais à voir si le personnage et la période intéressent.
Bon film historique de l'emblématique révolutionnaire idéaliste qui ne voulait pas seulement "libérer" Cuba mais toute l'Amérique du sud. Del Toro excellent. A voir pour une page d'histoire.
Un biopic à la fois rythmé et passionnant, spectaculaire et réaliste. Charismatique comme jamais, Benicio Del Toro incarne Guevara avec une autorité naturelle indiscutable. Les scènes de combats dans la jungle sont aussi époustouflantes que les passages évoquant les doutes du guérillero.
Dans cette première partie, Soderbergh, par le truchement de parti pris radicaux et d'une extrême intelligence, intervertit l'idée d'un personnage légendaire avec ses troupes. C'est invisible ou presque qu'apparaît le Che, non pas invisible dans le cadre, mais jamais souligné à l'écran, comme si le film ne portait pas sur lui mais sur le cercle autour de lui. C'est à travers les évènements historiques que Soderbergh rappelle que Ernesto Guevara est le personnage central du film, car par notre connaissance de l'Histoire et par notre interprétation des faits le récit se suffit à lui-même pour imager un personnage qui n'a pas vraiment sa place en tant que centre (comme le tente par contre la deuxième partie). C'est ainsi à côté de ses troupes, dans de splendides scènes de guérilla urbaine (dont la finale, qui dure plus de 20 minutes) aux couleurs pittoresques que s'élève le personnage, par le naturel et l'oubli de la caméra. C'est en évitant de le fixer, en évitant les plans rapprochés, les plans de visage, en évitant de s'attarder sur les détails que Soderbergh vise dans le mille. Son film est une expérience anti-biopic, et pourtant un film qui, même s'il n'est pas financé par les Etats-Unis, reste très américain dans l'âme, non pas par son budget et le sang qui s'étale sur les murs, mais dans sa manière de désamorcer les mythes fondateurs (même étrangers à l'Amérique, comme c'est le cas ici) pour y injecter des choix de scénario qui peuvent s'avérer rebutants ou alors profondément passionnants. Le film s'inscrit dans cette mode de cinéma américain révolutionnaire et qui appartient déjà à l'Histoire, tels que les frères Coen, Clint Eastwood ou Paul Thomas Anderson pour n'en citer que quelques-uns. La construction de cette première partie, malgré des ellipses très difficiles à saisir et un montage éprouvant (voire raté par moments), est en fait très simple ; Soderbergh empile au déroulement de l'action et à la troupe de soldats menée par le Che une reconstitut
Mise en scène réaliste on entre dans le vif du sujet et on découvre un personnage le Che et sa lutte révolutionnaire ainsi que son respect pour le peuple.
Dommage que l'aspect psychologique du personnage ne soit pas très travaillé, on assiste plus à un film de guerre dans le style documentaire.
Le film peut sembler long parfois, il y a un manque de rytme évident, mais bon ce n'est pas vraiment un film hollywoodien spectaculaire et heureusement.
Bon film, je ne suis pas trés film historique, mais je m'y suis accroché. meme pour les connaisseur de l'histoire du "che" on reste admiratif pendant tout le deroulement du film . Benicio est tout simplement incroyable, il a tout d'abord le physique parfait pour interpréter ernesto guevara, mais l'attitude est la meme . Pour conclure, Bon film, je serais au cinema pour la deuxieme partie !
Le son des douilles qui tombe sur le sol, le cliquetis des ceinturons, des armes ; celui qui a tiré un jour à balles réelles connait ce son qu'on n'a jamais entendu comme ça au cinéma. Un Che asthmatique qui progresse dans la jungle, dans ses discours à la tribune de l'O.N.U. Et surtout, Benicio Del Toro, tout simplement au delà de tout
Quand on a vu ce film, on comprend pourquoi le dernier jury du festival de Cannes a récompensé Benicio del Toro avec le prix d'interprétation masculine en 2008. Il est époustouflant, et convaincant. Cette première partie évoque la vie de Ernesto "che" guevara et de la guerilla qu'il mène avec fidel castro. C'est un voyage au coeur de ce groupe qui mène une guérilla contre le général batista. Le plus de ce film c'est que ce n'est pas juste un film de "guerre", on nous montre un "che" humain et de ses convictions et ses doutes. on attend la deuxième partie !
Film très intéressant qui nous plonge dans l'univers assez méconnu de la prise de pouvoir de Castro à Cuba. La mise en scène manque un peu de rythme mais Del Toro incarne le « Che » d'une façon remarquable. Une réussite.
Soderbergh fait son film en filmant comme on filmerait un documentaire. Le film parle beaucoup trop et souvent pour ne rien dire et ça n'agit jamais. On reste pendant 2 heures sur le banc de touche, on ne rentre donc pas dans l'histoire. Benicio n'est pas si bon en Che, un prix d’interprétation largement volée à Cannes.