"Mais qui es-tu, zéro flapi, pour te permettre de penser que le labeur du clown se fait sans la sueur de l'homme? Qui t'autorise à croire que l'humoriste est sans orgueil? Mais elle est immense, mon cher, la prétention de faire rire. Un film, un livre, une pièce, un dessin qui cherchent à donner de la joie ( à vendre de la joie, faut pas déconner), ça se prépare, ça se découpe, ça se polit. Une œuvre pour de rire, ça se tourne, comme un fauteuil d'ébéniste, ou comme un compliment, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire avec ce trou béant dans ta boîte crânienne... Molière, qui fait toujours rire le troisième âge, a transpiré à en mourir. Chaplin a sué. Guitry s'est défoncé. Woody Allen et Mel Brooks sont fatigués, souvent, pour avoir eu, vingt heures par jour, la prétention de nous faire rire. Claude Zidi s'emmerde et parfois se décourage et s'épuise et continue, et c'est souvent terrible, car il arrive que ses films ne fassent rire que lui et deux charlots sur trois."
Disait Pierre Desproges à propos d'un critique de cinéma, mais ici c'est à l'auteur de ce film que cette critique s'adresse. Et bien oui M Baffie, faire un film comique ce n'est pas facile, et là vous avez pris un bien mauvais chemin pour essayer de nous faire rire.
Ce n'est qu'avec l'effet de la porte sur la plage que mes dents se sont desserrées un peu.
Comment avez vous pu faire une telle diarrhée avec un générique pareil ? Vous devriez avoir honte, de faire une cuisine de restaurant routier avec du caviar, des langoustines et du homard.
Je ne connaissais pas ce film découvert hier, mais après son visionnage je comprends mieux pourquoi.
Etonnant, burlesque, j'ai beaucoup ris de l'audace de Baffie d'avoir osez briser les codes, sans pour autant tomber dans la vulgarité, (propre aux "nuls" si ll'on compare). Un bon moment a passer!
C’est sûr que si on le regarde au 1er degré, ce film apparait comme le navet le plus honteux que l'on puisse réaliser, mais vu au 17ème degré il s'agit d'un superbe pamphlet de remise en question du cinéma plein d'autodérision (même sa promotion fut une vaste blague, son affiche en est un parfait exemple!). L’humour de son pseudo-histoire peut lui aussi passer pour une série d’originalités scénaristiques ou pour une suite interminable de gags bien lourdauds. A chacun de décider comment il va voir cet OVNI... Pour ma part, c’est un bon divertissement dans l’esprit du ton provocateur que j’aime beaucoup de Laurent Baffie.
Il fallait oser... Dès le début, on sent que Baffie s'amuse à bousculer les codes cinématographiques et on y prend un malin plaisir. Le film est débile (oui oui parfaitement) mais c'est assumé même si au final, on se sent frustré. Baffie prouve qu'on peut faire un film d'une heure et demie sur un type qui cherche ses clefs de bagnole... Et un bon film en plus.
Il est con, ce Baffie! Pas tant que ça semble-t-il, même si le trublion cathodique passé à la réalisation, semble se complaire dans ce postulat. Baffie livre ici sa vision du cinéma, avec son humour particulier, sur l'air d'"on s'en balance, de toutes façons personne ira voir ce truc". Pourtant, quelques aspects sont assez bien vus. A force de ne pas se prendre au sérieux, la liberté de ton du cinéaste en herbe lasse un peu. Prends toi en main, Laurent : une vraie comédie, dure et bien sentie, tu peux le faire! Et ce ne sera pas une merde!
Mitigé ! c'est vrai que sur l'ensemble, on peut se dire que ce film ne vaut rien et que c'est une daube, ok ! mais au fond, c'est plutot agréable à regarder et je me surprend à le regarder de temps en temps ! donc ! y a un truc !
C'est un très bon mauvais film. Lamentablement réussi. Abominablement génial. Superbement calamiteux. A voir si l'on n'a pas peur de l'absurde et de l'humour (très) décalé. Un ONVI cinématographique, qui manque (hélas) un peu de rythme, qui alterne des scènes réjouissantes avec d'autres plus poussives.
Ce chef d'oeuvre peut être qualifié d'essai surréaliste du cinéma. Et c'est réussi. Cela ne m'étonne guère de la part d'un homme cultivé comme Laurent Baffie.