Assez original , candyman s'est offert une petite réputation auprès des fans de ce genre de film. Ses suites aussi se sont offertes une réputation , mais dans le genre ... navets.
D'abord, le film est stéréotypé, mais passons, ce n'est pas le plus important. Ensuite, les effets sont moyens, notamment les effusions de sang. Mais surtout, là où le film devient réellement ennuyeux, c'est lorsque Candyman, le cruel Candyman (!) fait son entrée en scène. La providence en personne ! Il est pitoyable, ses répliques presque hilarantes, sa voix ... passons ... son apparence ... n'a rien d'un tueur ! Aucune crédibilité. L'histoire est un peu ennuyeuse, le scénario se sert de quelques rêves pour donner un peu de rythme, mais concrètement, il ne se passe rien. L'actrice principale est cependant correcte, pas exceptionnelle, correcte.
Bon pour avoir avoir vu beaucoup de film du genre, il y a pire, compte tenu du fait que pour quelque adolescents voulant prouvé qu'ils n'ont pas peur des films d'horreur ( carrément ! ) pourront s'extasier devant cette parodie de Urban Legend ( c'est fort quand on sait que ce film a été réalisé avant Urban Legend ! ).
Bien que le film soit sorti en 1992 (déjà!), il remet au goût du jour une histoire de croquemitaine particulièrement cruelle et touchante.
Le scénario mélange avec habileté les légendes urbaines et le fantastique. Les ressorts sont certes "classiques", mais efficaces et permettent de mettre en valeur les relations des personnages. Un film d'horreur terriblement humain, à découvrir.
Thriller d'horreur urbain, où le côté fantastique n'est pas à négliger, mais où l'on aborde les faits de sociétés avec cette plongée dans les banlieues déjà ghettoïsées. Barres d'immeubles vétustes, où les habitants sont livrés à eux mêmes, mais contrairement au remake de Jordan Peele, celui-ci, ne fait pas dans le larmoyant. Les habitants sont forts, mais contre un croquemitaine bien effrayant, il n'y a pas grand chose à faire. Le film a la volonté de nous conté un récit assez crédible, pour que le spectateur puisse s'identifier, et la montée en puissance est assez réussi. Les effets spéciaux sont à la hauteur et, l'histoire somme toute très classique tient ses promesses. Ce n'est pas un film parfait, mais qui est d'un niveau bien supérieur à son remake.
Interdit aux moins de seize ans à sa sortie en 1993, “Candyman” met en scène deux amies et collègues qui écrivent une thèse sur les mythes et légendes locales. Elle découvre alors la légende de Candyman, un homme qui apparaît lorsqu’on prononce son nom cinq fois devant un miroir et qui charcute ses victimes. Sans vraiment y croire, les deux femmes s’engouffrent peu à peu dans les banlieues de Chicago et finissent par donner vie à la créature, du moins c’est ce que l’une d’elles pense... Adapté de l'œuvre littéraire de Clive Barker, Bernard Rose emploie le suspense avec habileté jusqu’à son final inattendu. On doit cette réussite au choix de bien poser les enjeux de l’intrigue plutôt que de nous faire sursauter avec des facilités de mise en scène. En parallèle, le cinéaste met le pied dans la condition sociale des quartiers précaires et aborde l’esclavagisme des noirs dans le passé de Candyman. Si près de trente ans plus tard, les codes du genre sont bien plus exigeants pour nous faire peur, il faut avouer que “Candyman” a encore de quoi provoquer quelques sueurs. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
À mille lieues de son remake moisi, Candyman l'original a su offrir une véritable atmosphère glauque et effrayante. Cette légende urbaine prend source dans la misère et s'y complaît. Bernard Rose fait montre d'une belle adresse à la mise en scène et dirige parfaitement ses comédiens. Tony Todd est effrayant à souhait et Virginia Madsen excellente dans son rôle. C'est bien rythmé, l'enquête en parallèle est intéressante, le lieu original et prenant et le gore est également de la partie sans en abuser. Pour finir, la dernière scène est aussi très bonne. Une réussite en somme qui traverse les âges et s'avère toujours aussi bonne.
Film d'épouvante, écrit et réalisé par Bernard Rose, Candyman est un long-métrage assez moyen. L'histoire nous fait suivre Helen Lyle, une étudiante à l'université de l'Illinois, mariée à Trevor, professeur dans le même bâtiment. Avec son amie Bernadette, elles rédigent une thèse sur les légendes urbaines et les croyances populaires. Seulement, au cours de ses investigations, elle est interpellée par une histoire récurrente, celle du mythique Candyman qui terrorise les habitants du quartier défavorisé de Cabrini-Green depuis des décennies en apparaissant pour tuer dès lors qu'on prononce son nom à cinq reprises devant un miroir. C'est alors qu'elle convainc son amie de se rendre sur les lieux des événements et qu'elle va se rendre compte que la réalité dépasse la fiction. Ce scénario, adapté de la nouvelle The Forbidden de Clive Barker, n'est malheureusement pas très palpitant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. En effet, l'intrigue met beaucoup de temps à se mettre en place et tarde à montrer sa némésis. Mais surtout, le problème majeur provient de cette sorte d'enquête ayant d'avantage l'aspect d'un thriller que d'un film horrifique. Cela se ressent fortement au niveau de l'ambiance qui ne parvient pas à générer de la tension, ni de la peur. Résultat, aucune scène marquante à se mettre sous la dent malgré la menace. En témoigne les scènes de meurtres peu sanglants. Le récit préfère se concentrer sur un autre sujet, à savoir celui de l'exclusion sociale et du racisme. Cela est louable car ça donne du corps à l'histoire mais cet aspect prend autant de place que l'homme au crochet et aurait mérité d'être plus secondaire. L'ensemble est porté par une distribution appréciable à commencer par Virginia Madsen qui joue le rôle principal, secondée par Xander Berkeley, son mari, ainsi que Kasi Lemmons, son amie. Mais on retiendra surtout le charisme de Tony Todd incarnant le rôle-titre de façon nuancée, même si sa présence à l'écran est assez limitée. Le reste de la distribution est assez anecdotique. Hélas, tous ces individus ne parviennent pas à créer une quelconque émotion. La faute à des personnages creux découlant de fait sur des rapports insipides. Ils ne sont non plus pas beaucoup aidés par des dialogues quelconques. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère correcte. Mais sa mise en scène est assez banale et aurait du d'avantage iconisée son antagoniste. Ce visuel manquant de noirceur et de créativité est accompagné par une excellente b.o. signée Philip Glass. Ses compositions sont paradoxalement à la fois ravissantes et inquiétantes, collant à merveille avec le ton. De plus, le thème principal, absolument divin, qui revient à plusieurs reprises pour notre plus grand bonheur auditif, donne une véritable identité immédiatement reconnaissable à l'œuvre. Cette bande originale est clairement la grande force du métrage tant elle est mémorable et donne envie d'être réécoutée au-delà du générique de fin. Une fin qui s'avère plutôt satisfaisante et qui vient mettre un terme à Candyman, qui, en conclusion, est un film dispensable méritant d'avantage d'être écouté que regardé.
C’est une étude des légendes urbaines, de leurs fondements historiques à leur éternelle pérennité, que nous propose ce thriller fantastique. Le scénario est en effet loin de celui d’un slasher classique puisqu’il tente de traiter de meurtres mystérieux dans des ghettos délabrés et virant vers un doute de son héroïne vers la véracité de ses propres peurs. Malheureusement le drame des personnages va peu à peu s’estomper pour laisser place à un spectacle granguignolesque tournant autour d’une créature qui, malgré son design surprenant, s’avère ridicule. Le film allant s’achever par une conclusion tragique étonnante, le réalisateur a la mauvaise idée d’y ajouter une scène finale superflue.
Un film d'horreur assez surprenant car finalement il ne fait pas si peur que ça et s'intéresse avant tout à l'origine des légendes urbaines et comment elles perdurent. Le scénario manque vraiment de crédibilité malgré quelques bonnes idées comme la relation entre Helen et Candyman (un boogeyman noir et oui !) et les prestations plutôt sympas de Virginia Madsen et de Tony Todd. La musique est très bonne mais ça ne suffit pas à faire de l'ensemble une grande réussite.
C'est avec le "Candyman" de Bernard Rose que les années 90 continuent le bal des célèbres Boogeyman ouvert quatorze ans plus tôt par "Halloween". Bien que cette nouvelle aventure horrifique use des mêmes ingrédients que les classiques du genre que sont "Vendredi 13" ou encore "Freddy", on y retrouve malheureusement que peu, voire quasiment pas, de scènes dignes de ce nom. Outre le fait que le jeu des acteurs et des actrices soit d'une qualité déplorable, on se retrouve également en face d'une bande originale plus que dérisoire qui rappelle les mauvaises série B de minuits. Introduisant un récit peu accrocheur, mais qui a tout de même le mérite d'éviter certains clichés, Bernard Rose pose une mise en scène peu sujette à l'épouvante sur une histoire banale qui n'effraiera que les plus jeunes. C'est donc dans un océan de médiocrité que le spectateur progresse au milieu d'interactions pleines de stupidité et d'immaturité artistique que rien ne viendra ébranler durant toute la durée de ce calvaire cinématographique.
Très bon générique d'ouverture, bonne BO et une excellente actrice. C'est malheureusement tout ce qu'il y a a retenir. Pendant 30 minutes, Candyman tient toutes ses promesses. Pendant 30 minutes seulement...Son manque de rythme et son histoire abracabrantesque en fond un film sans réel saveur. Le film à peut être mal vieilli mais tout de même...Ils auraient pu soigner un peu ce pauvre Candyman ! Quelle allure déplorable ! Une sorte de capitaine crochet complètement ringardisé. A oublier