Max et les Ferrailleurs
Note moyenne
3,9
1278 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

94 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
35 critiques
3
33 critiques
2
8 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 novembre 2015
Indéniablement l'un des moins ambitieux films de Sautet. Alors que César & Rosalie ou encore Les Choses de la vie se présentent comme des chefs d’œuvres des années 1970, Max & les ferrailleurs passe sur nous sans jamais non happer et ce malgré la sensualité et la désinvolture de Romy Schneider.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2015
Un an après Les Choses de la Vie, Claude Sautet retrouve Michel Piccoli et Romy Schneider pour Max et les Ferrailleurs, où il met en scène un flic solitaire qui va se consacrer à une affaire de pillages et vols.

Dès les premières secondes, Claude Sautet nous immerge au coeur du récit et au plus près du personnage du flic, où l'on suit sa solitude et ses obsessions qui vont peu à peu le pousser à tout faire pour coincer en flagrant délit les "ferrailleurs". L'oeuvre prend de plus en plus d'ampleur et une dimension particulière lorsqu'il rencontrera la prostituée, dès lors Sautet dressera deux portraits humains passionnants, touchants et d'une incroyable justesse, que ce soit dans les sentiments, les non-dits ou les intentions de chacun. Tous deux bénéficient d'une grande qualité d'écriture, notamment dans leurs évolutions tandis que Sautet trouve toujours le bon équilibre entre les tons, souvent pessimistes avec une petite touche de mélancolie.

Une justesse que l'on retrouve tout simplement dans la vision de la vie par Sautet, mais aussi la complexité des sentiments et les failles de l'âme humaine. Le metteur en scène de Classe tous risques nous plonge dans la vie de ces deux-là, nous donne la sensation de partager leur intimité mais aussi leurs sentiments. On s'attache à eux, et ce qu'importent leurs défauts (notamment un très inquiétant Piccoli) tandis que Sautet filme merveilleusement la vie et ses difficultés, les états d'âme ou encore la faiblesse humaine, que chacun arrivera à trouver chez l'autre. Sautet se montre toujours sobre, étudiant la psychologie des personnages sans être lourd mais toujours avec finesse et intelligence, pour mieux nous y immerger.

Il retranscrit parfaitement cette ambiance désenchantée et humaine, donnant encore plus de puissance à son oeuvre tandis qu'il montre une réelle maitrise derrière la caméra. De nombreuses scènes sont mémorables, à l'image des séquences plus intimes entre Picolli et Romy Schneider, celle où ils jouent aux cartes ou la séance photo, là où Sautet capte l'instant et les simples moments de bonheur durant une vie ou période compliquée. Michel Piccoli se montre d'une froideur à la hauteur de son machiavélisme et fait preuve d'une vraie présence à l'écran, tandis que son tandem avec la magnifique et inoubliable Romy Schneider fonctionne parfaitement.

C'est au coeur d'une vie tourmentée que Sautet nous immerge pour nous faire suivre l'errance de deux âmes perdues sur cette terre, et c'est avec autant d'émotion que de finesse, intelligence et puissance qu'il le fait.
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2015
Après l'immense succès des "Choses de la vie" qui lui donne un style et une identité, Claude Sautet aborde à nouveau le genre policier qui lui avait permis de faire ses réels débuts de réalisateur ("Classe tous risques" en 1960). Très novateur et toujours flanqué de Jean-Loup Dabadie, il adapte le roman éponyme de Claude Néron sorti trois ans plus tôt pour proposer une revisite du genre peu banale. Il est fasciné par le personnage de Max (Michel Piccoli) qui lui rappelle ce qu'il nomme "la perversité des théoriciens" à laquelle il a été confronté dans sa jeunesse quand il naviguait dans la mouvance du Parti Communiste. Comment une idéologie poussée jusqu'à l'absurde peut-elle amener à justifier l'injustifiable ? Lénine, et Staline et avec eux tous les dictateurs et terroristes ont théorisé assez aisément sur le sujet à partir d'idées prémâchées qui expliquent qu'au nom d'une cause juste on peut être amené à employer les moyens peu recommandables de celui ou de ceux que l'on dénonce et entend combattre. C'est de cette trempe qu'est fait Max, spoiler: ancien juge d'instruction devenu flic qui frustré des maigres résultats qu’il obtient dans la lutte contre le grand banditisme décide de se fabriquer lui-même un flagrant délit en amenant des petits malfrats sans envergure à monter un hold-up vers lequel il les aura patiemment aiguillés. Pour se faire, il se servira d’Abel un ancien camarade de classe (Bernard Fresson) retrouvé par hasard, devenu un petit trafiquant de ferraille, vivant la bohème avec sa petite bande dans la plaine de Nanterre encore un bidonville à cette époque et de Lily prostituée allemande, compagne d’Abel et égérie du groupe qui lui servira bien involontairement d’agent de liaison facilitateur à travers une liaison tarifée jamais consommée.
Mécanique infernale au service de principes moraux plus que contestables, minutieusement orchestrée par un Piccoli magistral de froideur obstinée dont les certitudes ne basculeront qu’à la toute fin quand il prendra enfin conscience de l’horreur de sa démarche qui consiste à utiliser des êtres humains comme objets d’assouvissement d’une obsession qui interroge fortement quant à ses motivations profondes. Si l’inanité de la justice et de la police habille pudiquement l’horrible dessein, on peut se demander si ce n’est pas un refus pathologique de l’altérité qui ronge Max découvrant chez Abel et Lily une liberté et une capacité à transgresser qu'incapable d'atteindre il décide de réprimer. Les producteurs avaient pensé à Delon ou Montand pour le rôle de Max mais leur refus permit à Sautet d’envisager de placer le couple Piccoli/Schneider dans un contexte diamétralement opposé à celui du couple de bourgeois qu’ils formaient dans «Les choses de la vie ». Romy Schneider a rarement été aussi belle que dans ce film où déjà elle laisse entrevoir sa faculté dangereuse à côtoyer la détresse. Max dont la nature perverse et machiavélique du projet est évidente, agit avec la complicité sournoise de sa hiérarchie (sublime Georges Wilson) qui aura beau jeu de se lamenter une fois le désastre constaté. Formidablement ciselé dans sa narration qui ressort presque de l‘horlogerie suisse, « Max et les ferrailleurs » était celui de ses films que préférait Sautet qui n’avait rien trouvé à lui enlever ou rajouter à posteriori comme il le faisait souvent. On ne peut qu’être d’accord avec lui en revoyant ce joyau d’une noirceur infinie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juin 2015
Excellent film en tension permanente. Romy Schneider est éclatante. Bizarrement la scène finale de rédemption m'a fait penser à la fin du train avec Jean Louis TRintignant et cette fois encore la divine Romy.
Décidément Il y a des êtres solaires, comme Romy, dont on ne peut supporter le mépris ou la détresse? Alors un geste fou pour au moins lui prouver que ........
soulman
soulman

141 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2015
Avec "Un mauvais fils" (qui n'a rien à voir), mon film favori de Claude Sautet. Un film noir, digne du meilleur Melville, la misanthropie en moins.
Ici, l'humanisme affleure chez tous les personnages. Romy Schneider est resplendissante en fille facile et totalement libre; quant à Fresson, rarement il ne fut aussi bien employé au cinéma. Dans le rôle du sale flic, Piccoli est fidèle à lui-même : imparable, tout comme Bobby Lapointe dont la présence décalée apporte une touche d'irréel.
NomdeZeus
NomdeZeus

135 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2015
Vous reprendrez bien un peu de Michel Piccoli et de Romy Schneider? En 1971, Claude Sautet réunit à nouveau ce duo d'acteur formidable qu'il avait déjà dirigé dans son film précédent pour un résultat tout aussi satisfaisant. Max Et Les Ferrailleurs est l'œuvre la plus sombre de ce réalisateur, ce qui explique peut être que ce soit sa préférée. Piccoli est parfait dans ce rôle de policier froid et obsessionnel, et Romy Schneider est (comme toujours) d'une beauté à tomber raide. Néanmoins, l'histoire de ce polar farfelu est parfois dure à avaler.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2014
Après l'élégante chronique sociale des "choses de la vie" et de son accident filmé et criblé sous tous les angles possibles, Sautet monte le coup "Max et les ferrailleurs" et son "Arme à gauche" devient une arme de pointe, crédible.
Scénario : Max le commissaire veut prendre en flagrant délit une bande de ferrailleurs. C'est encore le tandem des "Choses de la vie" (Sautet/Dabadie) aux commandes de l'histoire, accompagné par l'auteur du roman original, Claude Néron (l'un des scénaristes fétiche de Sautet d'ailleurs : "César et Rosalie", "Mado"). Autant dire, que le suspense est manié de main de maitre et qu'il monte crescendo pour aboutir à une fin remarquable. Du joli boulot en somme.
Réengageant Michel Piccoli (vu dernièrement chez Leos Carax pour "Holy motors") côté casting dans le rôle de Max le commissaire, il nous fait part d'une interprétation au cordeau, digne d'un James Stewart. Ici, ce n'est pas un Piccoli euphorisant comme dans "Les choses...", mais plus un Piccoli en confiance qui règne dans la police comme un patron. On le suit donc pas à pas dans un Paris décontenancé, lugubre et qui fait froid dans le dos. Un rôle dur et implacable écrit sur mesure par un Sautet en pleine forme. A ses côtés, on retrouve la bellissima Romy (c'est avec la série autrichienne des "Sissi" qu'elle devient célèbre) qui aide à l'avancement de l'intrigue, briguée de part en part. Toute sensuelle, féline, le personnage de prostituée lui colle à la peau. Et lorsqu'elle nous fait son numéro de prostituée (d'actrice donc), elle est à tomber !! Romy, quoi ! Dans la bande des ferrailleurs, il fait bon retrouver ces gueules d'époques : Fresson (il a travaillé sur les planches avec Jean Vilar puis il sera nommé aux César dans la catégorie meilleur second rôle pour "Garçon", toujours de Sautet !), Creton (vu dans "La voie lacée" de Bunuel, "Les bronzés", "Tenue de soirée" de Blier fils, ...), Zardi l’immanquable ("La horse" avec Gabin, "Jo" pour de Funès, "Deux hommes dans la ville" chez Giovanni, ...), Léotard (César du meilleur acteur pour "La balance", il jouera pour Leconte dans "Tchao pantin" dans la décennie 1980), et Bobby Lapointe (chanteur pour Truffaut, bétailler et gangster chez Sautet, on le retrouvera principalement pour Granier-Deferre dans "La veuve Couderc"). Ça fait plaisir de voir que les figures du cinéma de l'après-guerre sont toujours d'une roublardise étonnante aujourd'hui. Et de dire merci aussi à Georges Wilson (le père de Lambert, directeur du Théâtre National Populaire dans les 60's, a été remarqué par son personnage dans "Une aussi longue absence") et François Périer (il débuta dans "Hôtel du Nord" de Carné et reçut le Bafta du meilleur acteur étranger pour "Gervaise") pour des prestations convaincantes au possible. Des seconds rôles certes, mais qui ont l'art de former un bloc compact pour maintenir "Max et les ferrailleurs" dans les clous du genre policier. Personnages secondaires donc maintenus par l'ambiance Sautet.
Ambiance décrite par un Sautet au faîte de sa forme car Paris by night aurait pu être un pari risqué après ses affres campagnardes entre Romy et Massari. Ici, l'atmosphère se joue sur un point : le pari osé de Sautet de transformer Romy en prostituée. Pari réussi. D'autant que la bande de bras cassés (Zardi en tête) résume assez bien la société de Paris que décrit Sautet sur un ton assez narcissique. Un bon travail de fond pour l'infatigable metteur en scène qui en profite de nous faire avaler ces inévitables trognes du cinéma français. Gloups !
Si l'on ajoute la musique de Philippe Sarde (également compositeur sur "L'ours" !) toujours bienvenue et donnant un rythme soutenu par ses partitions cocasses et ombrageuses à l'ambiance misogyne mise en place par Sautet, on se retrouve dans un film policier plus que correct réalisé par un Sautet qui change de genres de films en films.
Pour conclure, "Max et les ferrailleurs" fait bien partie du paysage visuel français de par son ambiance mise en scène par l’éclectique Sautet et dont on retrouve les inébranlables têtes d'époque, le couple Piccoli/Schneider en tête.
Spectateurs, un incontournable du film policier des 70's. Pour les amateurs de Claude Sautet assurément.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2013
Un bon polar Français qui vaut surtout le détour pour son couple vedette, parfait !
GregLeSuisse
GregLeSuisse

57 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2013
Intéressant. La présence de Romy illumine tout le film. Piccoli parfait dans son rôle de flic austère. Fresson et Pérrier grandioses. Oui, intéressant ....
mazou31
mazou31

138 abonnés 1 383 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2013
Un grand polar « à la française » qui a pris peu de rides. Un policier d’époque, une histoire de paranoïa et de manipulation, une splendide peinture des marginaux d’alors. Mise en scène limpide et brillante, scénario et dialogues bien construits, belle musique décalée et puis l’interprétation… Georges Wilson, François Perier, Bernard Fresson… et puis Romy Schneider, belle et irradiante, lumineuse, face à un grandiose Michel Piccoli, rigide, corseté, à l’étroit dans ses principes, dont le regard hagard du final reste inoubliable.
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

73 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2013
C'est toujours un plaisir de regarder jouer Michel Piccoli. Le film lui reste distrayant, avec une réalisation plutôt réussie, et on est bien immergé dans l'histoire. Mais quelle histoire! Un flic incapable d’arrêter des bandits, qui décide alors d'investir du temps et de son argent personnel pour pousser des petits voyous à commettre le crime qu'il souhaite, afin de savoir où et quand les arrêter. On a vu des histoires moins déroutantes quand même, et je ne parle même pas de la fin! Bref heureusement que Piccoli et quelques éléments tirent ce film vers le haut, car hélas le scénario n'est pas à la hauteur.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

165 abonnés 2 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2013
LES CHOSES DE LA VIE. L'amitié de Sautet pour Piccoli et Schneider dans une de ses nouvelles oeuvres. "Elle dépassait le quotidien" dixit Sautet sur la magnifique Romy.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2013
Avec "Max et les Ferrailleurs", Claude Sautet se place dans la même perspective que le cinéma Jean-Pierre Melville : renouveler le film policier hexagonal. Les deux cinéastes utilisent l'intrigue policière comme un prétexte pour étudier la psychologie de personnages face au mal. Ils aiment à brouiller les frontières entre le bien et le mal, en montrant des gendarmes et des voleurs finalement pareils, avec chacun des moments de vertu et de vice. Max pourrait presque être un cousin de Jef Costello, le héros du "Samourai", dans sa froideur, sa solitude, son apparent détachement au monde. La différence, cependant, c'est que si Melville cherche à faire monter ses personnages vers une dimension plus tragique, plus mythologique, Sautet tente plutôt de les faire descendre vers la vie la plus concrète et authentique. Sautet ne pourrait pas nommer son film "Le Samourai" ou "L'armée des ombres" ; au contraire, il semble renvoyer au plus simple, au plus quotidien avec le héros nommé "Max", un prénom ordinaire, un monsieur tout-le-monde. Personnellement, j'aurais même préféré que le film s'intitule "Max et Lily", car cette relation me semble bien plus intéressante que celle entre Max et la bande de ferrailleurs. Max, le policier froid, machiavélique, et Lily, la prostituée libre et fatale. Deux beaux personnages de cinéma, et une alchimie parfaite entre Michel Piccoli et Romy Schneider. Toutes les meilleures scènes du film sont celles qu'ils partagent : une séance de photo dans un bain, une scène d'amour, une scène de confession au café. J'ai l'impression que Sautet se repose quand même un peu trop sur son scénario et ses comédiens, mais cela ne gâche pas le plaisir de voir ce drame humain, cette intrigue policière et tragique assez marquante, et surtout, la rencontre au sommet Piccoli/Schneider.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juin 2013
Polar noir et psy a priori de facture "has been", d'intérêt moindre tant les années soixante dix passent pour ringardes, révoltantes de laxisme. avec leur utopie post-soixante huitarde. Trop linéaire, trop poussiéreux ?... J'ai été agréablement surprise ! Point n'est besoin de louer la technique, les effets de caméra car le réalisateur avance dans la fluidité, laissant le spectateur se délecter des dialogues, que germe sa petite idée sur ce qu'une fantaisie de police peut avoir comme répercussion sur des malfrats par l'intermédiaire d'une femme. Pour autant, si l'on se doute que l'une des deux têtes d'affiches va "dérouiller", impossible de deviner à quel point ce sera gratiné. On accroche parce que c'est incroyablement familier, universel, avec ce formidable recul pris par rapport aux situations, la passion de décrire le sordide pour en extraire la face cachée, ce je ne sais quoi sous la dureté de façade. Ainsi, c'était la débrouille déjà en ce temps-là pour certains, une misère parfois organisée, sans commune mesure avec le chômage de masse qui déferla depuis. Michel Piccoli et Romy Schneider sont non seulement très sexy, mais particulièrement touchants dans leur cheminement de faux-durs... Mais non, ils ne font pas démodés, au contraire ! Et tandis que les lieux accrochent, cette banlieue parisienne aujourd'hui en miettes, la voix-off plaquée des ferrailleurs en action aux flics par d'efficaces travellings fait qu'on ne lâche aucun des personnages secondaires. C'est profond, généreux et jamais larmoyant (cet art de considérer la prostitution indépendante, de quoi elle résulte et ce qu'elle apporte de bien au plan de l'insertion dans un groupe social). Même quand la trahison arrive par paliers jusqu'à l'explosion, s'ensuivent des rebondissements pour qu'on en ait pour son argent... Le regard de Claude Sautet, outre des décors précis qui marquent la mémoire, traite une intrigue tarabiscotée, sans omettre la vacherie du destin. C'est d'une grande maturité sur les travers humains et prendrait presque du galon en 2013 !
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Un polar noir et psychologique un peu téléphoné mais prenant, dans lequel Michel Piccoli excelle en policier froid et sans scrupules, face à une Romy rayonnante, voire même un peu trop pour un rôle de prostituée. 3,25
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse