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LAvisDuNeophyte
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4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Histoire qui semble complexe au début puis se met en place de manière implacable. Les acteurs principaux sont impeccables et rendent l’histoire touchante.
Retrouvant Michel Piccoli et Romy Schneider, Claude Sautet signe-là son film peut-être le plus sombre. Ce qui est sûr en tout cas est, qu’en plus d’avoir plutôt bien vieilli, « Max et les Ferrailleurs » est l’un de ses meilleurs.
J'ai enfin découvert "Max et les Ferrailleurs" hier soir, et franchement, ça m'a marqué. C'est la première fois que je voyais ce film de Claude Sautet de 1971, et je ne m'attendais pas à être autant happé par cette histoire de flic obsédé et de petites frappes. Michel Piccoli est glaçant dans le rôle de Max, ce policier rigide, qui ne jure que par le flagrant délit. Il y a quelque chose de fascinant et de terrifiant dans sa détermination froide. On sent tout de suite que ce n'est pas un simple polar : Sautet creuse les personnages avec une profondeur qui rend tout ambigu. Ce qui m'a vraiment touché, c'est la relation qui se tisse entre Max et Lily, jouée par une Romy Schneider absolument magnifique. Elle incarne cette prostituée à la fois vulnérable et pleine de vie, avec une humanité qui contraste parfaitement avec la rigidité de Max. Leurs scènes ensemble sont chargées d'une tension incroyable, mélange de manipulation, d'attirance et de solitude partagée. J'ai adoré comment le film évite les clichés du genre : les "ferrailleurs" ne sont pas des gangsters glamour, mais des gars ordinaires qui galèrent, avec leurs amitiés et leurs petites combines. Ça rend le piège tendu par Max encore plus poignant et cruel. Sautet filme tout ça avec une élégance folle, sans jamais en faire trop. Les plans sur les rues de Nanterre, les bars enfumés, les regards en coin... on y croit complètement. C'est à la fois un film sur la justice et ses limites, sur l'amour qui déraille, et sur ces zones grises où personne n'est tout blanc ou tout noir. J'ai passé mon temps à osciller entre compassion pour les uns et les autres. La fin m'a laissé un goût amer, mais dans le bon sens, avec cette impression que tout était inévitable. Bref, un très grand film français des années 70 que je recommande chaudement, surtout si comme moi vous aimez les polars qui vont plus loin qu'une simple intrigue. Piccoli et Schneider forment un duo inoubliable. Je lui mets un solide 4/5, et je pense que je vais le revoir un jour pour en capter encore plus. Si vous ne l'avez pas vu, foncez !
Certains flics cherchent un coupable. Max, lui, le fabrique. Sous couvert de justice, ce flic pousse une poignée de chapardeurs minables jusqu'au braquage. Il invente le crime pour avoir, enfin, le droit de les cueillir en flagrant délit. Cette rigueur même qui devient le venin du récit. Militant idéaliste dans sa jeunesse, Claude Sautet avait vu une conviction, poussée à l'absurde, finir par justifier l'impardonnable. C'est ce vertige qu'il souhaite retranscrire à travers Max au travers de la lente déformation d'un homme qui ne supporte pas de voir les autres vivants quand lui s'est déjà éteint. La progression est sourde, presque souterraine, et elle nous tient jusqu'à une fin sèche et noire. Il faut accepter un scénario qui vacille par moments, un peu trop suspendu à ses dialogues et à ses comédiens mais le tout tient debout.
Visuellement, c'est un Sautet que je ne connaissais pas : il troque la chaleur des Choses de la vie pour un Paris et un Nanterre de 1970, ceux des bidonvilles, baignés d'un clair-obscur livide, dépouillé jusqu'à l'os. Michel Piccoli joue Max sans la moindre émotion de façade, un vrai monstre clinique, méthodique, sans fissure apparente. Face à lui, Romy Schneider illumine tout en Lily, prostituée libre et entière, aux antipodes de la fille au grand cœur. Un rôle qu'elle a saisi pour enterrer Sissi une bonne fois. Autour d'eux, la bande des ferrailleurs fait bloc : Fresson, touchant en Abel, jusqu'à Boby Lapointe, pur grain de folie. De l'intrigue, il ne reste presque rien. Restent les visages, une atmosphère qui s'accroche comme une fièvre, et ce dernier regard.
Plus film social que polar, "Max et les ferrailleurs" finit par être un film lourd, empesé. Il ménage peu de rebondissements pour alimenter son côté polar et s’avère trop littéraire et théâtral pour que son aspect social soit réaliste et crédible.
"Max et les Ferrailleurs" est un excellent polar français des années 1970, aussi bien réalisé que captivant. Le film plonge avec justesse dans l’univers des marginaux de la banlieue parisienne, où petits trafics et survie quotidienne se mêlent dans une ambiance à la fois réaliste et poétique. Le duo d’acteurs principaux est tout simplement magique : Michel Piccoli incarne à la perfection ce flic désabusé, prêt à tout pour monter un piège afin de boucler son enquête, tandis que Romy Schneider, aussi éclatante que son ciré noir, campe à merveille une prostituée libre et indépendante. L’intrigue, bien huilée, et tient en haleine. Si le film peut parfois sembler un peu bavard, le final, mémorable, efface tous les doutes. En somme, un très bon film, à la hauteur des grands classiques du genre.
Max et les Ferrailleurs. Encore un chef d'oeuvre du réalisateur Claude Sautet. Un film sorti en 1971, une très bonne année. L'ambiance de Paris des années septantes. Michel Piccoli pour le rôle de sa vie. Une affaire policière très compliquée et très complexe. Des ferrailleurs assez crédibles, dont Boby Lapointe, pour un rôle qui lui porte bien. Il y a pas mal d'arrêts sur image sur la beauté de Romy Schneider, elle la belle allemande, encore très crédible dans ce genre de rôle.
La prostituée et le policier.. Tel pourrait être l'argument du film de Sautet, bien que le point de départ entre les deux manque de vraisemblance. Même chose des retrouvailles du début, entre Piccoli et Fresson, qui mettront le drame en branle.. C'est, à mon sens, le faible du film, mais passons.. Réalisation au cordeau de Sautet, entre suspense policier ( le premier film de Claude Sautet, en 1959, était d'ailleurs un polar : Classe tout risque..) et film choral, qu'une Romy Schneider, lumineuse, transfigure. Michel Piccoli, le policier froid et machiavélique, tout en contrôle, sera pourtant pris au piège ( le film s'achève sur un acte d'amour fou..) et la bande des ferrailleurs chaleureux, autour de Bernard Fresson, n'échappera pas à son destin. Le film prend d'ailleurs des accents "melvilliens" avec ces personnages marqués par la fatalité.
Un vétéran de la police, frustré d'un côté par les innombrables restrictions qui empêchent l'arrestation sinon la condamnation des malfaiteurs, et d'un autre rêvant de réaliser un gros coup dans sa carrière, pousse des petits voleurs de voitures à réaliser un gros coup : le braquage d'une banque... Le duo Piccoli, Schneider est toujours plaisant à voir, tout comme le Paris des années 70. Cependant le film traine en longueur, si bien qu'on s'ennui un peu. Heureusement que le dernier quart d'heure est là pour nous réveiller et le rebondissement final pour rendre le film pas mal.
« Max et les ferrailleurs », réalisé en 1971 par Claude Sautet, réunit pour la deuxième fois le duo Michel Piccoli/Romy Schneider après « Les choses de la vie ». Véritable chef d’œuvre, il s'agit d'un film noir social qui met en scène Max, interprété par Michel Piccoli, un inspecteur de police intègre et obsédé de réaliser le flagrant délit parfait en raison de plusieurs échecs. Pour cela, il élabore un plan perfide voire machiavélique pour piéger une bande de voyous : les ferrailleurs. Pour arriver à ses fins, il utilise l'art de la manipulation en se rapprochant de Lily, la prostituée et maîtresse du chef de la bande, jouée par Romy Schneider. Malgré sa froideur, son côté calculateur et implacable, Max développe un attachement involontaire pour Lily. Il admire sa spontanéité et sa force vitale qui va le pousser à commettre un acte insensé dans le final. L'atmosphère, les décors et la musique composée par Philippe Sarde renforce l'ambiance sombre et tendue du film. Le duo Michel Piccoli et Romy Schneider fonctionne à merveille C'est l'un des meilleurs rôles de Michel Piccoli au cinéma et une œuvre marquante dans la filmographie de Claude Sautet.
Max est un flic intransigeant qui a pour obsession professionnelle le flagrant délit. Sa rectitude et ses principes bornés l'amènent à favoriser l'ascension dans le gangstérisme de petits truands-ferrailleurs, de les muer en braqueurs de banque qu'ils ne sont pas. Javert des temps modernes, Michel Piccoli incarne brillamment une figure austère et, en définitive, énigmatique, dont les pratiques policières sont pour le moins discutables. Ainsi, sa relation fallacieuse avec la prostituée qu'incarne Romy Schneider révèle-t-elle un caractère cynique. L'intrigue policière, rapportée au portrait de Max, n'a qu'une importance toute relative et l'essentiel du sujet réside dans ce caractère glacial que Claude Sautet oppose aux amitiés conviviales et sincères des petits voyous, prenant à contre-pied le manichéisme personnalisé par le flic. La mise en scène de Sautet est exemplaire de sobriété et, par conséquent, rejoint et reflète la nature rigoureuse du personnage de Piccoli.
Le personnage central est évidemment Lily alias Romy Schneider qui crève l'écran en prostituée magnifique... On se demande ce qu'elle fabrique avec le mauvais garçon ringard.
Michel Piccoli m'insupporte en monstre froid petit fonctionnaire de police mais très fortuné...