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Danny Wilde
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4,0
Publiée le 11 mars 2015
Cette superproduction de 12 millions de $ mise en chantier par Kirk Douglas lui-même afin de satisfaire ses penchants progressistes, fut commencée par Anthony Mann avec qui la star-producteur se disputa et qu'il fit remplacer par le jeune Stanley Kubrick, alors âgé de 32 ans, avec qui il venait de tourner les Sentiers de la Gloire. Pour la seule et unique fois de sa carrière, Kubrick se trouvait donc obligé d'obéir aux demandes d'une star ayant un gros égo et de réaliser un film pour un gros studio qu'il n'avait pas choisi. On a coutume de dire et je le constate encore dans ces chroniques, que ce film est donc moins personnel au sein de son oeuvre. Je ne suis pas tout à fait d'accord, car le scénario de Dalton Trumbo laissant une certaine liberté d'interprétation, Kubrick a pu y glisser de légères touches personnelles, notamment cette homosexualité latente avec une célèbre scène de bain entre Tony Curtis et Laurence Olivier qui fut d'ailleurs retirée des copies américaines. Ces réserves n'atténuent pas loin de là, l'éclat de cette superbe fresque historique qui relate une péripétie importante dans l'histoire de Rome, Spartacus, symbole de la liberté ayant fait trembler le monde romain. On pourra reprocher un peu la romance un peu trop guimauve entre Kirk Douglas et Jean Simmons, mais le film n'est pas qu'une accumulation de scènes spectaculaires destinées à ébahir le spectateur avec une importante figuration. Il y a tout cela (dont le combat d'une sécheresse stylisée entre Kirk et Woody Strode), mais c'est aussi une véritable réflexion sur la politique romaine et l'ordre établi, la soif de liberté et la raison d'état (plusieurs scènes de Sénat en témoignent). La mise en scène est grandiose, de type hollywoodien, avec une bataille finale bien réglée, la photo est splendide, la musique un peu expérimentale d'Alex North apporte une note un peu décalée dans ce qui reste un des derniers grands péplums d'Hollywood, et surtout le casting poids lourd avec une prestigieuse brochette de grands comédiens et d'excellents seconds rôles, achève de faire de ce film un grand spectacle de qualité rempli de symboles. A noter : sur le double DVD édition spéciale, il y a de bons bonus, avec notamment une interview de Peter Ustinov qui révèle des anecdotes très savoureuses sur ses partenaires.
Spartacus est le seul film dont le grand Stanley Kubrick ne soit pas à l'origine et ça ressent surtout dans la première partie, donc on ne sait pas si il faut classer dans ses films majeur (qui compte Fear and Desire, Le Baiser Du Tueur, L'Ultime Razzia et Les Sentiers de la gloire ) ou ses films mineurs (qui compte Lolita, Docteur Folamour , 2001, L'Odyssée De L'Espace, Orange mécanique, Shining, Full Metal Jacket et Eyes Wide Shut) dans les deux cas ce n'est pas son meilleur, surtout dans le deuxième, car si on le compare à ses plus grands films, ce Spartacus fait pâle figure, même dans ses films mineurs il n'a pas un beau teint, car a côté de Les Sentiers De La Gloire et peut-être L'Ultime Razzia, Spartacus manque clairement de profondeur. Le scénario de Dalton Trumbo est bon, mais il prend trop le temps d'exister, on se perd vite mais il parvient toujours à accrocher, les personnages sont formidablement bien écrit, encore heureux on est chez Kubrick, ils sont d'une grande épaisseur et par moment ils arrivent à être attachant, les acteurs sont très bons, Kirk Douglas est très bons, Jean Simmons est magnifique, Peter Ustinov est parfait, il mérite amplement son Oscars du Meilleur second rôle, Laurence Olivier est toujours juste, Charles Laughton est parfait, John Gavin est bon, la mise en scène est assez inégale et ne prend aucun risque, mais pourtant elle ne manque pas d'idée, les dialogues sont fantastiques et malin, la photographie de Russell Metty (il a travaillé sur quatre fois pour Orson Welles dont sur Citizen Kane) est splendide, il mérite bien sûr son Oscar de la Meilleure photographie pour un film en couleur pour Russell Metty, Alex North signe une B.O. magistrale, les costumes sont superbes un Oscar pour les Meilleurs costumes pour un film en couleur pour Valles et Bill Thomas est tout simplement normal. Stanley Kubrick signe pas un grand pour sa carrière, mais c'est grâce à lui que Stanley Kubrick est devenu le maître Kubrick et en plus il est loin d'être mauvais. Cette fresque de trois heures est belle, émouvante, révoltante, compliqué, accrocheur et terriblement efficace. À voir.
Très bon film, on retrouve Stanley Kubrick dans toute sa splendeur avec une oeuvre intéressante servie par un Kirk Douglas en pleine forme! Le film ne prend pas une ride, les décors et la photographie sont très biens également! Ce péplum mêle réalité historique et action!
ZZZzzz... Traiter d'un sujet comme celui-là n'aurait pas dû être aussi ennuyeux. Et pourtant, on a droit à plus de trois heures de film, où il ne se passe pas grand-chose.
Péplum de facture classique doté de grands moyens et réalisé par Stanley Kubrick en remplacement d’Anthony Mann d’abord choisi en raison de son expérience des tournages en extérieurs et aussi de son prestige d’alors. Malheureusement homme affable, il ne résista pas à l ‘opposition frontale entre les 4 comédiens au caractère bien trempé qu’étaient Charles Laughton, Kirk Douglas (aussi producteur) , Peter Ustinov et Laurence Olivier. Hormis la scène d’ouverture tout le film sera réalisé par Kubrick. Le scénario fût confié à Donald Trumbo qui sortait tout juste de l’épuration voulue par la liste de noire édicté par la sinistre Commission des Activités Anti-américaines et qui fût courageusement imposé par Kirk Douglas. Les commentaires audio à cinq voix du DVD sont un délice car on entend les versions discordantes de Douglas , Ustinov et de l’auteur du livre qui ne se gêne pas pour critiquer le jeu trop figé à son goût du beau Kirk Douglas à qui il reproche d’avoir dénaturé son œuvre et par richochet la véritable personnalité de Spartacus . A sa décharge, il ne faut pas perdre de vue que Kirk Douglas devait rentabiliser l’argent qui lui était confiée. Le film brille par ses images magnifiques et une Jean Simmons à la beauté sublime . Le film se laisse voir sans peine malgré les trois heures de projection. Le propos est souvent manichéen avec une vision un peu trop idéaliste du combat des esclaves qui ne semble rencontrer aucune entrave pendant un long moment avant de finir dans une impasse menant à la crucifixion des meneurs. Charles Laughton est comme toujours prodigieux et Laurence Olivier est au diapason. Il est vrai que Douglas manque un peu de souplesse au niveau des zygomatiques mais il faut reconnaître que les épreuves qu’il traverse ne l’aident pas à se relâcher. Un coup d’essai donc pour Stanley Kubrick qui lui donnera accès de façon continue à des budgets conséquents. Kirk Douglas lui en voudra toujours de s’être désolidariser du film, la notoriété venue. A noter une scène homosexuelle entre Laurence Olivier et Tony Curtis peu équivoque pour l’époque.
Rappelons d'emblée combien ce péplum s'éloigne de l'Histoire tant par ses anachronismes que par sa relecture de la révolte du dénommé Spartacus! Dès l'élégant générique de Saul Bass, le péplum annonce une esthétique grandiose, une dimension sociétale, un souffle épique - ce que la narration confirmera avec vigueur! Alors que Stanley Kubrick exploite avec pertinence paysages naturels, masse de figurants, jeux de contrastes lumineux pour évoquer la puissance des armées, son sens de l'image lui permet de nous exposer sans didactisme assommant le point de vue du héros (qu'il attende le moment de son combat ou médite sur son destin) et le blâme social (montage alterné des discours, gros plans sur les esclaves ou le petit peuple libérés, dédain des patriciens devant la mort des gladiateurs). Fable allégorique (avec la dimension christique d'un homme incarnant les espoirs de milliers de latins) autant que film d'aventures (entraînement aux armes, ultime bataille spectaculaire, musique fiévreuse d'Alex North), l'intrigue politique ne délaisse pas ses protagonistes qui échappent à une caractérisation simpliste grâce à la justification de leurs motivations, à une jolie romance (au délicat féminisme) ainsi qu'au jeu d'un fin casting (charismatique Kirk Douglas, obséquieux Peter Ustinov, orgueilleux Laurence Olivier, sensible Tony Curtis, roué Charles Laughton). Un blockbuster flamboyant!
16 219 abonnés
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4,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans la production amèricaine hèritèe de l'immense Cecil B. De Mille, de Hollywood et de Cinecitta, le "Spartacus" du maître Kubrick se dètache largement! Une plèiade de vedettes participent à ce tournage pas comme les autres! Tout d'abord le puissant et inoubliable Kirk Douglas dans le rôle titre de "Spartacus" qui fut en même temps l'un des principaux producteurs du film, ce qui ne pouvait que limiter la libertè d'action de Kubrick! Pourtant ce dernier a su èviter la plupart des pièges du genre, pour parvenir à crèer une oeuvre très spectaculaire, qui n'en reste pas moins un vèritable instrument de communication avec le grand public! L'histoire est habile et souvent même très originale par rapport au roman cèlèbre de Fast! De plus, les scènes intimistes entre Kirk Douglas et Jean Simmons sont aussi belles que les sèquences à grande figuration où les rèvoltes d'esclaves trouveront ici leur apogèe! En somme, un classique important du 7ème art d'après un scènario de Dalton Trumbo pour lequel le pseudonyme de Sam Jackson avait ètè prèalablement choisi, un pèplum d'une grande intensitè dramatique qui se prèsente comme un hymne à la libertè des peuples...
Toujours un plaisir de revoir ce Spartacus, Stanley Kubrick ne nous livre pas son métrage le plus personnel c'est certain mais tous les ingrédients d'un bon péplum sont réunis ici. Certes, la patte du maître n'y est pas mais ces plus de trois heures passent extrêmement vite à la faveur de décors grandioses (lorsqu'ils sont réels) et d'une intrigue marquante, les figurants sont nombreux et certains plans superbes mais il est vrai également qu'une certaine désuétude a frappé de plein fouet Kirk Douglas et ses amis, notamment concernant son histoire d'amour. La réalisation est finalement assez inégale et l'intrigue politique prend beaucoup trop de place pour passionner tout du long. En revanche le charisme de Douglas est quant à lui inaltérable et l'ambiance, sans être marquée de l'empreinte de Kubrick, très sage pour le coup, a toujours ce charme si particulier. En 1960, ce devait être un très grand moment de cinéma, aujourd'hui ça l'est un peu moins mais le plaisir est néanmoins toujours bien présent. Un classique quoi qu'il arrive.
C’était le dernier Kubrick qu’il me restait à découvrir. Spartacus étant son film le moins personnel car film de commande après qu’il ait remplacé un autre metteur en scène et qu’il a en parti rejeté car le montage final ne lui plaisait pas. Produit et façonné à la gloire de Kirk Douglas, c’est un péplum brillant qui pour le coup n’a pas vieilli et n’a pas le côté factice de certaines vieilles productions. Étonnant aussi de voir un sujet aussi subversif adapté dans l’Amérique de la fin des années 50. Un film qui se découvre encore avec grand plaisir.
Un classique et un très grand péplum. La première partie dans l'école de gladiateurs est saisissante, le final grandiose. Entre les deux, quelques longueurs et une romance un peu datée mais qui donne un peu de profondeur aux personnages. La musique est un peu grandiloquente mais nous rappelle qu'il y a quelques temps le cinéma avait encore quelque chose de mythique ou de magique.
Le film le plus Hollywoodien de Stanley Kubrick qui demeure etre aussi un chef d'oeuvre et l'un des meilleurs Péplums qu'on ait fait à ce jour!!! Ce film est un classique qui a beaucoup été copié depuis, notamment les scènes de batailles réussits avec brio pour son époque et la légende du héros qui voulut révolutionnait avec un accent pointillé sur son histoire d'amour avec sa belle tendre, "Braveheart" de Mel Gibson, "Gladiator" de Ridley Scott, qui sont d'excellents oeuvres, ont repris les memes themes du film. Etonnament, Stanley Kubrick avoua plus tard n'etre pas fière de "Spartacus", l'ayant accepter pour l'acteur principal et aussi producteur Kirk Douglas dont les deux hommes ne vont guère s'entendre sur le tournage, mais meme si le maitre est insatisfait, le plaisir est là. Spartacus, esclave idéaliste qui devient gladiateur à tort puis général d'une armée de rebelles refusant d'etre des pions serviteurs vont combattre l'armée Romaine pour leurs libertés. La bataille obtient petit à petit leurs ferveurs mais l'armée Romaine demeure grande et nombreuse dans une guerre qui peut s'averer interminable et sans doute conclure par une défaite à force... Du grand spectacle auquel j'ai assisté et qui ne vieillit pas malgré 50 ans passé!!! Kirk Douglas est excellent dans le role titre entouré par le haissable Laurence Olivier impeccable, de la belle Jean Simmons et d'un jeune acteur qui deviendra populaire par la suite avec la série télévisée qui deviendra culte "Amicalement votre", Tony Curtis. Grandiose.
Pour un film péplum de 1961 je trouve que c'est un beau film grandiose, tout est millimétré a la perfection; Tout a etait bien penser et bien orchestré, le tableau de fond et les décors sont pour l'époque et même encore pour aujourd'hui vraiment superbes. Le regard de Kirk Douglas dans son rôle de Spartacus incite le respect et toute notre attention, Il aime son personnage et il arrive a rendre ce coté animal qu'était Spartacus face aux démons qu'étaient les Romains...A l'époque avec les films péplums on allait toujours droit vers l'essentiel donc j'aurais aimais voir des scènes parallèles a l'intrigue principale, mais je vais pas trop chipoté pour ce film qui frise le chef d'œuvre.. Les acteurs de cette époque révolu on un charisme fou et ils arrivent a nous faire oublier la longeur d'un tel film. Les effets spéciaux non pas lieu d'être car les acteurs donnent largement ce qu'ils faut pour donner a ce film " Spartacus " une véracité efficace.