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Attigus R. Rosh
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4,5
Publiée le 31 octobre 2016
Spartacus est un excellent film de Stanley Kubrick. Kirk Douglas porte superbement le film. Le film a pas tellement vieilli (si l'on prend en compte le fait qu'il a plus de cinquante ans). L'histoire est magistrale, tout comme la véritable histoire. Les scènes de combat à l'épée sont très bien réalisées. En revanche, le film est incroyablement long (plus de trois heures) comme beaucoup de film du réalisateur. Un must-see !
Un péplum qui reste magistral même s'il a pris un sérieux coup de vieux et que la progression du scénario est assez floue par moments. Le rythme aussi fait parfois défaut. Pas le meilleur film de Kubrick mais mine de rien une mise qui a inspiré des films comme "Gladiator" ou "Braveheart".
"Spartacus" marque l'avènement du péplum après le "Ben-Hur" de William Wyle et marque par la même occasion la deuxième collaboration entre le génie Stanley Kubrick et l'illustre Kirk Douglas qui se retrouvent trois ans après le film de guerre "Les Sentiers de la Gloire". C'est également le film le plus impersonnelle du réalisateur qui se retrouve aux manettes d’un projet sur lequel il n’avait pas un contrôle artistique satisfaisant : ni droit de regard sur un scénario trop angélique et moraliste à son goût, ni mainmise sur une distribution prestigieuse où chacun avait son mot à dire sur le film, ni surtout le précieux final cut. Adapté du roman de Howard Fast, le long métrage remonte en 73 avant J.-C. où Spartacus est un esclave thrace que l'on fait travailler dans les mines de Libye. Il est remarqué et acheté par Batiatus, propriétaire d'une école de gladiateurs à Capoue, où il est pris en charge par l'entraîneur Marcellus qui l'initie au métier de gladiateur. Nous suivons ensuite l’histoire de la révolte des esclaves de la République romaine au premier siècle avant J.C. menée par le gladiateur Spartacus. Les acteurs sont tous excellents, que ce soit Kirk Douglas John Gavin, Laurence Oliver ou encore Jean Simmons qui resteront à jamais dans nos mémoires. Aux commandes de ce péplum, c'est le génie Stanley Kubrick alors âgé de 32 ans qui s'y colle. Imposant son perfectionnisme sur le réglage des scènes d’action, il se met à la tâche d’offrir un spectacle d’une flamboyance particulière, ne reculant pas devant la violence graphique. Combats de gladiateurs et scènes de bataille réglées au millimètre jusqu’au moindre démembrement, meurtres lents sous une caméra implacable (comme la mise à mort du gladiateur numide Draba, amplifiée par la profondeur de champ au premier coup avant que son sang gicle sur la joue du Romain qui l’achève) : dans ces multiples éclats de furie meurtrière, le cinéaste trouve une niche pour laisser percer, via sa mise en scène, des fragments de son intransigeante vision de l’humain, même s’il se serait bien passé de la démarcation manichéenne héros/salaud rendue ici incontournable. Malgré quelques petites longueurs évidentes (trois heures de bobine) le film arrive à nous captiver tout le long. Quoi qu'il en soit, Stanley Kubrick nous livre un péplum extraordinaire au final magnifique et épique.
Je sais qu'il s'agit d'un classique, mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver ce film pathétique et un peu ennuyeux. L'histoire est too much et les clichés sur la rome antique me donnent juste envie de hurler Pour ne rien arranger les scènes de combats sont tout simplement risibles
Est-ce que le film a mal vieilli ou est-ce moi qui ne sait pas apprécier les charmes des films des années 50-60 ? Toujours est-il qu'après avoir visionné récemment "La mort aux trousses", je me suis de nouveau grandement ennuyé devant "Spartacus". Péplum interminable où il ne se passe rien ou presque. Le couple Kirk Douglas - Jean Simmons n'est vraiment pas à son avantage et pour les bonnes prestations d'acteur mieux vaut ce tourner sur les seconds rôles (Laurence Olivier, Charles Laughton ou encore Peter Ustinov). Pour les décors et la reconstitution, rien à dire, même aujourd'hui en 2020, ils n'ont pas à rougir de leur travail. C'est côté scénario que la bas blesse. Des esclaves se révoltent et ensuite...rien absolument rien pendant plus de 3 heures d'une mollesse infinie. Une pauvre scène de batailles expédié en 5 minutes. C'est bien peu pour nous réveiller de notre léthargie. Alors je ne sais pas comment le film a été accueilli par la critique à l'époque, mais aujourd'hui, pour ma part du moins, cela ne passe plus.
Voilà un film paradoxal. Sorti en 1960, il a gagné en 1961 : 4 Oscars (+ 2 nominations), 1 nominations aux Bafta Award pour le meilleur film, le Golden Globes du meilleur film (+ 5 nominations), 2 nominations aux Laurel Awards, le Golden Reel Award du "Best Sound Editing - Feature Film". Stanley Kubrick a signé une très ambitieuse et sans doute coûteuse réalisation avec une sélection de stars au générique. Mais voilà, j'ai tenu une heure trente tellement je me suis ennuyée. Rien ne m'a paru crédible, à commencer par ce brave Spartacus, joué par un Kirk Douglas trop âgé pour être encore vivant s'il avait vraiment eu la vie de Spartacus, mais également parfaitement héroïque, pas seulement physiquement mais aussi moralement comme on ne voit pas comment il aurait pu le devenir en passant trente ans à ramasser des cailloux dans le désert libyen. Les Romains m'ont paru caricaturaux de sadisme. La jeune esclave Varinia, amour de Spartacus, semble sortir d'un magazine féminin à l'eau de rose. Les dialogues entre elle et Spartacus sonnent complètement faux. Son personnage semble avoir été inventé juste pour qu'une histoire d'amour teinte la tragédie de romantisme. La musique d'Alex North m'est insupportable. C'est-à-dire qu'elle est carrément dérangeante par sa grandiloquence, son omniprésence et sa redondance par rapport à l'image. J'ai lu sur imdb que MGM avait d'abord imposé North à Kubrick pour son 2001 : L'Odyssée de l'espace, et que Kubrick a réussi à s'en passer. Je ne sais pas s'il y a un rapport avec la performance de North pour Spartacus. Peut-être pas car la musique semble avoir été très appréciée, au moins à l'époque. J'imagine que ce film a particulièrement mal vieilli, car j'aime beaucoup Ben-Hur, qui date de 1959 ou Cléopâtre sorti en 1963.
Spartacus m'a permis de dormir moins bête que ce que j'étais, j'en tire plusieurs enseignements : (1) Un film de 3h, c'est long! (2) Un film de plus de 3h, c'est vraiment long! (3) Lynch et Kubrick ont eu un début de carrière similaire, 2 films pour se faire connaitre, un passage à Hollywood frustrant qui leur a donné une bonne leçon, et presque que des chefs-d'oeuvre par la suite. (4) Kirk Douglas ressemble vraiment à Marv de Sin-City. (5) Le thème principal du film est utilisé par Shurik'n pour le morceau "Manifeste" dans son album "Où je vis". (6) Je ne vois aucun intérêt de revoir ce film.
Un film très vieillissant, pas toujours captivant, mais qui détient de beaux décors et qui reste un bel hymne à la solidarité, à la liberté, et au soulèvement des plus faibles.
Franchement, ce film est vieux et les anachronismes ne l'aident pas : certes, il y a des scènes cultes et qui en valent la peine, le jeu d'acteur est bon, mais le personnage de Spartacus en lui même ne me passionnent pas, il fait carton, cliché et à part pour la première heure du film, je ne lui ais rien trouvé de vraiment palpitant. Je ne retrouve pas la patte de Kubrick dans ce film produit par Douglas, et ce n'était pas le premier réalisateur (Kubrick, pas Douglas) à travailler sur ce film, et quand le tournage a commencé, il n'a pas eu l'occasion de mettre sa touche personnelle et de magnifier ce film à l'image de ses grands réalisations comme Orange Mécanique, Barry Lyndon, Shining, Full metal Jacket ou encore 2001 l'odyssée de l'espace. Alors bon ce film n'a pas que des défauts, à l'époque ça avait fonctionné mais les classiques du cinéma des années 50/début des années 60 ne sont pas vraiment mes films préférés, c'est pour ça que j'en regarde très peu. En plus je trouvais la quasi-totalité des personnages de ce film peu attachant. Je ne mettrais pas plus de deux, désolé, j'ais beau adoré le cinéma et la réalisation de Kubrick mais ce film, c'est pas lui du tout, même les scènes de batailles ne m'ont pas convaincu.
Ce n’est pas le meilleur film de Kubrick. On ne retrouve pas l’intensité d’un Full Metal Jacket, la poésie d’un Barry Lyndon, ou la prise de risque pris avec un Lolita ou un Orange Mécanique. Le sujet et pourtant hautement intéressant. Mais je dois avoir un peu de mal avec les péplums. 3 heures c’est long quand même. La musique quasiment omniprésente est chiante, il y en a trop. C’est toujours pareil. Certains combats sont très bien mais l’histoire « d’amour » a la fin entre Varinia et César est ennuyeuse au plus haut point. C’est au final pas très passionnant et ne restera pas gravé dans ma mémoire comme ses autres films cités.
Formidable spectacle. Film somptueux où l’action et la fraternité se mêlent aux combats et aux grandes promesses de gloire. On trouve aussi dans ce film de belles scènes sensibles comme celle où Spartacus se rend compte de sa faiblesse. Il ne sait rien du monde. Grâce au poète il sait qu’il a tout à apprendre. La deuxième partie est la plus flamboyante. Car outre la scène de combat mémorable, c’est le moment de l’arrestation le plus poignant. Le désespoir et la mort ne sont plus que le seul refuge et que dire de la scène bouleversante de la femme et de son enfant face à Spartacus vaincu. Une aventure formidable et palpitante.
Même si le film, commencé par Anthony Mann et repris en cours de route par Kubrick, comporte des longueurs, Spartacus reste un péplum épique et flamboyant, incarné par un superbe Kirk Douglas.
Réalisé par Stanley Kubrick et connu pour sa production chaotique, Spartacus est un péplum d'une ambition démesurée, porté par un Kirk Douglas magnétique. Musiques, scènes de grande ampleur mobilisant des milliers de figurants, décors urbains antiques: les ingrédients sont réunis pour en mettre plein la vue, et rares sont les films qui, 60 ans plus tard, peuvent réussir à impressionner sur le plan formel, en l'absence de tout effet spécial numérique (époque oblige). Si le cheminement de l'histoire est relativement classique et que son issue ne fait guère de doute, Spartacus bénéficie de qualités évidentes, notamment un casting de haute-volée, un thème fort, et une belle romance : il réussi d'une manière générale tout ce qu'il entreprend, et il constitue au final un morceau de choix aux cotés d'œuvres plus récentes comme "Gladiator" de Ridley Scott.
Crassus (Laurence Olivier) : "Le but de cette campagne n'est pas seulement tuer Spartacus. Nous devons tuer la légende de Spartacus." Plus de deux mille cent ans plus tard, Spartacus reste célèbre, tandis que Crassus est passé dans l'oubli. Pour ce péplum grandiose, Stanley Kubrick a mobilisé un nombre de figurants ahurissant, en particulier lors de la bataille finale. On y voit d'ailleurs une jolie démonstration de chorégraphie à la romaine. Le personnage principal, incarné par Kirk Douglas (environ plus âgé d'une quinzaine d'années de son modèle), subjugue par son charisme, sa détermination, sa capacité d'adaptation d'esclave à chef de guerre. Malgré quelques longueurs (le film dure plus de trois heures), on se passionne pour l'histoire de ce révolté, meneur d'hommes qui finira crucifié, comme Jesus près de cent ans plus tard. Les reconstitutions de la Rome antique et les costumes sont superbes. Le public de 2026 et au-delà sera indulgent sur les scènes en studio qui paraissent kitsch aujourd'hui. Quelques bonnes répliques perlent ici et là, comme lorsque Crassus dit à Varinia (Jean Simmons) : "Tu marches entre les deux précipices de l'insulte et de la vérité, avec l'adresse d'une chèvre des montagnes." Ou encore lorsqu'Antoninus (Tony Curtis) s'adresse à son mentor : "As-tu peur de mourir ?" Réponse de Spartacus : "Non, pas plus que je n'ai eu peur de naître." Une belle réalisation qui résiste bien au temps qui passe.