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Ykarpathakis157
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5,0
Publiée le 9 juin 2021
Kirk Douglas opte sagement pour une interprétation directe du héros dans le rôle-titre de Spartacus. C'est un homme ordinaire né dans un monde qui n'a jamais entendu parler des droits de l'homme il sait et sent qu'il n'est pas seulement du bétail. Admirez les scènes où Douglas et Sir Laurence Olivier s'adressent alternativement à l'armée d'esclaves et à l'armée romaine. Olivier avec ses années de formation shakespearienne apparaît comme le tyran en puissance et Douglas dans une prose simple parle des esclaves qui se battent pour leurs espoirs et leurs rêves. L'intrigue porte sur une révolte dans une école de gladiateurs qui se transforme en crise pour l'Empire romain. Les factions politiques dirigées par Olivier dans le rôle de Crassus et Charles Laughton dans celui de Gracchus cherchent à utiliser la révolte des esclaves pour servir leurs propres intérêts. Laughton comme toujours est une merveille. C'est un casting un peu inhabituel pour lui car ses rôles sont généralement ceux d'âmes très torturées. Son Gracchus est un coquin sournois mais un homme honnête. La réalisation de Stanley Kubrick et la musique sont impeccables. Seuls John Dall dans le rôle d'un Glaberus très moderne et John Ireland dans celui de Crixus semblent déplacés. Ironiquement malgré le ton pessimiste du film il est impossible de le regarder sans s'élever à travers des larmes de compassion...
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4,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans la production amèricaine hèritèe de l'immense Cecil B. De Mille, de Hollywood et de Cinecitta, le "Spartacus" du maître Kubrick se dètache largement! Une plèiade de vedettes participent à ce tournage pas comme les autres! Tout d'abord le puissant et inoubliable Kirk Douglas dans le rôle titre de "Spartacus" qui fut en même temps l'un des principaux producteurs du film, ce qui ne pouvait que limiter la libertè d'action de Kubrick! Pourtant ce dernier a su èviter la plupart des pièges du genre, pour parvenir à crèer une oeuvre très spectaculaire, qui n'en reste pas moins un vèritable instrument de communication avec le grand public! L'histoire est habile et souvent même très originale par rapport au roman cèlèbre de Fast! De plus, les scènes intimistes entre Kirk Douglas et Jean Simmons sont aussi belles que les sèquences à grande figuration où les rèvoltes d'esclaves trouveront ici leur apogèe! En somme, un classique important du 7ème art d'après un scènario de Dalton Trumbo pour lequel le pseudonyme de Sam Jackson avait ètè prèalablement choisi, un pèplum d'une grande intensitè dramatique qui se prèsente comme un hymne à la libertè des peuples...
Alors que Kirk Douglas n’avait pu obtenir le rôle titre de Ben-Hur (1960), il se rattrapa quelques années après en se procurant les droits de Spartacus, le roman de Howard Fast. Producteur exécutif et acteur principal, il propose à divers réalisateurs de réaliser cette fresque épique, mais après plusieurs désaccords, il proposa alors au jeune Stanley Kubrick (32 ans à l’époque) de le réaliser (qui l’avait précédemment dirigé dans Les Sentiers de la gloire - 1975). Voilà comment est né l’un des plus majestueux péplum d’Hollywood, un film dantesque et spectaculaire, d’une durée (en version intégrale) dépassant les 3h, Stanley Kubrick nous offre ici une œuvre splendide et imposante, où des milliers de figurants dans des décors spectaculaires se joignent à Kirk Douglas (brillant en esclave devenu gladiateur). A l’heure d’aujourd’hui où le tout numérique nous aurait imposé des incrustations et des trucages à foison, Stanley Kubrick voit les choses en grand et restitue avec minutie chaque détail. Les scènes de combats sont impressionnantes, la mise en scène et les acteurs en second plan sont parfaits (John Ireland, Laurence Olivier, Tony Curtis & Tony Curtis). Récompensée par 4 Oscars, cette œuvre magistrale nous en met plein la vue !
Classique de chez les classiques parmi les péplums, « Spartacus » a beau être manifestement le film le moins personnel de Stanley Kubrick (ce qu'il reconnaîtra d'ailleurs lui-même), il n'en reste pas moins un standard du cinéma près de soixante ans plus tard, faisant preuve d'une maîtrise et d'un sens du spectacle de tous les instants. Aussi riche dans son histoire que dans ses décors et costumes monumentaux, doté d'un impressionnant casting où quasiment chaque personnage est développé avec soin, l'œuvre alterne ainsi scènes d'action millimétrées et rigueur historique pour nous offrir le résultat le plus ambitieux qui soit, et ce malgré une histoire d'amour peu captivante ou une durée légèrement excessive, la dernière demi-heure m'ayant même paru un peu longuette. M'enfin, quand on voit le nombre de moments inoubliables et l'impression de grandeur que nous laisse ce projet mené remarquablement par Kirk Douglas (également producteur), il serait bien dommage de s'arrêter trop longtemps sur ces quelques réserves face à la maestria proposée par maître Kubrick. Du grand art, et une très grande chance pour votre serviteur que d'avoir pu le redécouvrir au cinéma!
Ce film est sans doute le moins personnel du réalisateur Stanley Kubrick... En ffet ce film est surtout celui de l'acteur-producteur Kirk Douglas alors à son sommet. La réalisation est offerte à Anthony Mann qui a tout juste le temps de tourner la première scène d'ouverture avant d'être tout simplement viré après mésentente avec la star du film (ils se retrouveront pourtant pour "Les Héros de Télémark" en 1965). Douglas le remplace au pied levé par Stanley Kubrick avec qui il venait de tourner le chef d'oeuvre "Les Sentiers de la Gloire" (1957). "Spartacus" est donc le seul film dont Kubrick n'est pas à l'origine, et sur lequel il n'a pas tout contrôle puisque Kirk Douglas impose également sa vision des choses. Il n'empêche ce film est un chef d'oeuvre du genre, un des meilleurs peplums qui est aussi, à l'époque le second plus gros budget du cinéma (13 millions) après "Ben-Hur" (16 millions). D'après le romancier Howard Fast le scénario est confié à Dalton Trumbo, soit deux auteurs blacklistés par la commision anti-communiste McCarthy ; le soutien de Douglas sera total et pour se faire Trumbo travaillera sous le pseudo Sam Jackson, sa véritable identité sera révélé au générique... Tout un symbole pour cette histoire d'esclave et de révolte. D'ailleurs, si Spartacus a bel et bien existé, ce film n'est pas un film historique au sens premier, il s'agit avant tout d'un grand film d'aventure qui faisait écho à son époque (1960). Le film n'est pas dénué de plusieurs anachronismes ou de libertés, par exemple le fait que César était trop jeune pour être effectivement déjà chef militaire ou que Spartacus est mort au champ d'honneur et nullement crucifié... Avec un casting impressionnant (Kirk Douglas, Tony Curtis, Jean Simmons, Peter Ustinov, Laurence Olivier,, Charles Laughton...) cette épopée comprend tous les ingrédients nécessaires, décors et costumes qui nous plonge dans l'antiquité, le lyrisme et l'épique, émotion (y a pas à dire la fin nous foudroie de larmes) et action et surtout cette ampleur, romnesque l'audace anti-mccarthysme comme celle de l'évocation gay lors d'un bain romain... Sublime, la quintessence du genre qui ne démérite pas vis à vis des autres grands titres du genre.
Spartacus est un grand moment de cinéma, un chef-d'oeuvre admirable qui n'a en aucune manière vieillie. Spartacus est bien la preuve qu'un film de commande peut être devenir un monument du 7ème Art. Le film dure 3 heures mais on ne voit pas le temps passé, l'histoire est très belle (et inspirée de faits réels), la bataille est superbement filmée et la fin vraiment émouvante. Du grand cinéma qui fait vraiment aimer cet art, on vibre d'émotion face aux épreuves des personnages magistralement interprété par des acteurs de prestige.
Formidable spectacle. Film somptueux où l’action et la fraternité se mêlent aux combats et aux grandes promesses de gloire. On trouve aussi dans ce film de belles scènes sensibles comme celle où Spartacus se rend compte de sa faiblesse. Il ne sait rien du monde. Grâce au poète il sait qu’il a tout à apprendre. La deuxième partie est la plus flamboyante. Car outre la scène de combat mémorable, c’est le moment de l’arrestation le plus poignant. Le désespoir et la mort ne sont plus que le seul refuge et que dire de la scène bouleversante de la femme et de son enfant face à Spartacus vaincu. Une aventure formidable et palpitante.
Ce n'est pas un film historique mais un péplum (un péplum social, même) et c'est donc comme cela qu'il faut le juger, les anachronismes n'ont donc aucune importance. Il faut avouer que ça a de la gueule et qu'hormis certaines scènes intimistes un peu guimauve, on ne s'ennuie pas une seconde grâce à un rythme bien soutenu. C'est bien filmé avec quelques moments forts et si la bataille finale n'est pas mauvaise mais sans plus, sa préparation avec les manœuvres des légions romaines est un grand moment de cinéma. Côté interprétation, si Douglas est bon, il est de loin surpassé par le trio Olivier, Laughton, Ustinov, absolument fabuleux, Tony Curtis ne fait pas le poids, mais alors pas du tout.. Quant à Jean Simmons, elle est toute mignonne et on lui pardonne son jeu un peu fade. La fin est sans suspense d'autant qu'on sait de Douglas adore mourir à la fin de ses films, mais ce côté lourdement pathos, limite grotesque aurait gagné à être évité. Des défauts, mais ça reste un très bon film.
Même si le film, commencé par Anthony Mann et repris en cours de route par Kubrick, comporte des longueurs, Spartacus reste un péplum épique et flamboyant, incarné par un superbe Kirk Douglas.
C’était le dernier Kubrick qu’il me restait à découvrir. Spartacus étant son film le moins personnel car film de commande après qu’il ait remplacé un autre metteur en scène et qu’il a en parti rejeté car le montage final ne lui plaisait pas. Produit et façonné à la gloire de Kirk Douglas, c’est un péplum brillant qui pour le coup n’a pas vieilli et n’a pas le côté factice de certaines vieilles productions. Étonnant aussi de voir un sujet aussi subversif adapté dans l’Amérique de la fin des années 50. Un film qui se découvre encore avec grand plaisir.
Il est de notoriété publique que Stanley Kubrick fut embauché en cours de route par Kirk Douglas, acteur vedette et producteur de "Spartacus". Echaudé par le réalisateur précédent (Anthony Mann), Douglas préféra le licencier et engager celui qui l'avait dirigé dans "Paths of Glory" quelques années plutôt. Ce qui explique que "Spartacus" soit un film assez impersonnel, ou du moins que la patte de Kubrick y soit presque invisible. Pour autant, c'est un solide et spectaculaire péplum... qui prend également d'énormes libertés avec l'Histoire ! Si le succès du film a popularisé et romancé la révolte des esclaves de Spartacus, il est aussi bourré d'anachronismes, de simplifications, d'omissions (Spartacus fut par exemple légionnaire avant d'être gladiateur !), ou d'erreurs. Ca n'empêche pas la réussite de ce que l'on voit à l'écran. Le célèbre scénariste Dalton Trumbo, ancien membre du parti communiste blacklisté pendant le maccarthysme, a orienté le film sur un aspect révolutionnaire. Imaginant les esclaves opprimés prenant leur revanche sur les oppresseurs. Tout en évoquant les manigances politiques à Rome... ainsi que quelques sous-entendus homo-érotiques (Crassus qui admet aimer "les huîtres autant que les escargots"). Le scénario fait en outre la part belle à l'humanité des personnages, Spartacus en tête, colosse au coeur tendre, incarné par un Kirk Douglas très impliqué, n'hésitant pas à apparaître vulnérable. Le tout est mis en scène de manière assez somptueuse, entre les hordes de figurants, les nombreux costumes, et le tournage en décors naturels (Espagne et Californie). Ce qui permet quelques plans épiques. Je regrette que les batailles soient rapidement expédiées, même si le dernier affrontement permets des plans dingues. Dont cette célèbre scène, choquant à l'époque, de Spartacus amputant un soldat romain sur le champ de bataille. Mais si ces scènes sont courtes, elles permettent de développer l'aspect politique de l'oeuvre et l'humanité des personnages. Pas un "vrai" Kubrick, mais un péplum chaudement recommandé.
C’est, on le sait, le film le moins personnel de Kubrick, Spartacus est plutôt un film de Kirk Douglas. Magnifique péplum, il étonne, captive et surprend. Certaines scènes sont parmi les plus grandioses de l’histoire du cinéma. Le scénario est solidement articulé, essentiellement axé sur son héros, magistralement interprété par Kirk Douglas. Et c’est le seul défaut que l’on puisse trouver au film, ce mécanisme un peu simpliste, cette dichotomie extrême du bon et des méchants. Nul doute que si un tel film sortait aujourd’hui, il se ferait démolir par la critique… Ce qui n’est pas une bonne chose d’ailleurs, puisque ce film procure un très grand plaisir plus de 40 ans après sa sortie. La chorégraphie guerrière de l’arrivée des troupes romaines ponctuée d’une musique syncopée est fascinante. Un film qui marque et dont on se souvient longtemps.
S'il faut voir 4 péplums des années 50-60, il faudra compter celui-ci! Derrière Ben-hur, Les dix commandements et à égalité avec le Cleopâtre de Joseph L. Mankiewicz. Il y a quelques longueurs (3h obligent!). Mais Kirk Douglas est excellent et on est profondément attiré par cette histoire antique tellement moderne! Un classique qui conserve sa superbe au fil du temps.
Seul film de commande que réalisera dans sa carrière Stanley Kubrick, parvenant en dépit d’une production houleuse à insuffler beaucoup de souffle à ce péplum revenant sur la fameuse rébellion conduite par l’ancien gladiateur pour s’affranchir de l’Empire Romain. Véritable anti-héros, Spartacus est incarné avec prestance par Kirk Douglas portant le projet à bout de bras et qui est pour cela épaulé d’une très solide distribution, dont on retiendra en particulier de la composition de Laurence Oliver jouant l’ambitieux général romain Crassus ou encore celle de Peter Ustinov. La mise en scène faste, est gérée à merveille par le cinéaste faisant montre de beaucoup d’expérience malgré sa jeunesse à l’époque, offrant un long-métrage épique et émouvant, faisant ainsi oublier quelques errements de reconstitution et les largesses employées vis-à-vis de la véritable histoire de la révolte.
Il est de très bon ton de dénigrer ce classique. Tout d'abord parce que c'est un film très hollywoodien mais surtout parce que c'est l'oeuvre la plus impersonnelle de Stanley Kubrick qui est loin d'avoir eu toute la liberté artistique qu'il voulait et parce qu'il n'a pas été le dernier à la dénigrer. Mais mise à part un petit bémol sur une des musiques qui pourrait s'intituler «Le Thème de Varinia» qui est trop mièvre, «Spartacus» a toute les qualités pour constituer un film superbe. Un casting dont le mot «prestigieux» serait trop faible pour le désigner et que je ne peux pas m'empêcher d'énumérer : Kirk Douglas, Jean Simmons, Laurence Olivier, Charles Laughton, Peter Ustinov et Tony Curtis, qui jouent à la perfection. Ensuite des scènes d'action qui constituent des morceaux de bravoure, la révolte dans le camp de gladiateurs et la bataille finale. Mais là où dans la très grande partie des films du genre, les scènes intimistes servaient juste de banale transition entre deux scènes d'action et à donner un semblant d'intelligences, ici elles n'ont absolument rien à envier aux autres scènes. Au contraire, elles se montrent très exaltantes et intenses, souvent émouvantes, et là où on sent véritablement la patte du réalisateur dans le film, c'est dans les scènes d'échiquier politique, passionnantes et intelligente. Malgré parfois un aspect studio, les décors sont aussi très réussis et la photographie qui doit plus à Stanley Kubrick qu'à Russell Metty est splendide. Et ajoutons à cela un rythme épique. Alors qu'l est certain que c'est très loin d'être le meilleur film du réalisateur, ce film a pourtant tout pour constituer LE chef d'oeuvre du genre.