Un grand péplum avec tous les ingrédients du genre , un K.Douglas depuis ce film totalement indissociable de Spartacus et une mise en scène de qualité , celle de S.Kubrick qui font de cette histoire un véritable mythe et enjeu politique important.Tantôt héro tantôt martyr, Spartacus est le personnage parfaite figure d'un bon péplum.Un très grand divertissement à voir
"Spartacus" (1960) fut à l'époque l'un des premiers gros succès de l'immense Stanley Kubrick avec notamment "Les sentiers de la gloire" sorti 3 ans avant. Ce film retrace la vie de l'esclave le plus célèbre de l'histoire romaine, avec quelques modifications néanmoins pour ajouter du piment à l'histoire notamment à la fin où certains passages sont pas mal modifiés par rapport aux faits historiques. Mais l'histoire en reste cependant très fidèle avec une reconstitution parfaite des années où le plus grand empire de l'époque a tremblé face à des simples esclaves. Dans la chronologie des révoltes, il y a eu les esclaves, il y a eu les Américains pour leur indépendance, puis les noirs plus récemment, mais il y a de quoi se prendre d'affection pour ses esclaves qui voulaient simplement une vie meilleure et rendre à leur "maîtres" ce qu'ils ont endurés. Une rebellion majestueusement représentée par Kubrick, qui deviendra plus tard l'un des plus grand réalisateur de tous les temps, on ne peut qu'admirer la minutie de son travail (il est notamment connu pour ça). Le scénario est très élaboré, sans grosses longueurs apparentes avec quelques scènes prodigieuses, notamment la scène des esclaves enchainés juste après la bataille finale qui m'a donné des frissons. Côté casting, le rôle principal a été confié à Kirk Douglas (père de Michael Douglas) qui est bon par moment et beaucou moins bon par moment, mais le moins bon est sans doute John Gavin dans son rôle de Jules César, il demeure absolument inexpréssif et transparent alors que le reste du casting est plutôt bon (notamment un Oscar du meilleur second rôle pour Peter Ustinov). De plus, c'est grâce à ce film que Kubrick récoltera les seuls Oscars de sa vie (!!!)
Que j'avais peur avant de lancer Spartacus... Kubrick étant mon cinéaste préféré, forcément vu la réputation du film je ne pouvais qu'avoir des craintes. "Blabla Kubrick n'a eu aucun contrôle, blabla il a renié le film" et en fin de compte j'ai vraiment pris un grand plaisir devant ce film même si on ne reconnaît pas la patte de mon Stanichou à des kilomètres. La mise en scène n'a en effet presque rien de Kubrickien même si elle reste solide dans son ensemble. Point de travellings arrière ni de zooms sur fond de musique classique, techniquement ce n'est pas audacieux mais ça tient bien la route grâce notamment à un sens aiguisé du cadrage et une photographie de qualité. J'aime de plus en plus le technicolor, j'adore les teintes, les couleurs et le film ne fait pas exception à la règle. Spartacus n'atteint peut-être pas l'épaisseur qu'ont pu avoir les différentes films de Kubrick par la suite (et même avant si on prend l'exemple des Sentiers de la Gloire) mais force est de constater que le film demeure intelligent dans son propos et sa construction. Il y a un vrai souffle aventuresque, un souffle épique. Le film dure 3 heures et pas un seul instant d'ennui grâce à un rythme très maîtrisé, une mise en scène captivante, des personnages captivants et une intrigue prenante. Le fond du film peut paraître impersonnel mais je le trouve intéressant. Il y a un message de liberté teinté de pessimisme et un regard acerbe sur le système politique de l'époque, ses tractations et magouilles en tous genres. En plus l'émotion est au rendez-vous, j'ai trouvé le final très beau et certaines scènes touchantes, sans compter les passages marquants comme l'attente du combat dans la cage entre Draba et Spartacus ou encore la dernière bataille.
L'interprétation est aussi un gros point fort du film. Kirk Douglas inonde l'écran de son charisme et signe une prestation solide. Laurence Olivier est peut-être le meilleur acteur du film dans son rôle de Crassus. Laughton et Curtis sont également très bons et Jean Simmons tout à fait charmante. Même quand il réalise un film de commande, Kubrick prend soin de bien diriger ses acteurs et ça se voit, pas de surjeu, un ton juste et des personnages rendus attachants par leurs interprètes. Le seul bémol du film est la musique que je trouve un peu trop présente, notamment lors des scènes d'amour. Ca donne un côté un peu niais, par contre le thème d'ouverture est magnifique. Le film offre quand même une réflexion sur la valeur de la vie. Les esclaves sont prêts à mourir plutôt que de vivre dans leurs anciennes conditions, j'ai été pris d'empathie pour ces personnages, leur cause m'a parlé. On aurait pu être davantage dans la suggestion, la finesse n'est pas forcément de rigueur mais la poésie de certains passages et le côté épique de la globalité du film l'emportent sur le reste. Si Spartacus n'est clairement pas un Kubrick majeur ni le film le plus profond de son cinéaste, ça n'en demeure pas moins un très bon péplum, un divertissement d'excellente facture et un film plutôt touchant en fin de compte. Un très bon film
Un vent de liberté, au son d’une musique légère incessante, si angoissante qui illustre des décors sortis d’une maquette, ou d’une peinture naïve qui plante si fort le glaive de l’espérance. Spartacus, veut sa liberté, il l’a toujours souhaité mais c’est à ce moment où lors d’un combat de gladiateur son opposant se sacrifie, lui prend son partie pris. Il va mener une troupe colossale d’esclaves qui ne souhaite qu’une chose la liberté, une liberté d’un combat mené qui n’arrivera que 2000 ans plus tard, tel l’annonce le narrateur à l’orée du film. Le sénat, la « République » entame alors un combat et entend bien mettre en défaite ces insurgés qui pourraient bien bouleverser la Rome des patriciens, la Rome du sang noble. On a alors un réel décalage entre un monde de luxe qui entend préserver ses libertés qui est noyé dans des démagogies puantes, des fourberies accablantes et un monde de souffle nouveau qui ne souhaite qu’une seule chose, peut-être la plus importante dans ce monde. Mais derrière ces deux tableaux se cache une angoisse face à la mort : les riches patriciens en ont peur, ils ont peurs de quitter leurs univers dociles, de joies, leurs pouvoirs ; mais eux ces nouveau-nés de la liberté n’ont que cette valeur à défendre et préféreront la mort à ce sort écrasant. On suit la campagne de Spartacus qui c’est fait tromper par l’argent mais qui a eu raison de l’amour. Cette belle femme qui récite les poèmes enseignés par le lettré Antoninus et cet enfant qu’elle met au monde. Elle incarne la toute beauté, la sagesse et un pont entre ces deux univers contraires. A tel point, que Crassus, le traqueur de Spartacus, tombe éperdument amoureux d’elle et l’a fait baigner dans son luxe. La liberté est tout le long écrasé, même libre Spartacus le sait, il ne sait lire, il est alors privé ; privé d’une culture, privé d’un sixième sens que peuvent seules nous offrir les artistes de génie tel Stanley Kubrick avec ce film d’exception (et sa filmographie entière). Un regain d’espoir pour les dernières images, après que le vieux sénateur ivre de vengeance pour le cruel Crassus enlève la bien-aimé et son fils et lui offre sa liberté : Spartacus crucifié s’éteint juste après que la belle et mystérieuse Varinia lui annonce leurs libertés et le supplie de mourir pour être libre…
Célèbre péplum signé Stanley Kubrick avec en tête d'affiche Kirk Douglas dans le rôle de Spartacus. Ayant commencé comme esclave dans les mines de Libye , Spartacus prend rapidement les traits du gladiateur courageux et caractérielle. Il s'impose comme étant le maître des arènes et sort rapidement du lot. Un jour il ce révolte et décide de s'échapper de sa misérable vie , il emporte avec lui Varinia une femme qui l'a rencontré. Il va peu à peu créer sa propre armée avec laquelle il ne reculera devant rien ! "Spartacus" demeure être un film culte , il est ahurissant de par sa mise en scène ( notamment pour le nombre colossal de figurants ! ). On tombe cependant trop souvent dans le mélodrame et on a peine à terminer le film jusqu'à la fin.
Un bon peplum, peut-être un peu trop classique (surtout pour Kubrick...). Néanmoins les personnages sont crédible et le scénario suffisamment riche pour nous captiver pendant 3 heures.
Tout simplement une perle du cinéma, le meilleur péplum de tous les temps avec l'incroyable charisme de Kirk Douglas et le talents des autres acteurs, les batailles spectaculaires (dont la scène de révolte des gladiateurs), et accompagné d'une excellente musique. Un étourdissant chef d'oeuvre de Kubrick.
Même si Kubrick dit que son film est sans aucun intérêt, ce grand péplum est aussi impressionant et bluffant que tous les grands péplum. C'est bien normal, car Spartacus est un des plus grands péplums de l'histoire du cinéma. Sûr et certains, on ne reverra plus jamais de films comme cela, plus de 10 000 figurants dans un plan de deux secondes, c'est juste incroyable. L'histoire est incroyable, plein de symboles et de signification bien à l'américaine. La musique est superbe, l'organisation des figurants a du être monstrueux. Bref, je crois que j'ai vraiment de la chance de pouvoir voir ce genre de film au cinéma. Et ceux qui n'en profitent pas alors qu'ils le pourraient sont bien bêtes et ne voient pas la chance qui leur passe sous le nez. Un grand chef d'œuvre.
S'il est à présent connu de tous que Kubrick bouda son film, la star - producteur de celui-ci et le scénario de Trumbo qu'il jugeait "non crédible et bête", le jeune réalisateur de 31 ans, séparé de Brando pour la mise en oeuvre de "vengeance aux deux visages, eut la finesse d'accepter de reprendre cette réalisation. Selon le souvenir de Douglas, le cinéaste faisait très jeune (18/20 ans) parmi les techniciens et les stars du film. Douglas crut qu'il pourrait imposer "son" film à Kubrick. Il s'en mordit les doigts. Ce film, impersonnel certes, constitua une expérience extraordinaire pour le cinéaste : il comprit qu'il pouvait tout faire jusqu'à réaliser une fresque épique avec des milliers de figurants, cela assura le reste de sa carrière, beaucoup plus fructueuse.
Il reste que ce "péplum" assez loin de l'Histoire officielle, possède un regard singulier par moments. La photographie est superbe et l'émotion est très présente sur la fin.
On pourra regretter des fondus qui signent l'impuissance des monteurs, preuve encore du détachement de Kubrick pour ce film.
Les patriciens sont joués par des Anglais et les esclaves par des Américains.
Victime d'une crise d'angoisse (selon sa femme) dans l'avion du retour d'Espagne où eut lieu la fin du tournage, Kubrick ne put jamais plus reprendre l'avion. C'est en bateau qu'il rejoignit plus tard l'Angleterre où il résida et travailla jusqu'à la fin de sa vie, s'affirmant comme le créateur le plus complexe et le plus visionnaire de tous les temps.
Un Classique de Kubrick . Une Oeuvre Cinématographique qu'il faut avoir vu pour connaître entièrement l'univers du réalisateur . C'est cependant son film le moins personnel . Oui , il est difficile de croire que c'est Kubrick , lui-même qui à réalisé ce péplum , alors que son genre est plutôt défini dans la controverse ( Orange Mecanique , Shining ) . "Spartacus" est très bon film historique , ça inutile de le nier . Mais il en reste quand même un défaut qui gâche une grande partie du film : la longueur . Le film en version intégrale dure 3h30 , ce qui est très long . Mais le réalisateur se perd dans des discussions qui n'ont aucun sens avec la trame principale de l'histoire . Au final , on se dit que 1h30 aurait pu être supprimé tellement le film joue de grosses pause dans l'élan de l'action . Un Bon Film , mais beaucoup trop long , où l'on perd largement patience au bout de 2h .
Avant Gladiator de Rydley Scott, il y avait Spartacus, une fresque flamboyante qui retrace la vie extraordinaire d'un esclave qui devint gladiateur puis défia l'empire Romain. Épique, humain, et sentimental Spartacus est un péplum original réalisé par le futur grand Kubrick.
un des monument du cinéma !fresque epique vilolente et belle! a l'heure du découpage rapide du tout numérique et du formatage scenaristique, ça fait du bien de revoir ce genre d'oeuvre qui reunit tout les genres pour évoquer une légende
S'il faut voir 4 péplums des années 50-60, il faudra compter celui-ci! Derrière Ben-hur, Les dix commandements et à égalité avec le Cleopâtre de Joseph L. Mankiewicz. Il y a quelques longueurs (3h obligent!). Mais Kirk Douglas est excellent et on est profondément attiré par cette histoire antique tellement moderne! Un classique qui conserve sa superbe au fil du temps.
Le film le moins personnel de Kubrick qui n'en reste pas moins un très grand film, sûrement un des meilleurs péplums de tous les temps. Le scénario est brillant se centrant aussi bien sur la révolte de Spartacus que sur ses conséquences sur la politique de Rome. Et si la mise en scène est grandiose, c'est surtout les acteurs que l'on retient, tous fabuleux : Kirk Douglas dans son plus grand rôle, Laurence Olivier en général froid et calculateur, Charles Laughton en sénateur impotent, Jean Simmons en esclave amoureuse, Tony Curtis en poète voulant être guerrier et Peter Ustinov, génial propriétaire de gladiateur cupide. Un chef-d'œuvre.