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4,0
Publiée le 28 octobre 2025
Bon film mais un peu trop long . De plus , c'est dommage que l'on ne ressente pas plus le cinéma de Kubrick, la ça ressemble juste a un blockbuster américain . Bien niveau décors et costumes, par contre niveau histoire la romance est plutôt agaçante. En conclusion, définitivement pas le meilleur Kubrick.
Seul film de commande que réalisera dans sa carrière Stanley Kubrick, parvenant en dépit d’une production houleuse à insuffler beaucoup de souffle à ce péplum revenant sur la fameuse rébellion conduite par l’ancien gladiateur pour s’affranchir de l’Empire Romain. Véritable anti-héros, Spartacus est incarné avec prestance par Kirk Douglas portant le projet à bout de bras et qui est pour cela épaulé d’une très solide distribution, dont on retiendra en particulier de la composition de Laurence Oliver jouant l’ambitieux général romain Crassus ou encore celle de Peter Ustinov. La mise en scène faste, est gérée à merveille par le cinéaste faisant montre de beaucoup d’expérience malgré sa jeunesse à l’époque, offrant un long-métrage épique et émouvant, faisant ainsi oublier quelques errements de reconstitution et les largesses employées vis-à-vis de la véritable histoire de la révolte.
Une fresque historique intense et bien rythmée, avec des scènes de combat puissantes et une interprétation solide. L’histoire de rébellion est bien menée, captivante et émotive. Un grand classique du péplum qui reste efficace.
Rappelons d'emblée combien ce péplum s'éloigne de l'Histoire tant par ses anachronismes que par sa relecture de la révolte du dénommé Spartacus! Dès l'élégant générique de Saul Bass, le péplum annonce une esthétique grandiose, une dimension sociétale, un souffle épique - ce que la narration confirmera avec vigueur! Alors que Stanley Kubrick exploite avec pertinence paysages naturels, masse de figurants, jeux de contrastes lumineux pour évoquer la puissance des armées, son sens de l'image lui permet de nous exposer sans didactisme assommant le point de vue du héros (qu'il attende le moment de son combat ou médite sur son destin) et le blâme social (montage alterné des discours, gros plans sur les esclaves ou le petit peuple libérés, dédain des patriciens devant la mort des gladiateurs). Fable allégorique (avec la dimension christique d'un homme incarnant les espoirs de milliers de latins) autant que film d'aventures (entraînement aux armes, ultime bataille spectaculaire, musique fiévreuse d'Alex North), l'intrigue politique ne délaisse pas ses protagonistes qui échappent à une caractérisation simpliste grâce à la justification de leurs motivations, à une jolie romance (au délicat féminisme) ainsi qu'au jeu d'un fin casting (charismatique Kirk Douglas, obséquieux Peter Ustinov, orgueilleux Laurence Olivier, sensible Tony Curtis, roué Charles Laughton). Un blockbuster flamboyant!
Un très bon péplum, classique du genre, très efficace, à l'incroyable distribution. La réalisation de Kubrick est en revancheassez conformiste.. Du grand cinéma hollywoodien mais qui n'a pas la finesse des chefs d'oeuvre du grand Stanley qui n'avait pas les coudées franches ici.
"Spartacus" le film qui n'aurait jamais du exister.
Longtemps Kirk Douglas avait été pressenti pour le rôle de Ben-Hur dans le film de William WYLER, rôle dévolu finalement à Charlton HESTON. Fâché de ne pas avoir eu le rôle, Kirk Douglas se mis en tête de jouer dans son propre péplum. Ainsi sans ce rôle lui échappant, n'aurions nous pas eu ce film, du moins pas dans cette forme. Il fait alors appel au scénariste Dalton TRUMBO, qui à cette époque était sur la liste des personnalités ayant des sympathies affichées pour le communisme. Je rappelle qu'à cette époque nous sommes en plein Macartisme. Le film ne se gène pas d'ailleurs pour au travers de cette histoire très hollywoodienne d'esclave luttant pour sa liberté et celle de ses semblables, délivrer une plaidoirie en faveur du communisme sur le plan de ses valeurs morales. Ainsi un contexte politique défavorable a priori, aurait pu nous priver de ce film, du moins dans cette forme. Kirk Douglas tout à son désir de tout contrôler sur ce projet engage à la réalisation Anthony MANN, vraiment pas un débutant, à qui l'on doit par exemple "Quo Vadis". L'entente entre les deux hommes ne se fait pas et ayant acquis à sa cause les producteurs Kirk Douglas obtient son licenciement, au bout de deux semaines de tournage, ne conservant que les scènes dans la mine au début. Il le fait remplacer par Stanley KUBRICK, avec qui il avait travaillé sur "Les sentiers de la gloire". Ainsi, une entente avec le premier réalisateur ou un refus du second, aurait du nous priver de film, du moins dans cette forme. Kubrick se rendra vite compte, que Douglas contrôle absolument tout et qu'il n'aura pour ainsi dire pas son mot à dire, il décide de continuer le projet à la condition que les studios lui laissent un total contrôle sur ses prochains films. Kubrick reniera très vite ce film, le considérant comme le résultat d'une commande et le trouvant impersonnel.
Alors certes, c'est le moins kubrickien des kubrick, mais c'est un véritable chef d'œuvre dans le genre, rien que la bataille finale, avec son nombre impressionnant de figurants, et à l'époque pas d'images de synthèses, est un morceau d'anthologie du cinéma. Et l'on se dit que renier une telle œuvre, éclaire sur la vision, mégalomaniaque d'un homme qui grâce à ce péplum brisera ses chaînes pour aller filmer sa propre légende.
Spartacus transpire la thune l’autobronzant et le kitch : et ça fonctionne !! Pas le meilleur péplum à mon goût mais clairement le plus hollywoodien et le plus épique. Trop hâte de le revoir
Peplum dense, épique et intemporel. Spartacus n'a pas tellement vieilli du haut de ses 64 ans et bien que les scènes de combat ne sont pas au niveau des blockbusters actuels, il reste impressionnants pour l'époque tout comme les décors dont les fonds sont peints etu plus bel effet.
On peut cependant reprocher à la plupart des personnages de manquer de profondeur.
Les péplums opposants esclaves à citoyens romains résonnent encore aujourd'hui, pour l'actualité que conserve leur propos : l'opposition de ceux qui possèdent à ceux qui subissent. Spartacus est l'une des figures révolutionnaires les plus emblématiques. Sa force de mobilisation inspire, mais confine à l'héroïsation de l'individu seul, au détriment de l'attention portée sur les contributions et sacrifices du collectif.
La direction prise par le film respecte trop certains jalons hollywoodiens : hormis sa première défaite face à l'esclave éthiopien qui l'épargne, rien, dans la continuité de l'histoire, ne nous surprend, ne nous questionne. C'est la manière d'organiser le mouvement, et d'adapter sa stratégie que le récit aurait pu explorer.
Péplum de 1960 qui concerne la révolte des esclaves romains à travers le personnage de Spartacus (Kirk Douglas)... et c'est une franche réussite. Les images sont belles et surtout c'est impressionnant de voir des milliers de vrais figurants à l'écran, car à cause du numérique on n'y est plus du tout habitué. De plus cette histoire a réellement eut lieu durant l'antiquité, donc cela apporte quelque chose d'instructif. Il faudra attendre encore près de deux mille ans pour que l'esclavage soit enfin interdit (et bien sûr si l'on ne tient pas compte de ce qu'on appelle l'esclavage moderne").
Un chef d œuvre même si c est sans doute le moins personnel de Kubrick. Une époque où le péplum était un genre qui amenait le public dans les salles. Douglas tout puissant imposait un style et un casting de luxe pour un film qui reste imposant et important.
Stanley Kubrick tient son "blockbuster" ! Un Peplum de qualité et d'époque qui fonctionne toujours aussi bien en 2023. Le film a peut etre un poii vieilli, mais on passe tout de même, un très bon moment ! Excellente performance de Kirk Douglas qui nous joue un rôle de bravoure et d'héroïsme unique ! Kubrick en est pour beaucoup également avec sa réalisation "historique" qui refera dans la suite de sa carrière
Tremplin dans la carrière de Stanley Kubrick, et ça se comprend : réalisation sans faille (solide même, alors qu'il avait très peu de liberté) dans un projet fort ambitieux, porté par une star ultra charismatique et au top de sa forme en la personne de Kirk Douglas. Film formellement très beau donc, qualité des décors qu'ils soit naturels ou en studio, des costumes, excellente plongée à l'époque romaine, Kubrick gère extrêmement bien la foule, les grands espaces... C'est très beau.
Dans son fond c'est autre chose. En soit l'histoire de ce Spartacus est très intéressante, et plutôt passionnante, toute cette révolte, tout ce cadre romain, les égos, la corruption, les guerres et ce face à face avec Laurence Olivier, tout ça est plaisant à suivre. Cependant le récit est très inégale, on ne compte plus les longueurs, les creux et les baisses de rythme. Il y a aussi tout l'aspect très hollywoodien qui ressort de temps en temps, les facilités scénaristique et historique, les excès, la romance pas très complexe...
Cela reste un bon film, plus de 3 heures de péplum, un récit fleuve pas exempt de tout reproche, mais se laissant apprécier, ne serait ce que pour ses acteurs et sa beauté visuelle.
Péplum de facture classique doté de grands moyens et réalisé par Stanley Kubrick en remplacement d’Anthony Mann d’abord choisi en raison de son expérience des tournages en extérieurs et aussi de son prestige d’alors. Malheureusement homme affable, il ne résista pas à l ‘opposition frontale entre les 4 comédiens au caractère bien trempé qu’étaient Charles Laughton, Kirk Douglas (aussi producteur) , Peter Ustinov et Laurence Olivier. Hormis la scène d’ouverture tout le film sera réalisé par Kubrick. Le scénario fût confié à Donald Trumbo qui sortait tout juste de l’épuration voulue par la liste de noire édicté par la sinistre Commission des Activités Anti-américaines et qui fût courageusement imposé par Kirk Douglas. Les commentaires audio à cinq voix du DVD sont un délice car on entend les versions discordantes de Douglas , Ustinov et de l’auteur du livre qui ne se gêne pas pour critiquer le jeu trop figé à son goût du beau Kirk Douglas à qui il reproche d’avoir dénaturé son œuvre et par richochet la véritable personnalité de Spartacus . A sa décharge, il ne faut pas perdre de vue que Kirk Douglas devait rentabiliser l’argent qui lui était confiée. Le film brille par ses images magnifiques et une Jean Simmons à la beauté sublime . Le film se laisse voir sans peine malgré les trois heures de projection. Le propos est souvent manichéen avec une vision un peu trop idéaliste du combat des esclaves qui ne semble rencontrer aucune entrave pendant un long moment avant de finir dans une impasse menant à la crucifixion des meneurs. Charles Laughton est comme toujours prodigieux et Laurence Olivier est au diapason. Il est vrai que Douglas manque un peu de souplesse au niveau des zygomatiques mais il faut reconnaître que les épreuves qu’il traverse ne l’aident pas à se relâcher. Un coup d’essai donc pour Stanley Kubrick qui lui donnera accès de façon continue à des budgets conséquents. Kirk Douglas lui en voudra toujours de s’être désolidariser du film, la notoriété venue. A noter une scène homosexuelle entre Laurence Olivier et Tony Curtis peu équivoque pour l’époque.