Spartacus
Note moyenne
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Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2019
Spartacus est LE film renié par Stanley Kubrick (si on excepte Fear and desire qui n’a pas été renié mais juste trouvé mauvais par son réalisateur au point d’en interdire la diffusion). En effet, on peut considérer qu’il est plus l’œuvre de Kirk Douglas que celle du réalisateur de L’Ultime Razzia : l’acteur est à l’origine du projet et est coproducteur (il déclara avoir passé 3 ans de sa vie à travailler sur Spartacus, ce qui prouve qu’il était loin d’être un simple acteur). Kubrick, quant à lui, arrive sur le tournage alors que celui-ci a déjà commencé : il remplace Anthony Mann, renvoyé au bout de 15 jours pour mésentente avec Douglas (la première séquence est signée par lui). Cela explique sûrement que le film possède un découpage très classique (il n’y a pas les très longs plans qu’on retrouve souvent chez le cinéaste) même si ce classicisme se fait de manière virtuose spoiler: (la séquence où les deux armées se font face est impressionnante par son ampleur, par son utilisation de la musique et par son rythme qui peut faire penser aux futurs films de Sergio Leone)
.
Là où le film se distingue, c’est surtout par son discours. En effet, en pleine période de luttes pour les droits civiques, Kirk Douglas, homme très à gauche, choisit d’adapter le roman d’Howard Fats et de le faire scénariser par Dalton Trumbo, tout deux appartenant à la liste noire. Spartacus est donc plus une parabole politique sur la situation actuelle qu’une adaptation fidèle de l’histoire du gladiateur rebelle. Quand on étudie un peu la vie du véritable Spartacus, on se rend compte que celle-ci est très différente de celle montrée dans le film de Kubrick spoiler: : il était marié avant d’être esclave, il a été décurion, il n’était pas l’unique chef de la révolte, il cherchait plutôt à rentrer chez lui qu’à faire tomber Rome, ses hommes accumulaient les viols et les pillages sur leur passage, il est mort au combat et non sur la croix…
Douglas cherche surtout a faire un tract politique (là où Kubrick est souvent plus ambiguë dans ses autres réalisations) où on montre les manipulations que l’homme est capable de faire pour asservir les autres spoiler: : on offre des femmes aux gladiateurs transformant les esclaves en personnes profitant, eux-mêmes, de l’esclavage (ce que Spartacus refuse), les scènes de tractations politiques au Sénat ou en dehors sont nombreuses…
Toutefois, le résultat n’est pas pour autant un film tout à fait manichéen avec un héros complètement glorieux spoiler: : il perd dans l’arène face à Draba et c’est grâce à la rébellion de celui-ci qu’il survit, ce n’est pas suite au meurtre de ce dernier qu’il décide de se révolter mais à la vente de Varinia dont il est amoureux…
D’un point de vue scénaristique, on peut noter également que le film possède une scène très osée pour l’époque : celle des huîtres et des escargots qui possède très clairement des sous-entendus homosexuels (de manière beaucoup plus explicites que la célèbre séquence équivalente entre Ben-Hur et Messala dans Ben-Hur). Cette séquence sera d’ailleurs censurée à l’époque avec d’autres plans trop violents. Heureusement, de nos jours, nous pouvons assister au montage complet et revoir cette séquence même si celle-ci a dû être redoublée, la bande sonore ayant été perdue, avec toujours la voix Tony Curtis mais celle d’Anthony Hopkins à la place de celle de Laurence Olivier, ce dernier étant décédé depuis.
En effet, en plus de sa grandeur visuelle, il faut dire que le film de Kubrick possède d’un casting assez exceptionnel. Outre son acteur principal-producteur, il bénéficie des talents d’acteurs aussi prestigieux que Laurence Olivier, Peter Ustinov, Jean Simmons, Charles Laughton, John Gavin (qui 4 mois auparavant était à l’affiche de Psychose, rien de moins), Tony Curtis ou John Ireland. On peut d’ailleurs noter que parmi ceux-ci, plusieurs ont aussi connu une carrière de réalisateur, ce qui n’a fait que compliquer le travail d’un Kubrick encore un peu jeune face à de telles pointures.
Cependant, alors que ces conflits auraient pu entraîner un résultat hybride, Kubrick arrive à signer un péplum de haute tenue qui évite, dans la mesure du possible, le sentimentalisme un peu caricatural qui a un peu tendance à plomber ce type de films vu de nos jours. Le film contient même une séquence très marquante avec le combat dans l’arène entre Spartacus et Draba.
Ainsi, même s’il est permis de trouver qu’il possède un petit ventre creux pendant l’avancée de l’armée de Spartacus, ce film fait partie des meilleurs œuvres du genre avec Les Dix Commandements, Ben-Hur et Cléopâtre. De plus, il représente une date importante dans la carrière de Stanley Kubrick car, suite à son peu d’influence sur le tournage, il décida que désormais il serait le seul maître d’œuvre de ses films et posséderait un contrôle total de ceux-ci. Sans ce film, peut-être que Barry Lyndon ou Shining n’auraient pas le même visage.
Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
C’était le dernier Kubrick qu’il me restait à découvrir. Spartacus étant son film le moins personnel car film de commande après qu’il ait remplacé un autre metteur en scène et qu’il a en parti rejeté car le montage final ne lui plaisait pas. Produit et façonné à la gloire de Kirk Douglas, c’est un péplum brillant qui pour le coup n’a pas vieilli et n’a pas le côté factice de certaines vieilles productions. Étonnant aussi de voir un sujet aussi subversif adapté dans l’Amérique de la fin des années 50. Un film qui se découvre encore avec grand plaisir.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

145 abonnés 557 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2018
Un péplum à gros budget produit par Kirk Douglas qui remplit bien son cahier des charges avec de solides batailles, une BO grandiloquente et un certain lyrisme pas désagréable. Cependant ça a vieilli sur quelques points et on aurait aimé avoir un Kubrick pleinement impliqué dans le projet histoire que ce "Spartacus" puisse prendre une autre dimension encore. Cela reste culte sur bien des aspects.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2018
Formidable spectacle. Film somptueux où l’action et la fraternité se mêlent aux combats et aux grandes promesses de gloire. On trouve aussi dans ce film de belles scènes sensibles comme celle où Spartacus se rend compte de sa faiblesse. Il ne sait rien du monde. Grâce au poète il sait qu’il a tout à apprendre.
La deuxième partie est la plus flamboyante. Car outre la scène de combat mémorable, c’est le moment de l’arrestation le plus poignant. Le désespoir et la mort ne sont plus que le seul refuge et que dire de la scène bouleversante de la femme et de son enfant face à Spartacus vaincu.
Une aventure formidable et palpitante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 octobre 2018
Spartacus quatrième œuvre de Stanley Kubrick réalisé en 1960 qui s'initie au genre historique/péplum (après l'excellent Les sentiers de la gloire en 1957) nous projettes en l'an 73 avant Jésus-Christ en Italie ou deux gladiateurs amis doivent s'affronter dans une arène pour se tuer et décider du vainqueur. Spartacus s'en sort et lance un vent de révolte avec de nombreux esclaves dans le but de rejoindre des navires Ciliciens , mais un adversaire de taille va compromettre les plans de Spartacus et de toute son armée : L'empire Romain

Bien que j'apprécie peu le genre péplum, je me suis lancé dans cette grande et longue aventure, fresque historique de 3h, un peu longue tout de même mais qui m'a charmé et m'a frappé par ses décors, ses costumes et ses nombreuses scènes d'actions et de combats marquantes sans excès. Kubrick à encore su étonner et l’œuvre subtil est de qualité et très soignée.
Concernant le casting lui est essentiellement composé d'une distribution masculine avec le personnage de Spartacus (interprété par Kirk Douglas) en personnage principal et Tony Curtis (celui d'Antonius) tout deux talentueux sans oublier Peter Ustinov, Laurence Olivier ou encore Charles Laughton donnant au film ce côté viril, gladiateur bien présent mais aussi la présence de Jean Simmons qui marque un côté lyrisme, romantique à cette fabuleuse histoire mêlant historique et romantisme. Les dialogues sont très beaux avec des répliques mémorables je pense notamment à celle de : - Je suis Spartacus
Tout comme la musique qui l'accompagne de Alex North. Et la séquence finale marquante et très émotive bouleverse le spectateur spoiler: Spartacus attaché et suspendus à cette croix


Malgré que je sois très réticent sur ce genre d’œuvre, celle-ci m'a captivé de la part d'un réalisateur que j'apprécie beaucoup. A voir pour les fans du genre et du réalisateur
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

14 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2018
2,5 étoiles - Spartacus

Un spectacle relativement bien réalisé. Tout le savoir faire hollywoodien de cette époque est mis en scène (notamment dans le déploiement humain lors des scènes d'action) - avec le petit plus de Kubrick au niveau des cadrages et de la succession des plans (regardez bien ... c'est remarquable). Cela reste toutefois un film très académique, surtout au niveau de la narration (et de la musique) - les scènes sentimentales sont notamment longuettes et d'un romantisme "vintage" (avec sa musique typique) d'un autre âge ... Bref, c'est un film qui, malgré ses défauts (ou qualités) d'un autre temps, arrive à retenir notre attention, notamment par ses qualités cinématographiques.
Carlos Stins
Carlos Stins

89 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2018
Sans être à l’origine un grand fan de péplum, je dois dire que j’ai relativement bien apprécié « Spartacus ». Bien que bridé par un producteur envahissant et un acteur à l’égo aussi surdimensionné que celui du réalisateur, Kubrick est parvenu à jalonner son film de véritables trouvailles visuelles et offre quelques séquences remarquables auxquelles la bande originale insuffle un souffle épique nécessaire à tout bon péplum. La dimension autobiographique que donne Dalton Trumbo à son scénario est intéressante et on peut également saluer la qualité globale des interprètes. C’est un ressenti très personnel mais je trouve tout de même le film limité par les codes du genre qu’il investit, les dialogues interminables caractéristiques du péplum ayant tendance à user ma patience d’autant que beaucoup de ces scènes ne servent pas à grand-chose. Même si le long-métrage se permet quelques séquences osées (la scène de l’huitre et l’escargot notamment), le tout reste quand même un peu sage et formaté, trop inspiré par le succès précédent de « Ben-Hur » sans pour autant égaler sa dimension spectaculaire.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 décembre 2017
En émergeant dans les sillages de Ben-Hur, Spartacus ne pouvait espérer bénéficier du même effet-surprise auprès du public et du jury des Oscars. Ses créateurs quittèrent d’ailleurs Santa Monica avec quatre statuettes comparativement aux onze de MGM remportées un an auparavant. Dans les faits, les deux films étaient-ils qualitativement comparables? Vengeance et héroïsme sont au cœur des deux scénarios dans lesquels les protagonistes sont victimes de la domination romaine. Ben-Hur perd injustement sa liberté et la regagne au bout d’un épique retour. Spartacus, lui, réussit à se libérer de manière on ne plus intrépide mais perd ultimement son combat. À l’image, Spartacus n’a rien à envier à son prédécesseur. D’ailleurs trois des quatre Oscars reçus récompensent la direction artistique, les costumes et la photographie. Même si Spartacus contient ses séquences à grand déploiement engageant des milliers de figurants, dans l’ensemble le film n’atteint pas la même ampleur. Les grandes scènes ne sont pas aussi spectaculaires. Le scénario n’intègre pas de personnage aussi grandiose que le Christ lui-même. La trame amoureuse entre Ben-Hur et Esther est traitée moins à l’eau de rose que celle entre Spartacus et Varinia. Même si Kirk Douglas s’en sort correctement, il n’a pas la prestance du héros qui se dégage de Charlton Heston. En Conclusion: Un travail méritoire, mais moins époustouflant que celui qui trône toujours parmi les films culte de l’humanité.
mx13
mx13

290 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2018
c'est assez long donc fatiguant à suivre mais il n'en demeure pas moins un bon film bien fait malgré l'ancienneté de sa conception. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2017
Un chef d'œuvre. Kirk Douglas incarne un esclave leader d'une révolte. Un péplum humaniste et mythique signé Kubrick.
Observator84
Observator84

11 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2017
Le souci obsessionnel des détails chez Kubrick associé à ce récit unique font de ce film un chef d'oeuvre absolu. La Rome antique perçue par l'oeil artistique et méticuleux de ce réalisateur nous offre un oeuvre d'art à admirer sans fin. Spartacus porté, Spartacus magnifié, presque divinisé dans ce film où tout nous transcende, nous invite au voyage tragique d'un héros suivi par le souffle d'un peuple épris de liberté. Magnifique, unique, génial !
Jean-Charles D
Jean-Charles D

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2017
chef d'oeuvre. prises de vue et dialogues rassasiant. Un film où l'on ne voit pas passer les trois heures .
Oeil HORUS
Oeil HORUS

108 abonnés 707 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2017
Pour un film péplum de 1961 je trouve que c'est un beau film grandiose, tout est millimétré a la perfection; Tout a etait bien penser et bien orchestré, le tableau de fond et les décors sont pour l'époque et même encore pour aujourd'hui vraiment superbes. Le regard de Kirk Douglas dans son rôle de Spartacus incite le respect et toute notre attention, Il aime son personnage et il arrive a rendre ce coté animal qu'était Spartacus face aux démons qu'étaient les Romains...A l'époque avec les films péplums on allait toujours droit vers l'essentiel donc j'aurais aimais voir des scènes parallèles a l'intrigue principale, mais je vais pas trop chipoté pour ce film qui frise le chef d'œuvre.. Les acteurs de cette époque révolu on un charisme fou et ils arrivent a nous faire oublier la longeur d'un tel film. Les effets spéciaux non pas lieu d'être car les acteurs donnent largement ce qu'ils faut pour donner a ce film " Spartacus " une véracité efficace.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2016
Spartacus est un excellent film de Stanley Kubrick.
Kirk Douglas porte superbement le film.
Le film a pas tellement vieilli (si l'on prend en compte le fait qu'il a plus de cinquante ans).
L'histoire est magistrale, tout comme la véritable histoire.
Les scènes de combat à l'épée sont très bien réalisées.
En revanche, le film est incroyablement long (plus de trois heures) comme beaucoup de film du réalisateur.
Un must-see !
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2016
Ce n'est pas un film historique mais un péplum (un péplum social, même) et c'est donc comme cela qu'il faut le juger, les anachronismes n'ont donc aucune importance. Il faut avouer que ça a de la gueule et qu'hormis certaines scènes intimistes un peu guimauve, on ne s'ennuie pas une seconde grâce à un rythme bien soutenu. C'est bien filmé avec quelques moments forts et si la bataille finale n'est pas mauvaise mais sans plus, sa préparation avec les manœuvres des légions romaines est un grand moment de cinéma. Côté interprétation, si Douglas est bon, il est de loin surpassé par le trio Olivier, Laughton, Ustinov, absolument fabuleux, Tony Curtis ne fait pas le poids, mais alors pas du tout.. Quant à Jean Simmons, elle est toute mignonne et on lui pardonne son jeu un peu fade. La fin est sans suspense d'autant qu'on sait de Douglas adore mourir à la fin de ses films, mais ce côté lourdement pathos, limite grotesque aurait gagné à être évité. Des défauts, mais ça reste un très bon film.
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