Vamp
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Yannickcinéphile

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3,0
Publiée le 20 octobre 2016
Vamp c’est clairement plus une comédie qu’un film d’horreur, car même s’il joue la carte fantastique en fait il y a peu de scènes sanglantes, pour ne pas dire aucune !
Le métrage est une sorte de bonbon en fait ! C’est-à-dire que c’est un pur film plaisir, acidulé, sucré, sans grande finesse de goût, sans grande complexité d’exécution, mais plaisant à suivre. Plaisant car il a son style, et le réalisateur ne s’est pas contenté de reprendre une recette trop usée, anticipant d’ailleurs un peu étrangement des films de vampires bien plus connus qui viendront par la suite, notamment un célèbre film de Robert Rodriguez !
Sur la forme Vamp est une petite réussite. Certes minimaliste dans ses décors faute de budget, avec un presque huis-clos, Vamp est surtout emporté par une très belle photographie. Eclairages violents et contrastés offre un film « néons » très années 80 qui prend tout de suite un cachet séduisant, singulier, même si c’est parfois juste du vernissage. En effet ce n’est pas outre mesure utile à l’ambiance, mais ça permet de rendre plus esthétique un film qui a visiblement dû faire avec peu de moyens. A noter aussi une réalisation pas mauvaise, et notamment une certaine intelligence pour nous montrer des meurtres normalement sanglant avec un minimum de sang ! Il y a une très bonne séquence de meurtre en la matière, que je ne détaillerai pas pour ne pas nuire au suspens et qui m’a marqué. La bande son dynamique est aussi assez sympa à écouter.
Vamp possède un casting bizarre ! La sœur de Michelle Pfeiffer, une Grace Jones au sommet de sa gloire cinématographique, un Billy Drago cabotin, des acteurs principaux frôlant l’anonymat, ce mélange est assez étrange et le résultat est inégal ! Les acteurs s’amusent visiblement, mais on sent que Jones ou même Drago ne devaient pas être très abordables et ils apparaissent fort peu, ce qui est dommage vu qu’ils étaient probablement les deux gros atouts du casting ! Les apparitions de Jones sont ainsi de bons moments, notamment un striptease mémorable et assez drôle ! Les acteurs principaux sont Makepeace et Rusler. Des petits jeunes quoi, qui font le boulot mais n’ont pas le charisme et l’excentricité des seconds rôles ! Dedee Pfeiffer retient elle l’attention par sa beauté, et Watanabe est un second rôle assez drôle.
Le scénario est finalement moyen. Des moments drôles, des moments sexy, une histoire qui semble avoir manifestement inspirés de gros classiques du genre, Vamp est un petit film dynamique, alerte, mais sans doute pas assez radical. On imagine ce qu’un Edgar Wright aurait pu faire avec cette matière ! Ça aurait été un pur délire en barre sans limite, là on reste sur un film sage clairement à destination des ados. Une succession un peu disparate de scénettes plus ou moins réussies qui ne va jamais dans la folie furieuse et se restreint à la fois dans les débordements horrifiques, l’érotisme et la sensualité et l’humour. Dommage pour un produit qui esquisse de belles pistes.
Finalement Vamp est un film méconnu pas désagréable. C’est très clipesque, ce n’est pas assez tranchant, mais cela n’empêche pas le métrage d’avoir des atouts, à la fois par son ambiance colorée et rétro à souhait, par son casting sympathique et par un scénario suffisamment consistant et amusant pour divertir sans souci. 3.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 octobre 2009
Si on parle bien du film "vamp" de richard wenk sorti en 1987, alors je dois dire que j'ai passé un moment bien sympa car on nage en plein delire.
A mi chemin entre la comedie et la serie b d'horreur bien fauchee, nous suivons l'expedition de trois jeunes etudiants venus chercher en ville une strip-teaseuse pour leur soiree de fin d'etudes.Ils atterissent a l'after dark,une boite glauque et louche d'un quartier mal famé.
Ils vont se rendre compte que cette fameuse boite est tenue par des vampires et que la strip teaseuse n'est autre que le cerveau de cette organisation secrete.
Ne vous attendez pas a de grands frissons, comme je l'ai dit au dessus, on est en plein bis.Les maquillages sont interessants mais completements demodes,certaines scenes et dialogues totalement ringards.
La presence de grace jones en pretresse de la nuit tient a elle seule toutes ses promesses, nous avons droit en prime a un etrange strip tease, quasi terrifiant dans lequel elle se contorsionne de maniere quasi hysterique.
Une curiosité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2012
Moi également, j'espère que c'est bien du film avec G.Jones dont on parle, vu l'aridité de la "fiche".
Exactement le genre de film des années 80 qui m'estourbit (soyons fou). Je regrette simplement que de pareils films ne soient plus produits car c'est un vrai régal. On peut évoquer ceci cela, critiquer longtemps, on perd sa salive car à aucun instant, on ne parvient à s'ennuyer; sauf si l'on est le dernier des blasé (ou un vamp?). Un zeste de fraîcheur, un brin de de comédie, beaucoup de charme, un rien d'épouvante. Pour vous empêcher de sombrer dans un mauvais trip. Et aucun acteur professionnel (G.J. est une chanteuse). Une vraie réussite. Un pur instant de bonheur à savourer égoïstement, ainsi que je vous le recommande ainsi si vous débranchez "le phone". En tous cas, aucune prise de tête. Cela reste simple (et probablement) assez efficace.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 mai 2016
Issu de la génération clip, Vamp est un alignement de situations sans véritable fil conducteur. On en ressort avec la désagréable impression qu'il n'y a finalement pas d'histoire. Reste la performance de Grace Jones, unique attrait du film.
Les Mille Mondes
Les Mille Mondes

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2026
Ce 18 juillet 2026, le premier film de Richard Wenk célèbre ses 40 ans. Si le réalisateur n’a pas brillé sur la durée du fait d’œuvres majoritairement oubliables – comme Gary et Linda en 1998 ou encore Wishcraft en 2002 avec Danny Graves –, l’aîné de ses longs-métrages demeure dans les mémoires grâce à sa singularité et sa tête d’affiche, elle, inoubliable.

Deux étudiants au pays des vampires

Afin d’être acceptés dans la fraternité étudiante de leur université, Keith et A. J. subissent des bizutages à foison. Arrive leur ultime gage pour réussir leur admission sociale : embaucher une strip-teaseuse pour la prochaine soirée de la confrérie. Après plusieurs recherches, ils trouvent l’After Dark Club où une femme très singulière semble exercer, et celle-ci pourrait bien faire l’affaire. Peut-être que leur ultime gage sera également le tout dernier défi de leur vie…

Lorsque Vamp rime avec camp

Richard Wenk signe, avec son premier long-métrage, une œuvre qui rentre parfaitement dans les codes du style camp : un terme anglais1 servant à mettre en scène exagérations et bizarreries du milieu underground. C’est le meilleur qualificatif possible pour parler de Vamp, une création vampirique qui en possède de nombreuses caractéristiques, à commencer par la fabuleuse Grace Jones. Outre son travail de chanteuse et de mannequin, elle a joué dans quelques films (notamment Conan le Destructeur de Richard Fleischer, et elle fut même James Bond girl dans le Dangereusement vôtre de John Glen) dont celui-ci, qui est son rôle le plus marquant. Personnalité de la scène disco américaine des années 1970-1980, elle interprète ici le rôle de Katrina, une reine vampire assoiffée de sang, de violence et d’hommes attirés grâce à ses numéros de danse atypiques (à la fois irrégulierset entièrement sexuels), qu’elle joue entièrement nue et recouverte de motifs de Keith Haring (un artiste homosexuel alternatif de l’Amérique des années 1980). Ce rôle minime, presque muet, est pourtant devenu l’image de marque de ce film qui n’aurait été aussi marquant sans cette actrice. Grace Jones l’incarne très justement, avec un panache qui a fait d’elle une star désormais mondialement connue, et elle possède l’une des scènes de fin les plus drôles des comédies horrifiques de ces années-là (et qui marquera d’une pierre blanche l’univers de la SFFF comique au cinéma).

À part Grace Jones, Vamp possède une scénographie hilarante, des musiques qui installent une ambiance disco horrifique, ainsi que de nombreux éléments qui n’ont pas beaucoup de sens (l’histoire du gang des albinos, l’ambiguïté de certains personnages dont la nature entre l’humain et le vampire reste floue, etc.). Cependant, sa bonne ambiance générale permet de passer un moment de cinéma alternatif agréable et accessible.

Vamp n’est pas vraiment un film qui a traversé les âges puisqu’il a perdu son public (excepté quelques connaisseurs du genre), mais il est définitivement une source d’inspiration pour de nombreuses productions postérieures, surtout depuis les années 2000. Véritable petite machine mêlant brillamment art, ambiance sous-terraine, humour et une horreur décapante, il est possible de trouver des traces de ses singularités dans des œuvres plus modernes usant des mêmes thématiques : American Horror Story et What We Do In The Shadows pour les plus sérieuses, jusqu’à Scream Queens et Scary Movie pour les plus déjantées.

Un film de son époque

Le film de Richard Wenk est un petit bijou du cinéma d’horreur fantastique des années 1980. Même s’il a connu une certaine célébrité à son époque – assez minime, mais qui lui a tout de même valu deux nominations à divers prix internationaux (les Saturn Awards et le Fantasporto de 1987) – il a sacrément vieilli. Les effets visuels sont datés à l’extrême, les maquillages également, etc. Lorsque la bande défile, l’impression de regarder un vieux film Z qui n’a pas su dépasser son temps reste très présente.

La prestation des différents acteurs est, par ailleurs, globalement assez mauvaise (outre Grace Jones, comme dit précédemment) : Chris Makepeace, Gedde Watanabe et Robert Rusler, interprétant les trois personnages principaux, jouent des archétypes ennuyeux et mal écrits, typiques des étudiants masculins américains ne pensant à rien d’autre que ramener une fille dans leur lit et aller voir des matches de baseball avec les « bros ». Mais Vamp reste, malgré cela, un film réconfortant à regarder, à l’instar de High School Musical ou Princesse malgré elle, lorsqu’ils semblent être les choix de dernière nécessité.

Vamp n’est pas un film que l’on pourrait qualifier d’actuel. Il a subi les affres du temps et le floutage pelliculaire – constitutif des vieilles réalisations – laisse une impression poussiéreuse lors du visionnage (peu importe son support, le long-métrage n’a jamais connu de remastérisation). Néanmoins, la médiocrité du jeu d’acteur et l’interprétation datée des archétypes que sont les personnages donnent envie de rire un bon coup et de ne pas se prendre la tête. Grace Jones, elle, reste évidemment resplendissante malgré son intéressant mutisme.
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