Kill Bill: Volume 2
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4,1
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1 419 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2025
Après la frénésie, cette seconde partie du diptyque de la mariée vengeresse est beaucoup plus posé et Quentin Tarantino fait ici davantage briller son sens aigu du dialogue. Rendant hommage aux films de kung-fu le réalisateur nous gratifie avec parcimonie de quelques combats aux chorégraphies réjouissantes. Dans le rôle de l’assassin en quête de vengeance, Uma Thurman élargie ici sa palette et montre toute la fragilité émotionnelle de son personnage avec talent.
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2025
Qui est le film ?
En 2003, Quentin Tarantino signe son grand retour après six ans d’absence avec Kill Bill. Conçu comme un seul film mais scindé en deux volumes, l’œuvre s’offre d’abord comme un déchaînement de violence stylisée (Vol. 1), avant de se retourner vers un second mouvement plus intériorisé (Vol. 2). Le projet surprend : là où l’on attendait un simple prolongement du spectacle sanglant, Tarantino ralentit le tempo, s’attarde sur la parole, et met en avant le poids de la vengeance. Ce choix inscrit le film dans une filiation paradoxale : à la fois hommage aux genres (chanbara, western, film noir) et méditation sur la transmission, la filiation et le coût psychique de la revanche.

Que cherche-t-il à dire ?
Tarantino nous invite à passer de la furie immédiate (tuer pour survivre, dans le Vol. 1) à une confrontation lente et chargée de mémoire. La tension centrale ne se limite pas à la destruction de l’ennemi : il s’agit de comprendre ce que signifie « rendre justice » à un tort irréparable. Le film ne promet pas la pure catharsis, mais l’épreuve d’une vengeance qui doit se penser et s’apprendre.

Par quels moyens ?
Le premier volume tenait du collage pop et du récit en éclats. Le second reconstruit une ligne narrative plus lente, plus ritualisée. Les retours en arrière (l’entraînement, la trahison), les séquences de dialogue dilatées et les confrontations finales donnent au récit un caractère de cérémonial. Le spectateur n’est plus invité à jouir d’une succession d’exécutions, mais à accompagner une trajectoire où chaque geste, chaque parole, a le poids d’un rite. Le face-à-face final entre Beatrix et Bill condense ce basculement : le meurtre advient comme une conclusion logique, presque administrative, après un long échange qui l’a rendu inévitable.

La réinvention du récit vengeur passe par l’introduction du motif de la maternité. La Bride ne se définit plus seulement comme une tueuse trahie, mais comme une mère dépossédée, qui retrouve soudain une filiation possible. Cette dimension modifie le sens de la violence : tuer n’est pas tant un acte de destruction qu’une condition pour restaurer un fil interrompu. Mais la maternité agit aussi comme un obstacle : aucune revanche ne rendra les années perdues.

La longue séquence d’entraînement avec Pai Mei ne se contente pas d’être une digression folklorique. Elle structure le film en profondeur : l’enseignement du maître n’est pas seulement une technique martiale, mais une éthique. Le fameux « geste ultime » n’a de sens que parce qu’il est le fruit d’une discipline patiente. Le film déplace la logique de la vengeance : de la pulsion à la maîtrise, du jaillissement immédiat à la retenue calculée.

Le deuxième volume déploie une galerie de figures qui incarnent les possibles de la vie hors du clan assassin. Budd, pathétique et résigné, figure l’échec du détachement. Elle Driver, rivale sans limite, incarne la logique vengeresse poussée jusqu’à l’absurde. Bill, mentor et amant, concentre toute l’ambiguïté : il est à la fois le plus proche et le plus coupable, tendre et destructeur. Enfin Beatrix, qui doit composer avec ce miroir éclaté, se définit moins par sa rage que par son apprentissage du deuil.

La bande originale se fait moins clinquante, plus enracinée dans des registres folk et western. Mais c’est surtout le silence qui domine : Tarantino ose des séquences où le vide sonore pèse autant que la musique. Cela transforme l’expérience du spectateur : on ne « consomme » pas la vengeance, on la subit comme une tension qui doit trouver sa résolution.

Où me situer ?
Ce qui me frappe, c’est la radicalité du geste : Tarantino refuse de donner au spectateur ce qu’il attendait : une surenchère. Il préfère transformer son récit en méditation, et c’est sans doute ce qui fait la puissance du Vol. 2.

Quelle lecture en tirer ?
Kill Bill: Vol. 2 ne clôt pas seulement un récit de vengeance : il l’interroge. Il montre que la violence, ritualisée et maîtrisée, peut produire une forme de paix, mais jamais rendre ce qui a été perdu.
SebArte
SebArte

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2025
Une suite et fin réussie mais qui me laisse un peu sur ma faim concernant l'affrontement final. Bon film!
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2025
Une épopée qui se voit et se revoit toujours avec plaisir.
Et oui après le sang, les larmes... Tout en ayant une grande violence, ce deuxième opus est moins direct, plus intérieur, et nous assistons à plusieurs belles surprises.
Casting excellent, ainsi que la mise en scène, la bande originale, l’image, etc.
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2025
Kill Bill 2 est un chef-d’œuvre sublime où Tarantino confirme son génie en mêlant habilement western et samouraï. Chaque scène captive par son intensité et sa mise en scène inventive, rendant le film impossible à lâcher. La bande-son est d’enfer, parfaitement choisie pour amplifier l’atmosphère unique du récit. Les dialogues, à la fois percutants et savoureux, témoignent du talent d’écriture du réalisateur. Uma Thurman, Michael Madsen, David Carradine et Daryl Hannah offrent des performances mémorables qui portent l’émotion et la tension du film. Tarantino excelle à chaque instant, délivrant une œuvre à la fois stylée et profondément inventive.
Quentin Massardo
Quentin Massardo

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2025
Quelle clauqe ! Le premier volet étais bien mais le deuxième... c'est du génie. Moi qui ne suit pas spécialement fans des combats, j'ai adoré leurs côtés humoristique. La fin est une pure merveille. Encore une masterclass de Tarantino.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

27 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2025
“Kill Bill 2”, c’est le sabre qui devient scalpel : Tarantino range le carnage pour disséquer le mythe.
Finis les geysers de sang — ici, on tue à petit feu, à coups de mots, de silences, de regards qui pèsent des tonnes.
Le western s’y marie avec l’opéra chinois dans une lente agonie stylisée, aussi belle qu’une trahison bien ourdie.
C’est la vengeance passée à l’épure, une danse funèbre au ralenti… et l’élégie d’une tueuse qui voulait juste être mère.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

8 abonnés 1 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2025
Moins sanglant que le premier, ce second volet mise sur l’émotion et les dialogues. Tarantino y déploie toute sa maîtrise, entre tension, style et tragédie. Une belle conclusion.
Artriste
Artriste

190 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2025
Seconde partie du diptyque écrit et réalisé par Quentin Tarantino, parue quelques mois après la première, Kill Bill : Volume 2 est dans la continuité tout en étant plus mature, pour un résultat tout aussi qualitatif. L'histoire se poursuit donc là ou elle s'était arrêtée en nous faisant suivre Beatrix dans sa quête de vengeance qui se poursuit pendant les deux heures que durent le métrage. Et il faut dire que l'on est désormais en terrain connu. On suit ainsi l’héroïne qui remonte petit à petit vers Bill en éliminant non sans mal les autres membres restants des Vipères Assassines. Car oui, La Mariée en prend toujours autant pour son grade en subissant de nombreuses blessures et douleurs afin de parvenir à ses fins. Pourtant, paradoxalement, et ce malgré des séquences brutales et cruelles, cette deuxième partie s'avère moins violente et rythmée que son aîné. Les scènes d'action sont moins présentes et donnent lieu à moins de découpage de membres et de giclées de sang. Cela est en partie dû au fait que les armes à feux sont plus présentes, délaissant un petit peu les sabres, même si leurs lames affûtées sont toujours de sortie. Mais on ressent moins le besoin d'exagération et d'outrance lors des séquences de face à face meurtriers. Les victimes sont également moins nombreuses. Le récit, toujours découpé en chapitres non linéaires, est plus intimiste et plus adulte, traitant de façon dramatique la maternité. De plus, il répond à toutes les questions laissées en suspens quant à la relation entretenue par Beatrix et Bill. Le ton est aussi plus touchant, même s'il possède toujours un aspect caricatural. Les hommages aux autres genres sont eux également moins visibles. L'ensemble est porté par des personnages dorénavant familiers, toujours aussi appréciables. Des rôles à nouveau interprétés par la même distribution comprenant Uma Thurman, David Carradine, que l'on voit forcément beaucoup plus tout comme Michael Madsen, Daryl Hannah, Gordon Liu, Michael Parks ou encore la jeune Perla Haney-Jardine. Tous ces individus entretiennent toujours une féroce rancune mais celle-ci procure plus d'émotion grâce à la présence attendrissante et sentimentale de la fille de La Mariée à l'écran. Les dialogues sont eux délicieusement écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut toujours aussi bonne. Cependant, sa mise en scène est plus sage et moins stylisée, même si elle comporte toujours quelques singularités comme des changements de format ou des passages en noir et blanc. Mais l'esthétique est globalement plus sobre et moins percutante. Les environnements parcourus sont eux à nouveau variés et plaisants. Ce visuel moins sanglant est accompagné par une bande originale cette fois-ci signée par Robert Rodriguez, l'ami de Tarantino. Comme pour RZA, son prédécesseur, Rodriguez n'a en réalité composé que très peu de titres se trouvant dans le film. Il a surtout rassemblé et organisé la bande originale en intégrant des morceaux déjà existants. Et ces derniers sont franchement judicieusement choisis puisqu'ils sont excellents et collent parfaitement aux situations et aux images, même s'ils sont moins mémorables que ceux de la première partie. Reste une fin adorable à la hauteur des attentes tranchant radicalement avec les près de quatre heures de vengeance brutales en prenant en compte les deux parties, venant ainsi mettre un terme à Kill Bill : Volume 2 qui, en conclusion, est un film évidemment indispensable.
Nicolas Rénier
Nicolas Rénier

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2025
Cette seconde partie vient clôturer la vengeance d'une mère, qui fait écho à notre époque, à l'heure des pires prédateurs. Moins stylisé que le précédent, il n'en demeure pas moins scotchant par les prestations, notamment Uma Thurman et David Carradine, dans un combat de joutes verbales maîtrisées. Les seconds rôles sont jouissifs et poussiéreux. À voir et à revoir, en rêvant d'un troisième long métrage :)
Wolfy Du bled
Wolfy Du bled

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2025
Très bon film que j'ai trouvé mieux écrit que le premier avec toujours ces combats exagèrés mais cette fois si avec un côté plus sérieux. La bande son est incroyable et vous plonge directement dans l'histoire. Film a voir dans sa vie.
Gérard
Gérard

18 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 juillet 2025
Pour la modération :
Je n'ai pas du tout aimé ce film.
Mes arguments sont les suivants :
L'histoire est vide de sens, toutes les scènes sont ridicules et je n'ai pris aucun plaisir.
C'est ce que je pense.
Si les arguments ne conviennent pas à la modération d'Allociné, je m'abstiendrai, à l'avenir, de tout commentaire...
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 097 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2025
Autant le dire tout de suite : Kill Bill: Volume 2, on ne s’attend pas à ça, vraiment. Après le déluge de sang et de katanas du premier volet, cette suite prend tout le monde à contre-pied. Tarantino, fidèle à lui-même, ose tout — parfois un peu trop.
Il faut quand meme saluer l’audace : transformer un film de vengeance en western bavard, lent, introspectif… fallait oser. Mais à force d’oser, on finit par s’égarer. Le film est long, et certaines scènes donnent surtout envie de vérifier l’heure. Des dialogues interminables, des séquences qui auraient pu être coupées sans que personne ne crie au scandale.
Heureusement, quelques moments brillent encore : la scène du cercueil, suffocante à souhait, ou l’entraînement avec le légendaire Pei Mei — entre souffrance physique et humour acide, du grand Tarantino. Bref, Kill Bill 2 a ses qualités, ses audaces, ses coups d’éclat... mais quand même moins. Beaucoup moins que kill bill 1.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

181 abonnés 1 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2025
Effet western en plus dans ce mélange des genres pour ce 2e volet Kill Bill. Je le trouve meilleur sur sa BO, ces affrontements physiques et verbaux. Il m'a également plus touché que le précédent, les personnages étant moins froids selon moi. Un excellent film que je viens de découvrir avec grand plaisir !!
fabrice d.
fabrice d.

47 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2025
Kill Bill volume 2 est meilleur que le volume 1. En tout cas, j'ai mieux apprécié le tempo, la construction et l'enchaînement des chapitres. J'ai eu l'impression qu'il y avait plus d'émotion qui passait, que c'était plus humain dans le sens où il y a un tout petit peu moins de scènes de combat. Mais c'est surement du au fait qu'on apprend enfin l'histoire dans son ensemble.
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