C'est une adaptation assez réussie du roman éponyme de Bazin. Facile à suivre, ce film est donc agréable malgré quelques longueurs, inévitables surement. C'est un rôle parfait pour C. Frot en mère tyrannique et un très bon rôle aussi pour le jeune Sitruk qui crève l'écran. Villeret est aussi parfait dans son personnage de père absent si on peut dire. C'est d'ailleurs un de ses derniers rôles tandis que c'est le dernier film de P. de Broca. Basé sur l'enfance de Bazin, le livre comme le film ici décrivent un conflit de generation classique finalement et ce n'est qu'en connaissant comment sa mère a vécu son enfance qu'il peut enfin trouver une explication. A voir si il a renoué plus tard des liens avec ses parents et notamment sa mère.
L'histoire est intéressante mais incomplète, on aimerait connaître davantage le quotidien des enfants, leur évolution etc. Le scénario est assez sommaire et l'ambiance pesante instaurée par Folcoche ne se fait pas tellement ressentir. Erreur de casting car C. Frot a une douceur dans son visage en totale opposition avec celui d'une vipère.
Une adaptation du roman éponyme, plutôt moyenne, où j'avoue avoir trouvé l'ensemble plutôt long. L'histoire peine à évoluer et on reste constamment dans le conflit entre les enfants et leur mère. C'est intéressant au départ, mais vite lassant. Heureusement, les acteurs sont convaincants, et notamment Catherine Frot qui tient vraiment son rôle. Elle est glaciale ! Bref, on aura vu mieux dans le style, mais le tout est convenable.
Si Philippe de Broca commenca sa carrière comme assistant réalisateur sur les trois premiers opus de Chabrol, la suite de sa carrière comme metteur en scène ne fut pas aussi prestigieuse dans l'esprit de la critique.
C'est sa collaboration fructueuse avec Jean-Paul Belmondo ( " les tribulations d'un chinois en chine", " l'homme de Rio" notamment) qui lui valurent le soutien du grand public et du succès commercial.
" Vipère au poing" est son dernier long métrage (2004) ainsi que celui de Jacques Villeret décédé peu après la sortie du film.
Cette adaptation du fameux roman autobiographique de Hervé Bazin ( futur président de l'académie Goncourt) vaut beaucoup mieux ( selon moi) que les commentaires qui en ont été faits.
Catherine Frot ne démérite pas si on compare sa prestation avec celle d'Alice Saprich produite au début des années 70, restée dans les mémoires.
Ce portrait ( réel ) d'une mère mal aimante, manipulatrice et perverse animée par l'envie de nuire à ses enfants, ne supportant pas le bonheur autour d'elle a été immortalisée par le nom de Folcoche ( folle - cochonne) dont l'avait baptisée ses enfants.
Cette famille toxique, rappelera des souvenirs à ceux qui ont connus dans leur entourage des individus au profil psychologique voisin.
Certes filmé de façon classique, mais photographié avec soin, ce dernier titre du réalisateur qui se donnait pour but de privilégier le rire et la bonne humeur pour contrebalancer la négativité qu'on rencontre parfois, se suit avec intérêt.
Le dernier commentaire de l'écrivain Hervé Bazin pourrait finalement être celui de la position du cinéaste face à la vie.
La noirceur qu'il connue de la part de sa mère, renforca la nécessité et sa rage d'être heureux. Ce n'est malheureusement pas toujours ce qui ce produit dans ce cas d'espèce.
Un réalisateur qui a toujours su faire des films de façon académique mais assez superficielle, une Catherine Frot plus vraie que nature dans le rôle austère de la mégère froide et mauvaise, un Villeret juste comme il sait l'être, guilleret ; tout cela ne pouvait pas donner une adaptation très subtile d'un roman autobiographique. Rien de tellement mal interprété, ni intention particulièrement malsaine mais une adaptation bien dispensable de ce classique de la littérature.
Le souvenir que je garde du roman d'Hervé Bazin ne me permet guère de juger de la fidélité du film à l'oeuvre éponyme. Quoique. La sage adaptation de Philippe de Broca fait l'effet d'une certaine "qualité française" d'une autre époque. Ce récit d'enfance, organisé autour de la relation conflictuelle et malheureuse du petit Jean avec sa mère, la méchante et sévère Folcoche, ainsi qu'il l'a baptisée, semble lisse, univoque et d'autre part comme aseptisé par son passéisme charmant et soigné. Certes, les anecdotes sont éloquentes, relativement à l'absence d'amour entre une mère et son fils (plus précisément ses trois fils); certes, l'antagonisme presque complice entre les deux est démontré; mais lorsqu'à la fin du film Bazin adulte dit la souffrance qui fut la sienne, on mesure que cette souffrance légitime de l'enfant mal-aimé n'a pas toujours transparu dans la mise en scène de Philippe de Broca. Par manque de réalisme humain et psychologique, par manque d'inspiration et de sensibilité, le film se confond avec un inoffensif conte pour enfants. Les acteurs n'y sont pour rien: Villeret en paternel bienveillant mais faible, et Catherine Frot, en petite bourgeoise bigote et autoritaire, assurent.
je ne comprend pas le mauvaise notes oui chaucun ses gouts mes le film n'est pas si mauvais que les gens le dise . Des bon jeu d'acteur avec un des dernier film de Jacques Villeret. Une hisotire fort et intense . ce film montre que meme si certains parent son dur voir maltraite leurs enfant que lamour quand meme pour une mere et la quand on âgée
Pas un grand film que ce vipere au poing! On etait en droit d'esperer un peu plus de cette adaptation du roman d' Hervé Bazin. L'ensemble est néanmoins plutot divertissant et sympathique, mais a aucun moment la noirceur du livre n'est vraiment transposée a l'ecran, les emotions ont du mal a nous atteindre. Catherine Frot, est pas mal, mais pas a son meilleur niveau, Jules Sitruk est convaincant sans plus, alors que Jacques Villeret qui lui est pourtant en retrait est tres bon dans son role de pere aimant et lache. Un film pas désagréable mais qui ne restera pas dans les memoires.
Dernier film de Philipe de Broca et de Jacques Villeret, et adaptation fidèle – voire académique - du roman autobiographique d’Hervé Bazin. Catherine Frot courageuse dans son rôle de Cruella nantie, et Villeret à l’aise dans celui de brave père anti-conflit se réfugiant dans les papillons.
Je n'ai pas encore lu l'oeuvre de Bazin... C'est donc en tant que cinéphile que je critiquerai le film et non en tant que critique de l'adaptation. Philippe de Broca, plus habitué aux comédies populaires et films d'aventures, met en scène un film d'une belle photographie et d'une belle lumière. Les acteurs sont convaincants pour la plupart, sauf un bémol pour le jeune héros Jules Sitruk peu convaincant et crédible dans le rôle de Brasse Bouillon. Il n'arrive pas à rendre visible la haine qu'il éprouve pour sa mère (excellente et théâtrale Catherine Frot) et se contente de faire la moue. Jacques Villeret ressort son personnage lunaire et sensible vu depuis Les Enfants du Marais mais toujours avec bonhommie et talent. Vipère au poing est donc la preuve du regain de popularité de ce genre de film qui trouvera surement son public. Très jolie musique de Brian Lock. Un joli moment, pas inoubliable et gâché par un jeune acteur peu charismatique et crédible.
J'ai hésité entre deux et trois étoiles mais il est vrai que les prestations de Catherine Frost et de Jules Sitruk font pencher la balance du bon coté.
Moi qui est toujours refusé de lire le livre ( à cause de traumatismes d'écolière ayant souffert un nombre important d'autodictées qui étaient des extraits de Vipère au poing :oD ), je suis heureuse d'avoir vu l'adaptation cinématographique, car non seulement le film est très bien orchestré, mais en plus il m'a donné envie de lire l'oeuvre qui l'a inspiré ! Les acteurs sont particulièrement bons : Catherine Frot est terriblement convaincante dans son rôle de mère cruelle et dure,Jacques Villeret presque touchant dans son rôle de père trop faible & Jules Sitruk est encore une fois très impressionnant ( décidément, c'est un acteur à suivre ! :o) ) dans son rôle d'enfant qui oscille entre haine et fascination pour la fameuse Folcoche. A voir !!