Vipère Au Poing
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202 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 773 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2023
Comme dans le version des années 70, on met en lumière tout a la fin l'éducation malheureuse de la mère qui explique sa méchanceté.
Tout est là et l'auteur a le mérite de dire la vérité.
Ce n'est pas pour s'amuser qu'elle martyrise ses enfants. Elle ne sait pas faire.
En cela j'ai trouvé la dernière partie beaucoup plus intéressante que la première. On sent le duel terrible entre la mère et le fils "qui se ressemblent trop". Les autres enfants disparaissent. Ainsi que le père (que j'ai trouvé moins interessant quand dans la version de 1970)
Au final donc une autre lecture trop frivole dans son début alors qu'avec Alice Sapritch, la tension et la dureté était présente dès le début; mais une fin tout aussi humaine, dure et terrible pour ses deux êtres qui se méprisent à mort.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2023
N’ayant pas vu la version de 1971 avec Alice Sapritch, j’ai tout de même trouvé que cette adaptation du célèbre roman d’Hervé Bazin était de bonne facture et qu’elle rendait bien compte de la difficile relation mère/fils entre Folcoche (la très convaincante Catherine Frot, marâtre abominable et froide au possible) et Jean (le parfait Jules Sitruk ayant tout ce qu’il faut d’effronterie et d’audace). Notons que Jacques Villeret est également très bon dans le rôle du mari qui s’écrase devant sa femme au caractère bien trempé et au compte en banque bien fourni ! En revanche, pour ce qui est des autres personnages secondaires, on reste un peu sur notre faim car ils semblent trop peu développés pour susciter plus d’empathie. Néanmoins, on aura apprécié ce film rendant compte des mœurs d’une autre époque et que l’on peut visionner en famille afin que nos chères têtes blondes puissent se dire : « c’est quand même mieux maintenant » !
Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2022
Seconde adaptation du bestseller d'Hervé Bazin, elle me parait largement supérieure à la version surestimée de 1971 avec Alice Sapritch. D'une part parce qu'ici les gosses jouent bien, d'autre part parce que Catherine Frot ne surjoue pas et sait nuancer sa palette d'expression. Villeret est comme toujours remarquable ici en bourgeois dominé par son épouse et se réfugiant dans la cuistrerie scientifique. La montée de la tension est tangible et le petit côté anticlérical est bien vu
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 710 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2022
Beau film pour Philippe de Broca. Il s'agit de son dernier film. Ce n'est pas du cinéma d'aventure ou de la comédie d'aventure qui l'a fait connaître et porté dans sa carrière. Il s'agit d'un film plus intimiste. Entre des enfants, entre les enfants et les parents, entre les parents, entre les employés et les autres. Avec les qualités de son cinéma: une direction d'acteur subtile, des personnages féminins justes. Avec au travail ici les jeunes acteurs et Catherine Frot.
Le film a aussi un intérêt historique et sociétal sur le mode de vie de cette famille bourgeoise de province, qui a ses problèmes d'argent et de personnels, incarnés par Jacques Villeret en poltron entomologiste et par Catherine Frot en psychorigide.
Rorechar
Rorechar

14 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2021
Une bonne adaptation authentique du livre de Bazin, ce film est servi par un jeu d'acteur hors norme. Catherine Frot notamment est tout simplement exceptionnelle dans le rôle de Folkoche elle nous montre tout ses talents, son regard noir perçant, un rôle sur mesure pour elle. Elle est carrément bluffant. On voit également Jacques Villeret, qui en père aimant ses enfants mais ne dit rien à sa femme, s'écrase toujours devant elle.
Jules Sitruk est pas mauvais. Un film où on passe un agréable moment
Fabien S.

693 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2021
Catherine Frot est impitoyable dans le rôle de "Folcoche " . Un très beau rôle pour Jacques Villeret.
Ykarpathakis157

6 233 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2021
Vipère au poing est l'un des classiques de la littérature française Il est étudié à l'école et je défie toute personne qui commence à le lire de le terminer indemne. C'est l'histoire de la haine implacable d'une mère envers ses enfants. Elle montre que le but de sa vie est de détruire leurs esprits et de briser leurs volontés. Et il n'y a pas de fin heureuse car elle les déteste vraiment. Pour pouvoir jouer ce tour de force il faut une actrice de premier ordre. Philippe de Broca et la productrice Olga Vincent ont fait un scénario ou son interprétation plus charitable ou moins cinglante de Madame Hervé-Bazin pour la remarquablement habile Catherine Frot. De Brocca ne cherche pas à établir des comparaisons. Il utilise simplement le roman comme point de départ d'un film captivant imprégné de l'atmosphère fascinante bien que terrifiante des points de vue et des distinctions de classe disparues depuis longtemps qui étaient tous liés aux images des années 1920. Un réalisateur doit être jugé sur ce qu'il met à l'écran et non sur sa fidélité ou non au livre dont son film provient...
Michael78420
Michael78420

70 abonnés 1 979 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2021
J'avais un vague souvenir de la version de 1971 avec Alice Sapritch. Un souvenir glacial de cette femme acariâtre, traitant ses enfants avec haine. Cette nouvelle version me semble presque édulcorée, Catherine Frot étant beaucoup trop douce pour être crédible dans le personnage de l'abominable Folcoche. Ses actes n'en restent pas moins insupportables et rappellent quelques souvenirs à ceux qui ont connu pareils traitements comme la fourchette plantée sur le dos de la main, la cloche pour venir manger, les gifles pour un oui pour un non, ou encore les duels de regards à table. À noter une bonne blague énoncée par le mari de la mégère, interprété par l'excellent Jacques Villeret : "Où peut-on être au mieux qu'au sein de sa famille ? Partout ailleurs !" C'est dire l'ambiance qui régnait dans cette famille. Cette version de 2004 est encore trop tendre pour refléter la réalité des brimades subies par ces enfants. Une version à voir en ayant conscience qu'elle est loin de la vérité.
bug bunny
bug bunny

57 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2021
Un film pas mal dans l ensemble ainsi que l histoire malgré pas facile et moral passe on passe un bon moment
ronny1
ronny1

59 abonnés 913 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2020
Dans cette version cinéma de « Vipère au poing » Catherine Frot se hisse sans problème au niveau de la légendaire Alice Sapritch du téléfilm réalisé trente trois ans plus tôt par Pierre Cardinal sur un scénario de Jean-Louis Bory. La réalisation montre une fois de plus l’élégance et l’efficacité de Philippe de Broca, Pas un plan gratuit, par une minute de trop, contrairement aux inutiles longueurs de plans qui finissent par devenir des longueurs dans la version de Cardinal. De même le remarquable et intelligent mélange musical de Brian Lock, l’inquiétante maison familiale (un peu trop luxueuse) contribuent à livrer une œuvre bien léchée. Mais du roman de Bazin se dégage une cruauté qui semble bien atténuée ici, davantage que dans la réalisation télé. La faute à une volonté exploratrice parfois à la limité du hors sujet, un Jacques Villeret dont l’interprétation est nettement moins nuancée que celle de Marcel Cuvelier et, surtout, Dominique de Kauchel (même un peu âgé pour le rôle) dans le rôle de Jean « Brasse-Bouillon » dégageait une force, très anémiée dans l’interprétation de Jules Sitruk. Malgré d’évidentes qualités techniques, de Broca livre une version trop propre, presque fade, du roman d’Hervé Bazin. Comme quoi, de grandes qualités techniques ne suffisent pas pour réaliser un grand film. Dommage que le talentueux Philippe de Broca finisse une œuvre cinématographique souvent brillante, sur un film aussi moyen.
Florian Mortreux
Florian Mortreux

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2020
Roman autobiographique d'Hervè Bazin, j'ai lu le livre, collégien, dont je me souviens très bien.
Par contre, je n'ai jamais vu la première adaptation télévisuelle de 1971, avec Alice Sapritch dans le rôle de Madame Rézeau.
Je trouve cette nouvelle version, fidèle au livre, bien interprétée par le couple Frot/Villeret avec une mention spéciale pour le jeune Jules Sitruck.
Le film se déroule dans les années 1920, les décors sont remarquablement reconstitués.
Quant à l'adaptation sage, elle dévoile le face à face féroce "Folcoche" - Jean, remarquablement.
Je recommande cette version de 2004, en attendant de visionner celle de 1971...
Mar Eli
Mar Eli

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2019
En Folcoche impartiale et cruelle, Catherine Frot est talentueuse. La relation difficile avec le fils se sent dans les non-dits, les regards évités, les petits gestes. Ce film distille la tension incroyable entre mère et fils. On souffre avec eux. Le roman de Bazin est ici très bien adapté à mon avis.
tisma

363 abonnés 2 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2018
Un grand cru de la litterature tres bien rettranscrit au cinema dans cette adaptation qui, meme si certaines scenes sont longues, donne un petit coté sympatique
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2018
Pour son ultime réalisation avant son décès, Philippe de Broca, l’un des derniers témoins du Grand Cinéma Populaire français des années 60, qui ne rechignait ni à se colleter aux Classiques de la littérature, ni à viser d’une certaine envergure dans le film policier, l’espionnage ou le film exotique ou en costumes d’époque, s’était attaqué à ce Classique de Hervé Bazin dans une adaptation taillée sur mesure pour le succès populaire, quitte à prendre certaines libertés avec l’oeuvre originale. Le roman de Bazin était noir et bilieux, un authentique règlement de compte dégoulinant de rancoeur entre l’écrivain et sa mère, et la première adaptation, avec Alice Sapritch, avait conservé ce côté effrayant, cruel et malsain chez le mémorable personnage de “Folcoche�. Chez De Broca, on se retrouve en terrain de connaissance avec le père, figure lunaire, effacée et décalée (Villeret dans un de ses derniers rôles)...mais Catherine Frot peut bien lancer des oeillades vipérines et adopter un ton tranchant comme la glace, elle devient une figure plus proche du croque-mitaine des contes de fées, qu’il suffit de surclasser en intelligence et en malice et à qui il faut jouer des tours pendables pour qu’elle soit vaincue. Les marmots ne s’en privent évidemment pas, et ils ressemblent eux-mêmes davantage à ceux de ‘La guerre des boutons’ ou même du ‘Petit Nicolas’ qu’à d’authentiques enfants martyrs. Dans sa reconstitution d’époque plutôt soignée, ‘Vipère au poing’ est donc effectivement une mauvaise adaptation, très infidèle au livre, mais en contrepartie un film populaire pas déplaisant du tout, comme une sorte d’initiation light à l’oeuvre de Bazin.
Stephenballade

460 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2018
"Vipère au poing" : un titre qui retentissait chez moi comme un film d’action (notez la conjugaison au temps imparfait pour une certitude imparfaite). Une chose est sûre, c’est un film que je ne connaissais pas, alors pour une fois qu’une chaîne de télévision proposait un long métrage qui m’était inconnu, je ne me suis pas franchement posé la question plus longtemps. Evidemment, je me suis rapidement rendu compte à quel point je me fourvoyais sur le genre du film. Eh oui, je n’avais regardé ni la distribution, ni le synopsis. J’avoue que la surprise a été de taille, mais ce fut une belle surprise. J’ai vu "Vipère au poing" comme un musée. Un musée où tous les objets âgés de près d’un siècle retrouvent une seconde vie. Bien sûr, nous sommes loin du farfelu "La nuit au musée" (ça n'a même rien à voir), mais de voir tous ces objets (téléphone, véhicules, gramophone, etc…) a inspiré chez moi la nostalgie d’une époque que je n’ai pourtant connue : celle des années 20. Nul besoin de préciser l’époque à laquelle se déroule l’intrigue. On la devine par la tenue portée par Catherine Frot, et sera confirmée bien plus tard par les notes endiablées du Charleston. Une tenue qu’elle porte admirablement bien ! Et si encore il n’y avait que la tenue qui lui allait si bien, il n’y aurait guère d’intérêt à regarder ce film. Parce que l’intérêt majeur de ce film, outre l’intrigue dont on ne devine la chute que quelques instants à peine avant la fin (lorsque le stylo-plume change de main), l’atout majeur de "Vipère au poing" est le jeu d’actrice de Catherine Frot, laquelle fait une entrée fracassante alors qu’on n’en voit que sa jambe à la descente du train. Son personnage est à la hauteur de l’apparence qu’on lui connait la plupart du temps : une stature droite, fière, coincée, limite hautaine et dédaigneuse. Eh bien nous avons là tous les ingrédients nécessaires pour donner vie à son personnage, pour en faire un être vil sans compassion aucune et totalement dénué d’empathie. Catherine Frot a beau s’être visiblement amusée à l’incarner, j’arrête là sa description pour ceux qui ne connaissent pas cette deuxième adaptation du roman autobiographique d’Hervé Bazin (et tant qu’à faire la première, tournée en 1971), afin de leur laisser la pleine découverte de ce personnage, un personnage qu’on aura vite fait de cataloguer dès ses premières minutes d’apparition à l’écran. L’autre intérêt réside en les rivalités qui naissent ici et là, en particulier avec le jeune Jean Rezeau. Déjà à son âge, Jules Sitruk tutoie l’excellence en donnant une formidable opposition à Catherine Frot, et pas seulement dans les mots. Au contraire, il interprète à merveille les ressources naturelles de son personnage pour donner corps à cette rivalité qui a vite fait de figer le spectateur dans un état d’hébétude, alors qu’il est déjà scotché par le niveau inexistant de fibre maternelle chez Paule. Mieux : on aimera la détester. Encore mieux : c’est limite si on ne chante pas en chœur avec les enfants la joie d’une mort imminente. Et le fin du fin, c’est qu’on appréciera avec une satisfaction des plus amusées de la voir se faire envoyer sur les roses par… par… Enfin bon, je ne peux en dire plus. Dès lors on pense que la tyrannie va changer de camp, mais pas vraiment. J’aurai aimé le concept de « l’arroseur arrosé ». Mais ce n’est pas ça. Tournure du roman d’Hervé Bazin oblige. Je pensais que les brimades et les coups bas allaient monter crescendo au fur et à mesure que le récit avance, mais ce n’est pas vraiment ça non plus. Oh il y a bien quelques sursauts du pire de temps à autres, mais comme la surenchère n’est guère existante, ça en devient presque décevant. Il faut dire que ça y va fort d’entrée de jeu, au grand dam de Jacques, décidément trop faible et sans aucun caractère réel. Jacques Villeret est le maître dans ce registre, et il le prouve encore une fois ici. Pour être honnête, je ne sais pas ce que ça vaut par rapport à la version télé de 1971. Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’Alice Sapritch avait un visage beaucoup plus émacié, plus austère. Avec un tel faciès, on pouvait savoir à quoi s’attendre. Elle aurait même fait une parfaite surveillante dans une maison de correction ! Tandis que Catherine Frot, son visage est plus rond, plus doux, ce qui la rend d’autant plus machiavélique dans ce registre ! Quoiqu’il en soit, je disais (presque) regretter de ne pas voir le conflit grimper en intensité par les pires abjections. Ce n’est pas tout à fait vrai, puisque ça en vient à dépasser la limite de l’inconcevable spoiler: dans la chapelle
. Cependant la rivalité tourne plus vers la psychologie, pour virer à un combat de fins stratèges. Quoiqu’il en soit, il en résulte des situations rocambolesques, qui va en souffler plus d’un, certaines faisant rires, d’autres plutôt choquantes. Un bon divertissement porté avec brio par un trio d’acteurs évoluant dans une superbe propriété de la Bretagne, dont l’allure sinistre laisse augurer ce qu’on va voir.
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