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Raph
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4,0
Publiée le 22 octobre 2023
"Lily Was Here !"
Après deux films de SF majeurs, “Alien” et “Blade Runner” et avant “Black Rain”, son polar immersif au pays du soleil levant, voilà que Ridley Scott nous offre avec “Legend”, sa propre vision de l’heroic fantasy. Malheureusement, celle-ci sera un échec commercial autant que critique (comme le fut "Blade Runner" en son temps avant d'être réhabilité et devenir le film culte que nous connaissons, "Legend" n'aura pas cette chance). Entièrement tourné dans les studios londoniens de Pinewood, magnifié par les effets spéciaux du grand Rob Bottin, agrémenté par des costumes et des décors splendides et accompagné par la musique de Jerry Goldsmith ou du groupe Tangerine Dream selon les trois differents montages - international, Américain et enfin Director's cut - le film est un hommage à peine voilé à "la belle et la bête" de jean Cocteau. Pour le rôle principal masculin, Ridley Scott convie le jeune Tom Cruise qui vient de se faire remarquer dans le teen-movie “Risky Business” de Paul Brickman. Celui-ci prêtera ses traits poupins, son sourire Colgate, sa mèche sauvage et son regard biaiseux à Jack, un jeune homme à la fois maladroit et mystérieux qui interagit avec la nature ! À la manière d’un conte de fée classique, dont “Legend” emprunte les thématiques - même si le scénario est original - Jack est amoureux de la belle et rebelle princesse Lily, jouée par Mia Sara (dont c’est ici, le premier rôle au cinéma). À ce joli duo, viendra se greffer dans le rôle du lutin Gump, l’étrange acteur David Bennent (“Le Tambour”). Tout un bestiaire de fées, de gobelins et autres lutins viendra s’ajouter à l’histoire. Jack et Lily évoluent tous deux au sein d’une nature luxuriante. Dans une première partie très colorée, Ridley Scott appuie lourdement sur les clichés inhérents au genre (petits oiseaux gazouillants, chanson bucolique interprétée par Lily), la faune et la flore s’épanouissent parfaitement, grâce au dernier couple de licornes encore vivant, véritable cœur de la forêt. Ce prologue, façon fable écologique, va bientôt être mis à rude épreuve par le prince des ténèbres en personne, quand Lily et l’une des licornes seront faites prisonnières dans les entrailles de la terre par les sbires de l’iconique Darkness (Tim Curry). Diable cornu et maléfique - emblématique grand méchant du cinéma fantastique - Darkness veut plonger le monde dans le chaos et la noirceur. Mais son talon d’Achille est l’amour qu’il porte à la princesse Lily. De banquets en ballets macabres, de tirades enflammées, en colères titanesques, Darkness veut faire de Lily son épouse pour l'éternité ! En surface, Jack et ses amis organisent une opération de sauvetage ! Mais le jeune héros doit tout d’abord prouver sa bravoure. Dans sa deuxième partie, “Legend” se transforme alors en une quête chevaleresque - avec épée, bouclier et côte de maille - digne des plus grands récits d’heroic fantasy. Romantique et fantastique en diable, parfois candide, quelquefois enfantin, souvent drôle mais aussi terriblement sinistre et effrayant, “Legend” est un véritable écrin baroque et féerique à l’esthétisme inégalé !
Après avoir réalisé quelques pépites Ridley Scott décide de s'attaquer à un genre en verve à cette époque : l'heroic fantasy. Formellement le film est une réussite, les maquillages sont très crédibles même encore aujourd'hui et Scott est un as derrière la caméra. Malheureusement l'histoire est pas loin d'être catastrophique, complètement niaise avec des personnages sous-développés dont on ignore totalement les origines. difficile donc de s'attacher à eux. Ce n'est jamais captivant et d'un réel ennui.
Maquillages, décors et effets spéciaux au top font de ce surprenant heroic fantasy une réussite en la matière. Ridley Scott pourtant à l'orée de sa carrière n'avait déjà plus rien à prouver après Alien et BladeRunner et on a l'impression qu'il se fait plaisir avec ce Legend très axé enfants avec ses personnages amusants (ou effrayants) et son intrigue bluette. Et puis c'est assez marrant de voir Tom Cruise si jeune avec son air ingénu. Ce n'est pas spécialement ma tasse de thé mais force est de reconnaître que c'est bien foutu pour l'époque, seulement ça aurait probablement mérité plus d'enjeux.
Film que j'ai regardé 2 fois en 2 jours !! La 1ère fois je n'ai pas aimé, pas captivé par ce que je voyais . Et puis je me suis dis que j'ai dût louper quelque chose car Ridley Scott, un des mes réals préférés n'est pas un manche quand même... Le 2ème visionnage fût nettement meilleur, pas forcément par l'histoire raconté mais par sa mise en scène, sa photographie léchée et une musique envoutante de Jerry Goldmith, loin d'être un manche aussi !! Bref un film d'aventure fantaisy agréable !!
Ai je raté quelque chose ? Ce film a t il des qualités qui m'ont échappé ? Je suis stupéfait de sa note moyenne. Comment un film peut il être aussi vain ? Comment peut on imaginer un scénario aussi vide, sans aucun enjeu ? Rien ne marche, les héros sont tout sauf épique, ils subissent constamment les évènements, les scènes d'action sont ratées. Je ne sais quoi dire a part que ca semble certes destiné aux enfants mais ne montrez pas ça a vos gosses, ayez pitié. Tout est laid, ça a terriblement vieilli au niveau des dialogues et des effets spéciaux et autres masques... Ce film souffre terriblement de la comparaison avec Princess Bride ou l'Histoire sans fin par exemple, à qui on pourrait le rattacher. C'est simple: je n'ai rien a dire de positif sur ce film, juste que je ne comprends pas comment on peut aimer, sauf avec beaucoup de nostalgie et sans l'avoir revu depuis.
J’ai beaucoup de mal à croire que c’est le grand Ridley Scott qui a commis « ça ». Dès le début, ça commence mal : des chevaux affublés d’une corne à paillettes poussant des chants de baleines, qu’une princesse plus niaise que toutes les princesses Disney réunies veut approcher en chantant sur fond de musique grandiloquente et pas du tout en harmonie avec la scène…. Ils ont eu une ristourne sur les paillettes ou quoi ? On ne voit que ça tout le long du film ! Ce film est un véritable ratage : les personnages sont niais et pas attachant, l’histoire bof-bof, les décors et les characters design (je ne connais pas l’équivalent en français ?) sont kitsch et/ou ont mal vieilli, et c’est….surtout ennuyeux
LA première chose qui m'a sauté aux yeux en voyant Legend, c'est à quel point l'ambiance heroic fantasy un peu old school, façon "Une Histoire sans fin" était réussie. Ridley Scott est pourtant plus habitué aux univers sombres et réalistes mais là, Legend a vraiment une aura unique. Et malheureusement, c'est un peu tout ce qu'il y a à se mettre sous la dent. Le scénario, les personnages et les dialogues sont d'un niais inégalable, qui semble tout droit sortie d'un mauvais conte pour enfants. Hormis son esthétique incroyable, Legend m'a donc complètement laissé sur le carreau. Dommage.
"Legend" a la lourde tâche de devoir succéder a deux chef d'oeuvres que sont "Alien, le 8ème passager" et "Blade Runner", c'est dire si cette première incursion de Ridley Scott dans le genre de la fantasy était attendu. Et bien autant dire que c'est quand assez déçevant. L'ésthétisme du film est très soigné c'est très beau à regarder, les maquillages de Rob Bottin sont par ailleurs très réussis. Sur le fond c'est moins abouti, "Legend" manque clairement d'approfondissement, de développement et reste sur une trame narrative un peu trop basique ce qui en fait un film extrémement classique et peu palpitant. Plaisant malgré tout mais une oeuvre mineure dans la carrière du cineaste.
Même si un peu lent et l'histoire un peu simpliste, le film vaut surtout pour ces décors, ces costumes (le plus impressionnant Diable du cinéma) , son éclairage et sa réalisation. Le film n'a pas trouvé son publique à sa sortie. Sans doute trop noir et lent pour les enfants, et trop simple pour les adultes. Mais ce film est quand même culte.
Après avoir réussi coup sur coup trois chef-d'oeuvre que sont "duellistes ", "alien" et "blade runner" , Rydley Scott s"attaque à l'héroïc fantasy avec "legend". La réputation du film n'est pas exceptionnelle et je ne l'avais jamais vu , détourné par les critiques généralement peu élogieuses à son égard. Finalement le film se laisse voir. Certes surtout destiné à un public jeune ou amateur du genre, il a me semble t il inspiré par la suite certains films de guillemo del toro, je pense notamment au "labyrinthe de pan". La série du seigneur des anneaux trouvent aussi quelques motifs d'inspiration avec "legend". En bref, il s'agit d'une jeune princesse convoitée par l'esprit du mal, mais qui est tombée amoureuse d'un jeune homme proche de la nature. Les amateurs des films de Rydley Scott ne le manqueront pas, même s'il ne figure pas parmi les pièces maîtresses de son auteur. Tom Cruise, fera la carrière que l'on connait, quand à Mia Sara, l'actrice principale elle ne fera pas une carrière exceptionnelle ni qualitative ni quantitative. Pour l'anecdote, elle sera mariée fut un temps avec le fils de Sean Connery.
Ayant surtout vu les chefs d'oeuvre de Ridley Scott, je me dois de voir aussi ses "ratés". Legend n'est pas un mauvais film mais reste bien décevant par rapport à son potentiel. En effet, l'univers fantastique et féerique donne des images magnifiques dans la première heure, bien qu'elles soient un peu datées aujourd'hui. C'est ce qu'on retiendra le plus de Legend. Le casting est lui aussi plutôt bon. Mais l'histoire vient vite se remettre dans le rang des innombrables contes pour enfant, avec un méchant bien interprété mais trop manichéen et une intrigue totalement prévisible et perclus de raccourcis scénaristique.
Ce film fantasy réalisé en 1985 est devenu un classique qui n'a pas pris une ride. Bien au contraire, il pourrait en remontrer à de plus récentes créations où les prouesses technologiques ont annihilé toute forme de poésie.
Dans sa forme, cette oeuvre nous en rappelle d'autres, initiatiques, telles que la Flûte enchantée pour l'opéra, les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles ou celles du Baron de Münchhausen pour la littérature ou encore le Songe d'une nuit d'été pour le théâtre. Les références à des oeuvres plus connues et parfois beaucoup plus anciennes sont d'ailleurs multiples.
L'ensemble est redoutablement bien ficelé et servi à la fois par une interprétation originale et des décors et effets spéciaux d'où émane une vraie poésie.
Pas étonnant qu'on n'entende jamais parler de ce navet.... Histoire, maquillage, jeu d'acteur, FX, tout est mauvais, surprenant venant de Ridley Scott. Seul le petit faune a une touche de style...
Avec Legend, Ridley Scott réécrit la Genèse qu’il mêle aux merveilles du Moyen Âge : la mythologie qu’il met en place procède par fusion d’influences et de références, somme des récits fondateurs des cultures et des cultes. Ce faisant, il redistribue la Faute entre les deux amants : Jack pèche par orgueil et curiosité excessive, là où Lili transgresse une loi divine en s’approchant d’un animal sacré et en le touchant du doigt. Pourtant, si le Mal s’incarne en un personnage, Darkness, le Bien ne bénéficie d’aucune figure tutélaire : « Dieu » est évoqué, mais n’est pas nommé. Les licornes sont des êtres de pureté et émanent d’une entité supérieure créatrice dont l’identité demeure cachée. Le couple principal louvoie entre ces deux pôles, la femme subissant la tentation du « maître des ténèbres » qui, lui, est un corps concret, physique, que l’on peut voir et toucher. La dualité entre le corps et l’âme se rejoue ainsi sur le plan de la représentation : le dieu du Bien reste invisible là où le Diable se montre et, pire encore, déploie des stratégies de séduction pour corrompre Lili. D’ailleurs, l’amour que ressentent les deux amants demeure platonique, sans jamais se teinter d’érotisme ou de chair : le don de la bague constitue le seul trophée dont peut se parer le champion – dans la director’s cut de 2002 –, en conformité avec l’esprit courtois médiéval et avec l’univers bucolique. Les motivations des antagonistes ainsi que le manichéisme à l’œuvre pour les caractériser raccordent Legend au combat primitif du Bien contre le Mal, du meurtre de l’astre soleil par la nuit qui le dévore. À l’instar de The NeverEnding Story (Wolfgang Petersen, 1984), Ridley Scott affirme ainsi la nécessité de la fiction pour habiter le monde en être humain, pour jeter un voile sur le Néant à l’origine de toute chose afin d’irradier l’homme saisi dans sa pureté première : « aimer et rire », comme le dit Jack à propos des licornes. Un homme en harmonie avec la nature et qui trouve dans sa quête contre le démon l’occasion de combattre sa propre nature pécheresse. Le cinéaste ne se fait cependant pas la dupe de la niaiserie certaine de son propos, séparant à terme les deux amants pour mieux les engager dans une éternelle réitération de leur combat contre un appétit sexuel qu’ils ne sauraient vaincre. « Nous sommes tous des bêtes vouées au Mal », hurle Darkness. Les décors en studio, les masques et les costumes, aussi magnifiques et envoûtants puissent-ils être, ne sauraient résoudre le conflit intérieur d’un être tiraillé entre la mortalité de sa chair et l’immortalité prétendue de son âme.
Je me suis toujours souvenu de ce film, pourtant j’étais jeune et Tom Cruise aussi (on rappelle qu’il n’a pas encore la gloire de Top Gun, mais il a déjà fait Ricky Business et Outsiders). Si on ajoute que c’est inspiré de Zelda et que le couple Depp-Paradis a choisi le patronyme de ses enfants en fonction des héros, on est au moins intrigué, surtout quand on apprend que c’est Ridley Scott qui réalise. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas familier du genre et ça se voit, bizarrement il ne retentera plus. Là où je ne pige pas c’est qu’il fait des coupes horribles, aucune intro ni transitions, et laisse passer plein de longueurs. En plus l’univers est grave barré, rien n’a de sens, pas de cohérence et le temps passe bizarrement. Bref d’étranges erreurs pour un réalisateur renommé. La musique est plus épique que l’histoire, elle est trop grandiloquente et le genre ballet ne correspond pas des masses ; pourtant certains passages versent à l’excès dans l’onirisme et la poésie (sans parler des danses et chants) au point d’en devenir mièvre et niais, donc agaçant. Sans rapport mais le synopsis proposé ne correspond pas au récit. Il reste de bonnes choses tels des monstres qui font peur, surtout Tim Curry -méconnaissable en Darkness 12 ans avant son « ça »-, les costumes et les décors qui nous plongent dans l’héroïc fantasy, pas mal pour l’époque, mais c’est à peu près tout. On a quelques inspirations en dehors de Link : Peter Pan (et pas qu’avec la fée Clochette), Dracula, Tolkien forcément, Robin des bois et d’autres contes pour enfants. Sauf que Tom Cruise fait trop jeune 1er en collants verts et le reste du casting ne relève pas le niveau. Au final je ne retiens que le méchant, pas pour son charisme mais plutôt son apparence. Les défauts sont trop nombreux et visibles pour qu’on s’attache à l’ensemble, puis vu que c’est somme toute assez banal et prévisible on l’oublie vite.