Après de nombreuses expériences (Wasabi, Yamakasi, Taxi et autres conneries) L’apprenti sorcier du cinéma français, Luc Besson, inventa la technique qui lui permettrait de déféquer directement sur la pellicule et ainsi obtenir un film en moins de 9 mois (Respect). Technique magnifiée par le méphitique Banlieue 13. Je passe sur les acteurs nuls (Bibi Nacéry a une gueule d’acteur mais il ferait mieux de la fermer vu comment il joue), la réalisation clipesque, la photo moche pour aller directement dans le cœur de la meule pourrie de ce banlieue 13, le message insidieux qui se cache derrière cette diarrhée Bessonienne.
Dans ce film, les cités sont gouvernées par des bandits, les honnêtes gens subissent de terrible pressions (fusillades et viols de petite sœur) la police n’entre plus dans les quartiers, les écoles ferment, tout le monde adore le tuning. Y’a une bombe atomique et c’est pas bien….
Non, ce film n’est pas correct, il ne représente absolument pas le monde des banlieues passé présent ou futur, tout au plus il ressemble au plus racoleur des « droits de savoir ». Non ce film ne défends pas les cités contre « les méchants politiciens qui veulent rien qu’à faire des choses méchantes ! », non, ça n’est pas logique cette histoire de bombe. Non, le gars qui fait le mafieux au début ne sait pas imiter l’accent hispanique. Non, ce film ne présente pas une image réaliste de quoi que ce soit, même Bibi Nacéry qui respire, ça n’a pas l’air réaliste. Non, la présentation de ce genre d’œuvre n’est pas innocente, elle conforte les racistes et xénophobes de tout poils dans leurs préjugés sur les banlieues ou sur l’Etat, un genre de film qui pratiquerait la rupture avec le bon goût tout en pratiquant l’ouverture avec les idées les plus scandaleuses de démagogie, d’où quelle viennent, donc, nous sommes en droit de nous demander : à qui profite le crime ?... Avis aux amateurs 4 étoiles.