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Un visiteur
2,5
Publiée le 6 février 2008
Hors-normes ... Ovni ... Impossible à décrire! Il faut le voir en sachant qu'on aimera sûrement pas, pourtant il faut reconnaitre qu'il se passe quelque chose, un sentiment trop confus pour l'écrire, je ne sais moi-même pas quoi en dire. Prenez votre courage à deux mains et... essayez, on sait jamais!
Ce film est ennuyeux (je n’ai pas dû comprendre le but), glauque et sans vraie histoire à suivre. Il se résume à une succession de scènes qui se veulent choquantes mais qui sont juste crades. j'ai dû m'accrocher pour voir le film jusqu'au bout.
Un film extrême, trash et vomitif, mais pourtant non dénué d'intérêt. György Pálfi a fait fort pour exprimer le plus violemment possible la bassesse humaine, son désir de sexe, de gloire et d'immortalité. Ce long métrage est bien évidemment réservé à un public averti, et ne manquera pas de choquer le plus insensible des spectateurs. Mais le « spectacle » n'est pas tout à fait gratuit : plus encore que son compatriote Béla Tarr, György Pálfi s'acharne à nous montrer au sens propre la dépravation qu'a entraînée le communisme ou qui demeure même en tout homme. «Taxidermie» ne fait donc pas dans la dentelle : le cinéaste hongrois montre tout, surtout si c'est obscène et sanglant. Pourtant il parvient quand même à capter notre attention, en enrobant le tout d'un humour noir, ironique et acerbe, et surtout en développant un propos un minimum fouillé. L'art, les rapports familiaux, l'obsession, l'autorité, l'humanité,... et surtout la société de consommation : nombreux sont les thèmes brassés dans ce long métrage, souvent illustrés de façon caricaturale mais assez pertinente, ou plutôt « efficace ». Quant à la forme : mise en scène, cadrages, photographie, bande-son... tout est maîtrisé. On pourra cependant regretter une esthétique excessivement « léchée » et bien trop conventionnelle, surtout dans sa volonté d'impressionner. Sans parler des innombrables séquences « choc », même si leur absence aurait certainement affadi le propos (ce qui démontre le côté bancal d'une telle démarche)... Toutefois l'ensemble tient la route et reste d'une grande cohérence, et c'est là le principal, surtout qu'il y a pour le coup réellement matière à réflexion. La subtilité n'étant pas le fort de «Taxidermie» je ne le recommande pas particulièrement, néanmoins c'est un film disposant de qualités réelles, derrière son vernis « choc » des plus dispensables... [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Affreux, Sale et Méchant, tels pourraient être les titres de ces trois interminables sketches. Affreux, le grand-père obsédé sexuel, plus ou moins réduit à lesclavage dans une campagne fangeuse, qui assouvit ses pulsions sur tout ce qui bouge et surtout ce qui ne bouge pas. Sale, le père, champion de bouffe sportive qui passe la moitié du temps à ingurgiter soupes, ragouts et tripes diverses, et lautre moitié à les vomir, tout en faisant les yeux doux a une gargantuesque donzelle gobeuse doeufs durs. Méchant, le fils, taxidermiste psychotique, qui garde dans une cage son père immobilisé sous ses quintaux de graisse. Lapothéose finale est aussi écoeurante que le reste. Un épilogue douteux vient nous expliquer que cetait de lart, mais on necoute plus vraiment, trop heureux dêtre venu à bout de cette répugnante bouillabaisse cinématographique.
Si vous êtes végétarien, passez votre chemin ou vous allez vomir toutes les tripes de votre corps. Si vous êtes boucher de formation, vous allez adorer cette génération en long métrage de la bouffe à l'excès. J'aurais rarement vu une descendance aussi tordue que celle qu'on nous montre dans ce film, un bon conseil évitez de manger avant d'aller le voir, d'ailleurs après l'avoir vu, vous serez dégoûtés pour un bon moment de la nourriture en général. Un film à conseiller à ceux qui commencent un régime...vous êtes pas prêt de passer à table...ignoble, à voir une fois.
Un film d'une insignifiance record mais c'est vramient fun donc c'est quand meme a voir. C'est aussi assez degeulasse donc deconseillez a se qui sont contre l pedophilie ou les scene de gore !
Le cinéma d'auteur de l'est a un nouveau nom à suivre et cette personne s'appelle György Pálfi. Sorti en 2006 et présenté au festival de Cannes, son second long-métrage "Taxidermie" est un véritable électrochoc qui marquera à coup sur les mémoires. Contant le destin de trois générations d'une même famille, le cinéaste livre une nouvelle ébauche de la dépravation de l'être humain. Avec des scènes parmi les plus impressionnantes que nous ayons eu à voir, il déballe un cinéma à la fois frontal et charnel, où s'entremêlent les obsessions du sexe, de la gloire et de l'immortalité. Mais au-delà de ces facteurs humains, "Taxidermie" est aussi une puissante satire de la Hongrie communiste. Grand-père, père et petit-fils sont intimement liés au destin du pays, l'accompagnant à travers leurs entreprises. La force métaphorique de Pálfi est sans pareille et celle-ci s'applique aussi bien au régime qu'à d'autres entités telles que la société de consommation. On pense forcément à Pier Paolo Pasolini pour le cynisme mais également à Kusturica pour l'humour. Mais en dépit de ces hypothétiques influences, Pálfi possède un style personnel incontestable, dont il est à espérer qu'il fera encore des merveilles comme celle-là.
"Taxidermia" est un film parfois fascinant, parfois dégoutant, mais toujours surprenant. Ponctué de quelques scènes incroyables, l'ensemble est visuellement magnifique. Quelque part il me fait penser aux œuvres de Greenaway, en encore plus organique et décadent. Organisé en trois chapitres, le dernier de cette réflexion décalée et provocante sur l'apparence physique est le plus faible.
Film complètement barré dont le scénario apparaît bien secondaire a coté des images qu'il donne a voir.Dans un esprit assez proche (pour la partie n°1 en tout cas) de l'univers developpé par Kusturica (la géniale BO en moins) cette oeuvre parfois poétique multiplie les séquences quelques fois insoutenables de découpages de viandes animales voir humaines mêlée a des allusions sexuelles fort explicites.3 histoires : 1 le soldat aux ordres de son superieur ,2 le concours de bouffe surréaliste au temps du communisme avant une derniere partie nettement moins passionnante. Réalisation maitrisé et plans parfois ingenieux (la baignoire) accompagné d'une interprétation de 1er ordre sont les principales qualités d'un long métrage qui ne peut laisser indifférent.Il est certain que le récit n'est pas d'un intérêt phénoménal mais l'originalité et le décalage des images sont a souligner.Un film à conseiller à ceux qui commencent un régime...vous êtes pas prêt de passer à table !!!
Trois sketches réalistes ou surréalistes ? En tout cas Gyorgy Palfi nous invite avec cette oeuvre, à avoir le coeur et surtout l'estomac bien accrochés. Le scénario nous montre une saga côté paternel - misère, gloire, chute - à travers trois personnages aux destins tragiques. Histoires grotesques et sérieuses, pourrait-on dire, car il y a un peu d'Edgar Poe chez Palfi. Aussi, le spectateur passera par toutes sortes d'états ou de sentiments, et d'aucun vomira ou ne terminera pas la séance. Montrer l'immontrable est aussi s'adonner à la provocation, ou la dénoncer, qui se révèle également un sujet du film, Immontrable non point pour satisfaire la censure, mais pour éviter justement les hauts-le-coeur de la clientèle cinéphile. Mais hélas, tout cela est parfaitement humain et l'on se dit que de tels personnages ont existé, existent, et existeront encore tant que la société les produira en boucle, peut-être éternellement. Evidemment l'ensemble crève l'écran par son originalité ou plutôt ses originalités, et l'on se dit que le cinéma s'avère quelque part de la taxidermie.
un film qui pour moi est difficile à juger,le fait d'adorer ces scènes de gores ultra choquantes,nous fait limite passé pour des pervers,mais en meme temps c'est ce qui fait le charme de ce film. une interdiction au moins de 16 ans trop légère à mon gout,on voit des pénis,une mastubation pendant un rêve pédophile,de la nécrophilie,enfin j'en passe ... un film bizarre composé de 3 parties,3 générations,des buts dans la vie tous différents,entre la quete du sexe,de la gloire,ou l'immortalité qui passe par un sacrifice au profit de l'art,donc peu d'interet au final dans ce scénario. un film à voir pour donner son propre avis mais pour moi c'est qu'une accumulation de scènes dérangeantes meme si elles sont pour la plupart très réalistes
Ames sensibles s'abstenir ! György Pafli n'y va pas avec le dos de la cuiller. Mais si vous avez le coeur bien accroché et que l'humour noir vous fait rire, ne manquez pas ce film très original, tant par son scénario délirant que par sa mise en scène. Il y a une inventivité constante et l'on n'est pas près d'oublier un tel film.
Après avoir visionné ce film, on reste un peu perplexe. On est certes choqué par toutes les images perverses, dégoutantes et horrifiantes, mais on sent que le film porte un message. il cherche à travers 3 générations d'homme à nous montrer avec des scènes obscènes la quête de l'homme, le sexe, la nourriture et la vie éternelle. Le tout est poussé à l'excès. La première partie du film est un peu longue et sans intérêt, il expose la perversité à travers un militaire cérébralement instable. La deuxième partie du film serait plus un comédie burlesque. La troisième partie donne sont nom au film. Un film très bizarre, qu'on ne risque pas d'oublier. Pour un public très averti.
Voilà un film qui ne m'avait pas du tout attiré à sa sortie. Et bien c'était un tort. Taxidermie est de ces films qui ne ressemblent à aucun autre, véritable OVNI cinématographique en provenance de Hongrie. L'histoire d'une famille sur trois générations d'hommes est drôle, effrayante, triste, passionnante...La mise en scène est grandiose tout en étant simple et limpide. Les acteurs sont tous des "gueules" qui assurent un maximum. Un grand moment de cinéma : poétique, dur, original, innovant. Un vrai choc
On peut difficilement faire plus outrancier que le second long métrage de György Palfi. Taxidermie est un film limite, une farce historique qui cultive le mauvais goût sans modération aucune. Voici un genre d'expérience cinématographique qui divise fièrement son public : d'un côté, certains y verront un monument de vulgarité totalement injustifié ; de l'autre, les amateurs de gore et de sensations nouvelles trouveront leur compte. Pour ma part, Taxidermie est une brillante description des conflits intergénérationnels : composé de trois chapitres à la fois autonomes et reliés, cette OVNI hongrois suggère avec brio la transmission des obsessions propre au commun des mortels . Si le grand-père voue un culte au sexe et que le père aspire à la gloire, le fils est obsédé par sa profession : chacun est en quête d'un idéal et d'une vie meilleure... Là où le film devient franchement intéressant, c'est dans sa dimension métaphorique : les obsessions idéalistes des trois personnages trouvent davantage leur sens si nous les rapprochons du contexte politique dans lequel elles évoluent. Dans Taxidermie, l'Europe de l'Est est un gigantesque cirque au sein duquel s'entrechoquent communautarisme, consommation et stakhanovisme. Un grand film politique qui aurait pu s'appeler Porcherie. A voir absolument.