Malgré le charisme des acteurs, les scènes de bataille intéressantes (notamment l'assaut final) et la mise en scène toujours très bonne avec Ridley Scott, le tout reste inférieur à Gladiator et manque d'émotion (le film est d'ailleurs trop long).
Ah ces Américains ! C'est tous eux dans ce film. Long et lourd dans la mise en place du "décor", et une grande technicité dans les scènes d'action, en particulier dans la reconstitution de la bataille de Jerusalem. Quant à la reconstitution de l'époque, c'est à mourir de rire, avec une Eva Green en reine de Jerusalem, on y croirait presque et ne parlons pas de certains personnages qui semblent sortir droit d'un western. On sent nettement que l'Amérique n'a pas d'histoire, ou si peu, et qu'elle fait des films surtout pour les Américains. En tout cas, Ridley Scott me parait davantage doué pour les temps futuristes. Compte tenu de la dernière partie du film, bien réussie, je mets malgré tout deux étoiles.
Critique du director's cut, qui a par rapport à la version salle l'avantage de développer et d'enrichir certains personnages secondaires et sous-intrigues. Cela étant, l'épopée de Scott reste bancale. Déjà, le film manque de souffle et d'ampleur, le cinéaste offrant un spectacle un peu trop propret pour un film sur les croisades. Si la séquence du siège de Jerusalem permet au réalisateur de composer quelques belles images, sa manière générale de filmer son histoire manque de chair et de sang. Kingdom Of Heaven est parfois esthètiquement plus proche d'une publicité que d'un film sur le Moyen-Age. L'imagerie du film est pourtant proche de celle de Gladiator (qui disposait également d'une photo de John Mathieson) Scott reprenant même certains procédés de mise en scène. Mais là où, dans son péplum, les images ou les ralentis soulignaient de façon pertinente l'histoire et les émotions, elles donnent içi l'impression de vouloir les forcer. Le scénario souffre de défauts également, à commencer par le syndrôme Pearl Harbor (ou comment transformer une déculottée en quasi-victoire). Il a néanmoins des qualités, sa façon de mettre en avant les luttes de palais ou sa manière de montrer que la véritable bataille se livre au sein de chaque camp entre modérés et extrèmistes. On peut regretter au passage que le personnage de Saladdin, auquel un soin particulier semble avoir été porté en terme d'écriture, ne soit pas plus présent. Dernier défaut du film, mais de taille, son héros. Déjà, problème d'incarnation. Si Orlando Bloom n'est pas aussi mauvais acteur que certains le dise, il n'est absolument pas taillé pour le rôle. Il suffit d'écouter son discours de guerrier avant la bataille décisive et l'on se demande bien comment il parvient à convaincre les combattants de le suivre. Problème d'écriture aussi, notament par le manque de maitrise de son évolution et de ses motivations. Présenté au début comme un personnage sombre, rongé par son passé, et voulant libérer sa conscience en se rendant à Jerusalem, le scénario perd rapidement cet aspect de vue, le personnage se montrant fiable, éclairé, courageux et sans repproche du début à la fin, devenant le légataire et le défenseur des convictions et des valeurs de son père en deux temps trois mouvements.
Si Gladiator est très certainement le meilleur film de Ridley Scott, Kindom of Heaven est de loin le plus mauvais. Le film n'est basé que sur de rares scènes d'actions chevaleresques, certes magnifiquement réalisées mais dépouvu de cette atmosphère étrange que l'on a pu retrouvé dans Le Seigneur des Anneaux 2, avec la bataille du gouffre de Helm. Le jeu des acteurs ne sauve en rien le film: Orlando Bloom joue un jeu aussi plat que l'histoire et ne dégage aucun charisme. Le scénario est trop prévisible et manque de panache. Dommage car certains messages comme l'unité des peuples malgré les religions auraient pu toucher le spectateur.
Le cinéma de Ridley Scott n'est pas si basique que l'on veut trop souvent le laisser croire. Pour preuve, avec des films d'apparence première carrés, il est capable de pondre aussi bien des chefs-d'oeuvre ("Gladiator") que des navets détestables ("Black Hawk Down"). A quoi peut-on donc s'attendre avec "Kingdom Of Heaven" ? Eh bien à pas mal de choses mais toujours pas ce qui est présenté à l'écran. Effectivement, le réalisateur a avant tout inscrit son projet dans un message de tolérance qui fait du bien, très éloigné du patriotisme pénible que nous rabâchent trop souvent les blockbusters. Son analyse historico-religieuse ne casse certes pas des briques mais elle est suffisamment intelligente et reculée pour susciter l'adhésion d'un spectateur enfin heureux de percevoir une oeuvre à gros budget traitant métaphoriquement de sujets d'actualité avec un regard assez objectif. On pourra trouver cela naïf, toujours est-il que si ces notions laissées de côtés habituellement trouvaient un écho chez les hommes du troisième millénaire, le climat de violence omniprésent sur cette planète serait vite éradiqué. Bref, vous l'aurez compris, ce sont essentiellement les sous-entendus cependant explicites qui m'ont ici convaincu. Je me dois également de signaler du bon côté des choses l'excellente performance d'Eva Green, découverte dans "The Dreamers" et qui est décidément l'une des actrices à surveiller du moment. Son regard lui donne une présence indéniable si bien que ses yeux semblent à tout moment nous envoûter. Le charme qu'elle dégage est puissant, bien plus en tout cas que la moyenne, d'autant plus que son visage est assez expressif. Je passerai outre la mise en scène ratée, le nullisime Orlando Bloom, les baisses de rythme d'un récit inégal et pas toujours palpitant, les grossièretés en matière d'esthétique et plein d'autres défauts facilement repérables. Une étoile pour ce que "Kingdom Of Heaven" véhicule, une autre pour Green. Satisfaisant.
Bien évidemment les scènes de bataille colossales et l'envergure d'une telle mise en scène, totalement maîtrisées, parviennent à remplir les conditions minimum pour faire de cette fresque historique une aventure épique aux effets spéciaux époustouflant et d'une réelle richesse dans limage. Mais c'est d'une telle fadeur émotionnelle et d'une absence de profondeur , à tel point de naccorder le moindre intérêt et de ne susciter que lennui à un film qui pourtant promettait.
Sorti dans la lignée du "Seigneur des Anneaux" et d'autres films médiévaux tels que "Troie" ou le malheureux "Roi Arthur", "Kingdom of Heaven" parvient à se faire une petite place aux côtés des plus grands du genre de ces dernières années. Abordant le thème de la lutte pour Jérusalem, l'histoire et le scénario propose un rythme constant du début à la fin. Les scènes d'actions ne sont pas victimes de la censure (à l'inverse du dernier Robin des Bois) mais les angles de caméra ne permettent pas de les apprécier à leur juste valeur. Le point qui suis constitue selon moi le point fort mais également le point faible du film ; Je parle bien sûr des personnages. Ces-derniers n'étaient pas aussi caricaturaux que ne le sont d'ordinaire des personnages de ce type (surtout la princesse et Saladin). En revanche Balian, joué par Orlando Bloom, n'avait pas d'envergure. Les expressions faciales y était mais si l'on s'y penche un peu, on peut observer que durant la première heure et demi, le texte d'Orlando tient sur deux pages. Avec si peu de chances d'ouvrir la bouche notre cher Balian n'avait pas matière à approfondir son personnage de la manière que l'on aurait pu attendre. Son discours de fin n'y changera rien. Avec un film reposant majoritairement sur lui, une évolution extrêmement rapide (Forgeron, Chevalier puis Défenseur de Jérusalem) peu crédible, les fondations du films n'ont pu être que fragilisées. En conclusion, "Kingdom of Heaven" passe très bien dans une soirée entre amis sans pour autant procurer une quelque conque émotion. Tel que dans "Robin des Bois", "Kingdom of Heaven" soulève la question : "Comment Ridley Scott a-t-il pu passer de "Gladiator" à ça ?"
Mention bien pour ce film, qui pêche quand même par certains passages déconcertants: il manque visiblement des choses parfois, et Ridley Scott nous en avait prévenu. Pourtant, la distribution apparaissait solide, mais Orlando Bloom manque un peu de crédibilité dans le dur à cuire. Il demeure que les combats sont d'un réalisme et d'une cruauté sans précédent et que les performances de Jeremy Irons et Edward Norton sont fascinantes.
Un film de chevalerie à la fois intelligent et spectaculaire, le scénario renvois les religions musulmanes et catholiques dos à dos, fustigeant au passage leur arrogance, leur bêtise et leur cruauté, replaçant ainsi l'homme au coeur du récit et des enjeux politiques et moraux de l'époque. Côté spectacle, on pourra reprocher le fait que certaines batailles, un peu brouillonnes, semblent tournées par le réalisateur de seconde équipe, mais dés que Ridley Scott reprend la caméra, on en a de nouveau pour notre argent.
Un bon film d'aventures sur les croisades. La mise en scène est belle, la reconstitution historique est superbe. Les acteurs sont très bons et surtout la superbe Eva Green , tout à fait délicieuse et envoutante..Le scénario manque parfois un peu de souffle. Un peu de confusion aussi..Il manque quelque chose pour en faire un grand film..
J'avoue que j'ai été assez déçu...Avec Ridley Scott aux manettes, un budget conséquent, un sujet intéressant et un bon casting, je m'attendais à une grande fresque épique même si c'était difficile ( voir impossible ) de faire mieux que "Gladiator". Cependant, je n'ai pas trouvé l'histoire très fascinante dans la mesure ou le périple du héros ne m'a pas paru très prenant. Alors certes, l'ensemble se suit tout de même avec plaisir, les batailles sont impressionnantes et les acteurs ( Liam Neeson, Jeremy Iron ) sont de qualité. Néanmoins, il y a un manque de souffle épique notamment dans les morceaux de bravoure. Par ailleurs, l'histoire souffre de quelques longueurs et surtout de quelques mécanismes qui m'ont paru un peu facile ( exemple : coincidence entre la mort de la femme du héros et l'arrivée de son père, il survit un peu trop facilement aux embuches etc ). Le point positif du film reste pour moi le côté humaniste et idéaliste qui est développé dans cette période très sanglante. Il s'agit donc d'un bon film mais je pense que le résultat final est loin du potentiel de départ.
Un film flamboyant , magnifique , dans la lignée de gladiator. Seul tout petit point faible : orlando bloom qui ne possède pas le magnétisme d'un russell crowe.