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Hector de Troie
1 abonné
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3,5
Publiée le 6 octobre 2025
Ce film, qui est connu pour être le meilleur de la série Corman - Poe m’intrigue. En effet, comment fait-il pour être parfois vraiment brillant, et aussi maladroit ?
Il mélange deux nouvelles de Poe, le masque de la mort rouge, fresque très esthétique, effrayante, un bel homme aux nouvelles gothiques dont Poe est l’héritier. Corman y ajoute, comme il l’a déjà fait, une autre nouvelle, Hop Frop, une petite nouvelle assez grotesque mais sympathique.
Nous suivons un seigneur italien de la renaissance campé par Vincent Price, toujours aussi juste dans ce seigneur cruel et raffiné. Une maladie sévit dans le royaume (la mort rouge) et le prince réunit toute sa noblesse afin de les protéger mais aussi de les détenir entre ses mains. Dans le château se trouve aussi une jeune paysanne, dont le village a été contaminé par la mort rouge. Pendant ce temps, les fêtes, grotesques, vulgaires et violentes se poursuivent … Une enfilade des pièces de couleur semble être le coeur du château (blanc, jaune, violet, jaune et noir) mais personne ne peut pénètrer dans cette dernière.
En effet le prince a fait un pacte avec une entitée sombre bien connue censée le protéger du mal qui rôde…
Ce film est vraiment un mystère pour moi, les scènes de couleurs sont très belles et inquiétantes , mais trop peu présentes dans le film. Or ce sont elles qui donnent tout le piment, j’y ai même trouvé des liens avec les Giallos dans l'utilisation de la couleur et du sang bien sûr. Le reste est parfois grotesque, sans doute volontairement, mais cela nuit au récit je trouve.
Peut-être ai-je trop vu de films de Corman, si c’est le premier que vous voyez sans doute vous fera il un effet différent, un film à voir néanmoins !
Nous immergeant dans une atmosphère pestilentielle de la Mort rouge en un pauvre village aux fastes gothiques (jusqu'à une mémorable danse macabre!) du château chatoyant d'un cruel sataniste (formidable Vincent Price, inquiétant et fascinant), cette adaptation bigarrée d'un court texte de Poe présente la dépravation burlesque (kitsch?) d'aristocrates enfermés dans une tour d'ivoire qu'Eros et Thanatos peuvent toutefois attaquer... Dans un romantisme noir provocateur, l'intrigue place en miroir la pureté d'une foi naïve et la corruption d'une vénération perverse, deux faces d'un même absolu entre lesquels l'âme oscille. Each man creates his own God for himself, his own Heaven, his own Hell...
Au Moyen-Âge, en Italie, le prince Prospero humilie ses paysans et invite tous les notables de la région dans son château pour un grand bal, tandis qu’au même moment, La Mort Rouge rôde aux alentours…
Librement adapté de la nouvelle éponyme d'Edgar Allan Poe, Roger Corman (The Intruder - 1962) n’en est pas à sa première adaptation du célèbre romancier (il en adaptera 8 tout au long de sa florissante carrière).
A travers Le Masque de la mort rouge (1964), le réalisateur nous livre une impressionnante relecture du roman gothique, des flamboyants décors en passant par les costumes de mille et une couleurs, la photo de Nicolas Roeg y est véritablement pour quelque chose.
Côté interprétation, nul doute que le film aurait eu une toute autre saveur sans la présence, voir la prestance de Vincent Price, dans le rôle de ce prince cruel et arrogant, où, à travers son château labyrinthique, on découvre ni plus, ni moins que son espace mental, celui d’un sadique doublé d’un détraqué qui voue une admiration sans faille pour Satan.
Un film hors norme , flamboyant et gothique , où Corman, au sommet de son art, impose son univers personnel tout en restant fidèle à la principale source d'inspiration de ses histoires fantastiques, Edgar Allan Poe .
Un film très intéressant, tant dans sa mise en scène que dans le sujet traité. L'histoire est bien écrite, dérangeante par moment, avec des personnages bien développés. N'étant pas connaisseur du cinéma de Roger Corman, je me suis lancée dans cette œuvre culte. J'ai plutôt bien apprécié, il mérite le détour !
Dans l'Italie du Moyen-âge, le prince Prospero, adorateur de Satan cruel et débauché, tyrannise la population. Parallèlement, l'épidémie dite "la mort rouge" fait des ravages. Un soir, Prospero enlève une jeune femme nommée Francesca, son fiancé et son père. Il les emmène dans son château où se prépare une grande fête...Sorti en 1964 et réalisé par Roger Corman, "Le Masque de la Mort rouge" est librement adapté du texte éponyme et de "Hop-Frog", deux contes d'Edgar Allan Poe. Le spectateur assiste à un fascinant théâtre de la cruauté (au sens où l'entendait Antonin Artaud), à une lutte symbolique et ambiguë entre Eros et Thanatos et entre le Bien et le Mal, où le Bien incarné par Francesca (la ravissante Jane Asher) et le Mal personnifié par Prospero (le magistral Vincent Price) s'attirent mutuellement plus qu'ils ne s'affrontent...Servi par d'excellents comédiens et des décors somptueux, le film baigne dans une atmosphère onirique et envoûtante, entre rêve et cauchemar, entre romantisme et sadisme. Un pur joyau du 7ème art.
Tiré d’une nouvelle d’Edgar Poe, un conte médiéval gothique et cruel, qui vaut surtout pour son esthétique flamboyant et l’interprétation remarquable de Vincent Price.
Cela commence comme un conte moyenâgeux sur les croyances et la sorcellerie et cela évolue en espèce de film satanique sur des hallucinations et des transformations. On entre alors doucement dans un film d'horreur utilisant ce prétexte pour tous les morts qui égrènent le film.
Film fantastique très baroque aux couleurs très prononcées, il dépeint un prince et une cour décadente, ou la veulerie est érigée en vertu. Personnellement j’ai apprécié ce film où la nature humaine est montrée de manière très acide et ou le pouvoir pourri tout. Un film à l’ambiance très fantasmagorique mais qui pourtant m’a fait croire à ce qu il racontait. Un film fantastique qui a plutôt bien traversé le temps, même s’il est très marqué par son époque.
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3,5
Publiée le 2 mai 2019
Rèalisè en 1964, "The Masque of the Red Death" est un film extrêmement curieux de Roger Corman! Le rècit original de Poe - en fait, un poème en prose, une vision ou une allègorie - a ètè enrichi par le cinèaste qui en a fait une somptueuse danse de la mort! Celle-ci faisait irruption, justicière comme dans un conte moral mèdièval, dans un château où un groupe d'aristocrates libertins se livrait à une orgie! Interprètè de nouveau par le toujours excellent Vincent Prince dans un rôle de prince dèlicieusement cruel, ce classique du genre aux très belles nuances chromatiques se ressentait peut-être d'un excès d'ambition intellectuelle! Corman comme tant d'autres y avouait le rêve secret de marcher sur les traces du cinèma europèen! Visiblement influencè, ce qui ne manque pas d'être ètrange, par le Bergman de "Det sjunde inseglet", l'oeuvre constitue encore aujourd'hui une expèrience singulière dans le cinèma fantastique amèricain, bien qu'elle ait ètè tournèe en Angleterre! On aimerait bien dècouvrir la version 89 avec Patrick Macnee...
Visuellement splendide, cette adaptation de la célèbre histoire d'Edgar Allan Poe se suit avec beaucoup d'intérêt d'autant que la mise en scène de Roger Corman nous propose quelques moments bien angoissants et que Vincent Price s'avère totalement à son aise dans le rôle d'un prince adorateur de Satan. Une excellente réussite qui fait de ce long-métrage l'un des plus réussi chez ce réalisateur.
Peut-être pas la meilleure adaptation d'Edgar POE mais une belle réussite cinématographique de Corman.Disposant d'un budget plus consaiquant qu'à l'ordinateur il nous propose une oeuvre esthétiquement très belle, décors, photographie, lié a une mise en scène inventive le film ne manque pas d'atouts.Sa thématique illustre la lutte entre le bien et le mal les rapports entre l'homme et la mort (à l'image du 7ème Sceau de Bergman ) et le pouvoir des tyrans sur les plus faibles.Dommage que le film soit un peu ennuyeux dans son ensemble mais il mérite d'être apprécié.
Une adaptation très peu fidèle à la nouvelle de Poe, on suit ici les mésaventures de pauvres villageois à la solde d'un tyran despote adepte du satanisme, qui n'hésite pas à tuer ou torturer pour son propre plaisir. Quand il s'aperçoit que le petit village en question est touché par le virus de la Mort Rouge (Allusion à la peste noire) il met immédiatement le feu à ce dernier, capture tout de même une jolie rouquine qu'il avait repéré auparavant, cette dernière va ensuite découvrir les horreurs perpétrées par ce prince tyrannique. Le film est donc une succession de scènes de débauche, d'humiliations, de cruautés... Et de scènes qui trainent inutilement en longueur (le "baptème" satanique de la princesse). Jusqu'au bal masqué final ou le film rejoint à peu près le récit original. A noter la sympathique reconstitution de l'époque médiévale (sauf pour la scène de bal ou la musique est plutôt new age et les décors tirent sur le kitsch), et l'interprétation parfaite de Vincent Price.
Le Masque de la mort rouge est clairement le meilleur film de la période épouvante gothique de Corman comme pour la plupart c'est encore une fois adapté de Poe. Bien qu'il y ait quelques relents de série B (des moments un peu maladroit comme la séquence du bal) Le Masque de la mort rouge est certainement le plus abouti de ses films (travail sur les couleurs), s'il s'occupe soigneusement de ses ambiances pour ce genre ici cela l'est encore plus, c'est aussi son film le plus sombre voire désespéré du genre. Pessimiste sur la nature humaine Le Masque de la mort rouge est un beau récit gothique comme on en voit plus de nos jours au cinéma.