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Cocobusiness
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5,0
Publiée le 2 décembre 2007
Music Box, 1989, de Costa-Gavras, avec Jessica Lange, Armin Mueller-Stahl et Lukas Haas (qui fut le petit Amisch de Witness de Peter Weir en 1985). Les crimes nazis évoqués (et même atrocement décrits) dans ce film appartiennent à ce qu’on appelle « la shoah par balles », celle qui extermina de nombreux juifs hors des camps et à laquelle les historiens s’intéressent (enfin !) aujourd’hui. Ce que nous raconte Costa-Gavras dans Music Box est donc étonnant et nouveau pour l’époque. Toute son œuvre a le mérite extraordinaire de nous donner à voir, des pages d’Histoire, des moments politiques, des atteintes aux Droits de l’homme, présentés sous forme de thrillers, au travers de personnages toujours bien choisis, protagonistes ou victimes. L’histoire de cette jeune (et belle) avocate américaine, qui défend son père, hongrois immigré, si gentil papa, et va découvrir (et nous, avant elle) qu’il était un monstre tortionnaire et sadique, est pourtant prévisible. Mais elle est filmée de façon efficace et la fin est bouleversante. Notons aussi cet argumentaire « d’anticommunisme », souvent bienvenu en Amérique, guerre froide oblige, pour masquer des comportements lamentables, largement utilisé par ce père et grand-père irréprochable, sans négliger un fond d’antisémitisme…
On pourrait être dubitatif au début du film, plus on avance et le stress devient de plus en plus présent. Le final est impeccable, du grand cinéma comme nous le faisions il y a quelques années.
Formidable film montrant la résistance telle qu'elle était à l'époque ( donc très faible ) et définitivement de tous ces pseudos "chefs d'oeuvres" récents tout à fait mythos & franchouillards !
Excellent film de bout en bout, sur tous les plans, revu 17 ans après : j'aime beaucoup ce genre de 'cas' et le déroulement de toute la chronique judiciaire, très bien creusé et progressif, avec de remarquables acteurs.
Un Costa-Gavras mineur plutot bien joué qui s'attaque á un film classique de proces. Le sentier est peut etre trop balisé pour surprendre et on voit la fin arriver sans trop de suprise. Il reste un beaucop portrait d'avocate pour Jessica Lange.
Le sublime Ours d’or de Costa-Gavras Ann Talbot, brillante avocate de Chicago, est amenée à défendre son père, poursuivi pour crimes de guerre. Michael Laszlo a fui la Hongrie à la fin de la Seconde Guerre mondiale et s'est refugié aux Etats-Unis. Après quarante-cinq ans de vie paisible et honnête, il est convoqué par le bureau des enquêtes spéciales. Des preuves accablantes ont été réunies contre lui et de nombreux témoins auraient reconnu en lui un tortionnaire nazi. Pour Ann, il s'agit de démonter un traquenard politique, mais l'enquête qu'elle entreprend va s'avérer plus complexe que prévu. Le dénouement passe par la Hongrie et une boîte à musique (d'où la titre du film Music Box) qui livre ses secrets. Costa-Gravas semble fasciné par la deuxième Guerre Mondiale car il avait déjà abordé le thème de la Guerre dans ‘’Section Spéciale’’ et dans ‘’Un homme de trop’’. Après l’ingérence de la CIA au Chili "Missing" (1982) et l’inquiétante montée de l’extrême droite dans l’Amérique profonde "La Main droite du diable" (1988), Costa-Gavras ne désarme pas. Avec Music Box, il dénonce la troublante sollicitude dont les Etats-Unis, au nom de la lutte contre le communisme, entourèrent de nombreux criminels de guerre nazis, qui purent ainsi y émigrer et s’y établir en toute quiétude. Et puis ce film comme un roman lu dernièrement « Le bureau d’éclaircissement des destins » met le doigt sur la priorité accordée à l’oubli dans les premières années d’après-guerre et l’impossibilité de poursuivre tous les criminels de guerre, ils étaient si nombreux. Michael Laszlo serait-il l’un de ceux-là ? La soixantaine rayonnante, les yeux bleus et le regard vif, il a fui sa Hongrie natale en 1945, pour les Etats-Unis. Père irréprochable, il a élevé ses deux enfants avec amour. Quand Budapest demande son extradition pour crime contre l’humanité, sa fille, avocate, tombe des nues. Elle s’empare du dossier et, avec l’aide de son beau-père, essaie de démontrer l’absurdité de la requête. Mais le doute s’insinue… L’histoire semble être un peu du déjà vu et on pourrait penser que cela va tomber dans la facilité mais il n’en ai rien car l’histoire est surtout basé sur les sentiments des personnages, sur le côté humain avec une Jessica Lange parfaite, un rôle sur mesure. L’acteur Armin Muller-Stahl est lui aussi parfait car il reste tout le long du film le parfait ‘’innocent’’ qui ne sait pas pourquoi il est jugé. Fidèle à son habitude, Costa-Gavras habille cette passionnante réflexion politico-¬historique d’une fiction romanesque tragique et d’un suspense particulièrement efficace. Même si on retrouve certains des tics des grands "film de procès" américain (comme l'abondance des " objection votre honneur..."), la mise en scène est précise et lumineuse et accompagne les rapports pathétiques entre une fille désemparée et son père. Le thème des Nazis n’est pas chose simple et Costa-Gravas aborde l’histoire de façon sobre ce qui permet de faire passer ce genre de thème plus facilement. Les Nazis n’est pas le seul sujet car il est question aussi des services secrets Américains et des rapports troublants avec l’ennemi de l’époque, des preuves qui tombent du ciel, la guerre froide n’est pas si loin… Même si le film est pleinement américain, il contient en filigrane une critique certaine des limites du système. Les images se troublent, la mémoire lutte contre l’insupportable oubli. Un film intense, justement récompensé d’un ours d’or au festival de Berlin en 1990
Décidément la carrière de Costa Gavras sans atteindre le caractère prolixe de certains metteurs en scène, nous aura laissé en héritage un panel de films variés, souvent politiques, toujours engagés sur des questions sociétales et remarqués en tant que tels plus que pour leur créativité artistique. Le casting principal est ici une des réussites du film, Anne la fille avocat jouée par Jessica Lange, pétillante, aveuglée par l'amour filial, et le père aux yeux bleus perçants, par un Armin Mueller-Stalh, énigmatique jusqu'au bout sur son passé. Music Box est un film de procès, un grand classique américain dans la forme, mais qui maintient le suspense comme un thriller sur une question historique. L'immigration est-elle l'occasion d'effacer son passé durant une période de guerre? Et le tout, bien sûr, coloré par un arrière-plan politique - pourrait-il en être autrement chez Gavras?- était-il légitime de s'allier discrètement avec les ex-nazis pour lutter contre les communistes à la sortie de la deuxième guerre. Music box, dans l'évocation de la falsification de papiers de l'époque, résonne soudainement avec la réalité d'aujourd'hui, quand l'irruption soudaine de l'IA dans nos vies, et la multiplication des possibilités de création de vraies fausses images d'archive, donnent froid dans le dos quant à l'opacité historique qui va aller croissante si des barrières ne sont pas mises en place. Les services d'espionnage et de contre-espionnage ont de beaux jours devant eux. TV vo - février 25
Un drame judiciaire assez quelconque. Comme souvent, on nous fait croire alternativement à la culpabilité ou à l’innocence du père avec un final plutôt prévisible. Je n’ai pas trouvé les personnages très attachants également. Assez moyen en somme.
Ce n'est pas un film qui m'a emballé complètement mais cela reste néanmoins un bon film avec en toile de fond la Shoah, la traque des criminels. Ce qui est fort dans ce film c'est que l'avocate d'un tel accusé est en fait sa fille. Elle va défendre son père becs et ongles avant de découvrir la réalité. Un film d'avocat qui rappelle des histoires à la John Grisham.
Du solide même si la partie procès finit par devenir trop répétitive. j'aurais préfère plus d'interactions entre les personnages, Jessica Lange et Armin Mueller sont parfaits dans leurs roles et pouvaient encore donner plus.
Énième film politique signé Costa gavras qui convoque une époque la plus tragique du 20 ème siecle.en effet une avocate joué par jessica lange dont le succès professionnel est reconnue rencontre un profond dilemme, son père réfugié hongrois se voit accuser d avoir été un des responsables de la police à la solde des nazis et avoir commis de graves exactions. Pour cette avocate cruel dilemme, son père est il innocent ou bien le monstre qui est décrit par les témoins. Un film intéressant et surtout nécessaire pour appréhender et comprendre cette époque où tout le monde n est pas noir, ni blanc
Bon drame judiciaire tout en sobriété mais assez bien ficelé pour maintenir notre intérêt du début à la fin. Néanmoins, l'intrigue demeure classique, ne propose vraiment de surprises et ne véhicule que peu d'émotions malgré son sujet poignant. Les facilités scénaristiques se font ceendant presque oublier par la prestation sans faute de Jessica Lange.