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Desman
8 abonnés
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5,0
Publiée le 8 août 2016
Il faut voir plusieurs fois ce film pour en apprécier vraiment la beauté et le génie. Une oeuvre baroque, inclassable. Un Dracula humain, sensible, cruel, désespéré, amoureux et terrifiant, tout cela à la fois. Une love story sombre et tragique. Un film d'épouvante érotique et romanesque. Et puis Gary Oldman, tout simplement inoubliable en compte Dracul.
Trop de baroque tue le baroque. Coppola revisite le mythe de Dracula mais tombe dans l'excès et la démesure. L'esthétique prend ainsi le pas sur l'histoire, reléguant intrique et acteurs au second plan.
Cette énième, mais pas des moindres, adaptation du roman éponyme de Bram Stocker réalisé par Francis Ford Coppola et sorti en 1992 est très bonne et surtout, elle nous offre une autre vision du monstre Dracula. Le film commence en Transylvanie en 1492 et nous présente les origines du vampire, pourquoi il en est arrivé là etc. puis l'histoire se poursuit en 1897 où un clerc de notaire se rend dans l'obligation d'aller dans le château de Dracula pour lui trouver une résidence à Londres car ce dernier veut se rapprocher du sosie de sa bien aimée. En gros l’histoire, c'est ça. Je n'est pas lu le roman originel de Stocker et je ne peut donc pas comparer le film à celui-ci mais on voit tout de suite que le film s'oriente plus vers une histoire d'amour que d'épouvante et présente plutôt Dracula comme un être torturé et sensible au fond de lui-même. Cette approche n'est pas mauvaise du tout, au contraire, elle permet de voir le vampire comme un monstre au début du film puis de le voir comme un être sensible, une victime à la fin. L'intrigue est donc très bonne, tous les personnages sont travaillés, on ressent un vrai dilemme chez Mina qui hésite spoiler: entre son futur mari et Dracula et tout ça est très bien rendu. Le film possède aussi de très belles images et de très belles scènes que ne citerais pas tellement il y en a. De plus, les décors gothiques et anciens rendent vraiment très bien et on rentre tout de suite dans l'ambiance, tout comme pour les costumes d'ailleurs. Pour ce qui est des acteurs, ils jouent tous très bien, il n'y a rien à dire ce côté là. Les effets spéciaux et gores ne sont pas non plus à plaindre, ils sont très bien fait et réalistes. "Dracula" est donc un très bon film qui ne conviendra peut-être pas forcément aux fans d'horreur car il s'oriente plus vers le drame et le "romantique" si j'ose dire mais possède de très bons atouts et nous promet une très bonne soirée !
Poésie macabre et romance gothique d'un seigneur veuf donnant son âme au diable pour devenir le plus grand vampire. Dracula est une oeuvre majeure considérée encore comme un classique.
La mise en scène très avant-gardiste de Francis Ford Coppola fait mouche à chaque plan. La romance, la folie, le suspense, cette histoire d'amour macabre est riche en émotions diverses. On remarque une bande sonore explicite et efficace dans les moments de romance et d'horreur. On profite du spectacle de ces acteurs géniaux ( maintenant devenues stars internationales ) oeuvrant ensemble à l'accomplissement de ce chef d'oeuvre cinématographique sur le thème du roi des vampires.
L"anecdote qui sert à rien : la première apparition de Monica Bellucci en vampire seins nus dans le lit de Keenu Reeves.
Le "Dracula" de Coppola est l'adaptation du roman du même nom de Bram Stoker, mais c'est également un énième remake, et notamment celui du chef d’œuvre de 1922 "Nosferatu" (bien que n'ayant pas eu les droits). C'est donc bien l'histoire culte du plus célèbre des vampires à laquelle s'attaque le réalisateur d'"Apocalypse now" et de "Le parrain". Le fond est bien entendu préservé, il n'appartient donc qu'au cinéaste de lui offrir une nouvelle forme. Réussi pour certains, loupé pour d'autres, je me situerai personnellement dans la seconde catégorie, car cette adaptation ne trouvera ni la poésie, ni la puissance des images présentes dans le film muet de 1922. L'adaptation de Coppola est pourtant loin d'être à jeter, malgré les quelques libertés prises par le cinéaste, ce qui en déplaira aux inconditionnels de l'écrivain Bram Stoker, ou encore le fait que le film ait quelque peu mal vieilli ; il dispose néanmoins de certaines qualités : l'atmosphère, le casting, le jeu, les décors, "et à un moment le vampire il te prend la gonzesse"... (merci Les Inconnus).
Avant de voir ce film, je ne connaissais cette créature maléfique légendaire que par le biais de Dracula, mort et heureux de l'être - la parodie de Mel Brooks avec Leslie Nielsen - et je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à me détacher du pastiche tant la version humoristique de Brooks est très fidèle au long-métrage de Coppola. Dès le début, un autre aspect du film m'a dérangé, la présence au casting de Keanu Reeves, acteur que je trouve trop souvent en décalage avec le rôle qu'il interprète. Passé ce mauvais départ, je me suis peu à peu laissé embarquer dans cette histoire menée par un Gary Oldman inspiré qui a su mettre en valeur les différentes facettes de son personnage tout en suscitant une empathie inédite. Le casting réunit la fine fleur des films fantastiques à commencer par Anthony Hopkins qui campe un bien étrange Van Hellsing, Winona Ryder qui avait signé quelques années plus tôt une belle prestation dans Edward aux mains d'argent et de manière plus anecdotique, Monica Bellucci dans le rôle de l'une des courtisanes du comte. Ce film ne m'a pourtant séduit qu'à moitié, la faute à une connotation kitsch dont je ne sais s'il faut l'imputer à l'approche du réalisateur ou à la patine du temps. Il aurait été judicieux, à mon sens, de travailler bien plus encore l'aspect visuel et l'étrangeté de Dracula notamment la frontière entre la réalité et la pénombre.spoiler: On ne peut nier cependant la fascination que procurent certaines scènes à l'image de la rencontre entre le personnage de Keanu Reeves et les courtisanes du comte ou de la "tranformation" de Vlad l'Empaleur en Dracula. Si le film est aujourd'hui l'objet d'un culte pour les amateurs de fantastique, c'est surtout grâce à la volonté de Coppola de rendre hommage au livre de Bram Stoker, le titre de la version originale étant d'ailleurs Bram Stoker's Dracula. Une petite déception mais un réconfort également, celui d'avoir enfin vu le film de Coppola.
Ah c'est sûr qu'avec cette adaptation du célèbre livre de Bram Stocker, il faut adhérer au parti pris de Copolla. Parce qu'il en met des effets qui peuvent sembler kitchs (couleurs vives, effets spéciaux un poil vieillis, montage étrange et caméra subjective pour filmer les balades en pleine nuit de Dracula... Entre autres...)... Pourtant le film parvient à dégager quelque chose de malsain, de dérangeant et glauque, d'autant que Copolla ne se prive pas d'ajouter à son film du gore et de l'érotisme. Toutefois, si tout ce parti pris a fonctionné sur moi pendant la majeure partie du film, il a commencé à me lasser vers la fin (qui de ce fait m'a moins touché que le reste). Restent les charismatiques Gary Oldman et Anthony Hopkins ainsi que la séduisante Winona Ryder (Keanu Reeves est quand à lui assez transparent, malheureusement). Pas le chef-d'œuvre de Copolla (en même temps les deux premiers Parrain sont difficilement dépassables), mais une bonne version de cette célèbre histoire.
J'ai surtout apprécié les 30 ou 45 premières minutes qui sont remarquables par les effets spéciaux, les effets de caméra, les plans, l'intrigue et les personnages intrigants et passionnants. La suite s'étoffe beaucoup avec l'arrivée à Londres du comte. La romance est un peu brouillon et l'intérêt descend. Les acteurs sont tous bons, la musique et les plans restent très bien mais j'ai moins aimé la deuxième partie. Gary Oldman reste excellent dans le rôle titre ! Mais depuis que j'ai vu "Dracula, mort et heureux de l'être" avec Leslie Nielsen dans le rôle du comte, je n'arrive plus à voir la version de Coppola de la même façon et je remarque nombre de défauts qui me semblent étonnamment risibles aujourd'hui. Surtout le rôle d'Anthony Hopkins lors de sa chasse aux vampires. Je n'arrive pas à le prendre au sérieux dans ce film. Beaucoup de dialogues, pris au second degré, sont franchement parodiques et offrent un aspect comique au film :')
Quelle mise en scène incroyable. Ce Dracula est terrifiant, passionnant et hypnotique. Je ne suis pas fan du côté exotique qui est assez dérangé dans ce film, mais quel casting superbe.. Quel classe, quel réalisation ! Le principal du film reste quand même dans l'ambiance et le climat glacial et psychotique de cet oeuvre hors du commun. A noter tout de même quelques lenteurs dans ce long film, qui lui enlèvent tout de même, un peu de son charme.
Intense, esthétique, captivant, cette adaptation du roman de Bram Stoker est un film culte non seulement pour ses caractéristiques techniques mais aussi pour la qualité de rendu de son héros, interprété par un Gary Oldman sans retenue, qui fait ressortir de cet étrange personnage autant de cruauté que de romantisme. Car à travers l’œil de Francis Ford Coppola, la noirceur ne peut être totale si elle n'est pas accompagnée de son pendant, la désillusion et la candeur des intentions qui la sous tend. Certains le diront fleur-bleue, Dracula est pour moi poétique, soutenu par une esthétique victorienne riche sous tous ses aspects, des décors à la bande son.
Fan de la première heure des histoires vampiriques, ce film m'a bouleversé, ému et correspond tout à fait à ma vision ésotérique ! Un chef d’œuvre d'une grand beauté esthétique avec des acteurs parfaits dans leur rôle. Sublime !
Grosse déception. J'adore les films d'époque victorienne. J'adore les films de vampires. Mais là c'est raté. Niais, lourd, décousu, des dialogues insipides et ridicules, seuls les costumes (je ne parles pas des créatures) valent d'être vus. Et drag-Cula au début 'est une véritable plaisanterie. .. Quelle masquarade... Préférez "entretien avec un vampire" qui pour moi est la rolls des films mordants, au moins vous ne serez pas déçus.
"Dracula" est du cinéma fantastique "coppolatien" avant l’heure. Ce cinéma d’horreur là m’ennui. J’ai peut-être été trop conditionné pendant mon enfance par le cinéma de Kubrick, ce qui fait que je n’accroche pas à ce type de film proposé par Coppola ou encore Spielberg avec son Jurassic park. Primo, un rythme lent, très lent (comme Apocalypse Now et Le Parrain au passage). Autant en général j’apprécie les films qui prennent leur temps, mais chez Coppola c'est trop, et autant pour les films d'horreur je veux que cela soit dynamique. Deuxio, un univers fantastique qui me laisse indifférent malgré son originalité. Ils ne me font pas rêver du tout. Tertio, des personnages que je trouve sans grande envergure pour la plupart, ou très irritants. Quarto, le décors principal en lui-même à cause des couleurs trop fades. Quinto, la poésie. Là encore c’est subjectif. On aime ou on n’aime pas. Je n’accroche donc pas à ce film comme je n’accroche pas au Parrain ou Apocalypse Now du même Coppola. Je peux rajouter à cette liste les films de Tarkovski.
Une film hommage à la légende de Dracula, à la fois baroque, gothique. Laissant pointer un hommage au film de Melies et aux films de monstre de la Hammer. Avec en plus par moment une pointe de dérision (venant surtout d Anthony Hopkins jouant un docteur Van Helsing que je qualifierai de déluré) mais le film est aussi ponctué d un. Romantisme exacerbé et de l érotisme nécessaire quand on parle de vampire. Au vu de tout cela, cette version de Dracula ressemble fort au film somme d un genre, un condensé sublimé de ce qui touche à cette légende. La mise en scène de Coppola est remarquable et semble contenir une idée à chaque plan. La distribution est remarquable. Et le léger coup de vieux que semblent avoir pris les effets spéciaux passe tout à fait avec l hommage que j évoquais auparavant à tout un pan du cinéma fantastique. C est magnifique !