Dracula
Note moyenne
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elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2007
Cette version 1992 de Francis Ford Coppola du célèbre mythe de Dracula, inspirée du roman de Bram Stoker, est sans doute le film le plus réussi sur le thème du vampire. Le génial Gary Oldman parvient à insuffler à son personnage un charme fou qui exerce une fascination incroyable sur le spectateur. Pour donner la réplique au Comte Dracula, l’ingénue Winona Ryder (Mina Harker), le candide Keanu Reeves (Jonathan Harker), le tenace Anthony Hopkins (Van Helsing), et les troublantes Sadie Frost et Monica Bellucci… tous exceptionnels. Le savoir-faire (mise en scène théâtrale, décors somptueux et costumes magnifiques) et l’inventivité du cinéaste permettent ici une illustration romanesque inédite du célèbre mythe transylvanien, à la fois tragique, baroque et érotique. L’une des plus belles histoires d’amour et de mort jamais réalisées.
Jimmyc
Jimmyc

182 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2013
Dans l'imaginaire collectif, le comte Dracula est représenté comme un aristocrate dans la force de l'âge, grand et svelte, avec des traits fins, le teint pâle et les cheveux noirs. Il est habillé d'un costume sombre et d'une grande cape noire à doublure rouge.
En réalité, cette représentation a évolué dans le temps. Le Dracula originel, celui de Bram Stoker, ne correspondait pas à cette peinture : il s'agissait d'un vieillard (qui rajeunissait tout au long du roman )plutôt laid et repoussant, ayant un corps grand et maigre, un nez aquilin, des sourcils broussailleux, des cheveux rares aux tempes, une épaisse moustache, des doigts courts et forts, des paumes poilues et une haleine fétide. Il n'avait rien du bellâtre séducteur ! Stoker, pour faire le portrait de son monstre, s'est inspiré des thèses de Lombroso, très en vogue à l'époque : on croyait alors, en effet, que la forme du visage d'un homme indiquait son caractère et le portrait de Dracula correspond à celui du type criminel. Par ailleurs, David J. Skal, qui relève plusieurs références à l'œuvre de William Shakespeare dans le roman, apparente Dracula à Hamlet qui, lui aussi, était vêtu de noir. Dans les autres adaptations, le vampire apparaît avec des traits de caractère différents, dans Nosferatu, fantôme de la nuit, il est une véritable victime, prisonnier du temps qui ne le laisse pas en paix , il avoue ainsi à Jonathan sa douleur de ne pas pouvoir mourir. Dans les films de la Hammer, Dracula est certes un personnage cruel, mais il possède également un certain sens de la justice dans "Horror of Dracula" s’il décide de vampiriser la fiancée de Jonathan c’est, affirme Van Helsing, parce que ce dernier a tué la femme-vampire qui vivait avec lui , de même, dans "Une messe pour Dracula" le vampire entreprend de faire tuer les hommes qui ont assassiné celui qui lui a permis de renaître de ses cendres. Le Dracula de Francis Ford Coppola nous dévoile, lui, un personnage qui provoque franchement la sympathie du spectateur en renversant les symboles du bien et du mal : c’est en effet à cause de la cruauté de l'église que il accède à l’état de vampire. Son caractère attachant s’exprime également, paradoxalement, par son humanité il se révèle capable d’aimer, de pleurer, d’éprouver de la sympathie....
En 1992 donc ,Francis Ford Coppola dévoile un Dracula lui aussi lourdement chargé d’érotisme. Mais celui-ci dépasse le simple voyeurisme et se lie comme une dénonciation des interdits sociaux en matière de sexualité. Dans ce film, en effet, Mina, qui est promise à Jonathan, se comporte conformément aux bonnes mœurs , elle n’a aucune relation sexuelle avant son mariage, s’indigne quand un homme l’approche… Sa curiosité pour les choses du sexe est grande, mais elle la dissimule , si, au début du film, elle ouvre d’une main timide le Kamasutra qui se trouve proche d 'elle , elle le referme néanmoins violemment dès que elle entend son amie entrer dans la pièce. Lucy, est différente elle fait figure de dévergondée , elle courtise trois hommes à la fois, aborde plusieurs fois le thème de la sexualité avec Mina, l’embrasse avec passion… Mais c’est au contact du comte que Mina se libérera véritablement des carcans moraux qui la briment. Le film présente, ainsi, l’évolution progressive de la jeune femme vers l’acceptation de ses désirs .La réalisation de Francis Coppola est, il faut dire, aussi impressionnante que tentaculaire, virevoltante dans tous les sens avec tous les éléments faisant directement la renommée d'un classique hollywoodien .... effets spéciaux époustouflants, musique baroque et exacerbée, casting abondamment fourni, scènes d'anthologie, poésie, hémoglobine, érotisme…
Absente dans tous les films mettant en scène le suceur de sang, la vision du conquérant qu'il fut avant que Stoker ne reprenne le personnage est enfin exploitée dans une intro flamboyante, où le sang et les larmes se rejoignent dans un trip baroque et gore, très proche de "Excalibur". Dans un ciel rouge, Vlad empale les ennemis à la chaîne, avant de voir sa vie s'écrouler après la mort de son épouse, noyée. Entre tragédie et peinture historique (excellent effet que sont ces ombres chinoises), le début du métrage frappe fort par ses images tonitruantes et blasphématoires (la croix qui saigne sous le coup d'une épée, l'ange pleurant du sang, le suicide d'Elizabetha…) et nous envoie l'un des plus beaux plans du film, montrant le comte rejoindre son château sur une route d'empalés. Ici pas d'images numérique et cela donne un cachet supérieur à la dite séquence, inoubliable...
Exploitant divinement bien la personnalité du comte, Coppola fait subir à Gary Oldman(excellent ) de nombreuses transformations sidérantes, brillamment mises en images : vieillard, jeune aristocrate, loup-garou , rats, brouillard verdâtre et goule (bel homme chauve-souris belliqueux dont le look sera repris pour les vampires de "Une nuit en enfer"). L 'acteur est très à l'aise dans son rôle, incarnant un Dracula parfois sadique et cruel, parfois tourmenté et amoureux, voire romantique et effrayant. A déguster cependant en version originale pour goûter à toute l'essence de sa voix envoûtante et ténébreuse .
Coté acteur, Winona Ryder et Sadie Frost occupent le casting féminin de manière très convaincante, illuminant le film de leur beauté radieuse, parfois sombre et déchaînée. Hopkins lui est assez pitoyable dans le rôle de Van Helsing ( chose rare) il cabotine beaucoup trop ,hélas !!!!!! Keanu Reeves lui, est également mauvais et surtout peu concerné par le projet ...n 'oublions pas les premiers pas de Monica Bellucci en femelle diabolique, déjà sacrément belle et hypnotique ,accompagnée d'ailleurs des deux autres femmes elle ne passe que fugitivement à l'écran mais chose étonnante elle se démarque déjà ....
Coppola fait exploser sa narration le temps d'une longue séquence assez phénoménale où le comte arrive enfin dans la ville de Londres pendant une lourde tempête. la caméra accélère ses mouvements, tourne, s'égare, filme la folie... jusqu'à déboucher vers une image là encore assez courte mais impensable pour un film se voulant hollywoodien :le viol sauvage de Lucie par un lycanthrope soudain devenu libidineux, s'enfuyant après avoir déposé une délicate morsure sur le cou de sa victime......
Le cinéaste injecte un romantisme forcené mais étrangement inédit dans l'univers filmique du comte (excepté dans la version de Badham où Dracula devenait un amant séducteur et charmeur) et donc forcément intéressant. Une histoire d'amour se tissant rapidement autour de Mina et de Vlad, à travers deux magnifiques scènes ,les caresses échangées sur un beau loup blanc, et la découverte de l'absinthe. L'action explosera quant à elle lors du final expéditif, mais qui a le mérite de se terminer sur une séquence émouvante et sanglante, où tout se termine finalement là où tout a commencé.
Un bémol cependant: la chanson du générique d 'Annie Lennox sabote un peu l'oeuvre ..choix curieux de la part du réalisateur ....

Mais une chose est certaine .......ce Dracula est une réussite totale ..........
Séance de minuit
Séance de minuit

72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
Visuellement somptueux et fiévreusement romantique, Dracula de Coppola transcende le mythe pour en faire une tragédie baroque sur l’amour et la damnation. Gary Oldman y livre une performance hypnotique, soutenue par une mise en scène théâtrale et des effets visuels d’une beauté gothique rare. Malgré quelques excès mélodramatiques, le film demeure une œuvre sensorielle et passionnée, où l’horreur se mêle à l’érotisme dans un somptueux cauchemar d’opéra.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
Le chef d’œuvre de Coppola, du moins à mon sens… Suffisamment sulfureux, suffisamment malsain et surtout remarquablement mis en image. Il se dégage de ce film une atmosphère vraiment prenante, très cohérente, avec son petit côté ols school bien assumé, et dans laquelle je trouve Gary Oldman absolument époustoufiant. Une claque à chaque visionnage.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2014
Commençant avec une introduction nous présentant les origines de Dracula datant de 1462, le film de Francis Ford Coppola se déroule en 1897 où il est peu à peu poussé à quitter son vieux manoir de Transylvanie pour Londres où il cherche l'amour à travers Mina, sosie de son ancienne femme qui le poussa involontairement à devenir ce qu'il est. Coppola nous livre une version romantique et baroque du célèbre vampire créé par Bram Stoker. La mise en scène est brillante, tout comme la reconstitution, les décors et les costumes qui donnent un air gothique au film. Que ce soit au niveau des plans, des cadres, des couleurs ou encore de la musique, le cinéaste Américain maitrise tous les éléments d'une main de maitres, nous permettant d'entrer dans l'ambiance du film, il rend aussi référence aux expressionnistes à travers un jeu d'ombre impeccable et inquiétant. Coppola axe son récit sur Dracula, capable de prendre diverses apparence, que ce soit en vieillard un peu androgyne au début du film, en loup ou en jeune et beau compte. Et finalement, il arrive à rendre son Dracula humain et complexe, torturé et amoureux, face à d'autres personnages, plus ou moins intéréssant parmi lesquels on retrouve Van Helsing ou encore Johnathan Harker, notaire qui va se rendre en Transylvanie pour conclure la vente d'une abbaye à Dracula et qui par la même occasion va involontairement lui faire découvrir Mina, sa femme. L'atmosphère sombre, gothique, romantique et finalement envoutante est impeccable. Les interprétations sont plutôt bonne, emmené par un terrifiant et envoutant Gary Oldman, superbe dans la peau du célèbre vampire, les compositions de Winona Ryder et Anthony Hopkins sont aussi impeccable. Une réussite, Coppola adapte le célèbre roman avec génie, que ce soit dans sa maitrise technique ou dans l’atmosphère qu'il lui donne, envoutant, romantique, sombre et baroque.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2015
Bon, je dois vous avouer que j'ai eu vraiment très peur pendant la première demi-heure. Dès l'arrivée de keanue reeves en Transylvanie, Coppola nous impose à peu près 10 clichés à la seconde. C'est comme si il avait pris tous les trucs qui effrayaient le public des années 50 pour les balancer à l'arrache dans son film. Un château sur une falaise, des éclairs, des loups un mystérieux cocher... Bouuuuh que ça fait peur ! Les choses ne s'arrangent guère avec l'arrivée de Gary Oldman, méconnaissable derrière les 3 centimètres de maquillage et sa coiffure ridicule digne d'un travesti brésilien en pleine représentation d'un show burlesque. Un constat s'impose pendant cette première partie de film. Ça a méchamment vieilli. C'est kitsch au possible et placer des techniques de mise en scène des années 20 n'aide pas vraiment à moderniser l'ensemble. J'attendais de Coppola, qu'il nous donne une version un peu différente des versions de Murnau et de Browning, mais à part quelques paires de seins par ci par là, on ne peut pas dire que cette version de "Dracula" se démarque vraiment des autres...

Heureusement tout s'améliore par la suite. En fait, à partir du moment ou Gary Oldman quitte son vieux manoir remplie de clichton et abandonne ce vieux look digne d'un déguisement d'halloween raté. C'est aussi là qu’apparaît Anthony Hopkins en un Van Helsing 100 fois plus cool que cette baltringue en imper' de Hugh Jackman. C'est peut-être le fait de m'être habitué à cette esthétique baroque, mais ce que je trouvait kitsch au début du film, devient étrangement sublime. Les couleurs y sont splendides, de même que la musique et on assiste à quelques scènes qui nous rappelle que Francis est dans la place.
On y découvre des personnages beaucoup plus profond que ce qu'il semblait être au départ. Dracula n'y est pas juste représenté comme un monstre inhumain qui se glisse dans les chambres des jeunes filles pour leur sucer le sang. On ira même jusqu'à éprouver de la compassion pour le bonhomme.
Ce n'est même plus un film d'épouvante, mais un film d'amour avec une petite pointe de gore et d'érotisme.

Et contrairement à cette critique, la fin du film est absolument sublime. Voilà !
Ricco92
Ricco92

283 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2015
Le Dracula de Coppola (dont le titre original est Bram Stoker's Dracula) est à la fois l'adaptation la plus fidèle et celle qui trahit le plus le livre de Bram Stoker. En effet, le réalisateur d'Apocalypse now respecte fidèlement la trame du livre du début à la fin même s'il est obligé de le compresser énormément. Il conserve aussi certains personnages qui généralement disparaissent des adaptations cinématographiques comme celui de Quincey Morris. Mais il est dans le même temps très différent dans le traitement des personnages. Débutons tout d'abord par le personnage de Lucy : si dans le roman, cette jeune femme possède de nombreux prétendants, elle reste toutefois assez respectable du point de vue de cette époque. Ici, elle est beaucoup plus libre au niveau des moeurs et possède des attitudes qui à l'époque pouvaient être considérées comme dépravées. Le personnage de Van Helsing devient lui également beaucoup plus farfelu que le personnage d'origine. Mais la véritable différence avec le roman provient du traitement du personnage de Dracula et de ses rapports avec Mina. Chez Stoker, Dracula est le mal absolu totalement dénué de sentiments et Mina n'est pour lui qu'une de victimes comme une autre. Ici, le célèbre vampire est un être capable de sentiments et qui va vivre une véritable histoire d'amour avec Mina, chose complètement absente de l'oeuvre originale et qui en modifie complètement le sens.
Ainsi, Coppola offre une vision à la fois novatrice et passionnante d'un des personnages les plus adaptés au cinéma, qui possède ainsi une profondeur qu'il n'a jamais connu jusque là. Ce film raconte donc l'histoire d'une passion par un cinéaste passionné par le média qu'il utilise. En effet, pour illustrer son récit, Coppola utilise toute les ressources du cinéma que ce soit d'un point de vue visuel (les plans sont juste magnifiques), du montage (il utilise certains types de raccords qui avaient presque disparu en même temps que le cinéma muet) ou des effets spéciaux (superpositions d'images, ombres chinoises, maquettes...). Quant à la musique, il permet à Wojciech Kilar de nous livrer une composition tout bonnement éblouissante. Les interprètes sont tous excellents mêmes si certains pourraient leur reprocher un léger côté surjoué qui colle parfaitement avec l'aspect non réaliste du traitement général : on est au cinéma, pas dans la vraie vie.
Coppola ne perd jamais cela de vue et s'autorise ainsi à multiplier les références au cinéma : on voit ainsi les premières séances du cinématographe et on peut noter de nombreuses citations aux précédentes adaptations du mythe ou plus généralement au cinéma fantastique (les réactions de Lucy possédée rappelle celles de la Regan de L'exorciste, le morceau Mina's photo peut faire penser à la musique d'Elephant man, les larmes se transformant en diamants comme dans La Belle et la Bête de Jean Cocteau, la glissade de Jonathan Harker le long du mur du château comme dans Le Testament d'Orphée du même cinéaste...).
En plus, de rendre hommage à l'histoire du cinéma, Coppola se permet également d'intégrer son récit dans l'Histoire tout court en évoquant la vie et la légende du vrai Dracula : Vlad III Tepes dit Vlad l'Empaleur.
Enfin, est-il nécessaire de rappeler que ce film a permis à une des actrices italiennes les plus connues de faire une de ses premières apparitions : Monica Belluci incarnant ici une des concubines de Dracula dans une scène mémorable portée répétons le encore une fois par une splendide partition de Wojciech Kilar.
Film d'épouvante, histoire d'amour passionante et innovante, lettre d'amour au cinéma et à son histoire : le Dracula de Coppola est tout cela à la fois. Un film que l'on peut voir et revoir en étant à chaque fois éblouit par sa beauté.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2010
Quelle œuvre ! Puissant, inspiré, visionnaire, le Dracula de Coppola surpasse tous les films de vampires de l’histoire du cinéma. Le premier tour de force est que, collant fidèlement au roman de Bram Stoker (comme l’indique le titre), il est tout de même une partie intégrante de l’œuvre de Coppola, ce génie du cinéma, cet explorateur de l’âme humaine comme peu l’ont été dans l’histoire du septième art (je ne vois à cette heure qu’Antonioni pour lui être comparé dans cette catégorie). Loin des guignolades hollywoodiennes, il fait ressortir la puissante mystique de cette légende, née des terreurs humaines dans une contrée déchirée par les guerres incessantes et les atrocités afférentes. Le mythe des vampires repose sur une symbolique aussi forte qu’ancienne dans l’histoire de l’humanité, sur laquelle on ne cesse de s’interroger depuis des siècles. D’où vient ce besoin de sang ? Que signifie ce concept de mort vivant ? Pourquoi la croix a-t-elle le pouvoir de faire fuir un vampire ? La version originale, revue par la pensée en marche de Coppola, nous donne une interprétation où la vengeance et l’amour rédempteur jouent les premiers rôles. Elle nous console aussi évidemment de notre destinée mortelle, la vie éternelle n’étant qu’une voie destinée aux âmes égarées et torturées. Au niveau technique, soulignons le travail sur les images qui fait de chaque plan un tableau, surtout dans la dernière demi-heure, inoubliable. Le rythme, le montage précis, les couleurs, les musiques, tout transpire le cinéma dans son authenticité profonde et concourt à faire de ce film un chef d’œuvre universel. En voyant cette splendeur (comme en voyant L’Homme sans âge ou d’autres, éreintés par la critique), on ne peut s’empêcher de se demander comment Coppola a pu être autant dévalorisé voire méprisé par des incultes brailleurs, uniquement soucieux de rentabilité. La réponse est bien sûr dans la question… Saluons pour finir l’interprétation, d’une homogénéité exemplaire, de Winona Ryder flamboyante à Anthony Hopkins magistral, en passant bien sûr par Gary Oldman, le plus grand Dracula de l’histoire.
Marc L
Marc L

356 abonnés 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2022
Le mythe de Dracula revu par Coppola est une réussite. Nous voyons le vampire qui est une âme damnée, rongé par la souffrance d'avoir perdu son amour éternel Elisabeta.

Le film nous entraîne aux confins de la sensualité, de la romance et de l'angoisse, à travers des scènes merveilleusement réalisées, accompagné de somptueux décors. Les acteurs incarnent leurs rôles de manière juste, mention spéciale à Gary Oldman qui joue un Dracula fascinant et angoissant. Winona Ryder nous charme également dans son rôle de l'innocente et pure Mina Murray qui incarne la douceur.

Le long-métrage traine quelques longueurs à force que dure le récit mais on lui pardonnera ce défaut grâce à sa direction artistique qui est juste hors norme et la musique envoutante de Wojciech Kilar.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 octobre 2011
Ah, des fois, il y a des films cultes comme ça, tout le monde en dit du bien, et quand je les regarde... j'ai comme un doute. De la même façon que j'avais déjà quelques doutes sur Coppola lui-même (sacrilège, pendez-moi haut et court). Son "Dracula" est mortellement ennuyeux, tiré par les cheveux scénaristiquement et visuellement. Tout y est insupportable, à commencer par le jeu des acteurs : Gary Oldman cabotine à mort, Winona Ryder gémit et hurle (il paraît qu'elle était une star à l'époque), Keanu Reeves est inexistant (il paraît même qu'il a eu une certaine carrière). On se délectera des apparitions d'un Tom Waits fou furieux et d'une Monica Bellucci à la plastique parfaite. Bref. Le film n'est naturellement pas entièrement mauvais, mais on préférera largement revoir plusieurs fois le "Nosferatu" de Murnau plutôt que supporter de nouveau le Coppola. On préférera aussi voir le remake d'Herzog (je ne l'ai pas encore vu, mais avec Klaus Kinski dans le rôle principal, ça ne doit pas être mauvais). On préférera les films d'horreur avec Bela Lugosi, on préférera la parodie de Polanski. On peut aimer Nosferatu/Dracula sous toutes ses coutures sans avoir à s'infliger cette inutile version de Coppola.
ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2014
Avec Dracula, Francis Ford Coppola, renoue avec la vision sensuelle et sexuelle du vampire telle que décrite par Bram Stoker. La principale différence étant la motivation. A la pulsion "animale" de Stoker, Francis F. Coppola préfère la passion amoureuse. De ce fait, il insuffle aux personnages une plus grande profondeur, une plus grande complexité, retirant tout manichéisme. Ainsi Mina n'est pas qu'une simple victime mais une femme tiraillée entre 2 hommes, Dracula n'est pas un simple monstre mais un veuf éploré retrouvant la "réincarnation" de sa défunte femme et Van Helsing n'est pas un simple chasseur de démon mais aussi un véritable admirateur de l'être qu'il poursuit.
Le grand succès du film tient à l'atmosphère à la fois gothique, romantique, sensuelle et envoutante que restitue F. F. Coppola. Dès les premières minutes, ça mise en scène est époustouflante, jouant avec les ombres (inspiré par le Nosferatu de Murnau très probablement), projetant des couleurs (rouge principalement bien sûr mais aussi de bleu) à grand coup de pinceau, se jouant du spectateur comme Dracula se joue de Jonatohan Harker puis plus tard de Mina.
Gary Oldman fait un fantstique Dracula. Il a complètement capter le personnage. Winona Ryder et son apparente fragilité sont parfaites pour incarner Mina et Anthony Hopkins est comme à son habitude très bon. On regrettera plutôt le choix de Keanu Reeves qui semble bien fade comparativement à ses compagnons de jeu.
S'il fallait donner un défaut à ce film, je dirais que l'histoire s'attarde peut être un peu trop sur l'intrigue secondaire (mais nécessaire) de Lucy, mais c'est totalement subjectif.
Un grand film, magnifiquement réalisé et mis en scène.
The Cinephile World
The Cinephile World

182 abonnés 607 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2013
Sans doute la meilleure adaptation de Dracula que l’on est vu. Un Chef d’Oeuvre, 5/5.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2014
2 ans après la fin de sa trilogie du "Parrain", Francis Ford Coppola sortait "Dracula" avec dans le rôle principal un effrayant et classieux Gary Oldman accompagné tout du long par d'autres excellents acteurs comme Anthony Hopkins, Keanu Reeves, Winona Ryder et j'en passe.
La mise en scène est extra, les décors sont magistraux, j'ai adoré l'ambiance, les couleurs, les transitions, les costumes sont eux aussi superbes ainsi que les maquillages, la réalisation est nickel et le scénario fidèle au livre je ne sais pas car je ne l'ai pas lu est bien malgré un petit creux, les 20 premières minutes promettes un film sombre et angoissant mais plus on avance plus on part sur de la romance, alors je ne sais pas si le livre raconte ça mais n’étant pas fan des trucs romantiques j'ai pas adoré comme un fou l'histoire.
Mais dans l'ensemble ça reste très bon.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2012
Un chef-d’œuvre... Tout simplement. Francis Ford Coppola revisite le mythe de Dracula et en fait une oeuvre romantique, délirante, subversive et d'une poésie bouleversante. Visuellement très réussi, le film s'articule avant tout sur un scénario très travaillé, simple, mais d'une redoutable efficacité. Gary Oldman campe un Dracula plus vrai que nature, inquiétant, sombre et fragile, tandis Winona Ryder démontre qu'elle est plus qu'une actrice de faire-valoir. Un film magique qui prend toute sa place dans la carrière d'un réalisateur hors norme.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2014
Après avoir bouclé sa trilogie du "Parrain", Francis Ford Coppola s'attaqua à un mythe : quinzième siècle, le prince Vlad Dracul (Gary Oldman) part combattre l'armée Turque au nom de l'Eglise. A son retour, il apprend que sa femme s'est suicidée en le croyant mort. Fou de rage, il se retourne contre Dieu et devient le célèbre vampire, Dracula. 4 siècles plus tard, il fait appel à un notaire, Jonathan Harker (Keanu Reeves) pour quitter sa Transylvanie natale et s'installer en Angleterre. Là-bas, il fait la rencontre de la fiancée de Jonathan Harker qui est la sosie de sa défunte épouse. Ce film "Dracula" (car il y en a eu des films "Dracula" !) est sûrement l'un des plus connus et également l'un des plus appréciés. Et pour cause ! Francis Ford Coppola réalise ici une œuvre majeure de sa filmographie qui a des qualités indéniables. Tout d'abord, son acteur principal,Gary Oldman qui joue Dracula, est absolument magistral dans ce rôle. Il est à la fois terrifiant et passionnant. Son interprétation mériterait presque à elle seule de voir le film tant elle est incroyable. Gary Oldman parvient à faire de ce Dracula un personnage complexe pour lequel on s'attache malgré ses crimes. A noter que le maquillage et les déguisements de Dracula sont très réussis. Ensuite, sa mise en scène inventive. Coppola s'amuse a de nombreuses reprises avec les ombres des personnages et c'est jeu d'ombre en révèlent beaucoup sur la personnalité des personnages mais aussi sur la suite du film. De plus, la façon dont Dracula se déplace parfois, comme s'il glissait sur le sol, est très bien rendue. Ce film mélange habilement les genres, on passe du drame à la romance en faisant un détour par le fantastique tout en lorgnant vers l'horreur. Le tout joue beaucoup sur la sensualité voir même parfois sur l'érotisme (en même temps, les vampires aiment sucer... le sang). L'amour est le sujet principal de ce long-métrage et il en question sous différentes formes (l'amour de Dieu, l'amour d'une femme...) et il en ressort que l'amour est plus fort que tout mais qu'il peut amener à commettre de terribles actes. Ce film "Dracula" de Coppola est donc un film sur l'amour mais qu'il vaut mieux ne pas confondre avec une comédie romantique. Gary Oldman y est excellent (il ne faut pas oublier Winona Ryder qui n'est pas mal non plus) et la mise en scène inventive.
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