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Un visiteur
2,5
Publiée le 8 juin 2010
Aussi beau que chiant, c'est dire si la splendeur visuelle atteint des sommets. Non, non, le côté profond et allégorique ne m'a pas échappé...Un jour promis, je tâcherai de tomber en pâmoison devant un film de Francis Coppola.
Un film fidèle au roman de Bram Stoker. Accrocheur mais à la mise en scène assez bizarre, baroque, riche. L'ambiance est glauque et gothique à souhait. Les acteurs sont bons avec en tête un Gary Oldman exceptionnel. Le pouvoir érotique du vampire est bien retranscrit mais l'ensemble manque un peu de rythme toutefois. La photographie est superbe. Une œuvre dense.
Un film assez étrange en son début, a la mise en scène bizarre mais non moins efficace. La romance et l'épouvante se marient ici très bien. La photographie est très belle. Et que cela est grand de voir cette confrontation culte entre un Gary Oldman habité par son personnage et un Anthony Hopkins toujours très bon. Grand film.
Dans le panorama cinématographique des adaptations de Dracula, "Dracula" de Francis Ford Coppola sorti en 1992, se distingue par son ambition esthétique et sa relecture romantique du mythe du vampire. Le film se déploie comme une fresque visuellement luxuriante, saturée de couleurs et de textures qui semblent émerger directement d’un tableau expressionniste. Coppola, en collaboration avec le directeur de la photographie Michael Ballhaus et la costumière Eiko Ishioka, crée un univers où chaque cadre mérite d'être encadré.
Le choix de Gary Oldman pour incarner Dracula est particulièrement inspiré. Oldman parvient à offrir une performance nuancée, oscillant entre la monstruosité terrifiante et une vulnérabilité presque touchante, encapsulant parfaitement la dualité du personnage. À ses côtés, Winona Ryder et Anthony Hopkins apportent un mélange d'innocence et d'intensité, respectivement, bien que la prestation de Keanu Reeves soit souvent critiquée pour son manque d'authenticité dans un rôle qui exigeait une portée dramatique plus complexe.
Le film brille surtout par son approche visuelle. L'utilisation inventive des effets spéciaux, qui s'appuie sur des techniques traditionnelles plutôt que sur l'infographie alors naissante, confère au film une texture organique qui renforce son atmosphère gothique. La musique de Wojciech Kilar, avec ses thèmes lancinants et dramatiques, amplifie l'ambiance oppressante et tragique du récit.
Néanmoins, le film n'est pas sans défauts. Le scénario parfois surchargé peine à maintenir une cohérence narrative, laissant certaines subplots sous-développées et d'autres, sur-expliquées. La tentative de tisser une histoire d'amour profonde entre Dracula et Mina, bien que séduisante, frôle par moments l'excès et risque de diviser les puristes du roman original de Stoker.
En somme, "Dracula" est une œuvre qui, malgré certaines incohérences dans le récit et une distribution inégale, réussit à captiver grâce à son style visuel audacieux et à des performances mémorables. C'est un film qui s'apprécie autant pour son audace artistique que pour son interprétation des thèmes éternels de l'amour, de la perte et de la damnation.
« Dracula » est un film épouvante / horreur croisé avec une romance. Il relate l’histoire du plus célèbre des vampires. Ayant été maudit il y a des siècles, Dracula décide de quitter son immense château pour se rendre en Angleterre, pour cela il va se servir de Jonathan Harker un notaire qui se trouve être fiancé à une femme qui ressemble comme deux goûtes d’eau à son défunt amour. Ce film est plein d’idées au niveau de la mise en scène, des dialogues et du scénario. Les décors et les costumes sont absolument magnifiques. L’atmosphère est sombre, gothique, romantique, érotique et forme un tout qui fonctionne à la perfection. Le casting est plein de très grands acteurs (Anthony Hopkins, Gary Oldman, Winona Ryder et Keanu Reeves). Ce film est un classique que je ne peux que vous conseiller.
Waouh, comment il craint ce film!!! Ayant retrouvé une poussiéreuse cassette vidéo (que je croyais peut-être hantée d'ailleur), je me suis rappelé de ce film, vu vers 1995, en attestent les pubs de l'époque de l'enregistrement. Je me suis dit que je devais avaoir des goûts de chiottes à 12 ans pour ne pas apprécier la patte de maître Cappello (Coppola,pardon) Et bien non, j'étais déjà un homme de goût à l'époque. Ce film est une série Z à gros budget, à l'esthétisme douteux, truffé d'effets infâmes (transitionsde type "on zoome sur un oeil de loup et l'oeil devient la lune dans la scène d'après") , inscription en médaillon de Winona dans un coin quand Keanu pense à sa dulcinée...Pitoyable. Et surtout le film suiut à la lettre tous les dogmes du film de vampire instaurés depuis les années 50 et franchement désuets (Ails, fines herbes, crucifix...).Exactement pas comme un autre film sorti à la même époque, "Entretien avec un Vampire", qui,lui, au contraire a fait avancer les choses en cassant une à une toutes ces règles encombrantes, avec beaucoup d'élégance. Ce film est donc, à mon sens, complètement raté, esthétiquement, scénaristiquement, costumement, et semble dater d'il y a au moins 30 ans. C'est pas que j'aime pas, c'est que c'est vraiment à chier, c'est comme ça, j'ai décidé.
Du grand n’importe quoi. Ce Dracula fait honte à l’œuvre de Bram Stoker ; il réalise l’exploit de rendre une histoire palpitante et intense, en une histoire d’amour creuse et ennuyante d’un bout à l’autre. Chapeau. Mais ce Dracula pêche autant dans la forme que dans le fond, avec en point d’orgue un Coppola complètement à côté de son sujet (effets de style foireux, narration décousue, surimpressions oppressantes). Je veux bien que l’on prenne des initiatives en faisant une adaptation, mais de là à foutre des costumes ridicules à Dracula et à changer totalement la personnalité des personnages, il y a une décence à ne pas franchir. Les décors ne sont pas très crédibles, les acteurs à peine plus, et l’univers et l’ambiance du film ne sont pas convaincants.
L'univers est proche de celui de Tim Burton à qui on aurait emprunté ses décors, sa musique et sa Winona Ryder, mais ça ne suffit pas. Malgré un casting prestigieux, ce Dracula à la sauce "Roméo et Juliette"/"Belle et la bête" est à mourir d'ennui. (Mauvais)
Pour certains Dracula est culte, pourtant je n'ai pas adhéré à la réalisation, ni à l'univers proposé. Je ne reproche rien au film de vampire, au contraire, mais celui-ci est très, voir trop particulier. J'aurai voulu que l'on me propose quelques chose de moins loufoque, de moins extravagant. Le casting était pourtant exceptionnel, dommage.
Le plus impressionnant, le plus réaliste, le plus poétique, le plus envoutant, le plus fidèle à l'œuvre de Stoker ! Bref tout simplement Le film contant les aventures du comte Dracula grâce à un Francis Ford Coppola inspiré (ombres, costumes...) !
Je ne l'ai pas vu lors de sa sortie à l'époque, certes, mais de là à dire que c'est un chef d'oeuvre, il faut m'expliquer. Car ni l'histoire loufoque, ni le jeu d'acteur ridicule, ni les scènes incohérentes ou ni même les décors (bons pour un film de 1980 à la limite) ne parviennent une seule seconde à me faire croire que ce film vaut mieux que la note que je lui ai donné.
L'adaptation du mythe de Dracula d'après Bram Stoker est une réussite pour Coppola. Son comte est un vampire damné, rongé par la souffrance, et guidé par l'amour éternel. Il émeut autant qu'il épouvante. Le film nous entraîne aux confins de la sensualité et de l'angoisse à travers des scènes remarquables, incarnées par des acteurs sublimes. La sulfureuse Lucy, mordue dans un soupir charnel, et surtout la douce ténébreuse Mina, passion du puissant Dracula, sont délicieuses. Les dialogues aussi font la réussite de cette romance poétique, qui se déploie dans de sombres décors mouvementés aux images somptueuses.
« Dracula » est l'une des nombreuses pièces maîtresse de la filmographie de Coppola. Fidèle au roman initial de Bram Stoker, ce mythe revisité par les soins de ce grand nom de la réalisation, nous apparaît dans une droite posture à la descendance théâtrale. Un classique honorifique à l'égard de sa création d'origine, qui fait preuve d'une certaine dextérité afin de traiter habilement son sujet pour ne pas tomber dans l'adaptation personnelle. Ce dernier nous réserve quelques scènes d'anthologies, où s'expose Gary Oldman dans son meilleur rôle jusqu'à présent, enclin dans son personnage au brin de voix travaillé et à la mobilité appropriée pour jouer à merveille le comte Dracula. Nous regretterons d'ailleurs que la partie mise en place au château du prince ne dure plus longtemps, tant la prestation de l'acteur est impressionnante et fait preuve d'une témérité sans faille. Sans pour autant décevoir, l'après-coup de ce choc sans concession annonçant un film grandiose, se divise en plusieurs parties pour le moins inégales, changeant complètement le climat instauré dans son introduction. Il faut néanmoins admettre de ce changement pouvant être des plus déconcertant, que « Dracula » est avant tout une oeuvre romantique et non horrifique, et prendre une tournure contraire à l'oeuvre originelle n'aurait pas été une adaptation concrète et loyale envers elle comme l'avait décidé Coppola dans une notion première. Cette transposition cinématographique profite tout de même d'une mise en scène éclatante sur la durée qui ne tarde pas à faire son office afin de plonger le spectateur dans cette aventure légendaire. L'empreinte artistique et la liberté sur la conception des magnifiques décors et costumes, se transmet par de vieux trucages et un aspect à la fois sombre et théâtral qui anime vigoureusement le rythme de cette production. Un convertible d'émotions auquel on prend toujours plaisir à regarder et qui émet toujours les mêmes sensations au fil des années.
Je n’avais jamais vu de Coppola jusqu’à aujourd’hui. Mais si je me fis entièrement à ce « film », je dirais que c’est un sacré filou. Et si c’est ça le livre, je me demande vraiment comment il a pu avoir du succès. Le ton est donné dés le début du film : kitsch, réalisation très années 80, illogisme (pourquoi elle se suicide, concrètement ? Et pourquoi a t-elle un filet de sang si elle s’est noyée ? Elle devrait être bleue et exsangue) un Dracula d’un ridicule profond, contre un Jonathan d’une débilité sans nom, et incarné d’une manière totalement..désincarnée. Le film commence sur lui, mais au final, on le voit fort peu, commencer sur Mina aurait été largement plus inspiré et judicieux. Les autres acteurs ne sont pas en reste, sauf Mina à la rigueur : Hopkins excelle en tout cas dans la médiocrité. La voix off, et intérieure, est particulièrement exaspérante. De plus, les évocations surprenantes de sexe (Mina qui matte le Kama-Sutra, sans commentaires) semblent exister dans l’unique but de prévenir d’un éventuel flop (car le sexe reste vendeur) Les effets spéciaux ne sont pas en reste : un loup-garou bof, des giclées de sang peu réalistes (d’ailleurs, on notera le sérieux manque d’hémoglobine, pour un film de vampire) et le summum, une ombre indépendante ! Sieur Coppola, visiblement très content de son effet d’ombre, nous la ressort à toutes les sauces. Tu sais Coco, on a compris que c’était un acteur complice qui faisait des ombres chinoises. Enfin, la moitié du film est incompréhensible : pourquoi des vampirettes chez lui ? Pourquoi un loup garou ? Pourquoi insiste t-il sur la fuite d’un loup blanc ? Pourquoi Jonathan a les cheveux blancs ? Et la réalisation a de quoi miner le moral : scènes chiantes succèdent à des scènes courtes et rapides. L’histoire d’amour est soi n’est pas mal, mais exploitée de manière trop superficielle, surtout que Dracula ne m’a pas séduite, juste apitoyée. Et inutile d’évoquer l’éventuelle teneur en frissons de ce film : inexistante.