Deux hommes dans l'Ouest
Note moyenne
2,7
61 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

17 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
3 critiques
3
6 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2011
Il commence doucement cet unique western de Blake Edwards. Rythme, actions, personnages... On se demande quand cela va vraiment démarrer. Ce qui arrive au bout d'une petite demie-heure, grâce à une scène de hold-up plutôt originale et un ton souvent désinvolte donnant à l'oeuvre une certaine personnalité. Ce n'est jamais passionnant, mais les beaux décors naturels, quelques scènes d'actions très efficaces (malgré des ralentis un peu lourdingues), un casting de qualité et cette relation assez touchante qui unit les deux héros permettent de rendre le spectacle intéressant voire parfois inattendue (l'affrontement de Karl Malden et ses fils avec les éleveurs de bétails en tête). Un bon film, à défaut d'être majeur dans la carrière de son réalisateur.
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2025
Difficile quand on s'appelle Blake Edwards et qu'on est le père adulé de la "Panthère rose" (1963) ou de " La party" (1968) de convaincre les studios de vous laisser vous embarquer dans la réalisation d'un western, genre tombé de son piédestal depuis bien longtemps et qui subit depuis quelques années les coups de boutoir de réalisateurs jeunes ou anciens qui en détournent tous les canons pour le plus souvent éclairer d'un jour nouveau la fameuse conquête de l'Ouest notamment à propos du génocide indien. Tous émoustillés par la vague parodique initiée par un italien barbu qui ne respectait rien nommé Sergio Leone, s'y sont mis entre 1965 et 1975 de John Huston ("Juge et hors la loi") à Arthur Penn (Little Big Man") en passant par Joseph L. Mankiewicz ("Le reptile"), Sam Peckinpah ("La horde sauvage"), Robert Altman ("John McCabe"), George Roy Hill ("Butch Cassidy et Billy the Kid), Sydney Pollack (Jeremiah Johnson"), Ralph Nelson ("Le soldat bleu") ou encore Elliot Silverstein ("Cat Ballou", "Un homme nommé cheval"). La liste pourrait facilement être multipliée par trois ou quatre.
Blake Edwards qui a toujours cherché à sortir du créneau assez réducteur de la comédie loufoque a visiblement voulu participer au mouvement et s'évader un instant dans les grands espaces. Tentative louable qui s'est soldée par un cuisant échec, la MGM remaniant et amputant le montage après quelques projections-test négatives. A sa sortie le film n'eut pas plus de chance, éreinté par la critique. Comme il dut le faire régulièrement tout au long de sa carrière, Blake Edwards alors dans une période sombre ("Opération clandestine" et "Top secret" furent des échecs), remit en chantier deux suites aux aventures de l'inspecteur Clouseau. C'est ainsi qu'en trois salves, six nouveaux épisodes à la qualité déclinante seront proposés aux aficionados. A propos du film, Blake Edwards confessera qu'il s'agissait d'une des plus grosses désillusions de sa carrière.
Aujourd'hui, pourtant remonté en 1986 par la MGM dans une version plus conforme à la volonté d'Edwards, "Deux hommes dans l'Ouest" ne figure dans pratiquement aucune des anthologies consacrées au western. Une injustice autant qu'un mystère, comme l'histoire du cinéma en est jalonnée. Comment l'expliquer ? Peut-être en partie parce que “Deux hommes dans l'Ouest" à rebours de ses frères d'armes n'emprunte pas la voie de la dérision ou de la dénonciation qui faisait fureur à l’époque mais choisit celle élégiaque d'une sorte de fable construite autour de l'amitié de deux hommes rendus à des stades différents de leur vie. La soudaine spoiler: soif de liberté qui saisit ces deux cowboys salariés va les conduire à prendre des chemins buissonniers pour une courte balade se terminant rapidement dans le sang comme cela semblait inscrit dans le marbre dès la naissance du projet, on devrait plutôt dire de cette lubie. En effet ces deux-là [spoiler]n'ont aucune disposition morale pour le banditisme ayant chacun au fond de leur âme une trop grande dose d’honnêteté (Holden déduisant la paie de ses collègues cowboys du hold-up qu'il est en train de commettre) voire d'angélisme (O'Neal s'encombrant d'un chiot dans leur fuite). La joie d'être enfin libres et ensemble (superbe scène où Holden dresse un pur-sang) fait passer en second plan les contingences matérielles et l'instinct de survie. Dès lors avec à leurs trousses le fils revanchard (Tom Skerritt) de leur patron (Karl Malden) et sa troupe, bien décidés à récupérer le butin, leur destin semble scellé et leur chevauchée sera bien plus courte que celle interminable de Butch Cassidy et Billy the Kid qui les avait menés jusqu'en Bolivie
dans le film de George Roy Hill sorti deux ans plus tôt.
Comme leurs glorieux confrères, spoiler: ils choisissent de musarder en route pour se payer du bon temps avec l'argent gagnée mais Frank Post (Ryan O'Neal) le jeune chien fou[spoiler] ramassera une balle mortelle lors d'une imprudente partie de poker. La joyeuse et insouciante balade se transforme dès lors en une conduite au tombeau pathétique et déchirante qui rappelle cruellement aux deux hommes qu'on ne s'improvise pas bandits de grands chemins. Le chemin de croix s'achève après une nuit de délire gangréneux et le plus ancien n'a plus alors qu'à attendre ses poursuivants pour rejoindre son compagnon d'infortune dans les nuages où peut-être leur folle escapade pourra se poursuivre sans contrainte ni violence.

A partir d'un scénario très simple conçu par lui-même comme une réplique « ouvrière » du film de Roy Hill, Edwards livre ici sans doute son chef d'œuvre comme l'affirma le critique américain Arthur Knight. Aidé de son chef opérateur habituel Philip Lathrop, Edwards montre qu'il est tout à fait à l'aise dans les espaces grandioses de l'Arizona. Mais s'il a bien réussi une chose sur ce film, c’est l’association improbable entre le vétéran William Holden à peine sorti de chez Peckinpah et Ryan O'Neal que l'on n'attendait pas dans un western juste après le succès de "Love Story" (Arthur Hiller en 1970). Sans doute parce qu'au fond de lui-même William Holden pouvait se reconnaître autrefois jeune acteur de "Sabrina" (Billy Wilder en 1954) et de “Picnic" (Joshua Logan en 1955) dans les attitudes bravaches de Ryan O'Neal. Karl Malden, Tom Skerritt et Joe Don Barker complètent de brillante manière la distribution. Si vous voulez réparer une injustice, procurez-vous très vite le DVD que les éditions Warner viennent de sortir dans leur collection western dans une version rallongée
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2010
Seul et unique western de Blake Edwards, ce film est pourtant une réussite. Ambiance étrange et crépusculaire, Edwards dépeint un univers où les hommes, tour à tour cruels ou protecteurs, se définissent par leur rapport à la nature et aux animaux. Si la violence est latente tout le long du récit, elle explose à la fin dans des gerbes de sangs filmés aux ralentis, un style qui rappelle celui de Peckinpah. La chute quant à elle, est d’une noirceur total, rappelant que le clown pouvait se faire triste et grave. Deux mots sur le casting, assez fameux : William Holden, Ryan O’Niel, Karl Malden, Et Joe Don Baker, bien connu des amateurs de film de baston des 70’s.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2011
Un film à l'image de la carrière de Blake Edwards… en dents de scie ! Ici, avec ce western post-spagettis, le réalisateur de "Diamants sur canapé" ou de l'incontournable "The party" se situe plutôt dans le creux de la vague. Son western, malgré l'implication de William Holden et le talent de Ryan O'Neal, souffre d'un scénario famélique et d'une mise en scène trop classique… Bref, on s'ennuie…
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2010
Blake Edwards est incontestablement un grand réalisateur de comédie qui a été capable d'aborder avec "Le Jour du vin et des roses" un autre genre qu'est le drame réaliste. Donc je m'attendais légitimement à mieux qu'à un western hyper-conventionnel et réalisé de façon totalement classique. Et bien que le Code Hays était depuis quelques années six pieds sous terre, Edwards donne l'impression de le respecter (alors que c'était loin d'être le cas dans ses comédies quand il était encore en application!) en se montrant beaucoup trop sage. A l'époque où règnait les Leone et les Peckinpah, l'ensemble apparaît terne. L'ensemble se laisse regarder mais uniquement grâce à William Holden, extraordinaire, qui tient tout l'intérêt du film sur les épaules. Pas un indispensable.
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2018
Incursion du spécialiste de la comédie B. Edwards dans le genre du western, ce film est portée par une image splendide, alignant les plans d'une beauté formelle parfois à couper le souffle, exploitant à merveille la profondeur de champ ainsi que certaines lumières naturelles via des compositions de plan mirifiques. Le scénario est en mode désanchanté, comme souvent dans les 70's, avec cette course tragi-comique des deux losers de l'Ouest, deux hommes qui rêvent d'une vie meilleure, et qui vont s'écarter du droit chemin pour y parvenir. Le casting est donc composé d'un W. Holden encore plus vieillissant et touchant que dans "La horde sauvage" tandis que R. O'Neal joue un jeue chien fou parfois attachant, parfois agaçant. En face, il y a un K. Malden un peu sous-exploité, tout comme le duo J.D Baker et T. Skerritt. C'est d'autant plus frustrant pour eux que le film est très long, sans doute trop long, Edwards ne gérant pas son rythme de manière pragmatique, faisant s'éterniser certains plans, certaines séquences, au-delà du raisonnable, sans doute emporté par le fait qu'il s'éclater à filmer au sein de ce genre mythique, et sans doute son attachement aux personnages principaux, à leur dynamique. Une dynamique qui sera d'ailleurs largement reprise par M. Cimino dans "Le canardeur", même si les deux films sont assez différents. Reste donc un western trop lent, parcouru d'éclairs de violence influencés par Peckinpah, pour un résultat inégal, parfois bien vu, mais qui nous perd en route. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mai 2013
Belle histoire et bons acteurs notamment William Holden mais cela n'empêche pas que tout cela soit un peu long. Blake Edwards, réalisateur de grandes comédies s'essaye au western avec Deux hommes dans l'Ouest mais c'est moyennement réussi.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2021
Et nous voilà de suite au coeur de l'histoire de la mèlancolie et des illusions perdues où le vieillissant William Holden et l'ardent Ryan O'Neal arpentent l'Ouest des annèes 1880 en pleine transformation! Le rècit de deux cowboys inoubliables, devenus malfaiteurs et qui fuient vers un Mexique fantasmè qu'ils ne verront jamais! Duo d'acteurs mèmorable et final crèpusculaire à souhait dans un Monument Valley à chialer! C'est l'unique western de Blake Edwards et on le regrette tant "Wild Rovers" est remarquable d'un bout à l'autre, plus beau et plus amer qu'à l'habitude! Le rèalisateur du mythique "Breakfast at Tiffany's" adapte à sa mesure l'univers des cowboys usès! Et c'est une rèussite à bien des égards, proche du cinèma de Peckinpah! C'est dire! Quel dommage que ce western magnifique fut amputè de plusieurs minutes (la version longue dure une demie heure de plus) dans un long-mètrage qui devait durer à la base 3h! Une pensèe pour le regrettè Cimino...
Audette Labbesque
Audette Labbesque

16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2019
Blake Edwards donne au western et, en l'occurrence aux cow boys (pas d'indiens ni de guerre ici) toute sa dimension : ce sont des cows keepers, des travailleurs qui dépendent d'un land owner.
Lorsque deux de ces travailleurs réfléchissent et se disent qu'il serait plus rentable pour eux de braquer une banque que de s'échiner à bosser dur toute leur vie pour qq dollars, l'aventure commence.
On part avec ce duo assorti, le jeune aux boucles d'or et le "vieux" sage et sérieux plein de bonté... poursuivis par un "Joe Dalton" et son frère, les deux héritiers du ranch.
Blake Edward nous tient en haleine.
Il prend son temps, s'amuse comme un fou et nous aussi, parle amitié, amour, grands espaces, etc.
What a trip !
2 heures de pur bonheur.
Happy end ?
Je ne vous spoilerai pas...
dai72
dai72

189 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 décembre 2010
Impossible de mettre zéro alors je donne 0.5. Mais c'est fou à quel point on peut s'ennuyer devant ce film. Je me disais qu'un film de Blake Edwards allait forcément me plaire, que ce serait drôle, vivant, farfelu. Eh bien ! non, la preuve avec ce film totalement manqué qu'on oubliera vite !!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2018
BE film l’errance, l’attente. L’action est certes reléguée au second plan mais le style est là et la tension palpable dans la première partie autant que la valeur de l’amitié dans les grands espaces dans la seconde.
Intéressant
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2023
Le cinéaste Blake Edwards s'essaye dans le Western en 1971 propre à l'écran au visionnage mais minime avec une intrigue mince voir prévisible !
Je n'avais vu du réalisateur que des comédies comme la saga "La panthère rose" , "Thé Party" ou "Diamants sur canapé " qui étaient des réussites, il s'aventure avec "Deux hommes dans l' Ouest" dans un genre plus sérieux avec deux cowboys célèbres voulant faire un grand coup de voler de grosses sommes d'argents à des gens riches et prendre la retraite au Mexique, sauf que le propriétaire envoie ses hommes à leurs poursuites. Ce que je raconte est le synopsis de tout le film assez mince mais il y a une belle photographie, la musique entrainante de Jerry Goldsmith et le plaisir de voir à l'écran William Holden, Ryan O'Neal, Karl Malden ou le jeune Tom Skerrit qui jouent le jeu. Pas un grand Western, juste qu'il accomplit le contrat de passer un petit moment sympa.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2023
Blake Edwards s'essaie au western avec un film assez soporifique. William Holden et Ryan O'Neal sont très bien chacun de leur côté mais ne semblent pas avoir de réelle alchimie. Leur duo m'a fait penser à un Thunderbolt & Lightfoot du pauvre.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2014
Le seul western de Blake Edward, cela ne se manque pas. De plus, c'est un beau film, profond par l'amitié et grave par la philosophie qu'il véhicule. Durand deux heures la question de la vie et de la mort se posera constamment, il s'y mêlera la folie, l'obsession et la violence physique que chaque homme porte en lui. Le ton parfois est proche de la dérision, c'est pour mieux nous faire sentir l'inutilité de certains de nos actes. La mise en scène essaye le plus possible de coller à la réalité sans effets excessifs, seuls quelques ralentis malencontreux en ternissent la grande qualité. C'est un western lent qui avance au pas des chevaux pour mieux nous faire ressentir les tristes conditions de vie des cow-boys et leur avenir sombre même pour ceux qui réussissent financièrement. L'accident de cheval est un bon déclencheur de la suite, c'est si souvent le cas après un drame vécu. En vérité l'histoire est un prétexte pour développer un lyrisme empreint de tragédie entre quelques poses photographiques dans des décors naturels baignés de lumière naissante ou finissante. La fin de Ross Bodine, un peu mystérieuse sur le plan psychologique laisse un goût d'amertume sans doute voulu par Blake Edwards.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2014
Pour son seul western Blake Edwards a réalisé un chef d'oeuvre. Je pense que ce western a été un peu oublié. Les acteurs sont très bons. Les paysages sont sublimes et très bien filmés. La musique de Jerry Goldsmith est excellente.
Les meilleurs films de tous les temps