Meme si on peut critiquer la forme, on ne peut rien dire sur le fond...Un systeme de sante americain qui fait froid dans le dos. J'ai trouve ce documentaire tres instructif et tres educatif.
Le meilleur Michael Moore pour moi, beaucoup plus digeste que Farenheit 9/11. On sort de la séance en se disant qu'on est vraiment bien loti en France. Film bourré d'exagération certes (d'ou seulement 3 étoiles) le couple de français moyen étant la plus grosse à mon avis - pas du tout réprésentatif... A voir.
Un superbe hommage à ce qui est notre bien le plus précieux : une couverture santé universelle et solidaire qui soigne les citoyens en fonction de leurs besoins et non de leurs revenus. On peut déplorer un trop fort antagonisme entre un système américain véritablement effrayant au cynisme criminel et d'autres systèmes beaucoup trop idéalisés (le britannique présenté comme merveilleux - alors pourquoi tant d'Anglais viennent se faire opérer en France ? - et le français où la présentation du couple "moyen" à 7500 € de revenus mensuels dont le seul souci sont les loisirs tout comme la crèche à 1 € par jour, est insultante). Néanmoins, aux yeux d'un Américain, notre système apparaît à juste titre le meilleur ! Ce film est d'intérêt public car il nous fait ouvrir les yeux sur le danger des lobbies privés soutenus par nos gouvernants pour qui "les Français peuvent bien dépenser pour leurs soins comme pour leurs loisirs", car une dérive vers ce système américain honteux est d'actualité ! La Santé publique est trop importante pour la confier des intérêts privés.
Michael Moore frappe encore très fort avec cette excellente critique du système de santé américain. Certes, il embellie peut être un peu trop certaines situations, mais c'est pour mieux enfoncer le clou et dénoncer au mieux un système incompréhensible pour nous Francais.
C'est pas un film, encore moins un documentaire. Michael Moore enfile une succession de témoignages pour prouver son propos : le système américain est inhumain et dangereux. Le problème de son postulat de base, c'est qu'il ne mène pas une enquête approfondie sur le sujet, puisque à la fin, on ne comprend toujours pas trop comment le système fonctionne, quels sont ses rouages. Là, on ne voit que les dysfonctionnements et la cupidité qui en sont des ficelles incontournables certes, mais sûrement pas les seules. Le trait est grossier, et tourne même à la farce au moment où l'on sort du contexte américain pour une "étude" des autres systèmes de santé qui déclenche plus une crise de rire que qu'une intense réflexion. La France en prend pour son grade avec ses habitants grêvistes, alcooliques, feignasses et dont les principaux centres de coût sont le poisson et les vacances. Mais bon, il faut regarder ce film pour ce qu'il est, un brûlot anti-Bush, anti-républicain et une volonté énergique de dénoncer une situation profondément odieuse. Si dans la forme, on peut reprocher à Moore une certaine "malhonnêteté", sur le fond, il joue à merveille son rôle de Don Quichotte redneck. En définitive, Sicko s'adresse bien plus à un public américain, qui semble d'après ces images d'une apathie et d'une résignation proprement stupéfiantes, qu'à un public international qui saura plus séparer le bon grain de l'ivraie. Réveiller les consiences avec un coup de pied au cul, c'est toujours plus valable qu'un spectacle conformiste et servant la soupe à un gouvernement quelconque. Et ça entretient le sens critique, atout non négligeable...
Faire rire et pleurer avec un film sur la sécurité sociale, ce n'est pas donné à tout le monde ! On ne s'ennuie pas une seconde, chaque plan amène de l'amusement, une idée, de l'émotion, une farce. Michael Moore s'impose comme un grand réalisateur, avec son sens du rythme, son montage décomplexé et inventif si personnel, l'utilisation de la vidéo, de l'infographie et du net, son implication comme personnage dans l'exposé de ses idées, de sa sensibilité, sa mauvaise foi toute humaniste. Accessoirement (?), il est permis de trouver que le fond du film n'est pas idiot...
Un film intéressant mais hélas trop dirigé. L’auteur nous partage sa vision du système de santé Américain, mais il prend trop parti pour les autres systèmes partagés dans son film. Le système français n’est pas vraiment exact. Ex : Les médecins de nuit ne sont pas là pour guérir le malade, mais plutôt pour faire en sorte qu’il puisse tenir jusqu’au lendemain. Tout n’est pas gratuit en France, comme il aimerai le faire croire. J’ai quand même bien aimé comment il a parlé de nous autres Français.
Ce qui est dangereux avec Moore, c'est de choisir la facilité et de prendre argent comptant ce qu'il nous dit. Certe c'est bien la France, on a de la chance mais encore faut-il expliquer comment est financer notre système de sant ; l'Etat trouve pas l'argent comme ça. J ne parle pas du couple moyen avec 7000 euros par moi (l'appartement est fort sympatique)...
Attention il faut avoir réellement un esprit critique en regardant ce doc. J'imagien même pas les ricainx qui vont le voir et imaginer comment être nos beau pays : université gratuite (celle la elle est sympa), on paye rien pr les frais de santé (mes lunettes je crois k c'est ma mutuelle de mes parents...)...
Depuis quelques années on peut louer Michael Moore pour mener un combat courageux qui se veut une voix dissonante. Il écorne avec hargne les travers de la société américaine et vient casser un peu l’image idyllique que l’on trimbale sur les states. Mais, est-ce l’effet répétitif de docu en docu, qui fait que peu à peu son discours et donc son action perdent leurs forces ? Car Sicko, même s’il n’est pas désagréable à regarder, se place loin derrière ses œuvres précédentes. Excessif, partial, Moore enfonce le clou jusqu’à plus soif… Et si l’on est saisi par ses exemples américains, lorsque l’on arrive aux références des systèmes européens, dont on ne connaît que trop les dérives, on se dit que si tout est traité à l’avenant, chacun peut à son tour faire un docu à l’identique penchant d’un côté ou d’un autre… A cette impression, que l’on peut coupler avec le périple cubain totalement surréaliste, on doute forcément de la crédibilité de l’ensemble.
Absolument génial! Le meilleur documentaire de M.Moore pour moi! Si la censure ne sévit pas trop aux US, ce film pourrait faire réagir les gens! Le capitalisme poussé a l'extreme dans la pays qui se pretend la plus grande nation du monde... A ne manquer sous aucun pretexte
Ce qui est intéressant dans ce film de Mickael Moore, c'est la démonstration à charge. Ce qui n'est pas intéressant, c'est la démonstration à charge. Totalement à charge. Vraiment lourd, le Moore ... Avec ce type de malhonnêteté on peut tout démontrer. Sur le coup, Farenheit 9/11 perd de sa saveur et la Palme de Cannes de son intérêt. Et cela pourrait rejaillir sur tous les documentaristes. Halte au Moore !!!
Brulôt anti-républicains US qui montre -avec raison- les méfaits de la privatisation de la santé, l'absurdité du système, le mépris pour les indigents qui ne peuvent payer des sommes exorbitantes, l'importance de la solidarité. Tout cela part d'un bon sentiment, sauf qu'on en finit justement par tomber dans le sentimentalisme. Si globalement la dénonciation tombe juste, la méthode d'analyse reste superficielle. M. Moore n'hésite pas à user de moyens démonstratifs bien lourds et d'exemples caricaturaux, comme sur la France, pays niaisement idéalisé: ok, le système est opposé à celui des USA mais ici on fausse la réalité à grand renforts de clichés. Dans l'appel au changement espéré, on nous ramène au patriotisme américain qui, après ce tableau noir, a un goût bien indigeste. Il est clair que ce film (peut-on parler de documentaire?) a été fait avant tout à destination d'un public américain, pour le faire réagir. C'est mieux que rien mais ça manque vraiment de rigueur! A force de s'y croire, Moore finit par taper dans le grotesque. Une sorte de propagande pro-Hillary Clinton fondée sur l'émotion, à la limite de la désinformation.