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John Henry
127 abonnés
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3,5
Publiée le 3 août 2020
Woody Allen aborde ses thèmes éternels cette fois sous un angle différent, celui du drame, du crime et confronte ses personnages à des questions nouvelles comme la culpabilité, toujours cependant liés à Dieu ou à l'amour et au couple. Profondément désabusé, presque désespéré ce cru de Woody Allen.
C’est la première fois que Woody Allen évoque des thèmes tels que moralité et culpabilité de manière aussi directe au point même de friser le film moralisateur. Le vrai reproche que l’on peut lui faire est son hésitation sur le ton employé, trop de noirceur pour une comédie et trop de légèreté pour un film noir car il est criant que le réalisateur a une réelle incapacité à user d’humour noir comme peuvent le faire les frères Coen par exemple. Néanmoins le film propose des dilemmes et choix moraux intéressants à approfondir grâce à leur nuance.
La decennie 90 de Woody Allen marque un début de tournant dans sa carrière. Moins de comédie pur, place à un équilibre parfait avec la dramaturgie.
Par ce biais là, Woody Allen fait place à deux récits éloignés, avant de les rejoindre par le prisme de son titre : Crimes et Délits. Le film questionne les remords, les choix pris et l'impact de ses derniers.
C'est parfait en termes de rythmes et c'est parfaitement traité.
Inspiré de Dostoïevski, "Crimes et délits" comporte deux segments qui finissent par converger sur la fin. A savoir les destins et les activités tangeantes d'un ophtalmologue (Martin Landau) et d'un documentariste (joué par Woody lui même). Une maîtrise implacable surnage de ce long-métrage : rythme, humour, qualité du jeu, flashbacks, rebondissements sans oublier bien sur un cynisme de premier choix. "La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'est en visitant la statue de la liberté" : réplique mémorable pour un nouveau coup de génie allennien. Quand le célèbre écrivain russe se retrouve passé sous le crible de la psychanalyse, cela donne un pur moment de plaisir. Si "Crime et châtiment" n'est pas votre tasse de thé, jetez vous sans modération dans ces délicieux "Crimes et délits" !
Une mise en train difficile pour ce film qui se compose de 2 histoires très différentes en contenu et en qualité. La première ressemble à une comédie classique mais mineure du réalisateur, par contre la deuxième partie est un drame qui apporte une épaisseur intéressante à un film assez déséquilibré.
Inconnu dans mon bataillon cinématographique jusqu'à ce jour de mai, à La Filmothèque ! L'erreur est réparée. Un très grand film, très belle oeuvre d'Allen. Le plus psychologique, le plus noir peut-être. Pas une seule fausse note ! A masterpiece, Joyce, et je ne referai pas la même blague !
Un bon film, pas grand chose à redire... SAUF le manichéisme du scénario qui en fait un film moyen. Les salauds s'en tirent et le gentil (joué par W.A. comme d'habitude) se fait avoir. Un peu court quand même, on attend plus de W.A.
Dans ce film, Woody Allen raconte deux histoires différentes qui ne se rejoignent que tardivement ; la première avec lui-même pour donner le côté léger de l'ensemble, la seconde avec un traitement dostoïevskien de la culpabilité et quelques éclairs bergmaniens (d'ailleurs c'est pas pour rien que le directeur de la photographie de ce film soit celui attitré du célèbre réalisateur suédois !!!) mettant en scène Martin Landau. Cette dernière est celle que l'on retient le plus, et la véritable star du film c'est Martin Landau, et on peut y voir un excellent brouillon d'un thème qu'Allen portera à son apogée dans son œuvre la plus aboutie "Match Point".
Le chef-d'oeuvre de Woody Allen, jamais égalé par lui depuis. Crimes et délits entrelace deux récits, le récit d'un crime (commis par Martin Landau) et le récit des "délits sociaux" commis par Cliff, médiocre documentariste joué par Woody Allen. "God is a luxury I can't afford", affirme Landau dans le film. Si Dieu est un luxe, Crimes et Délits en est un aussi dont on ne devrait pas se priver. Voir ma critique du film sur mon blog.
Décidément Woody Allen est un cinéaste qui ne me convient pas. Non pas qu'il manque de talent; sa mise en scène est belle et parfois même magnifique comme ici la séquence muette qui commence avec l'apparition du tueur et qui se termine avant que la porte d'entrée ne s'ouvre. Non, ce qui ne me convient pas c'est sa superficialité. Il aborde trente six mille questions sans jamais s'engager sur une réponse constructive...C'est en général le dernier qui parle qui à raison. Il présente des personnages sous un aspect trop changeant d'un moment à l'autre et qui le plus souvent sont sans intérêts. Le plus profond ici se suicide et n'apparaît qu'à la télévision et Miriam Rosenthal, la soeur de Judah ,ou Ben ,le frère rabin de Lester, qui semblent de grandes valeurs ne s'expriment guère. Angelica Huston qui joue superbement la maîtresse hystérique délaissée fait un peu tache dans le milieu totalement juif, et ce film ,qui est une pure fiction, a beaucoup de mal à se rapprocher de la vraie vie qu'il prétend d'écrire. Le cinéma est avant tout un art visuel et Allen est un bavard incoercible. Quand il ménage des instants de silence,je le trouve brusquement superbe mais hélas cela ne dure jamais...Je le soupçonne d'ailleurs de ne pas toujours savoir ou il veut en venir ...Le rationalisme doit être un mot inconnu chez lui. Il en faut tout de même un minimum dans les sujets des films qu'il propose.
Un tres bon Allen qui brasse avec bonheur ses themes les plus chers que sont la religion ,la psychologie ,les relations hommes/femmes ,le bien/le mal ....Il y a en fait dans cette oeuvre 2 histoires distinctes qui se rapprochent sur la fin : celle + tragique de l'ophtalmo (merveilleusement incarné par un Landau magistral) dont la maitresse devient trop envahissante et celle ,traité de facon + legere ,d'un documentariste fauché au bord du divorce tombant amoureux de la meme femme que son beau frere .Allen alterne avec brio la description de ces 2 etres aux vies totalement differentes mais ayant en commun un dilemne qui va modifier le reste de leurs existences respectives.L'humour qui provient de certaines scenes (Allen extra en amoureux jaloux) ou dialogues (la derniere fois que j'etais dans une femme c'etait lors de la visite de la statue de la liberté) contre balance des parties + philosophiques .
Décidément j'ai vraiment du mal avec les films à récits multiples de Woody Allen; Crimes et Délits n'en compte peut être que deux mais il ne déroge pas à la règle. Comme dans Vous Allez rencontrer... et To Rome With Love, je ne cerne pas le message que cherche à faire passer le réalisateur en mettant en parallèle ces deux intrigues trop disparates que ce soit au niveau du thème, du genre et hélas de la qualité, même si c'est un peu moins flagrant dans celui-ci. Je ne me passionne particulièrement pour aucun segment et l'aller retour incessant entre les 2 ne fait que casser le rythme, ce qui n'est déjà pas le point fort de ce genre de film. Enfin la philosophie de comptoir qu'on nous balance pour essayer piteusement de justifier le tout n'est absolument pas convaincante et même plutôt agaçante. Sinon, niveau mise en scène et réalisation c'est du Allen typique et les acteurs sont très bons.
Peut-être le plus dur et le plus sérieux de Woody Allen, mais aussi un des mieux construits et des plus intelligents. On y aborde les questions de la religion, du pêché (meurtre et adultère), de l'amour, de la réussite... Le film alterne entre l'histoire de Jud Rosenthal, qui tient du drame et de la tragédie, et celle du personnage de Cliff (joué par Woody), qui s'approche plus de son humour habituel (par le personnage du beau-frère) et de la romance (avec Mia Farrow). L'un est un riche ophtalmologue, l'autre tente veinement de produire son documentaire sur un philosophe méconnu nommé Louis Lévy. Les deux histoires sont plus ou moins reliées par des extraits de films, que va voir Cliff avec sa nièce ou avec sa nouvelle collègue au cinéma (après une scène de ménage dans la vie de Rosenthal, nous retrouvons Cliff au cinéma devant une comédie romantique des années 40), ainsi que par les déclarations philosophiques de Lévy, toujours en rapport avec les différentes situations. Plus sur la forme que le fond, Crimes et délits bénéficie d'un très bon casting (toujours très important dans les films d'Allen). Woody est comme d'habitude, alors on aime ou on aime pas, on retrouve avec joie la belle Mia Farrow, et surtout Martin Landau, acteur de génie (il commence par un petit rôle dans La Mort aux trousses, gagne un oscar bien plus tard dans Ed Wood, en Bela Lugosi). Sa très forte présence en impose vraiment. Côté mise en scène, toujours pas mal d'originalité et de créativité. Mais c'est surtout le fond qui prime. Malgré le côté dur et âpre du film, on est happé dans cette histoire et fasciné par sa complexité. EN BREF, un film où le sérieux et le drame rattrapent la comédie, un film fascinant, très psychologique et philosophique. MA NOTE : 9/10
Woody Allen réalise ici un bon film, un des nombreux crus qui fût bon en cette fin des années 80. Loin d'être une comédie intelligente Crimes et Délits ne devraient pas non plus être réduit à une comédie tragique ou à un drame teinté de comique Allenien. Ce film est plutôt la transposition à l'écran de la sincérité profonde et éblouissante de Woody Allen. Histoire bien ficelée qui dépeint avec réalisme et intelligence deux êtres intelligents perdus parmi les êtres pompeux, prétentieux, sans originalité et maîtres du monde. Plus précisément ce film raconte les histoires parallèles de deux hommes dont la vie va être perturbée. Un plus que l'autre mais les deux finiront par se rencontrer dans une magnifique scène dans l'ombre d'une fête. Bref, c'est un film qui m'a touché car la philosophie de Woody Allen me correspond.