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Romain Saint-prix
37 abonnés
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3,0
Publiée le 5 avril 2023
Bon polar français avec un gros choc entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Le film met un peu de temps à démarrer mais une fois lancé, c'est assez intéressant. La tension entre les deux protagonistes est bien mise en avant et cette tension persistante tout au long du film est vraiment top. Quelques rebondissements permettent au film de nous tenir en haleine jusqu'au bout. La mise en scène n'est pas incroyable mais ça se regarde. La qualité est là même si certaines scènes auraient pu être mieux jouées. Un bon polar à voir.
Aïe Aïe Aïe, magnifique. Daniel Auteuil et Depardieu sont très sombres et très propres dans ce film sombre et propre. Valeria Golino et Anne Consigny sont elles aussi essentielles et très propre en femmes de policier et donnent une consistance immense à l’ambiance et aux protagonistes principaux. C’est un film français qui surprend par son savoir-faire, son action, sa presque profondeur. Les évènements se mêlent, se succèdent en crescendo, nous surprennent. Le tout dans des presque valeurs et des ressentis humains très forts.
A un cheveu d'un chef d'oeuvre qui se définit par la magie de voir tous les éléments fonctionner de manière miraculeuse : une histoire documentée et prenante, un casting de haut vol et surtout bien dirigés (Depardieu n'a jamais été aussi sobre au service du film), une réalisation qui ne rougit devant aucun film américain et une musique qui accompagne de la mise en place -relativement lente mais pas ennuyeuse- aux 3/4 du films en apportant un lyrisme et une émotion très prenante. Sauf que la partition musicale semble être trop courte de 30 minutes car sur toute la fin elle se redit complètement, ce qui provoque l'exact effet inverse en nous focalisant dessus. Dommage : sans ce détail la réussite était absolue.
PS : le making of est l'un des meilleurs jamais faits car 100% sans langue de bois qui nous plonge sur la préparation du film en toute fin Olivier Marshall évoque pour rire "Lost in la mancha" (le making of d'un film inachevé) en disant que les réalisateurs du making of vont prendre des Oscars et lui rien. Heureusement plus de 2 millions de spectateurs rendront justice à tout ce travail.
Faussement américain, qui se veut policier, et mal écrit. Le problème vient avant tout d'un scénario à l'américaine, et non pas écrit avec la French Touch qui donnerait au moins une certaine crédibilité à ses personnages joués avec des acteurs bankables pour qui ils n'ont pas le charisme en forçant et en surjouant. Ils ne sont pas les personnages, ils ne les habitent pas. Ils sont en train de jouer entre eux et se faire filmer "tiens filmé je suis flic". Les limites d'André Dussolier sont criantes dans ce type de registre. Cela ne lui colle pas, et prête à sourire avec son type de jeu à l'américaine "voix basse, ténébreuse, chuchotant". De plus, la réalisation souffre de clichés téléfilmesques abominables avec des ralentis et accélarations qui ne sont,en plus sur le plan du montage même pas fluide, ridicules et fait rire au lieu de pleurer.
PS : Le pire dans tout ça, une bande-son omniprésente débité à la vitesse de l'éclair.
On l’attendait ce film, il marque le grand retour du polar en France et y’a pas à dire, on se prend une vraie claque en le regardant. Déjà il faut admettre et tout le monde sera d’accord qu’il est criblant de réalisme : quand on s’est que c’est Olivier Marchal un ancien policier qui est au ficelle, ce ne peut être le cas. Les dialogues sont criblant de réalisme, l’ambiance est glauque et le tout est soutenu par une musique plus que morbide. Mais tout ceci ne fait pas que le film soit aussi bon, on assiste aussi à une rencontre au sommet entre 2 grands acteurs, ils jouent tous merveilleusement bien au point de ne plus se dire que l’on a des acteurs en faxe de nous. Bon certes il y a quelques fois quelques imperfections au niveau de l’histoire mais ne choque pas plus que cela (par exemple Daniel Auteuil qui est enfermé pendant 7 ans et quand il sort Depardieu possède la même voiture qui reste toujours neuve), on remarquera aussi quelques références au sublime Heat de Mann. D’ailleurs on va retrouver De Niro qui jouait déjà dans ce film dans le remake de 36… Une vrai claque qui sera éveillé l’attention de tout le monde et dont plusieurs réalisateurs qui pensent faire de bons polars de nos jours en racontant ce type d’histoire devraient s’y en inspirer. Olivier Marchal merci pour ce bonheur.
Noir, violent, pourri de l'intérieur. Un film captivant nanti d'acteurs excellents. Mais, n'ont-ils vraiment que des BMW et des Alfa Roméo sport dans la Police française??? Un bon film à découvrir si l'hésitation se fait à la caisse.
Un polar réaliste à souhait, à voir absolument. Ce n'est pas du polar "aseptisé" à l'américaine - quoi que "Training Day" (2001) avec Denzel Washington et Ethan Hawke était aussi très réussi dans la description du quotidien de flics dépassant la ligne jaune - mais un vrai bon polar français dans la pure tradition des films de Jean-Pierre Melville ("Le Samouraï", "Le Cercle Rouge"...). "36 Quai des Orfèvres" n'est cependant pas exempt de défauts au niveau du scénario spoiler: (on ne comprend pas vraiment pourquoi la prostituée, témoin du meurtre dans la voiture a, au contraire de tous les autres occupants de la voiture, "l'autorisation" de vivre et de s'enfuir) et manque par moment un peu de rythme. Mais c'est vraiment pour chipoter car le film est très prenant. A noter, une fusillade à la sortie du squat vraiment très bien faite, faisant penser à celle filmée en pleine rue dans "Heat" (1995) de Michael Mann. Côté interprétation, Daniel Auteuil incarne, comme toujours, avec beaucoup de talent son personnage. De même pour l'interprétation d'André Dussollier, égal à lui-même. En revanche, même si je ne remets pas en cause l'immense talent de Gérard Depardieu, talent qu'il a prouvé maintes et maintes fois, je trouve que, dans ce film, son interprétation du personnage manque de finesse : certaines de ses mimiques de flic alcoolique sont, selon moi, trop marquées.
Marshall et Auteuil se sont trouvés. Une ambiance unique, une mise en boîte dont Marshall a le secret et un face à face magistral. Quoi de plus important dans un polar dont on attendait tant. Souvent encensé, 36 quai est un vrai polar à la française avec à la banette un réalisateur qui connait mieux que quiconque son sujet. Seul bémol, on commence à voir poindre à l'horizon les défauts de MR 73, à savoir une surenchère de moyens pour rendre le sujet international. Tant mieux pour lui, ça marche car 36 quai (Depardieu-Auteuil) deviendra bientôt 36 (DeNiro-Clooney). Je ne vois pas trop comment transposer l'emblème 36 aux USA, mais bon, au moins notre ciné s'exporte, gage, dans le cas présent, de qualité.
Peut-être la plus grosse promotion de cigarettes de l'année avec au minimum, toutes les 2 minutes environ, une scène où les protagonistes tiennent une de ces Malboro mortelles!
Plus sérieusement, "36 quai des orfèvres" sent le surfait. On part très vite dans l'excès et les invraisemblances scénaristiques. Quand aux acteurs, ils font le minimum syndical[...] Bref, c'est pas terrible, mais on accroche un minimum à cette histoire, parfois pas si mal, de deux flics rivaux: l'un qui ne cherche pas la célébrité, mais qui la détient et l'autre, qui ne la pas et qui est prêt à tout pour l'avoir. Cependant, ce n'est pas encore suffisant pour nous convaincre que le cinéma français est au meilleur de sa forme en ce moment.
Olivier Marchal, ex membre de la brigade de répression du grand banditisme offrait en 2004 un polar nerveux, réaliste et sec sur les « coulisses » de la brigade judiciaire. Un polar portant le nom de « 36 Quai des Orfèvres » qui voit deux policiers s’affronter. L’un étant membre de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) et l’autre étant membre de la BRI (Brigade de Recherche et d‘Intervention). Les deux qui s’affrontent, ce sont Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. L’un agit toujours en équipe, tandis que l’autre joue sa carte en solo. Il est l’incarnation du parfait flic pourri, ambitieux, ne rêvant que du pouvoir et qui n’hésite absolument pas à utiliser n’importe quelles méthodes pour parvenir à ses fins ou pour faire tomber ses adversaires. Mais à un moment donné, la pourriture, ça se paye cash. Malgré des méthodes diamétralement opposées, ces deux flics se ressemblent. Tous deux sont accablés par le poids de la solitude et d’une vie qui n’a pas pris le chemin espéré. L’un et l’autre sont d’ailleurs très bons dans leur rôle. Daniel Auteuil y trouve l’un des meilleurs de sa carrière. Notre Gégé national est parfait. Limite touché par la grâce. Malgré un réalisme évident, une connaissance du sujet qui l’est tout autant et une atmosphère sombre, « 36 quai des Orfèvres » souffre tout de même de quelques tares. La première étant un manque d’intensité lors de certaines séquences. La deuxième étant une tendance assez fâcheuse à tomber facilement dans le pathos. La troisième, bien qu’un peu plus secondaire, étant une musique faisant penser à celle d’un film destiné pour passer à la télévision. Il y a des qualités, c’est évident, mais il y aussi des défauts, qui néanmoins ne retirent pas au film son statut d’œuvre convenable.
Un grand polar écrit et réalisé par Olivier Marchal. L'intrigue est bien construite, sombre, prenante et tendue. L'histoire d'une lutte ouverte entre deux flics pour faire tomber un gang de braqueurs, ils n'hésiteront pas à user de moyens illégaux pour réussir et devenir le nouveau directeur du 36 Quai des Orfèvres. Un duel au sommet entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu qui sont impressionnants dans leurs rôles. Le reste du casting est bon : André Dussollier, Roschdy Zem, Valeria Golino, Daniel Duval, Francis Renaud, Catherine Marchal, Guy Lecluyse, Vincent Moscato, Anne Consigny et Mylène Demongeot.
Un film français très sombre au cœur de la police judiciaire aux 36 Quai des Orfèvres comme son titre l'indique. Daniel Auteuil et Gérard Depardieu sont excellents dans leur rôle respectif. Leur rivalité et leurs ambitions vont les pousser à enfreindre la loi à plusieurs reprises, chacun sa manière, pour atteindre leurs objectifs. La fin justifie-t-elle les moyens ? Les méthodes à l'ancienne sont-elles acceptable d'un point de vue éthique et moral ? On peut ne pas aimer les méthodes employées par Vrinks, mais celle de Klein sont encore pires, et elles ne servent que son intérêt personnel contrairement à celles de Vrinks. Un sacré panier de crabe, une immunité quasiment sans limite, et une injustice insupportable fond de ce film une grande réussite. Le dénouement n'en est que plus jouissif.
voila l'un des plus grands polar français avec en tête d'affiche les meilleurs acteurs français (il manque que Vincent Cassel) :D Olivier Marchal au sommet de son art noir :)
Un excellent polar, très sombre et parfaitement interprété par un duo d'acteur parmi les plus grand nom du cinéma français, ce duo fonctionne a merveille et on se prend d'affection pour le personnage de Daniel Auteuil, autant que l'on déteste celui campé par Depardieu. Le scénario est sérieux est bien ficelé avec différent rebondissement, qui permette au spectateur de resté captivé durant le 2h de film sans jamais tombé dans l'ennuie. Olivier Marchal traite remarquablement bien son sujet, et nous offre un réalisation vraiment soigné et du plus belle effet. Certainement le meilleur polar français que j'ai eu l'occasion de découvrir.
J'avais noté ce film il y a pas mal de temps, mais j'ai eu l'occasion de le revoir en février 2025, sur Netfilx. J'ai trouvé que cela n'avait pas si bien vieilli que ça. Scànes d'action du siècle dernier, scénario pas assez sharp par moment. Mais c'est quand mêm cool de voir Depardieu et Auteuil face à face, avec Dussolier aussi. Je ne change pas ma note, j'invité à le regarder, mais je le pensais plus cultissime.